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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Being Francophone, A Source of Pride or Shame?

Is being Francophone perceived positively or negatively? In 2016, should young people be afraid of getting beaten up for speaking French? Surprisingly enough, this is a reality for certain Franco-Ontarians, who don´t speak their mother tongue out of fear of being ridiculed for not speaking “proper” French. FESFO offers workshops at Ontario schools to fight linguistic insecurity and to encourage young people to speak French in all spheres of their lives.



Réalisateur: Caroline Leal
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

VÉRONIQUE MORTIMER témoigne de son implication dans la Fédération de la Jeunesse franco-ontarienne (FESFO) sur le Divan.


VÉRONIQUE MORTIMER

J'étais dans un petit

restaurant avec certains de mes

amis et là, on a vu une gang

de filles arriver. Il y en a une

qui m'a dit: "Ah, oui, oui, je

te connais, toi." Et je dis: Ah,

bien oui, tu vas à la même école

que moi! Et là, elle m'a dit:

"Oui, oui, tu es comme

l'influence francophone de

l'école." Et là, j'ai dit:

Wow, vraiment? Je savais pas que

le monde me percevait comme ça.

Elle dit: "Ah, tu prends ça

comme un honneur, OK." Et

j'étais là: Wow, OK! OK, c'est

comme ça que le monde perçoit

ça, là. Il y en a qui ne trouvent

pas ça positif du tout.

Il y en a dans certaines

régions, surtout, tu vois, à

la FESFO les gens veulent parler

en français, les gens veulent

s'exprimer en français.

Des fois, il y en a qui ont de

la misère, justement, parce que

si tu parles en français, tu vas

te faire regarder bizarrement,

tout ça. J'ai même un ami

à la FESFO qui dit

que quand il parle en français,

il pourrait se faire battre.

C'est ridicule, là. C'est fou.

C'est certain que la culture

anglophone fait partie

de notre culture. Mais c'est

quand on rabaisse la culture

francophone pour remonter

la culture anglophone,

c'est ça qui est dommage.

L'Ontario français, comme dans

pas mal toutes les autres

cultures, on s'est créé un genre

d'idée de c'est quoi la langue

idéale, entre guillemets,

et on essaie toujours d'imiter

la langue écrite, la langue

enseignée à l'école. Et il y

en a qui sont pas capables

nécessairement d'imiter ou de

reprendre cette langue-là, parce

qu'ils sont pas francophones

dans leur famille et ils parlent

en français avec certains

anglicismes avec leurs

amis, ce qui est pas grave.

Mais on s'est créé

cette idéologie-là, les

Franco-Ontariens, qu'il faut,

justement, reprendre la langue

idéale et il y en a certains qui

sont pas capables de reprendre

la langue, de parler la langue

idéale. Donc, ils se sentent

gênés de parler en français,

justement. C'est que t'as honte

de parler ta langue

parce que tu as l'impression

que tu parles pas bien en français.

Je pense que si on est

intimidés par la langue,

c'est ça qui va faire en sorte

qu'on va parler en français,

parce que justement, on a peur

de mal s'exprimer, de dire

quelque chose de mauvais et

de se faire juger. C'est la peur

de se faire juger, dans le fond,

l'insécurité linguistique.


Des photos illustrent les propos.


VÉRONIQUE MORTIMER (Narratrice)

Il y a une des activités de

la FESFO qui sont les Forums, ça

s'appelle Les Forums: Ta région,

ton impact. Et au Forum

en 2014, on a consulté

300 jeunes franco-ontariens

sur l'insécurité linguistique.


On revient au témoignage de VÉRONIQUE MORTIMER sur le Divan.


VÉRONIQUE MORTIMER

Il y a certaines régions

dans l'Est ontarien et

dans le nord de l'Ontario aussi,

qui disaient qu'ils avaient pas

nécessairement de problème

de parler en français dans leur

communauté, ils se sentaient

vraiment encouragés de parler en

français et tout ça. Mais il y

en a certains, dans d'autres

régions, qui se sentent des fois

jugés s'ils parlent en français

et ils se sentent pas à l'aise,

nécessairement de parler

en français. Ils subissent

de l'insécurité linguistique.


Une copie du rapport intitulé « Pour s'exprimer dans notre langue – Consultation sur l'insécurité linguistique et la jeunesse franco-ontarienne – Rapport final » Produit par la FESFO, en novembre 2014 apparaît.


VÉRONIQUE MORTIMER

Dans le rapport sur l'insécurité

linguistique, je pense

que c'était dans la région

du centre, ils disaient

que certains professeurs les

forcent à parler en français,

et je pense que ça, ça décourage

aussi l'élève. Là, c'est de la

pression, tout ça, de parler en

français. C'est moins attirant

que de le faire par choix,

de le faire par encouragement.

Si tu dis à quelqu'un de pas

parler en anglais, de pas parler

en anglais, si tu le chicanes

À cause de ça, c'est certain

qu'il va plus avoir tendance

à parler en anglais, justement,

parce qu'il l'a drette là,

il l'a dans la... Il l'a devant

lui de pas parler en anglais.

Fait qu'il y a une plus grande

tentation de se rebeller

aussi et tout ça. Au lieu de

décourager l'élève de parler en

anglais et de rendre ça négatif,

on pourrait encourager pour

rendre ça plus positif et

pour que ça soit amusant

de parler en français.

Suite à certaines consultations,

la FESFO a décidé de mettre

sur pied différents ateliers à

travers les écoles. On offre

17 ateliers sur l'insécurité

linguistique et comment contrer

ça et comment en venir plus loin

que l'intimidation linguistique,

comment régler ça. Par exemple,

si ta passion, c'est la danse,

si tu prends des cours de danse

en français, c'est sûr que ça va

rendre le français plus amusant,

parce que tu fais quelque chose

que tu aimes tout en parlant

en français et en t'exprimant en

français. Il y a aussi, juste de

demander du service en français,

de toujours lire en français, de

regarder des films en français,

juste de vivre la vie

en français et c'est comme ça

qu'on va en venir à bout.

Je pense c'est en assumant sa

langue qu'on va être capable de

grandir en tant que communauté.


VÉRONIQUE MORTIMER quitte le studio.


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