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Glurp Attack

Abby et son frère Ty sont deux agents spéciaux qui enquêtent, au sein d'une organisation secrète appelée Glurpologie, sur les phénomènes jugés trop « dégoûtants » pour la police traditionnelle. Ils sont aidés dans leur tâche par leur ami, Rat de Labo.

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La forêt putréfiée

Kid Rôt revient complètement déchaîné. Il est entrain de faire pourrir toute la forêt ! Il dévoile son plan : faire d’Abby sa putréfiable reine ! Abby choisira t-elle la pourriture royale ou les Gluroplogistes prendront-ils le dessus ?



Année de production: 2007

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VIDÉO TRANSCRIPTION

RICHARD, un garde-forestier, se promène dans la forêt par une journée très chaude. Il parle à son CAPITAINE sur son walkie-talkie.


RICHARD

(S’essuyant le front)

Oh.

Ah.

Oui, capitaine.

Oh, il fait une chaleur

insupportable ici.

Heureusement que les arbres

me donnent un peu d’ombre.


Un rire démoniaque se fait entendre.


RICHARD

Uh, mais qu’est-ce que?

Oh, mais quelle horreur.


Un arbre fond et tombe au sol en lambeaux. Ces lambeaux se rassemblent et forment une masse noire qui rampe au sol.


RICHARD

(Inquiet)

Mais qu’est-ce que c’est que ça?

Mais qu’est-ce qui se passe ici?


Bientôt, tous les arbres fondent et tombent au sol en lambeaux. RICHARD tente de s’enfuir, mais son pied reste coincé dans la masse noire visqueuse qui couvre le sol.


RICHARD

Oh. Ah.

Oh. Ah.

Non.


RICHARD réussit à se sortir de là et parvient à s’enfuir en oubliant son walkie-talkie.


RICHARD

Oh.


CAPITAINE

Richard, répondez-moi,

mais où êtes-vous passé?


Une main s’empare du walkie-talkie et on entend alors un rire démoniaque.


Générique d’ouverture


Titre :
Glurp Attack. La forêt putréfiée.


ABBY actionne le ventilateur dans sa chambre et s’installe sur son lit. Elle porte un casque d’écoute et s’assoupit au son de la musique, quand TY entre dans sa chambre.


TY

Hé, Abby.

Qu’est-ce que tu dirais

d’aller faire

une petite promenade

dans les égouts?

On pourrait faire des

prélèvements infects

pour la collection

du glurpolabo.


ABBY

Uh, non. Je ne ferai rien du

tout à part ne rien faire.

C’est l’été, les vacances,

et il fait chaud.


TY

Quoi? Oh, allez, Abby.

Je meurs d’ennui.


ABBY

Alors, occupe-toi.

Va faire le ménage dans

ton tiroir à chaussettes,

par exemple.


TY

C’est fait.


Le glurpo-lecteur de TY sonne à ce moment.


TY

Oh, génial.


ABBY

Oh, bon, quoi encore?


LE DIRECTEUR, qui s’entraîne sur un tapis roulant, apparaît sur l’écran du glurpo-lecteur.


LE DIRECTEUR

(Essoufflé)

Glurpologistes,

il s’est passé quelque chose.

Je veux que vous vous en

occupiez, entendu?


TY

Pas de problème, monsieur.

On s’en charge. Détendez-vous.


LE DIRECTEUR

Oh.

Il suffit que je m’en aille

en vacances

pour que quelque chose

d’affreux arrive.


ABBY

Oh, effectivement c’est affreux,

oui.


LE DIRECTEUR

La forêt est recouverte

d’une matière visqueuse

horriblement puante.


ABBY

Mais c’est un boulot pour

les gardes forestiers, ça. Non?


LE DIRECTEUR

Ils ont déserté les lieux.

Ils auraient aperçu un monstre.


TY

Un monstre dégoûtant?


LE DIRECTEUR

Vous le saurez bientôt.

Vous allez là-bas illico.

L’endroit s’appelle

le Camp du lac Caillebo.


ABBY

Quoi, une colonie de vacances.


LE DIRECTEUR

Et c’est un ordre.

Bon, vous n’allez pas discuter,

dépêchez-vous.

Je poursuis ma séance

d’entraînement.


LE DIRECTEUR appuie sur bouton, ce qui a comme effet d’accélérer le rythme du tapis roulant. LE DIRECTEUR, qui peine à suivre le rythme, finit par tomber à la renverse.


