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Le Crypte Show

Le Gardien de la Crypte, au fond d'un sinistre manoir, narre différentes histoires remplies de monstres, de vampires, d'êtres surnaturels et autres créatures de l'au-delà...

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Docteur Brankenstein

La presse est un univers impitoyable et c’est elle qui décide si Docteur Brankenstein est un génie ou un charlatan. A t-il vraiment recréer la vie?



Année de production: 1994

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


Titre :
Crypte show


Le GARDIEN DE LA CRYPTE se trouve derrière le comptoir d'un kiosque à journaux.


GARDIEN

Édition spéciale.

Édition spéciale.

En première page, le scoop

infernal.

Tous les détails juteux sur

l'affaire qui défraie la

chronique.

Celle qui fait la une de tous

les journaux et que j'ai hâte de

vous annoncer. Le gardien

du tombeau va remplacer

le gardien de la crypte.

Ah! Quoi?


LE SAVANT FOU

(En riant)

Hahaha!

Si c'est noir sur blanc sur

le papier, c'est que c'est la

vérité.


LE SAVANT FOU s'anime dans une photo du journal. LE SAVANT FOU sort du journal et passe le journal dans une déchiqueteuse. Ensuite il fait un démonstration de recyclage.


LE SAVANT FOU

Et puis, souviens-toi, on vit à

une époque où il ne faut rien

gâcher. Alors, la solution

c'est de réutiliser.

De recycler.

(En riant)

Mouhahahahaha!

Et le tour est joué.

Hahaha, la presse, un univers

impitoyable.


Le GARDIEN se retrouve en première page.


GARDIEN

Bon, eh bien, puisque je fais

la une, c'est à moi que revient

l'immense honneur de vous

présenter une histoire qui n'est

pas piqué des hannetons et que

je vais intituler --

(En hurlant)

Ahhhhh!

Non!


Le SAVANT FOU saisit le journal où le GARDIEN fait la une et le chiffonne dans sa grosse main.


LE SAVANT FOU

Que je vais intituler:

Docteur Brankenstein.


Titre :
Dr Brankenstein


Il pleut sur la ville. On arrive devant l'édifice du City Tribune. À l'intérieur, quelqu'un travaille aux archives. Une jeune journaliste, SALLY, trouve ce qu'elle cherche dans l'édition du 16 mai 1941.


SALLY

Docteur Brankenstein, génie ou

charlatan?

(Édition du 20 août 1941)

Le docteur fou se prend pour dieu.

(Édition du 3 mai 1942)

Le docteur fou s'est volatilisé.

Ah! Je saurai où il est.


En déposant une photo d'une créature à deux têtes sur le bureau, SALLY poursuit ses recherches.


SALLY conduit sa voiture sous la pluie.


SALLY

Non, mais vous vous imaginez

que le docteur Brankenstein

aurait réussi à recréer la vie.

C'est dingue. Surtout que

ça se passait il y a

une quarantaine d'années.


M. CLUMP

Ma poule, la première règle

dans le journalisme--


SALLY

e ne m'appelle pas votre

poule.


M. CLUMP

OK, mon canard, mais sache

que les gens ne croient que ce

qu'ils voient. Et si tu veux leur faire

avaler des couleuvres, il faut leur en

mettre plein la vue, crois-moi.


SALLY

C'est pas mon but.

Moi, ce que je veux, c'est faire

toute la lumière sur les travaux

de ce docteur.


M. CLUMP

Ben, j'entends bien, mais

t'es encore une débutante et

c'est pour ça que je suis là.

Sans l'aide d'un vieux renard

comme moi, ton article finirait

au panier.


SALLY

Ça va, on n'a pas les

chevilles qui enflent.


M. CLUMP

Tu verras, petite, un de ces

jours, tu me remercieras.


SALLY

Je suis peut-être une

débutante, mais c'est pas vous

qui allez m'apprendre comment

faire mon boulot.


M. CLUMP

Hé, t'es drôlement susceptible.

Faut te calmer, ma poule.


SALLY

Je ne suis pas votre poule.


M. CLUMP

Ho ho.


SALLY

Et mon histoire fera la une de

tous les journaux.


M. CLUMP

En tout cas, la prochaine

fois qu'on devra faire équipe,

t'as intérêt à nous louer une

voiture un peu plus confortable.

Ça fait tellement d'années que

je roule ma bosse.

J'estime avoir droit à un peu de

confort.


