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Carte de visite

Gisèle Quenneville, Linda Godin et Daniel Lessard rencontrent des personnalités francophones et francophiles. Découvrez ces politiciens, ces artistes, ces entrepreneurs ou ces scientifiques dont l'histoire, extraordinaire, mérite d'être racontée.

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Patrick Brown : chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario

Patrick Brown est chef du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario depuis mai 2015. À Queen’s Park, c’est le p’tit nouveau. Et dans les milieux politiques de l’Ontario, on commence à lui prêter attention. Patrick Brown avait à peine 20 ans quand il s’est fait élire au conseil municipal de Barrie. Après un séjour à Ottawa comme député d’arrière-ban sous le gouvernement de Stephen Harper, il en a surpris plusieurs en tentant sa chance à la direction provinciale du parti… et en remportant la course.



Réalisateur: Joanne Belluco
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
Carte de visite


Différents titres de journaux concernant PATRICK BROWN défilent. Puis des photos et des diplômes appuient la présentation biographique faite par GISÈLE QUENNEVILLE.


GISÈLE QUENNEVILLE (Narratrice)

À Queen's Park, il est le

petit nouveau; chef du Parti

conservateur depuis mai 2015,

député depuis septembre dernier.

Et dans les milieux politiques

de l'Ontario, on commence

à lui prêter attention.


Quelques images de TORONTO sous la neige défilent. Puis on se retrouve à Queen's Park où PATRICK BROWN se tient sobrement sur une mezzanine.


GISÈLE QUENNEVILLE (Narratrice)

Patrick Brown est avocat

de formation, mais

politicien de carrière.

Il avait à peine 20 ans quand

il s'est fait élire au conseil

municipal de Barrie.

Après un séjour à Ottawa comme

député d'arrière-ban dans le

gouvernement de Stephen Harper,

il en a surpris plusieurs

en tentant sa chance à la

direction du parti provincial.

Et en remportant la course.


Un extrait du Discours de PATRICK BROWN, le soir de son élection, est présenté.


UN ANIMATEUR

(Propos en anglais)

Patrick Brown,

ladies and gentlemen!


Dans son bureau, à Queen's Park, PATRICK BROWN, chef du parti Progressiste-conservateur de l'Ontario, s'entretient avec GISÈLE QUENNEVILLE.


GISÈLE QUENNEVILLE

Patrick Brown, bonjour.


PATRICK BROWN

Bonjour.


GISÈLE QUENNEVILLE

M. Brown, vous êtes chef du

Parti conservateur de l'Ontario

depuis pas tout à fait un an

maintenant. Qu'est-ce qui

a changé, pour vous,

depuis votre victoire?


PATRICK BROWN

C'est toujours un horaire

très, très occupé. Je suis très

fier d'être le chef du Parti PC.

Pour moi, c'est pour changer

le parti, de refléter l'Ontario

d'aujourd'hui, mais en même

temps pour être ici,

à Queen's Park, et pour poser les

questions importantes avec

le gouvernement libéral.


GISÈLE QUENNEVILLE

Avant d'arriver à Queen's Park,

vous étiez député au fédéral.

Vous avez hérité, ici,

à Queen's Park, d'un parti qui

avait été dirigé, ces dernières

années, par des politiciens que,

je pense, beaucoup d'Ontariens

jugeraient des politiciens

qui étaient très à droite.

Tim Hudak, Mike Harris.

Qu'est-ce que vous avez

appris de ceux qui étaient

là avant vous?


PATRICK BROWN

Je pense que maintenant,

en l'Ontario, les personnes

voudraient tellement de

changements, mais ils n'aiment

pas la plate-forme électorale

présentée par le Parti PC.


GISÈLE QUENNEVILLE

Trop à droite?


PATRICK BROWN

Trop à droite. Et je pense

que c'est important d'avoir

une réflexion sur ça. Pour moi,

je prends une route différente.

C'est pas sur la gauche ou la

droite. C'est choisir le parti

si c'est dans le meilleur

intérêt de l'Ontario.


GISÈLE QUENNEVILLE

Quelle est votre relation avec

M. Hudak, qui est encore député?

Il siège encore au sein de votre caucus.


PATRICK BROWN

Le député Hudak est membre

de notre caucus. C'est un membre

de notre équipe. Je pense que

M. Hudak a respecté la décision

des électeurs dans la dernière élection.

Il a respecté les décisions des membres

de notre parti, qui voudraient

une nouvelle direction.

Maintenant, tous travaillent

sur cette nouvelle direction.


GISÈLE QUENNEVILLE

Est-ce que vous parlez

à M. Harris des fois?


