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Bouba le petit ourson

Les aventures du petit ourson Bouba, de sa soeur Frisquette et de Moy, un petit garçon amérindien.

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La séparation

Daklahoma emmène les oursons chez les bergers Pedro et Paco, car leur odeur empêcherait les vaches de donner du lait.



Année de production: 1977

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Début chanson thème


CHOEURS D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu roules et tu glisses

Sur la blanche blanche neige

Bouba Bouba

Fais bien attention

De ne pas t'éloigner

Du chemin de ta maison ♪


♪♪♪


VOIX FÉMININE

♪ Dans la nuit noire et glacée

à côté de ta soeur Frisquette

Tu dors et tu dois rêver

Que tu es le roi de la fête

Amandine ta maman

Tremble de peur elle s'inquiète

Et toi dans ton canoë

Avec moi tu chantes à tue-tête ♪


♪♪♪


CHOEUR D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu fais la joie et l'admiration

De ta famille

Bouba Bouba

Mon petit garçon

Tu cours et tu vas à travers ♪


♪♪♪


VOIX FÉMININE

♪ Les champs et les bois

L'oncle Émile

Forestier John

Et surtout Daklahoma

Te font des cadeaux princiers

Que tu gardes pour ton papa

Joy t'aime beaucoup tu vois

Elle pleure quand tu n'es pas là

Et Moy le petit Indien... ♪


Fin chanson thème


Titre :
Adieux douloureux


Des extraits du dernier épisode ponctuent la narration.


Début de l'extrait


DAKLAHOMA

Bouba! Ah...

Frisquette!


BOUBA ET FRISQUETTE

Cri, cri, cri


Fin de l'extrait


NARRATEUR

Bouba et Frisquette ont

miraculeusement

échappé à la mort au cours

de l'incendie de la cabane

de Monsieur Forestier.

En réalité, cet incendie a été

allumé par l'horrible Bonamy

qui a jeté une lampe à pétrole

dans la cabane. Mais comme

il n'y avait pas de témoins,

les soupçons se sont portés

sur Bouba et Frisquette.


Début de l'extrait


MOY

Papa, notre maison

brûle aussi.


Fin de l'extrait


MOY, DAKLAHOMA et ONCLE ÉMILE ramassent les débris de leur ancienne maison.


ONCLE ÉMILE

Mais quel désastre.

Deux maisons détruites

en une seule nuit.

(Soulevant des débris)

Han! Han... Ah...

Tiens, c'est toujours ça. Une

fois bien nettoyé, ça peut

encore faire de l'usage.


MOY

Merci beaucoup, Oncle Émile.


BOUBA et FRISQUETTE courent vers MOY en tenant des objets dans leurs gueules.


MOY

Et vous, qu'est-ce que vous

avez trouvé? Qu'est-ce que

vous avez dans la bouche?


BOUBA ET FRISQUETTE

Groonnn...


MOY

C'est bien.

Mais... Ce sont vos écuelles.


ONCLE ÉMILE

Pauvres petites bêtes.

On ne peut vraiment pas leur

en vouloir. Ce ne sont que

des animaux, finalement.

Ils ne peuvent pas se sentir

responsables, et ils ne

comprennent pas qu'ils ont

provoqué l'incendie. Et ils

comprennent encore moins que

tu les punisses pour ça.


MOY

J'ai compris ce que vous

voulez. Mais oui. Vous voulez

que je vous trouve d'autres

écuelles. Celles-ci,

elles sentent le brûlé.


BOUBA ET FRISQUETTE

Groonnn...


MOY

C'est pas la peine de les

garder, elles sentent pas bon.


ONCLE ÉMILE

Mais...


BOUBA ET FRISQUETTE

Ah bon? Vous voulez

pas changer?


ONCLE ÉMILE

Snif! Et maintenant,

Daklahoma, tu as réfléchi

à ce que tu allais faire?

Où tu allais vivre?


DAKLAHOMA

Depuis ce matin, j'ai

tellement travaillé que je n'ai

pas eu le temps d'y penser.


ONCLE ÉMILE

Je peux te proposer quelque

chose. Tant que tu n'auras

pas pris de décision, tu pourras

peut-être venir habiter dans ma

cabane. En se serrant un peu,

il y aura de la place pour nous

trois. Ah, c'est pas un palais,

bien sûr, mais grâce à toi,

elle est assez confortable.