SALLY

Je commence à le savoir.


M. CLUMP

Je t'ai déjà raconté que

j'avais couvert l'élection de

Donald Reagan?


SALLY

Non.


M. CLUMP

Ben, et celle de Mickey Bush?


SALLY

Non.


M. CLUMP

Et celle de--


SALLY

Non!


L'orage fend le ciel d'éclairs effrayants.


La voiture s'arrête devant un hôtel d'une petite ville plutôt déserte.


M. CLUMP

(En entrant dans l'hôtel)

Ah, c'est marrant, j'ai jamais

entendu parler de ce bled

et pourtant, je connais la

région.


SALLY entre à son tour, portant tous les bagages et rageant contre CLUMP.


M. CLUMP

Hé, doucement.

C'est mon matériel photo que tu

portes: faudrait voir à pas me

l'esquinter.


SALLY

Hé, si vous êtes pas content,

la prochaine fois,

occupez-vous en vous-même.


M. CLUMP

Ben, c'est bien ce que je

ferais, fillette.


SALLY sonne la cloche au guichet de réception.


Quelqu'un arrive pendant que le VIEUX ROUTARD vérifie sa caméra.


M. CLUMP

J'espère que tu ne vas pas

fausser l'objectif.

(En voyant un gros œil dans son viseur)

Oh!


L'HÔTELIER

Je vous ai fait peur, désolé.

C'est la première fois que je

vous vois. Vous n'êtes pas

de la région?


SALLY

Non, c'est-à-dire que nous

sommes des journa--


M. CLUMP

Des touristes!

Nous sommes... Des touristes.

On visite la région.


L'HÔTELIER

Ravi de vous connaître.

Ça fait toujours plaisir de

voir de nouvelles têtes parmi

nous. Faut dire qu'il n'y a pas

beaucoup de passage.


M. CLUMP

Alors là, vous m'étonnez.

C'est vrai ça. Je ne connais pas

un endroit qui n'ait pas son petit

trésor caché.

Je suis même prêt à parier que

vous avez des célébrités.


L'HÔTELIER

Oh, vous voulez sûrement

parler de Jet Farlin.


M. CLUMP

Qui ça?


L'HÔTELIER

Ce vieux Jet Farlin.

C'est lui qui a creusé le puits

le plus profond de tout le comté.


M. CLUMP

Un puits?


L'HÔTELIER

(En riant)

Oui.


SALLY reçoit sa clé et se dirige vers sa chambre, laissant la corvée des bagages à CLUMP.


SALLY

Merci.


L'HÔTELIER

Oh!

J'ai bien peur que ce soit la

seule attraction de notre petit

village.


M. CLUMP

(En prenant les bagages)

Hé, tu pourrais me filer un

coup de main, non?


L'HÔTELIER

Je vous souhaite un bon

séjour.


Le tonnerre et les éclairs s'intensifient. Dans le corridor menant aux chambres les lumières s'éteignent.


SALLY

Une panne de courant.

(Tonnerre)


M. CLUMP

(Effrayé)

Ahhhh! Faut pas faire

de mouron pour ça, ma poule.

Si t'as les angoisses, je suis

dans la chambre voisine.


SALLY

(En entrant dans sa chambre)

Alors là, je suis rassurée.


CLUMP reste seul sur le pas de sa porte.


M. CLUMP

(En essayant l'interrupteur)

Saleté de lumière.

(À tâtons dans le noir)

Aïe! Ouille!

(En trébuchant)

Aïe!

Mais où est donc ce fichu

placard?


Soudain une porte s'ouvre et une silhouette surgit.


M. CLUMP

(Effrayé)

Ahhhh!

(En trébuchant)

Ahhhhh!


La lumière revient alors.


SALLY

Ça alors, nos chambres

communiquent.

Ne me dites pas que je vous ai

fait peur.


M. CLUMP

Moi, mais qu'est-ce que tu vas

imaginer. Il m'en faut un peu

plus que ça.


SALLY

Alors, je vous laisse.


M. CLUMP

Je me demande bien pourquoi

je me suis embarqué dans cette

histoire.


Par la fenêtre on peut voir une grande maison sur la colline.


Le lendemain à la lueur du jour, le village apparaît des plus pittoresques.


SALLY et le CLUMP font des emplettes.


LE MARCHAND GÉNÉRAL

Oh, vous savez, nous ici, on

est un petit village sans histoires.