PATRICK BROWN

Des fois. Mais en même temps,

l'ancien premier ministre Harris

sait que notre parti,

maintenant, a besoin

de nouveaux principes

pour cette nouvelle époque.


GISÈLE QUENNEVILLE

Est-ce que vous sentez

le besoin de vous détacher

de cette époque?


PATRICK BROWN

Pour moi, c'est pas

de regarder l'histoire. C'est

de regarder l'avenir. Qu'est-ce

que c'est, la plate-forme

pour l'avenir?


GISÈLE QUENNEVILLE

Il y a des choses que vous

avez dites, depuis que vous

êtes chef du parti, qui en ont

surpris plusieurs. Par exemple,

je pense qu'on peut dire que

vous souhaitez un rapprochement

avec les syndicats.

C'est juste de dire ça?


PATRICK BROWN

Pour moi, j'ai toujours pensé

à notre besoin de travailler

tous ensemble. Notre besoin

de travailler avec les personnes

qui travaillent avec les

syndicats. Notre besoin de

travailler avec les personnes

qui travaillent dans le

secteur privé. Notre besoin

de travailler avec toutes

les personnes, avec tous les

secteurs dans notre province.

C'est une erreur que d'avoir

une porte fermée pour les groupes

simplement parce qu'ils sont membres

d'un syndicat.


GISÈLE QUENNEVILLE

Quand vous étiez député

à Ottawa, je pense que vous

avez été d'accord, en faveur,

de rouvrir le fameux débat sur

l'avortement ou sur les mariages

des couples homosexuels.

Et encore une fois, votre

discours semble avoir changé

depuis vos années à Ottawa.

Qu'est-ce qui a changé pour vous?


PATRICK BROWN

Le vote sur le mariage.

Avant d'être un député.

Je pense qu'il y a une évolution

avec tous les partis politiques.

Il y a une fois, dans la

Chambre des communes,

que tous les partis sont

contre le mariage égal.

Et les néo-démocrates

ont été les premiers à appuyer.

Récemment, le Parti libéral

et maintenant le Parti PC aussi

l'appuient. Mais je me souviens,

c'est récemment que le premier

ministre Chrétien, quand

il était premier ministre du Canada,

était contre le mariage égal.

Je suis fier que, maintenant, ce

soit un débat fini. Je suis fier

que tous les partis politiques

appuient l'égalité aujourd'hui.

Et je suis fier d'être le

premier chef de notre parti

qui a participé à la parade

de la fierté à Toronto.

Avec d'autres enjeux sociaux,

j'ai aucun intérêt d'avoir de

nouveaux débats sur les enjeux

sociaux. Je pense que les

personnes voudraient plus

une discussion sur la santé, sur

l'éducation, de comment est-ce

qu'on peut créer des emplois.

J'ai aucun intérêt à revisiter

ce débat.


GISÈLE QUENNEVILLE

Justement, vous l'avez

mentionné, vous étiez, l'été

dernier, le premier chef du

Parti conservateur de l'Ontario

à prendre place, à défiler dans

le défilé de la fierté gaie.

Pourquoi vous vouliez poser

ce geste-là?


PATRICK BROWN

Je voulais faire ce geste

parce que... Qui tu aimes,

où tu es né, qu'est-ce

que c'est votre religion,

ça ne dérange pas.

Ça ne dérange pas parce que:

est-ce que tu voudrais améliorer

notre système de santé?

Est-ce que tu voudrais améliorer

notre système d'éducation?

Est-ce que tu voudrais créer

un environnement pour créer

de l'emploi? Ça,

c'est ce qui est important.

L'autre discussion, c'est privé.

Comme Pierre Trudeau, je pense

qu'il a dit que le gouvernement

a aucune responsabilité,

aucune place de visiter

les citoyens dans leur chambre.


Des extraits du défilé de la fierté gaie à Toronto, auquel M. BROWN a participé défilent.


Un extrait des débats à Queen's Park montre PATRICK BROWN à la période de questions.


PATRICK BROWN

Ma question, encore

pour la première ministre:

vendredi passé, nous avons

célébré la journée francophone.

Mais dans la circonscription

de Simcoe-Nord, le gouvernement

ferme leur hôpital de Penetanguishene.

Ce gouvernement tourne le dos

contre les municipalités

comme Penetanguishene.

Cinquante positions dans la résidence

en médecine sont coupées quand

800 000 Ontariens ont besoin

d'un médecin. En même temps, ce

gouvernement coupe 54 millions

de dollars dans le budget

de la santé. C'est assez.