LE DIRECTEUR

Ah, oh.


TY

(Excité)

Super. On s’en va dans

une colonie de vacances.

Tu ne trouves pas ça génial?

Je vais demander à maman

de broder mon nom

sur mes sous-vêtements.


Pendant que TY sort de la pièce, vraiment enjoué, ABBY soupire. Plus tard, TY et ABBY sont à bord d’un autobus rempli de JEUNES qui chantent des chansons. TY et ABBY ne participent pas, même qu’ABBY semble découragée à l’idée de les entendre chanter.


JEUNES

(Chantant)

♪ Oh, si y a des puces dans

mon lit on s’en fiche ♪

♪ Si y a des poux dans nos

cheveux on s’en fiche ♪

♪ Pourquoi? Parce qu’on est

au camp du lac Caillebo ♪

♪ On a tous entendu,

voilà le chaos ♪


ABBY

Oh. Côté chaleur, c’est encore

pire ici qu’en ville.


JÉRÔME

Oh, oh, wing.

Je m’appelle Jérôme.

Es-tu un blaireau

ou un rat musqué?


ABBY

Euh, mais de quoi parles-tu?


JÉRÔME

C’est la 5e fois que je viens

au camp du lac Caillebo

et j’ai atteint

le grade de porc-épic.

Les porcs-épics

sont les meilleurs.


ABBY

Tu es un porc-épic, hein.

Ça alors, c’est très

impressionnant. Ou inquiétant.


JÉRÔME

Toi, tu es nouvelle, c’est ça.

Tu sais comment on appelle les

nouveaux au camp. Les cafards.


TY rigole.


ABBY

C’est la mission la plus nulle

de toute ma vie.


TY

Au contraire,

ça va être formidable.

Des arbres, des plantes,

la nature à l’état sauvage.

Même les crottes d’animaux

vont être fascinantes.


ABBY regarde par la fenêtre en soupirant. JÉRÔME, visiblement intéressé par ABBY, l’imite. Un peu plus tard, sitôt débarqués de l’autobus, les JEUNES se font casser les oreilles par le son d’un sifflet d’une des monitrices du camp.


ABBY

(Se retournant, surprise)

Uh.


MARINE

Allons, remuez-vous.

On bouge, on bouge, on bouge.


ABBY

(Retenant son souffle en reconnaissant MARINE)

Oh.


MARINE

Tiens, tiens, tiens,

mais quelle belle surprise,

ne serait-ce pas

cette chère Abby Archer?


ABBY

Marine.

C’est toi notre monitrice.


MARINE

Ouais.

Ce qui veut dire que

pendant toute la semaine

c’est moi qui commande.

Ah.

Je crois qu’on va bien s’amuser.


ABBY

Super.


TY

Super.


MARINE

Écoutez-moi, ici, vous allez

devoir suivre mes ordres.

Si l’un d’entre

vous ne m’obéit pas,

ou si l’un de nos cafards se

plaint auprès de la direction,

vous irez passer

un très agréable moment

dans le petit salon parfumé.


MARINE pointe en direction de la toilette sèche, au milieu de la forêt, autour de laquelle voltigent des mouches.


ABBY

Le monstre, en fait,

je crois bien l’avoir trouvé.

Et il utilise un sifflet

et un bloc-notes.


JÉRÔME

Le sens de l’organisation est la

plus grande qualité de Marine.


ABBY

Oh, et moi qui croyais

que c’était sa douceur.

Uh.

Allez, viens, Ty.

Il faut que nous allions voir

ce qui se passe dans la forêt.

Vite.


JÉRÔME

(Regardant amoureusement ABBY s’éloigner)

Oh.


Quelques instants plus tard, ABBY et TY marchent dans la forêt.


TY

Bon sang,

je n’ai jamais eu aussi chaud.


ABBY

Je sais, mais il faut continuer.

On doit se dépêcher

si on ne veut pas finir

dans le petit salon parfumé.


TY

Je veux revenir à temps

pour l’atelier de

sculpture d’animaux.


ABBY

Uh, je vois.

Ça alors.


TY

Il n’y a plus un seul arbre.

Il y a peut-être bien

eu un feu de forêt.


ABBY

Non, il y aurait de la cendre

et des chicots.