Et ça vous dépannera.


DAKLAHOMA

Je te remercie pour ta

proposition. Mais tant que je

n'ai pas terminé le travail

que j'ai à faire, je ne veux

pas penser au suivant. Moy,

tu veux bien venir avec moi?


MOY

J'arrive, papa.


ONCLE ÉMILE

Quel est ce travail qui

a l'air si urgent? Toutes

leurs affaires ont disparu

dans l'incendie.


DAKLAHOMA

Moy, toi et moi, je sais que

nous pensons la même chose.

Tu ne crois pas non plus

que c'est un accident.


MOY

C'est vrai, papa.


DAKLAHOMA

Alors, va te préparer.

On part immédiatement.


MOY

Oui, papa.


BOUBA et FRISQUETTE font des câlins à ONCLE ÉMILE en le léchant.


ONCLE ÉMILE

Qu'est-ce qui vous arrive? Ah,

j'espère que vous préférez venir

habiter chez moi plutôt que

de vivre dans ce tas de ruines

fumantes. Mais attention, hein?

Il faudra être très sages. Hein?

Ha, ha! Oui, ha, ha, ha!

Non, mais arrêtez. Ça me

chatouille. Ha, ha! Oui,

j'ai compris. J'ai compris. Vous

m'aimez beaucoup, oui, ah oui.

Ha, ha, ha! Il va plus me rester

un poil de barbe. Ha, ha, ha!

Ah, oui, oui, oui.

Hi, hi!


ONCLE ÉMILE remarque que DAKLAHOMA tient la bride de son cheval comme s'il allait partir.


ONCLE ÉMILE

Où vas-tu?


DAKLAHOMA

J'ai réfléchi, oncle Émile.

Nous sommes venus te dire au

revoir. Nous avons un travail

à faire, et nous allons

nous absenter pendant

un certain temps.


ONCLE ÉMILE

Mais où veux-tu aller, enfin?

Qu'est-ce qui te prend, tout

d'un coup? Ça n'a pas de sens.

Qu'est-ce que tu as

dans la tête?


MOY prépare le canot pendant que DAKLAHOMA poursuit sa conversation avec ONCLE ÉMILE.


ONCLE ÉMILE

Travailler sans être payé.

Monsieur Forestier t'a pas

demandé de le dédommager.


DAKLAHOMA

C'est moi qui

suis responsable.


ONCLE ÉMILE

Je le connais, et

je te garantis qu'il

ne le voudra jamais.


La monture de DAKLAHOMA hennit.


ONCLE ÉMILE

Daklahoma. C'est malheureux.

Quand tu as pris une décision,

rien ne peut te faire

changer d'avis.


Des moutons bêlent.


ONCLE ÉMILE

Bon, bien, vas-y. Tu fais

ce que tu veux, après tout.


DAKLAHOMA

Est-ce que tu pourras

te débrouiller tout seul?


ONCLE ÉMILE

Oh, t'inquiète pas pour moi.

Ça ira. Tant que j'ai la rivière

pour me tenir compagnie.

Ah...Au revoir, Moy! Ne fais pas

de bêtise! Et si t'es un peu

triste, t'as qu'à penser à

l'oncle Émile! C'est promis?


MOY met son canot à l'eau et pagaie. BOUBA et FRISQUETTE sont dans le canot.


MOY

Oui, c'est promis! Au revoir!


ONCLE ÉMILE

À bientôt!


MOY

(S'éloignant en canot)

Ça me fait de la peine de ne

plus voir oncle Émile, mais on

est obligés de partir d'ici. Je

me demande quand on se reverra.


ONCLE ÉMILE

Ah...

Mais qu'est-ce que je vais

devenir, maintenant? Je m'étais

bien habitué à ce petit et

à ces deux oursons. Je vais

me sentir seul. Snif!


Les moutons bêlent.


ONCLE ÉMILE

Ah, j'ai jamais vu

quelqu'un d'aussi têtu.


MOY accoste sur l'autre rive. JOY vient à sa rencontre avec BOUBA et FRISQUETTE.


BOUBA ET FRISQUETTE

Groonnn!


JOY

Moy!

Bonjour!


MOY

Bonjour.