Monsieur le Président, quand

est-ce que notre première

ministre va protéger l'hôpital

francophone si important

à Penetanguishene?


De retour à Queen's Park, GISÈLE QUENNEVILLE poursuit l'entretien avec PATRICK BROWN.


GISÈLE QUENNEVILLE

M. Brown, vous vous intéressez

à la politique depuis que

vous êtes très jeune, je pense.

Quel a été votre premier contact

avec le monde politique?


PATRICK BROWN

Mon père était un candidat

avec le Parti néo-démocrate.


GISÈLE QUENNEVILLE

Hum!


PATRICK BROWN

Donc... Mais ça, c'est

30-40 années passées. J'avais

sûrement 1 ou 2 ans quand

il a participé à l'élection.


GISÈLE QUENNEVILLE

Ah oui? Vous étiez très petit.

Vous ne vous en souvenez pas.


PATRICK BROWN

Mais souvent dans ma famille,

on parlait de politique.

On parlait des nouvelles avec ce

qui s'est passé dans le monde.

Toujours, j'ai eu de l'intérêt

sur la politique. Mais quand

j'étais petit, il y avait un devoir

avec mon école sur l'environnement.

Et sur le sujet de l'environnement

que j'ai écrit une lettre.

Le premier ministre,

c'était Brian Mulroney.

Il a répondu. J'étais très

excité d'avoir une réponse

du premier ministre du Canada.


GISÈLE QUENNEVILLE

Une lettre personnelle?


PATRICK BROWN

Oui, peut-être que c'était

son secrétaire ou l'adjoint,

mais quand tu as 10 ans, tu ne

connais pas les différences

et j'ai voulu participer à la politique.

Mais je me souviens,

quand j'ai eu la première lettre,

j'ai dit à mon père

que je pensais être membre

du mouvement conservateur.

Mais quand j'ai participé

pour la première fois,

c'est à cause de Jean Charest.


Un extrait de l'élection de JEAN CHAREST à la chefferie du PPC Canada.


PATRICK BROWN

Ma tante habite à North Hatley,

Québec. C'est une petite ville

à côté de Sherbrooke. Quand

j'avais presque 14-15 ans,

j'ai appris que son voisin

était Jean Charest.

J'ai frappé à la porte et j'ai

expliqué à Jean Charest que

je voulais appuyer. J'ai dit que

je pouvais être un bénévole pour

le Parti PC. Et Jean Charest,

dans le temps, est le chef du Parti PC.

Il a seulement deux sièges.


GISÈLE QUENNEVILLE

Oui, je me souviens

de cette époque-là.

C'était pas des années

glorieuses pour le parti.


PATRICK BROWN

Je pense qu'il était très surpris

qu'il y ait quelqu'un

qui veuille être bénévole,

à ce moment, parce que

c'est après l'action très

mauvaise pour le...


GISÈLE QUENNEVILLE

1993.


PATRICK BROWN

... Parti PC. Et pendant

quatre années, je suis

le président des Jeunes

conservateurs du Canada.

J'ai visité l'université

et le cours secondaire,

partout dans le Canada,

pour aider Jean Charest

pendant sa campagne pour être

le premier ministre du Canada.


GISÈLE QUENNEVILLE

Maintenant, à 22 ans, vous

avez fait le saut en politique

comme conseiller municipal

à Barrie, pour la ville de Barrie.

Qu'est-ce qu'on pense

qu'on peut faire en politique

quand on a 22 ans?


PATRICK BROWN

J'ai toujours pensé que c'est

pas l'âge du candidat, c'est

les rêves, les idées. Qu'est-ce

que c'est que votre plate-forme

et qu'est-ce que vous voudriez

faire pour améliorer votre

communauté. Pour moi, à 22 ans,

je voulais créer un centre de

récréation dans le côté nord

de Barrie. Il y a aucun endroit

pour les familles pour avoir

des leçons pour les enfants

ou peut-être les sports.

Aujourd'hui, à Barrie, dans le

côté nord de Barrie, nous avons,

depuis les dernières 15 années,

une centre de récréation incroyable.

C'est le

Eastbay Field Recreational Centre.

Je suis fier que ce soit un

exemple montrant ce qui est

possible avec la politique.


GISÈLE QUENNEVILLE

Vos idoles au sein du Parti

conservateur fédéral: Brian

Mulroney, Jean Charest. J'oserai

dire que Stephen Harper n'est

pas dans la même voie que

ces deux hommes politiques là.

Étiez-vous à l'aise au sein

du parti de Stephen Harper?