ABBY se penche et, à l’aide d’une branche, prélève un échantillon de matière noire qui recouvre le sol.


ABBY

Et ça,

c’est bien la matière visqueuse.


TY et ABBY entendent des bruits de pas dans la forêt.


TY

(Surpris)

Uh.


ABBY

Qu’est-ce que c’était que ça?


La silhouette d’une personne passe devant TY et ABBY au loin.


ABBY

(Surprise)

Uh.


ABBY se lance à sa poursuite.


TY

Abby, attends. Allons chercher

notre équipement.


ABBY

Pas le temps.


ABBY et TY arrivent face à un arbre derrière lequel la personne s’est sans doute réfugiée. TY et ABBY passent chacun d’un côté et, au signal d’ABBY, ils découvrent la personne qui se trouve de l’autre côté.


ABBY ET TY

Ah.


ABBY ET TY

(Étonnés)

Uh.


ABBY

Qu’est-ce que tu fais ici?


JÉRÔME

(Effectuant un signe représentant les patrouilleurs porcs-épics)

Wou, wou, wing.

Patrouilleur porc-épic.

Je t’ai vue partir et j’ai eu

peur que tu te perdes.

N’oublie surtout pas que tu

n’es pas un porc-épic, Abby.


ABBY

Hein.

Mais enfin, pourquoi est-ce que

tu me surveilles sans arrêt?


JÉRÔME

(Timide)

Euh, euh,

en tant que coéquipier,

je dois rester avec toi.

Uh. Ah. AH. Près de toi.


MARINE, qui vient retrouver TY, ABBY et JÉRÔME, siffle alors dans son sifflet.


MARINE

Personne ne peut s’absenter

sans ma permission.

Retournez au camp,

bande de cafards.

C’est l’heure de la baignade.


ABBY

(Découragée)

Génial.

Comment allons-nous

pouvoir enquêter

avec ce sifflet ambulant

constamment sur notre dos?


TY

Tu crois que ce sont eux qu’on

a entendus dans la forêt?

Ou alors,

c’est quelque chose d’autre?


Après le passage de TY et d’ABBY, des yeux apparaissent derrière un buisson. On entend alors un rire démoniaque. Quelques instants plus tard, TY, ABBY et JÉRÔME sont sur le quai près du lac.


JÉRÔME

Hé, Abby, regarde bien ça.

Le plongeon du porc-épic.


JÉRÔME saute à l’eau et asperge un BAIGNEUR et une BAIGNEUSE qui sont déjà dans le lac.


BAIGNEUR

Dégueu.


JÉRÔME

(Recrachant ce qu’il a dans la bouche)

Beurk.


ABBY

(S’essuyant)

Des algues. Ah.


ABBY et TY, demeurés sur le quai, sont couverts d’algues.


Pendant ce temps, au Glurpolabo, RAT DE LABO tourne le bouton de son air conditionné.


RAT DE LABO

Oh, mon vieux Hermes.

Je suis sûr que ta fourrure

n’est pas facile à supporter

par cette chaleur.


Un REPORTER apparaît à ce moment sur un des écrans du Glurpolabo.


REPORTER

(Accablé)

Toute la ville est accablée

par une

vague de chaleur record. Oh.

Les météorologues ont bien du

mal à expliquer ce, oh,

phénomène inhabituel et je,

oh maman.

Je peux avoir des glaçons

dans mon verre de limonade? Uh.


Le REPORTER s’effondre alors, croulant sous la chaleur. À ce moment, TY contacte RAT DE LABO.


TY

Rat de labo,

il y a des algues en quantité

anormale dans le lac.

En quantité vraiment anormale.

Aurais-tu une idée

de ce qui se passe?


RAT DE LABO

À mon avis, c’est lié à cette

vague de chaleur. Regardez ça.

(Montrant une animation sur son ordinateur)

Les arbres absorbent

le gaz carbonique

et dégagent de l’oxygène.

Mais quand

il n’y a plus d’arbres,

les gaz à effet

de serre augmentent

et le thermomètre grimpe.


TY

Ce type de réchauffement

est normalement

un phénomène mondial,

c’est étrange que

ce soit si localisé.

Peut-être qu’une

enquête plus poussée

nous donnera des indices.

Qu’en dis-tu?


ABBY

Oui, allons-y avant

que cette insupportable -


MARINE siffle à ce moment.


ABBY

(Revenant sur ses pas, déçue)

Oh, trop tard.