M. CLUMP

Tiens, admire un peu le travail,

ma poule, tu vas voir comment je

vais lui tirer les verres du nez.


LE MARCHAND GÉNÉRAL

He ben, dites donc, avec ça,

vous n'allez pas manquer de

pellicule.


M. CLUMP

Non, vous savez, vaut mieux

être prévoyant. D'ailleurs,

si vous pourriez m'indiquer

quelques curiosités,

ce ne serait pas de refus.


LE MARCHAND GÉNÉRAL

Avec plaisir. Si vous voulez voir du

sensationnel, à votre place,

j'irais voir le vieux Jet Farlin

et son puits.


M. CLUMP

Et son puits. Oh!


Dans un coin, deux résidents tendent l'oreille subtilement. SALLY les remarque.


LE MARCHAND GÉNÉRAL

Je vois que vous êtes déjà au

courant.


SALLY

Bon, écoutez, nous, ce qu'on

voudrait savoir, c'est si vous

connaissez un certain docteur--


M. CLUMP

Oui, c'est ça, docteur.

Oh! J'ai un de ces mal de dos.

(Feignant la douleur)

Oh! Oh!

Qu'est-ce que je déguste.

Si vous aviez l'adresse d'un

docteur, j'en ferais bon usage.


LE MARCHAND GÉNÉRAL

Bah, ça tombe mal, parce qu'à

part le vieux Will, y'a pas de

docteur par ici.

Pas vrai, Will?


Un des deux hommes dans le coin opine du chef, en tirant sa casquette.


LE MARCHAND GÉNÉRAL

L'ennuie c'est qu'il est plutôt

vétérinaire, comme qui dirait,

mais si c'est pour une urgence.


SALLY

Monsieur Clump.

Hé, vous faites la tête?


M. CLUMP

Mais, tu te rends compte de

ce que tu as fait?


SALLY

Quoi? Mais qu'est-ce que j'ai fait?


M. CLUMP

Tu as failli flanquer tout

notre reportage en l'air.

Voilà ce que tu as fait.

Avec ce genre de pèlerin, il

faut user de psychologie.


SALLY

Ben, écoutez, monsieur Clump,

je suis désolée, mais--


M. CLUMP

Ouais, ouais, ouais, ça va,

je sais que tu n'es qu'une

débutante. Il faut bien

que quelqu'un t'apprenne

le métier.


CLUMP tente de soudoyer un jeune garçon.


M. CLUMP

Aller, fait pas le mariole.

Tu vois ce billet de 50 il est à

toi si tu me donnes l'adresse du

docteur.


LE GARÇON

Wow! C'est très généreux, monsieur.

Mais à part le vieux Will,

je ne connais pas de docteur ici.

Tenez, regardez.

C'est lui qui a soigné mon

chien.


M. CLUMP

Alors, je reprends mes sous.


LE GARÇON

Hé.


CLUMP tente de reprendre son billet, mais le chien lui grogne dessus et montre les crocs.


M. CLUMP

Hé, oh!

Je rigolais, petit.

Retiens ton chien.


Une limousine passe sur la rue pendant que CLUMP tente d'éviter les morsures du chien en colère.


M. CLUMP

Ahhhh!

Ahhhh!

Coucher, sale bête.

Coucher! J'ai dit.


De retour à l'hôtel, CLUMP s'assoit dans un fauteuil sur la véranda.


M. CLUMP

Tu veux que je te dise, ma

poule, oh! Je crois

que c'est pas la peine d'insister.

(En mordant dans un sandwich)

Ton histoire de savant fou ne

vaut pas un clou.

Alors, maintenant, si tu veux

faire un papier sur le puits de

l'autre vieux fou, libre à toi,

mais c'est pas avec ça que tu

feras la une des journaux.


SALLY écoute distraitement et remarque l'action devant le magasin général. LE MARCHAND transporte des sacs dans le coffre de la limousine. Mais le chauffeur a une drôle d'allure.


M. CLUMP

Crois-en ma vieille expérience.

(En rotant)

Oh, désolé, poulette.

(En remarquant qu'elle n'est plus là)

Hé! Hé!

(En voyant partir la voiture)

Ben, hé!

Tu pourrais au moins m'attendre.

C'est moi le pro!


SALLY arrête sa voiture devant la maison sur la colline.


Dans la tour de la maison, le personnage étrange regarde par la fenêtre.