PATRICK BROWN

Il y a beaucoup de choses que

j'aimais que le premier ministre

Harper a faites comme premier

ministre du Canada.

Mais il y a toujours des

choses que tu n'aimes pas.

Dans un parti politique,

c'est pas... Il n'y a pas un accord

pour toutes les choses.

C'est une équipe où tu

travailles ensemble, tu vas

avoir des discussions fortes

pendant les réunions du caucus,

mais avant le caucus,

tu travailles comme une équipe

unie. Mais je suis... Comment

est-ce que je peux dire?

Je suis plus confortable,

maintenant, avec ma nouvelle

position où je peux écrire notre...

notre nouvelle direction

d'une façon où je vais

avoir plus d'opportunités

pour choisir cette direction.


GISÈLE QUENNEVILLE

Vous êtes, je pense, un ami

personnel du premier ministre

indien, Norendra Modi.

Comment s'est arrivé, ça?


Une photo de PATRICK BROWN avec le premier ministre de l'Inde, Norendra Modi apparaît. Ensuite, défilent plusieurs photos lors de voyages en Inde.


PATRICK BROWN (Narrateur)

Quand j'étais président de

l'Association parlementaire

du Canada en Inde, il est le chef

de Gujarat. C'est comme le

premier ministre de l'État de

l'Inde. Je travaille souvent

avec lui. Le Canada veut ouvrir

un nouveau bureau dans son État.

Il a le même... Il a beaucoup

de positions en politique pour

lesquelles nous pensons

les mêmes choses.

Je l'ai visité souvent. Je

suis très content pendant que

je me suis présenté comme chef

du Parti PC, quand j'ai fait

campagne pour cette position,

il a visité le Canada.


On revient à l'entrevue dans les bureaux de PATRICK BROWN, à Queen's Park.


PATRICK BROWN

Une visite historique.

Il a pris le temps pour faire

un rassemblement et appuyer ma

candidature comme chef du parti.

Je pense qu'il y a beaucoup

de personnes qui trouvent

que c'est une grande surprise.


GISÈLE QUENNEVILLE

Est-ce que cette amitié-là

vous bénéficie, ici

en tant que chef du parti?


PATRICK BROWN

J'espère que c'est

une opportunité dont

bénéficie l'Ontario.

Maintenant, en Inde, il y a

beaucoup d'argent. Il y a

beaucoup d'entreprises

avec beaucoup de succès.

Ils cherchent un environnement,

ils cherchent des endroits

pour faire des investissements.

Je voudrais présenter l'Ontario

comme l'un de ces endroits

et si tu as une entreprise

qui voudrait faire un investissement:

choisis l'Ontario.


Des images du lac Simcoe défilent.


PATRICK BROWN (Narrateur)

Je pense que la chose favorite,

pour moi, à Barrie, c'est

Kempenfelt Bay, le lac Simcoe.

Parce que pendant l'hiver,

tu peux jouer au hockey

sur la glace. Pendant

l'été, tu peux nager.

Aujourd'hui, c'est difficile

parce que j'ai toujours du

travail. Mais avant d'être dans

cette position, pendant l'été,

je nageais chaque jour.

C'est un lac très spécial.

C'est l'un de mes endroits

favoris au Canada.


Une manifestation pour une université francophone en Ontario a lieu.


UN MANIFESTANT

Non, Mme Wynne,

on veut pas du virtuel.


LES MANIFESTANT

Non, Mme Wynne, on veut pas

du virtuel.

L'université franco

doit rester dans l'Ontario ♪


L'entretien de GISÈLE QUENENVILLE et PATRICK BROWN reprend.


GISÈLE QUENNEVILLE

M. Brown, j'aimerais qu'on parle

d'un dossier qui tient à coeur

à beaucoup de francophones de

l'Ontario ces temps-ci. Celui de

l'université franco-ontarienne.

Vous vous êtes prononcé

en faveur d'une université

franco-ontarienne. Pourquoi?


PATRICK BROWN

Je suis le premier chef

qui appuie cette création d'une

université franco-ontarienne

de façon publique.

Je pense que c'est important.

Il y a plus que 600 000

Franco-Ontariens.

La communauté a la façon...

Pour le niveau élémentaire...

ou le conseil.

Le Conseil d'éducation, c'est

tout en français. La communauté

veut recevoir l'éducation en français,

et c'est important.

La seule étape dont nous avons

besoin, de la même façon

qu'un étudiant a grandi,

la seule étape dont nous avons

besoin est l'université.

Je pense que c'est important

pour la communauté. Comme c'est

important pour la communauté

franco-ontarienne, c'est

important pour moi. Je travaille

avec le Parti néo-démocrate

pour pousser le gouvernement

à choisir cette université

comme priorité.