RAT DE LABO

(Rigolant)

Allez,

on se reparle plus tard les

joyeux vacanciers de la forêt.


Plus tard, ce soir-là, TY, ABBY et JÉRÔME sont autour d’un feu de camp. JÉRÔME tient un canot miniature.


JÉRÔME

Oui, tu as un don pour fabriquer

des petits canoés, Ty.

Tu ferais sûrement un très

bon porc-épic. Ta sœur aussi.


TY

Wow. Tu entends ça, Abby.

J’ai l’envergure pour devenir

un porc-épic.


ABBY

(Nullement enthousiaste)

Eh bien, c’est super.

A-t-on vraiment besoin d’un feu

de camp par cette chaleur?


MARINE est assise au sommet d’un rocher et surveille ce qui se passe.


MARINE

Silence.

C’est la tradition, tout comme

les histoires de fantômes.

(Allumant une lampe de poche)

Maintenant,

ouvrez grand vos oreilles.

Et c’est un ordre.


ABBY

Ouais, on s’amuse de plus

en plus au lac Caillebo.


MARINE

Les histoires qu’on

raconte sont vraies.

Il y a un monstre qui

se cache dans cette forêt

et il a de longues

dents jaunâtres.


La silhouette d’une personne passe rapidement dans la forêt derrière les JEUNES. JÉRÔME se poste à côté d’ABBY en hurlant.


MARINE

Et d’énormes griffes acérées.

Il hante la forêt pendant la

nuit. Il observe et il attend -


Les JEUNES semblent terrifiés, pendant que TY écoute l’histoire sans grand intérêt en buvant un jus.


MARINE

Le moment de dévorer

le premier promeneur

qui s’aventure dans l’obscurité.


Dans le buisson derrière MARINE, TY croit voir apparaître deux yeux. Apeuré, TY crache sa gorgée de jus au visage de MARINE.


MARINE

(Dégoûtée)

Oh.

Tu es sur ma liste noire,

Archer.


TY

J’ai, j’ai aperçu un monstre.


Le buisson est alors recouvert d’une matière noire visqueuse et disparaît sous cette matière. Plus tard ce soir-là, armés de lampe de poche, TY et ABBY courent dans la forêt.


ABBY

Allez, viens, il nous reste peu

de temps avant que Marine

ne passe au dortoir

et constate notre absence.


TY

Oh non, ça se dégrade.

Il y avait encore des arbres

ici, tout à l’heure.

Je vais prendre un échantillon

de cette pâte.


ABBY

Cette substance visqueuse

me rappelle quelque chose.


Les arbres autour de TY et ABBY disparaissent sous une épaisse couche de cette matière visqueuse qui prend forme et laisse voir le visage d’un garçon, Chester, devenu maintenant PUTREFACTOR.


PUTREFACTOR

Tiens, tiens, tiens.


ABBY

Oh.


TY

Oh.


PUTREFACTOR

Mais ce sont mes vieux copains,

Ty et Abby. Je vous attendais.


ABBY

Chester.


PUTREFACTOR

(Fâché)

Ne m’appelle pas comme ça.


Des images de Chester dans un laboratoire de chimie sont présentées, alors qu’il effectue une expérience qui tourne mal. Après l’explosion du laboratoire, il touche une fleur qui, sous son touché, se putréfie instantanément.


PUTREFACTOR

Chester était un minable

jusqu’à ce qu’on développe

notre pouvoir extraordinaire :

notre touché putréfiant.

Chester n’existe plus.

Maintenant, c’est moi,

l’unique Putréfactor.


PUTREFACTOR lance un jet de putréfaction vers ABBY et TY.


ABBY

On a essayé de t’aider.

Vous avez essayé de m’arrêter.

Et vous n’y êtes pas arrivés.

Mais je suis très content

de vous voir.

Surtout toi, chère Abby.


ABBY

Désolée pour toi,

mais ce n’est pas réciproque.


PUTREFACTOR

Allons, Abby, soit gentille.


ABBY

Allons, Chester, pourquoi ne pas

te rendre tout de suite.


PUTREFACTOR

Parce que, vois-tu, j’ai

beaucoup trop de plans pourris.

(Essayant de lui attraper la main)

Viens avec moi, je vais te

les expliquer en détail.


TY

(Intervenant)

Non.