SALLY et CLUMP descendent de la voiture. Et s'avance vers la porte.


Le personnage étrange ouvre la porte.


SALLY

Heu... Bonsoir, monsieur, on

se demandait--


M. CLUMP

Aller, crache le morceau!

Où est Brankenstein?


SALLY

Génial, pour ce qui est de la

psychologie, vous vous posez là.


M. CLUMP

Pas de panique, ma poule, pas

de panique. Je vais trouver

une solution. C'est ma spécialité.


SALLY fait des efforts en geignant. [M. CLUMP

Aller, poulette, encore un

petit effort, on y est presque.


SALLY fait la courte échelle pendant que CLUMP peine à monter sur le toit du garage de la maison.


SALLY

Ah! Je commence à fatiguer.

Ah! Et puis, ça ne me plaît pas

ce qu'on fait.

C'est totalement illégal.


M. CLUMP

Ah ouais? Hé, il faut vivre

dangereusement.

Haha! Hé, au fait, oh non!

J'ai oublié mon appareil.


SALLY

Pas de problème, ne vous

inquiétez pas, j'ai pensé à

emmener le mien.


CLUMP, à cheval sur la bordure d'une fenêtre rit aux éclats. Soudain, il disparaît en tombant à la renverse.

Oh!


SALLY

Qu'est-ce qu'il y a de si

drôle? Où êtes-vous passé?

Hé?


CLUMP se retrouve à l'intérieur d'une pièce sombre. Un chat est percher sur une horloge grand-père qui vacille. [M. CLUMP

Oh!

(En voyant l'horloge tomber)

Ah!

(En attrapant l'horloge)

Ahhhhh!


SALLY

Wouhou, Monsieur Clump.


SALLY surgit à la fenêtre avec une lampe-torche.


M. CLUMP

Ah, oh!

C'était quoi, ce bruit?


SALLY

(En éclairant la pièce)

Le vent, probablement.


CLUMP pas rassuré recule vers la cheminée.


M. CLUMP

Ahhhhhh!


SALLY

(En éclairant le reste de la pièce)

Bon, puisqu'on est là, autant

en profiter. Visitons la maison.

Oh, Monsieur Clump?

Vous m'entendez, monsieur Clump?


CLUMP n'est plus dans la pièce. À son tour, SALLY recule vers la cheminée. En s'appuyant sur le mur, la cheminée pivote et SALLY se retrouve dans une pièce dissimulée avec CLUMP.


SALLY

Ahhhh!

Ça alors, où sommes-nous?


SALLY éclaire l'endroit. Elle et CLUMP se trouvent au haut d'un très long escalier.


M. CLUMP

Nous allons le découvrir.

La gravité de la situation ne

doit pas me fait oublier les

bonnes manières.

Les femmes, d'abord.


SALLY

Hmm.


Au bas de l'escalier, SALLY et CLUMP arrivent dans une immense pièce aux allures de laboratoire.


M. CLUMP

Enfer et damnation.


Des dizaine de corps emmaillotés sont étendus sur des chariots.


SALLY

Regardez. Hein!

Qui est-ce qui avait raison?

Vous êtes obligé de me croire,

maintenant.


M. CLUMP

Ahhhh! Mon instinct

de reporter me dit que ce brave

docteur a dû faire ses études

dans les abattoirs de Chicago.


SALLY

Quand je pense qu'il a passé

des années à créer la vie pour

finalement échouer.


M. CLUMP

Bon, ben, puisque tu as ton

gadget, vas-y, sers-t'en.

Je tiens le scoop de ma vie.


Un éclair frappe la maison et le courant actionne des électrodes branchées à deux momies.


M. CLUMP

Ça y est, j'ai le titre.

Vas-y, poulette, note-moi ça.


Une main sort de dessous une bâche.


SALLY

Ah! Monsieur Clump?


M. CLUMP

(En s'approchant des momies)

Note, je te dis.

Harold Clump, le roi du

reportage a percé le secret du

docteur Brankenstein.


SALLY

Monsieur Clump?


M. CLUMP

Oui, d'accord, c'est

peut-être un peu prétention.

Alors, barre-moi le roi du

reportage.


SALLY

Hmmm...


M. CLUMP

Écoute, fillette, j'ai

horreur qu'on m'interrompe.


Soudain CLUMP se fait empoigner par une créature géante et horrible.


M. CLUMP

(En hurlant)

Ahhhhh!