JOY

J'étais dans ma chambre, et je

regardais par la fenêtre quand

je t'ai aperçu. Tu traversais

le lac en canoë. Je suis sortie

sans qu'on me voie. Ah?

Je regrette beaucoup, tu sais.

J'aurais voulu aller à ta maison

pour t'aider à retrouver des

objets dans les ruines pour te

rendre service. Mais Hélène a

voulu que je reste à la maison.


MOY

J'ai compris que c'était

pour ça. C'est pas grave.


JOY

Qu'est-ce que tu fais avec

ce canoë? Tu pars en voyage?


MOY

Non, pas du tout. Je suis

venu ici. Papa veut

qu'on s'arrête là.


JOY

Tu vas venir travailler chez

nous avec ton papa? C'est

fantastique! On va pouvoir

continuer à étudier tous

les deux, comme pendant les

vacances, et on jouera ensemble!


MOY

Euh, non, plus maintenant,

Joy. Maintenant, ce sera

plus pareil.


JOY

Ah...


JOY et MOY vont rejoindre DAKLAHOMA et FORESTIER JOHN qui discutent déjà ensemble.


FORESTIER JOHN

Qu'est-ce que tu dis? Tu veux

venir travailler dans mon ranch

gratuitement pour rembourser

la perte de ma maison?


DAKLAHOMA

Oui, Monsieur Forestier.

Il faut que je vous rembourse

ce que vous avez perdu

dans l'incendie.


FORESTIER JOHN

Daklahoma, cette proposition

est tout à ton honneur. Et elle

montre une honnêteté qui est

devenue bien rare, de nos jours.

Et je t'en remercie.

Mais tu n'as pas à te

sentir responsable.


JOY

C'est moi. C'est moi, la

responsable. J'aurais dû faire

attention. Daklahoma, Moy,

Bouba et Frisquette n'y

sont pour rien.


DAKLAHOMA

Non, excusez-moi, Monsieur

Forestier, mais le jour où

vous m'avez fait l'honneur de

me confier la garde de votre

maison, je me suis senti

responsable de ce qui pourrait

arriver. Et vous avez

tout perdu.


FORESTIER JOHN

Oui, je sais tout ça. Je te

comprends, mais je t'assure

que ce n'est pas nécessaire.


DAKLAHOMA

C'est la coutume dans notre

tribu. Si un homme perd quelque

chose par la faute d'un autre,

le fautif doit dédommager

celui qui a tout perdu.


FORESTIER JOHN

Très bien, très bien. Si tu

es décidé, et que tu considères

que c'est ton devoir, tu peux

rester ici aussi longtemps que

tu voudras et que tu le jugeras

utile. Et en plus, tu n'as

plus d'habitation depuis

que l'incendie a détruit

les deux maisons.


DAKLAHOMA

Merci, Monsieur

Forestier. Merci beaucoup.


FORESTIER JOHN

Maintenant, excuse-moi, mais

il faut que je te laisse. Je

dois aller au village. Cooks, tu

montreras à notre ami où il peut

s'installer le temps

qu'il restera avec nous.


COOKS

Je m'en occupe, monsieur.

Je trouve ça très honnête,

moi, de travailler tout le temps

qu'il faudra chez le patron pour

rembourser toutes tes dettes.


COOKS conduit MOY et DAKLAHOMA à une vieille grange abandonnée.


DAKLAHOMA

Ah.


COOKS

Ah oui, il va falloir vous

installer ici. Il y a plus

de place dans la cabane des

employés. Maintenant, je vais

vous laisser, moi aussi. Vous

n'avez plus besoin de moi? Entre

nous, il y a pas une grande

différence entre cette grange

et la cabane que vous

habitiez avant.


DAKLAHOMA

Non, ne t'inquiète

pas pour nous.


COOKS

Bon, je file. On m'attend. Ne

te couche pas trop tard, parce

que le matin, on se lève avec

le soleil ici. Ha, ha, ha!


BOUBA ET FRISQUETTE

(Se chamaillant)

Groonnn...


MOY

Tu les vois jouer, papa?

On dirait qu'ils sont contents

d'être ici. Bouba, Frisquette,

vous savez que c'est notre

nouvelle maison? Ha, ha!

Ici, au moins, vous pourrez

jouer tant que vous voudrez.

(Jouant avec BOUBA et FRISQUETTE)

Ha, ha, ha!