GISÈLE QUENNEVILLE

Chaque fois que le gouvernement

a donné quelque chose

aux Franco-Ontariens,

ils ont toujours été très réticents.

Que ce soit la gestion scolaire,

que ce soit l'éducation

élémentaire ou secondaire, que

ce soit les collèges. Réticents,

ils craignaient un backlash

de la communauté anglophone

si on donne trop de choses

aux francophones. Est-ce que

c'est quelque chose que

vous craignez, ça?


PATRICK BROWN

Je suis le chef d'un parti où

la plupart des sièges dans cette

province et dans mon caucus...

J'ai aucun problème de dire que

d'avoir une province bilingue

est important. J'ai aucun

problème de dire que protéger

les services pour l'éducation

et la santé en français est important.

Ça, c'est l'Ontario que je

connais et ça, c'est l'Ontario

que je voudrais protéger.


GISÈLE QUENNEVILLE

Donc, vous êtes d'accord

avec une province

officiellement bilingue?


PATRICK BROWN

Je pense que c'est notre

histoire. C'est l'histoire du

parti. C'est l'histoire de notre

province que c'est une province

bilingue. La raison, quand

j'étais petit, mon père

disait que c'était important

d'apprendre le français.

Il m'a dit que ça, c'est notre

histoire, dans la province

de l'Ontario, dans le pays du Canada.


GISÈLE QUENNEVILLE

Où est-ce que vous avez

appris votre français?


PATRICK BROWN

J'ai commencé à Hawthorn.

C'est une école, ici, à Toronto.

Il y a aussi... J'ai passé

quatre étés à Trois-Rivières

avec un programme

de bourses pour les étudiants

pour améliorer, pour apprendre

le français. J'ai passé quatre étés

à Trois-Rivières.

Pour apprendre mon franglais.


GISÈLE QUENNEVILLE

On vous a reproché, durant

votre campagne au leadership,

un manque de politique concrète.

Est-ce que c'est nécessaire

pour un chef d'avoir des politiques

concrètes durant une course

au leadership ou en attendant

des prochaines élections?

Je pense que le processus

est important. Souvent,

les chefs de parti créent des positions,

une plate-forme, sans écouter

les membres, sans écouter

les personnes qui travaillent

dans chaque secteur.

Je pense que c'est important

d'avoir des positions concrètes,

mais je voudrais avoir ces

positions après avoir eu cette

opportunité pour écouter,

pour recueillir les meilleures

idées dans toute la province.

La raison pourquoi le Parti PC

a perdu aux dernières élections,

c'est parce qu'il présentait

les positions concrètes. Comme

couper 100 000 emplois ou avoir

l'éducation avec la religion.

Ces positions sont prises

par les candidats, le caucus et

les membres. Je voudrais créer

une plate-forme électorale

qui serait une réflexion

de nos membres, de toutes

les professions qui travaillent

dans cette grande province.

Quand j'ai créé les positions

sur la santé, j'avais écouté

les médecins, les infirmières,

les personnes qui géraient l'hôpital.

Quand j'ai créé les positions

de notre plate-forme pour

l'éducation, j'avais créé

cette plate-forme avec les

enseignants, avec des personnes

qui ont des buts, des défis, des

personnes qui travaillent dans

le système. C'est, je pense, une

meilleure route pour créer

des positions qui sont écoutées.


GISÈLE QUENNEVILLE

À quoi ressemblerait

un gouvernement dirigé

par Patrick Brown?


PATRICK BROWN

C'est un gouvernement

qui protégerait la santé, qui

protégerait l'éducation et qui

reconnaît que ce sont les deux

choses les plus importantes

dans les services de la

province de l'Ontario.

C'est un gouvernement qui

connaît qu'une économie forte

a besoin d'un environnement

protégé. C'est un gouvernement

qui connaît que d'avoir les

conditions pour le succès

économique, qui a besoin

de couper la bureaucratie,

d'avoir des frais d'électricité

compétitifs. Maintenant,

en Ontario, nous avons les frais

d'électricité presque les plus

hauts dans toute l'Amérique

du Nord. Et la troisième chose,

le besoin d'avoir des

infrastructures, le besoin

des routes, le besoin des ponts.

Le besoin d'avoir l'habileté de

prendre un produit au market.

Je pense que c'est tellement

important de voir, de lier

le processus de l'éducation

et d'avoir un emploi.


GISÈLE QUENNEVILLE

Patrick Brown, merci beaucoup.


PATRICK BROWN

C'est un plaisir.


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