TY tire à l’aide de son pistolet à mucus vers PUTREFACTOR qui stoppe le mucus grâce à son pouvoir de putréfaction.


PUTREFACTOR

Vos joujoux ne peuvent

rien contre moi.

Voyons Abby, tu adores tout

ce qui est répugnant, non?

Alors, viens avec moi,

je te promets une vie remplie

de choses dégoûtantes.


ABBY

Tu peux toujours rêver, Chester.


PUTREFACTOR

(Colérique)

Ah, je te dis de

ne pas m’appeler Chester,

mais Putréfactor.

Chester n’aurait jamais

pu faire ça.


PUTREFACTOR envoie un jet de putréfaction vers un arbre qui se transforme aussitôt en matière visqueuse.


ABBY

Chester, arrête.

Tu détruis toute la forêt.


PUTREFACTOR lance plusieurs jets autour de lui.


PUTREFACTOR

Ah, ah.


PUTREFACTOR bondit et, lorsqu’il atterrit, le sol se transforme sous lui en une matière noire qui s’étend vers TY et ABBY.


PUTREFACTOR

Oh.


TY et ABBY sautent tout juste à temps sur un rocher pour éviter la matière.


TY

Accroche-toi, Abby. Il ne peut

rien contre les rochers.


Le rocher sur lequel TY et ABBY sont montés se met à rouler.


ABBY

Oh. Ah.


PUTREFACTOR

Partir c’est comme pourrir

un peu, hein.

On se reverra plus tard, Abby.

Compte sur moi.


PUTREFACTOR rit de façon démoniaque.


TY

Oh.


Plus tard, TY et ABBY discutent avec RAT DE LABO sur le glurpo-lecteur.


RAT DE LABO

Putréfactor, hein.


ABBY

Il est devenu plus

puissant que jamais.

Il peut faire pourrir

des arbres entiers rien

qu’en les touchants.


RAT DE LABO

Ça explique tout cette chaleur.

La matière organique

en décomposition dégage

énormément de chaleur.

C’est ce qu’on pourrait appeler

un temps pourri.


TY

As-tu analysé l’échantillon

qu’on t’a envoyé, Rat de labo?


RAT DE LABO

Ouais. Cette pourriture est

complètement stérile.


ABBY

Mais la dernière fois qu’on

a eu affaire à Chester,

sa pourriture était

un puissant fertilisant.


RAT DE LABO

Pas cette fois-ci.

Maintenant, il extrait tous les

nutriments et les microbes

qui subsistent

dans la pourriture.

Il n’y a plus rien de vivant.

Si la déforestation

se poursuit,

ça pourrait provoquer

une réaction en chaîne.

Lorsqu’il n’y aura plus

de couche de terre arable,

la végétation disparaîtra

et on se retrouvera

avec une planète pauvre

et déserte.

Je continue à chercher un moyen

pour l’empêcher de nuire.

Amusez-vous bien,

au club des chérubins.


JÉRÔME

(Arrivant à ce moment)

On ne bouge pas,

patrouilleur porc-épic.


ABBY

(Exaspérée)

Jérôme, arrête de suivre

les gens comme ça.


JÉRÔME

Abby, tu ne deviendras

jamais un porc-épic

si tu ne restes pas au camp.

C’est tout juste si tu pourrais

être un blaireau.


ABBY

Euh, peut-être n’ai-je

tout simplement l’étoffe

d’un porc-épic, Jérôme.


JÉRÔME

Ne dis pas ça.

Je t’aiderai à y arriver

et je ne te laisserai jamais

aller dans

le petit salon parfumé,

ça, c’est juré.


PUTREFACTOR lance de la matière visqueuse sur un buisson, avant de s’avancer vers ABBY en tenant un bouquet de fleurs.


PUTREFACTOR

Salut, Abby. Je suis revenu.

Juste pour toi.

(Lui offrant le bouquet)

Je t’ai cueilli ces fleurs.

En gage d’amitié.


ABBY

Je ne suis pas ton ami.


PUTREFACTOR se met en colère et les fleurs se putréfient alors.


PUTREFACTOR

Ah.


JÉRÔME

Hé, qui es-tu? Aucun visiteur

n’est autorisé au camp.

Et il est interdit

de cueillir des fleurs.


PUTREFACTOR

Qui c’est, ça?


ABBY

Jérôme est un véritable ami.