Ha, ha! Ha, ha!

Ah! Ha, ha, ha!

Ha, ha, ha!

Ah! Non! Arrêtez! Ha, ha!


COOKS boit de l'alcool avec d'autres employés de FORESTIER JOHN dont BONAMY.


BONAMY

Ah...

Ha, ha, ha!

On boit à notre réussite.

Cette fois, c'est moi qui

régale. C'est ma tournée!

Ha! Ha! Ha! Tout s'est passé

exactement comme je l'avais

prévu. Mon plan a fonctionné.

Daklahoma et Moy sont venus

habiter ici. Ça ne pouvait

pas mieux tomber. Ha, ha...


COOKS

On va les faire travailler

comme des mulets,

ces deux imbéciles.

Ils vont être surpris.


BONAMY

Ha! Ha! Ha! Ça aussi, ça

faisait partie de mon plan,

si tu te souviens. Allez, bois

à ma santé, tu l'as bien mérité.


Plus tard en fin de soirée, MOY peine à s'endormir. Son père, couché à côté de lui, le remarque.


DAKLAHOMA

Moy, tu n'arrives

pas à dormir?


MOY

Hum.


DAKLAHOMA

Demain, nous aurons une

journée très dure. Il faut

que tu prennes des forces.


MOY

Je sais, papa, je sais,

mais j'ai pas sommeil.


BOUBA ET FRISQUETTE

Groonnn...


Le lendemain matin, COOKS vient réveiller DAKLAHOMA et MOY.


COOKS

Debout, là-dedans. Le soleil

est levé depuis longtemps.

Venez travailler. Euh? Ah.

Mais où sont-ils?


La cabane est vide. COOKS remarque alors DAKLAHOMA qui travaille dans le champ avec MOY.


COOKS

Hé, qu'est-ce que tu fais là?


DAKLAHOMA

J'ai vu qu'on avait commencé

à enfoncer ces pieux, mais le

travail n'était pas fini.

Il fallait pas le faire?


COOKS

(Pris au dépourvu)

Euh... Si, si. C'est bien,

c'est très bien. C'est

justement ton travail prévu

pour la matinée. Pas de

problème. Et quand tu auras

terminé, il faudra que tu ailles

labourer. Et toi, pendant que

ton papa travaille, tu iras

chercher de l'eau au puits, et

tu donneras à boire aux vaches,

et tu les brosseras.


MOY

Très bien! J'y vais tout

de suite. Bouba, Frisquette,

venez, on a du travail.

Il faut s'occuper des vaches.


BOUBA ET FRISQUETTE

Groonnn!


COOKS

(Se parlant à lui-même)

C'est la première fois que

je vois quelqu'un travailler

de si bon coeur sans être payé.


MOY transporte de l'eau tel que demandé par COOKS.


BOUBA ET FRISQUETTE

Groonnn...


MOY

Quand j'aurai fini mon

travail, je jouerai avec vous.

En attendant, il faut

rester bien sages.


JOY vient à la rencontre de MOY.


JOY

Bonjour, Moy.


MOY

Bonjour. T'es déjà réveillée?


JOY

Oui, j'arrivais pas à dormir.

Je pensais tout le temps à ce

qui vous est arrivé. Ah, c'est

ça le travail qu'on t'a demandé

de faire? Il doit être lourd,

ce seau. Je peux t'aider?


MOY

Non, merci. T'es gentille,

mais il faut que je

me débrouille tout seul.


JOY

Il est beaucoup trop lourd.

On va le porter à deux.


MOY

(S'éloignant)

Non, ça ira.


JOY

(Se parlant à elle-même)

Il est bizarre, aujourd'hui.

Il est pas comme d'habitude.

Écoute, Moy, c'est ma faute,

c'est à cause de moi si la

maison de papa et la tienne ont

brûlé. Je veux t'aider, c'est

normal. Tu vas pas faire

ce travail tout seul?


MOY

Non, c'est très gentil, mais

je t'ai déjà dit non. Quand on a

donné sa parole pour faire

une chose, on la fait.

Un point, c'est tout.


JOY

(S'adressant aux oursons)

On est obligés de vous laisser

attachés pour que vous ne

fassiez plus de bêtises.


HÉLÈNE

(Arrivant en courant)

Joy?


