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Là est la question !

Adrien, Gabrielle, Olivier et Tamara sont quatre amis âgés de 12 à 14 ans, qui enquêtent afin de répondre à quatre questions qu'ils se posent dans leurs activités quotidiennes. Ils découvrent, grâce à leurs reportages colorés et dynamiques, que la science n'est pas composée uniquement de formules chimiques ou de calculs savants, mais qu'on la retrouve dans les éléments de la vie de tous les jours. Présentant sujets étonnants et informations surprenantes, Là est la question! est une série scie...

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Véhicule lunaire

Est-ce qu’on a besoin d’un véhicule spécial pour rouler sur la lune?



Année de production: 2012

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Titre :
Véhicule lunaire


GABRIELLE

(S'adressant au public de l'émission)

Sur Terre, quand on veut se

déplacer, on prend l'auto,

l'autobus, le train, l'avion,

la bicyclette, mais sur la

Lune, on fait comment? Pour le

savoir, je rencontre David

Gingras, ingénieur à l'Agence

spatiale canadienne.

Salut, David.


DAVID

Salut, Gabrielle.


GABRIELLE

Est-ce que ça prend un

véhicule spécial pour rouler

sur la Lune?


DAVID

Oui, ça prend un véhicule qui

est adapté. On sait qu'à la

surface de la Lune, c'est très

accidenté comme terrain.


GABRIELLE

​[S'adressant au public de l'émission]

Ils ont aménagé un terrain qui

ressemble à la Lune avec des

cratères. Ils ont déplacé des

tonnes de roches et de sable,

c'est exactement comme un décor

de film.


DAVID

Le sol de la Lune a des

propriétés qui sont

magnétiques. Si le sable entre

À l'intérieur du robot, ça

pourrait endommager les

composantes. Définitivement, on

veut qu'il soit bien hermétique.

Nous, à l'Agence spatiale

canadienne, on travaille à

développer ce genre de véhicules

qu'on appelle des rovers et on a

un exemple ici de rover qui est

le rover Juno. C'est un véhicule

qui a quatre roues motrices,

deux moteurs, un de chaque côté.

Y a aussi tout un système de

suspension. Le châssis est fait

en forme de U. à l'intérieur de

ce châssis-là, y a toute une

série de batteries pour lui

fournir la puissance. Y a une

antenne ici et à l'intérieur de

cette boîte-là, y a toutes les

composantes électriques comme

les ordinateurs ou du matériel

de réseau.


GABRIELLE

Les roues sont vraiment

spéciales. En quoi elles

sont faites?


DAVID

C'est vrai que les roues sont

spéciales. Celles-ci sont faites

d'une jante en aluminium, c'est

la structure rouge que tu vois

ici. En plus de ça, on a

l'enveloppe qui est formée d'une

cotte de mailles qui est faite

en acier inoxydable et à

l'intérieur de ça, y a des

billes en plastique. Ça, c'est

intéressant, ça nous permet

d'aller chercher plus de

traction sur un terrain

accidenté.


GABRIELLE

Ah, OK.


DAVID

Cette roue-là a été designée

et fabriquée par l'équipe du

professeur Radziszewski pour

l'Agence spatiale canadienne.


GABRIELLE

(S'adressant au public de l'émission)

Peter Radziszewski est

ingénieur en mécanique et

professeur à l'université.

(S'adressant à PETER)

Les cottes de mailles, est-ce

que c'est le même matériau

qu'utilisaient les chevaliers

pour faire leurs armures?


PETER

Oui, tout à fait.


GABRIELLE

D'où vous est venue l'idée de

faire des roues en cottes

de mailles?


PETER

L'idée, c'est qu'on avait des

roues à faire puis les roues

sur la Terre, là, sont

essentiellement élastiques,

elles rebondissent.

Sur la Lune, c'est un sixième de

la gravité de la Terre. On peut

seulement rouler à 7 à 10 km/h

et garder contact avec le sol.

Plus vite que ça, on commence

À perdre contact, donc perdre

contrôle du véhicule.

Essentiellement, l'idée est

venue de regarder les billes

comme moyen de dissiper de

l'énergie. Mais pour faire ça,

ça prend une membrane flexible,

comme un tissu. Ça

rebondit pas.


GABRIELLE

Non.


PETER

De là, on est allés à notre

premier vrai prototype. C'est

une miniature de Juno. Ça

rebondit pas.


GABRIELLE

Est-ce qu'un véhicule comme

ça, ça pourrait aller sur

d'autres planètes, comme Mars?


DAVID

En théorie, oui,

toutefois, la principale

complication qu'on a dans le

cas de Mars, c'est le délai de

communication qui est absolument

énorme. On a 20 minutes de

délai de communication.


GABRIELLE

Vingt minutes!


DAVID

Vingt minutes pour aller, 20

minutes pour revenir. Et ça, ça

complexifie énormément les

opérations et à partir de là,

on ne peut plus du tout

téléguider un véhicule à partir

de la Terre qui est sur Mars.

À ce moment-là, il faut utiliser

une sorte d'intelligence

artificielle de l'autonomie

qu'on appelle. À ce moment-là,

le véhicule est capable de

répondre à des commandes plus

complexes du genre: Rover, va

au cratère. Et là, le rover va,

de lui-même, se rendre jusqu'au

cratère, réagir aux imprévus,

éviter les obstacles, prendre

des décisions par lui-même.

C'est la façon qu'on connaît de

faire l'exploration de la

planète Mars avec des rovers.


GABRIELLE

OK, merci beaucoup, David.

C'était vraiment

très impressionnant.


DAVID

Ça me fait plaisir,

Gabrielle.


GABRIELLE

(S'adressant au public de l'émission)

Merci beaucoup, Juno. Grâce

À tes nouvelles roues en cottes

de mailles, on va pouvoir

t'envoyer sur la Lune ou Mars

sans aucun problème.


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