JÉRÔME

Ça, c’est vrai. Et en tant que

porc-épic je suis d’un grade -

-


PUTREFACTOR se fâche et lui assène un coup.


PUTREFACTOR

Uh.


JÉRÔME est projeté au sol plus loin et ses vêtements se putréfient avant de tomber en lambeaux. JÉRÔME, vêtu uniquement de ses sous-vêtements, se cache derrière un rocher.


ABBY

Si tu essaies de

m’impressionner, Chester,

alors saches que tu perds

ton temps.


PUTREFACTOR

Allons, Abby, ne me dis pas que

ceci ne te fait pas plaisir.


PUTREFACTOR lance un jet de putréfaction sur la montagne où tous se trouvent, avant de s’attaquer à une tente, puis au drapeau du camp. Tous les objets attaqués se désintègrent aussitôt.


PUTREFACTOR

Ya.

Ah.


TY

Hé, tu n’as pas le droit

de faire ça.


PUTREFACTOR

Ah oui. Tu crois?

C’est ce qu’on va voir.


PUTREFACTOR désintègre ensuite une partie du camp et une table à pique-nique.


PUTREFACTOR

Qu’est-ce que tu penses de ça,

Abby?


PUTREFACTOR envoie un jet de putréfaction vers MARINE, qui a tout juste le temps de se pencher.


MARINE

(Dégoûtée)

Uw.


MARINE

Et vous, pour qui ou

quoi vous prenez-vous?


PUTREFACTOR envoie alors un jet sur MARINE, ce qui a comme résultat de la propulser vers l’arrière où elle atterrit dans la toilette sèche.


PUTREFACTOR

Ah.


MARINE

Mais laissez-moi sortir

immédiatement, c’est un ordre.

Je suis votre monitrice.


ABBY

Tu n’es rien qu’un sale

petit frimeur, Chester.

Attends de voir la suite,

tu vas en pourrir d’envie.

On se reverra plus tard,

salut, Abby.


Dans un rire démoniaque, PUTREFACTOR disparaît dans un trou au sol.


TY

Il est complètement déchaîné.

Si nous ne faisons rien,

ce ne sera pas seulement

le camp qui sera en danger.


ABBY

Je sais. Désormais,

Chester n’existe plus.

Il ne reste que Putréfactor.


Le lendemain, au camp, c’est la consternation. Les JEUNES courent en tout sens, affolés.


TY

Viens, Abby,

il faut trouver Putréfactor

avant qu’il ne frappe encore.


ABBY

Hein.


JÉRÔME

(Lui attrapant le bras)

Abby.

Tu ne peux pas poursuivre

ce petit prétentieux

toute seule dans la forêt.

Je viens avec toi.


ABBY

Non, Jérôme, tu restes ici.

Ces enfants ont besoin d’un

leadeur, un vrai porc-épic.


JÉRÔME

(Excité)

Uh, uh, uh, woo, woo, wing.

C’est vrai, la situation exige

la présence d’un porc-épic.

Votre attention, tout le monde,

je m’appelle Jérôme et je suis

votre nouveau leadeur.


Le glurpo-lecteur de TY sonne à ce moment. RAT DE LABO apparaît sur l’écran.


RAT DE LABO

N’oubliez pas les amis,

Putréfactor n’a qu’un

seul point faible.

Il ne peut pas faire pourrir

ce qui est inorganique.

C’est votre dernière chance.


TY

On va en avoir besoin.


ABBY

Il peut être n’importe

où à l’heure qu’il est.

Comment allons-nous faire

pour le trouver.


RAT DE LABO

Les secours arrivent tout de

suite en pilotage automatique.


ABBY

Hein?


Un vaisseau vole dans le ciel et se pose au sol.


JEUNE

(Paniqué)

Oh, un vaisseau spatial.

Un ovni, on est envahi

par des extraterrestres.


TY

Le GRS1.

Tu es le meilleur, Rat de labo.


La porte du vaisseau s’ouvre et TY et ABBY montent à l’intérieur.


JÉRÔME

(Voyant TY et ABBY monter)

Ça alors.

Abby.

(Désemparé)

Abby est une extraterrestre.


Le vaisseau se met en marche.


TY

On devrait pouvoir

le trouver facilement.


ABBY

C’est vrai,

il suffit de chercher quelque

chose de vraiment pourri.


TY et ABBY consultent l’écran du sonar.