JOY

Ah...


HÉLÈNE

Mais qu'est-ce que tu fais là?

Tu ne vois pas que c'est l'heure

d'aller à l'école?

Allez, lève-toi.


JOY

Non, je ne veux pas aller

à l'école! Je préfère

rester ici avec eux.


HÉLÈNE

Mais voyons,

qu'est-ce que tu dis?


JOY

Moy veut pas que je l'aide. Il

a donné sa parole. Alors, moi,

je reste avec les oursons.


HÉLÈNE

Ah, non. Tu ne vas pas rester

ici à ne rien faire. Tu as déjà

assez manqué comme ça. à

l'école et tout de suite.


HÉLÈNE empoigne JOY.


JOY

J'ai pas envie,

lâche-moi. Tu me fais mal!


MOY et DAKLAHOMA continuent de travailler durant une bonne partie de la journée. DAKLAHOMA plante des piquets. MOY nettoie les vaches.


FRISQUETTE

Bouba, j'ai faim.


BOUBA

Moi aussi, mais on n'a

rien à manger.


Des vaches viennent boire de l'eau à côté des deux oursons.


FRISQUETTE

Ah! Regarde!


BOUBA

Ah?


FRISQUETTE

Attention!


BOUBA ET FRISQUETTE

Ah... Ah... Ah...


VACHES

Meuh!


FRISQUETTE

Qu'est-ce qu'elles

sont grandes!


VACHES

Meuh!


FRISQUETTE

(Tombant à la renverse)

Ah!!!


BOUBA

N'aie pas peur.

Elles sont pas méchantes.


FRISQUETTE

Ah?


BOUBA

Elles sont même

très gentilles.


FRISQUETTE

(Regardant les pis de vache)

Ah, t'as vu? On peut

peut-être boire du lait?

Maman, elle nous donnait

du lait comme ça.


BOUBA

(Tétant)

Han... Han. Ha, ha!


FRISQUETTE

C'est bon?


BOUBA

Oh, oui! Drôlement bon.


VACHES

Meuh!

Meuh!!!



FORESTIER JOHN et COOKS regardent DAKLAHOMA de loin.


FORESTIER JOHN

Il n'arrête pas, ce garçon.


COOKS

À mon avis, il force beaucoup

trop. En comparaison, les autres

employés ont l'air de

se tourner les pouces.


FORESTIER JOHN

Il travaille sans ménager

ses efforts. Il obéit à sa

conscience. On doit quand

même pas lui reprocher. C'est

d'ailleurs parce que j'avais

confiance en lui que je lui

avais confié mon pavillon de

chasse. Son comportement pendant

tout ce temps m'a montré que

j'avais eu raison. Mais cette

fois, j'avoue que je n'en

reviens pas. Il nous donne

une belle leçon d'honnêteté

et de dévouement.


COOKS

C'est vrai, monsieur.


COOKS va voir MOY qui nourrit les deux oursons.


COOKS

Et alors, qu'est-ce que

tu fais là? Tu as déjà

fini de travailler?


MOY

Oh, excusez-moi. Je leur

donnais des bonbons,

parce qu'ils ont faim.

J'y vais tout de

suite, monsieur.


COOKS

(Se parlant à lui-même)

Ouais, le père et le fils

sont bien de la même trempe.

Je me demande s'ils vont

tenir longtemps.


Après l'école, JOY observe MOY avec tristesse. Elle va voir son père.


JOY

Je ne te comprends pas.

Dis-moi, papa, pourquoi tu les

obliges à travailler autant? En

plus, tu sais très bien que tout

ce qui s'est passé là-bas, c'est

à cause de moi. Alors, si c'est

comme ça, demain, je vais pas

à l'école et je travaille

ici. Comme Moy.


FORESTIER JOHN

Ah, tu te crois capable

de faire le travail de Moy?

Non, Joy, c'est au-dessus de

tes forces. Et je comprends

parfaitement les raisons

de Daklahoma.


JOY

Ah?


FORESTIER JOHN

S'il fait ça aujourd'hui,

c'est pour le bien de son fils.


JOY

Euh, c'est pour son bien

qu'il travaille autant

toute la journée?


FORESTIER JOHN

Oui, ça fait partie de son

éducation. Moy saura comment

réagir si cette situation

se reproduit. Si tu avais été un

garçon et que je me sois trouvé

dans les mêmes circonstances,

j'aurais fait exactement

comme lui.