TY

(Remarquant quelque chose par la fenêtre)

Hein,

ne regarde pas tout de suite,

mais je crois que notre homme

a le béguin pour ma sœur.


ABBY

(Regardant)

Uh.


TY

Tu vois un peu le portrait.


ABBY

Beurk. Je dirais plutôt,

une nature morte.


Sur le versant de la montagne, le visage d’ABBY est dessiné à l’aide d’éléments en putréfaction.


TY

Il ne pourrait pas t’envoyer

une boîte de chocolats

comme un petit ami normal?


ABBY

Chester n’est pas mon petit ami.


Le vaisseau de TY et ABBY s’arrête au-dessus de PUTREFACTOR.


PUTREFACTOR

Alors, qu’est-ce que

tu en penses, Abby?

Dis-moi, comment peux-tu

résister à ça?

De la pourriture

en hommage suprême.

Alors, te décides-tu

à te joindre à moi?


ABBY

Jamais de la vie, pas question,

pas même dans un million

d’années, Chester.


PUTREFACTOR

Très bien,

parce que c’est justement le

temps qu’il faudra à la planète

pour se rétablir une fois que

je l’aurai totalement pourrie.


PUTREFACTOR envoie des jets de putréfaction en tout sens et le visage qui s’était formé sur un des versants de la montagne se décompose. La pourriture envahit bientôt toute la forêt.


PUTREFACTOR

Ah.


PUTREFACTOR saute à temps et surfe sur cette vague de pourriture.


TY

Oh.

Mais c’est un torrent putride.


PUTREFACTOR rit de façon démoniaque.


ABBY

Uh. Ty, regarde.

Il faut qu’on sauve le camp.


Sur l’écran du sonar, ABBY aperçoit JÉRÔME qui est monté sur le toit du camp pour observer ce qui se passe.


ABBY

Oh non.

Il ne pourrait pas rester

tranquille deux minutes.


JÉRÔME

Abby, mais où es-tu?

Reviens vite.

Peu importe,

si tu es une extraterrestre,

je t’aime vraiment beaucoup,

tu sais.


ABBY

Je m’occupe de Jérôme, toi,

arrêtes cette pourriture.


ABBY s’expulse du vaisseau et continue de voler grâce à son autopropulseur. Elle atterrit sur le toit du camp.


JÉRÔME

Abby.

Le règlement interdit

l’utilisation d’autopropulseurs

au même titre

que les friandises.

(Terrifié en apercevant la vague de pourriture qui se dirige vers eux)

Ahh.


PUTREFACTOR

Advienne que pourri, Abby.

J’arrive.


Sous l’onde de choc créé par le remous de la vague, ABBY perd pied et échappe son autopropulseur.


ABBY

Ah.

Oh, oh, on ne peut

plus partir d’ici.


PUTREFACTOR passe à côté du camp qui est alors emporté par le torrent.


ABBY ET JÉRÔME

Oh.


Le camp flotte alors à la surface.


ABBY

Super, on va être putréfiés.


JÉRÔME

Oh non, je suis trop jeune

pour pourrir.


ABBY

Du calme, brave porc-épic.

Ce n’est pas le moment

de paniquer.

Il faut savoir garder le moral.


JÉRÔME

Garder le moral,

garder le moral.

Abby, je ne sais pas pour

vous les extraterrestres,

mais moi je ne veux

pas finir en pourriture.


JÉRÔME pleure alors.


ABBY

(Chantant)

♪ Oh. S’il y a des puces

dans nos lits, on s’en fiche ♪

♪ Non, allons Jérôme ♪

ENSEMBLE

♪ Parce qu’on est

au camp du lac Caillebo ♪

♪ On est au camp

du lac Caillebo ♪

♪ S’il y a des puces dans nos

cheveux, on s’en fiche ♪

♪ Pourquoi? Parce qu’on est

au camp du lac Caillebo ♪


Le camp coule tranquillement, puis le mouvement de descente s’arrête soudainement.


JÉRÔME

Hé, on n’est pas du tout

pourris. Le toit, il flotte.


ABBY

Ce toit est en aluminium.

L’aluminium est inorganique.

Il ne pourrit pas.

Oui, nous sommes sauvés.


ABBY, tout contente, fait un câlin à JÉRÔME. Pendant ce temps, PUTREFACTOR et TY se livrent une bataille. TY envoie du mucus sur toute la largeur de la rivière pour créer une barrière de protection qui empêchera la pourriture de progresser.


TY

Super.

Qu’est-ce que tu dis de ça.


PUTREFACTOR est arrêté. Mais il réussit tout de même à franchir la barrière en tirant un jet de pourriture.


TY

Ce n’est pas vrai.

(Apercevant un immense rocher au sommet d’une montagne)

Dernière chance.


TY envoie un jet de mucus sur le rocher.


PUTREFACTOR

Préparez-vous,

jeunes vacanciers. Ah.


Le vaisseau de TY, solidement agrippé au rocher, le contourne.


PUTREFACTOR

Ouah.


Dès que PUTREFACTOR est assez près, TY laisse tomber le rocher pour bloquer le passage.


PUTREFACTOR

Oh non.

Ah.


Pendant ce temps, TY, à bord du vaisseau, vient chercher ABBY et JÉRÔME sur la rive.


TY

Montez, et en vitesse.

Il faut trouver le Putréfactor.


JÉRÔME

Retourne dans ton vaisseau

spatial, Abby.

Je ne peux pas t’accompagner.

Ma place est au camp.

Ces pauvres vacanciers

seront perdus sans moi.


ABBY

Tu sais quoi, Jérôme, je suis

tout à fait d’accord avec toi.

(Faisant le signe caractéristique des porcs-épics)

Woo, woo, wing.


JÉRÔME

(L’imitant)

Woo, woo, wing.


ABBY

Rien,

aucune trace du Putréfactor.

J’imagine qu’il est déjà parti.


TY

Eh bien, il voulait vivre

dans un monde pourri.

On dirait bien que son

souhait s’est réalisé.


Le vaisseau survole la région. Seul le bras de PUTREFACTOR dépasse de la surface de la matière pourrie où il a sombré. Quelques instants plus tard, TY discute avec RAT DE LABO via son glurpo-lecteur.


TY

Bien, la vague de chaleur

est terminée.

Sans toute cette matière

en décomposition,

la température est revenue

à la normale.


RAT DE LABO

Et l’équipe de reforestation

est déjà sur le terrain.


TY

Ça va prendre un peu de temps,

mais en plantant des arbres,

la forêt reprendra ses couleurs.


ABBY

Ouais, Putréfactor était

peut-être fort,

mais notre mère Nature

en a vu bien d’autres.


LE DIRECTEUR

(Arrivant à ce moment)

Glurpologistes, mais où

étiez-vous passés?


ABBY

Nous étions dans la forêt,

monsieur.

La catastrophe a été évitée.


LE DIRECTEUR

Vous voulez dire que j’ai

annulé mon épilation

à la cire inutilement?


TY

Non, monsieur, nous pouvons vous

faire un rapport complet.

(Excité)

Avec tous les détails

les plus répugnants


LE DIRECTEUR

Uh, non.

Mon esthéticienne m’a dit que le

stress était très mauvais

pour mon épiderme.


LE DIRECTEUR s’éloigne sans regarder où il pose les pieds. Il trébuche alors dans une flaque de boue.


LE DIRECTEUR

Ah, oh. Ah.

Oh, ah. Oh.

Quelque chose me dit

que ce n’est pas

de la boue thérapeutique.


Peu de temps après, TY, ABBY, JÉRÔME et les JEUNES reviennent en autobus du camp.


ENSEMBLE

(Chantant)

♪ On s’en fiche.

On s’en fiche, pourquoi? ♪

♪ Parce qu’on est

au camp du lac Caillebo ♪

♪ On est camp du lac Caillebo ♪


TY

Admets-le, Abby, ce camp n’était

pas si terrible, après tout.

N’est-ce pas?


ABBY

C’est vrai.

En fait, c’était plutôt amusant.

À part le fait que Marine ait

été notre monitrice bien sûr.

Hé. Mais à propos, où est-elle?


MARINE est toujours emprisonnée dans la toilette sèche, incapable d’en sortir, malgré ses efforts.


MARINE

Ah. Oh.

Pitié. Oh. Ah. Oh. Pitié.


MARINE réussit finalement à briser la porte. Elle atterrit dans une flaque de boue.


MARINE

Oh, hé, mais,

où est-ce que vous êtes passés?

Revenez ici vous, les cafards.

Vous serez tous

sur ma liste noire.

Sur ma liste noire.


Générique de fermeture

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