Plus tard, MOY et DAKLAHOMA soupent. MOY s'endort à table. DAKLAHOMA l'amène dans son lit avec un air attendri. Pendant ce temps, COOKS discutent avec BONAMY près de l'enclos des vaches.


BONAMY

Non, non, raconte. Comment ça

se passe? T'as déjà fait

ce que je t'ai dit?


COOKS

Pour l'instant, j'ai pas

encore trouvé une raison de

les punir. Ils travaillent bien.


BONAMY

Ha, ha, ha... C'est une

question de temps. Pas

d'affolement. Ils finiront

par être fatigués de travailler.

Mais au fait, est-ce que tu as

déjà pu t'occuper de la deuxième

partie de mon plan?

Tu te souviens?


COOKS

Mais oui, mais oui. T'as

pas de raison de t'inquiéter.


COOKS va rendre visite à DAKLAHOMA.


COOKS

Eh bien, je vois que cette fois,

tu as trouvé le bon coin pour

t'installer. Mais je t'annonce

que pas une seule vache du ranch

n'a donné une goutte de lait.


FORESTIER JOHN

Comment? C'est vrai?


COOKS

Et c'est à cause des oursons.

Les vaches sont affolées par

leur odeur. Elles sont pas

idiotes. Elles savent bien

que ce sont des bêtes féroces.

Daklahoma, je te signale que

la présence de ces oursons dans

le ranch va créer de sérieux

problèmes à Monsieur Forestier.

Alors, tu vas les renvoyer

tout de suite dans la montagne.


DAKLAHOMA

Mais c'est impossible.


COOKS

Tu ne veux pas t'en

débarrasser? Très bien,

fais comme tu veux,

mais je t'aurai prévenu.


BONAMY

Ah... C'est vraiment dommage

d'être obligé de se séparer

de ces charmantes petites

bêtes. Ça me rend triste.


DAKLAHOMA

Bonamy!


BONAMY

Écoute-moi une minute.

J'ai une idée qui devrait te

convenir. Pourquoi tu ne les

confieras pas à Pedro et Paco

jusqu'au jour où tu

pourras les reprendre?

Si tu veux, je peux leur

en parler. J'arriverai

à les convaincre.


COOKS

Qu'est-ce que t'en dis?


BONAMY

Parfait.

Marché conclu.


MOY se réveille et va voir DAKLAHOMA.


MOY

Bonsoir, papa.


DAKLAHOMA

Tu ne dors pas encore?

Qu'est-ce que tu fais debout?


MOY

J'avais soif, alors, je me

suis levé pour boire un peu

d'eau. Papa, c'est vrai que les

vaches ne donnent pas de lait

parce qu'elles sont affolées

par l'odeur des oursons?


DAKLAHOMA

C'est ce qu'ils disent.


MOY

Oh.

Mais alors, on ne va pas

pouvoir les garder avec nous?


DAKLAHOMA

Malheureusement, non. J'ai

bien réfléchi, et je n'ai pas

le droit de créer d'autres

ennuis à Monsieur Forestier.


NARRATEUR

Bouba et

Frisquette ne peuvent plus

rester au ranch. Et nos deux

amis vont être obligés de s'en

séparer. À cause du mensonge de

Bonamy qui a dit que les vaches

ne donnaient plus de lait parce

qu'elles étaient affolées

par les deux oursons.


Début chanson thème


CHOEURS D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu roules et tu glisses

Sur la blanche blanche neige

Bouba Bouba

Fais bien attention

De ne pas t'éloigner

Du chemin de ta maison ♪


♪♪♪


VOIX FÉMININE

♪ Dans la nuit noire et glacée

à côté de ta soeur Frisquette

Tu dors et tu dois rêver

Que tu es le roi de la fête

Amandine ta maman

Tremble de peur elle s'inquiète

Et toi dans ton canoë

Avec moi tu chantes à tue-tête ♪


♪♪♪


CHOEUR D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu fais la joie et l'admiration

De ta famille

Bouba Bouba

Mon petit garçon ♪


♪♪♪


VOIX FÉMININE

♪ Tu cours et tu vas à travers

Les champs et les bois ♪


Fin chanson thème


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