SALLY

(En criant)

Monsieur Clump!


CLUMP hurle ses poumons en voyant tous les corps s'animer dans le laboratoire.


Un homme à deux têtes apparaît dans la lueur des éclairs. Ce qui suffit à CLUMP pour le faire déguerpir.


SALLY fait signe à CLUMP derrière un mur.


SALLY

Par ici, je suis là, monsieur

Clump.


Toutes les créatures s'animent. Certaines sont effrayantes.


SALLY

Dépêchez-vous, par ici.

Vite!


CLUMP grimpe l'escalier à vive allure en criant.


SALLY

Mais, il me laisse tomber.

(Voyant les créatures s'approcher)

Ahhhh!

Ah!


SALLY prend une photo avec le flash qui éblouit et immobilise les créatures marchant vers elle pour un instant.


SALLY

(En remontant l'escalier)

Monsieur Clump, attendez-moi.

Ahhh!


CLUMP frappe dans le mur et soudain pivote de l'autre côté.


SALLY

Au secours, ne me laissez pas

toute seule. Monsieur Clump.


Les créatures s'approchent dangereusement.


SALLY

(Effrayée)

Ahhhh!

Ahhhh!


Une main empoigne SALLY disparaissant à son tour, derrière le mur.


SALLY

Oh! Merci beaucoup!

Vous m'avez sauvé la--


M. CLUMP

Ouais, tu me remercieras plus

tard, tu as les photos?


SALLY

Hein? Les photos?


Ben oui, les photos.


SALLY

Mais, je m'en fiche des

photos!


SALLY se relève pour fuir la maison, mais les créatures arrivent dans la pièce.


CLUMP s'enfuit en criant. Tous les deux prennent un corridor en cherchant une issue.


M. CLUMP

Entrons ici.


CLUM et SALLY s'enferment dans une immense bibliothèque dont les fenêtres sont grillagées.


SALLY

On est pris au piège.


M. CLUMP

Tu nous as encore fourrés

dans un sal guêpier.


SALLY

Moi! Vous avez un sacré culot.


M. CLUMP

Bon, ben, on va pas en faire

un fromage.


En entendant grogner dans le corridor, CLUMP et SALLY poussent des meubles devant la porte.


M. CLUMP

Mais, si on en est là, c'est

quand même de ta faute.


SALLY

Dites donc, Clump, je ne vous

ai pas demandé de venir.


M. CLUMP

Bonjour la gratitude.

Sans moi, les zombies t'auraient

déjà mangé.


SALLY

Si j'avais pas eu l'appareil

photo, vous les auriez laissé faire.


M. CLUMP

Ah, oublie pas un truc,

ma poulette. Sans moi,

tu serais passé à côté

de ce formidable scoop.


SALLY

Ah bon, je suis étonnée, je

croyais que ça ne valait pas un

clou.


M. CLUMP

Tu veux que je te dise, t'as

aucun avenir dans ce boulot.


SALLY

Ah ouais?


À ce moment la porte s'ouvre malgré les meubles entassés et les créatures entrent dans la bibliothèque. Les créatures encerclent CLUMP et SALLY.


M. CLUMP

Je crois que tu peux numéroter

tes sympathies.


Une des créatures émet un grognement sourd.


SALLY

On ne vous veut aucun mal.


LA CRÉATURE

Nous non plus.

(En tendant la main)

On ne vous veut aucun mal.


SALLY

Ah! Je crois comprendre.

(En montrant la caméra)

Vous voulez ça.


LA CRÉATURE

Oui, donner, mademoiselle.


M. CLUMP

(En saisissant la caméra)

Ah ben, ça, tu peux courir.


SALLY

Mais, vous ne comprenez rien,

tout ce qu'ils veulent, c'est

qu'on les laisse tranquilles.


M. CLUMP

Quoi tu vas faire confiance à

ces dégénérés.


LE PERSONNAGE ÉTRANGE

Elle a raison, monsieur.

Le monde extérieur n'est pas

prêt à accepter, disons...

Notre différence.


M. CLUMP

Votre différence!

Eh ben, mon vieux, le mot est

très faible. Bon, trêve

de plaisanteries, où

se cache Brankenstein?


LE PERSONNAGE ÉTRANGE

Malheureusement, notre maître

nous a quittés.


M. CLUMP

Ah oui? Et moi, je parierais

que c'est vous, Brankenstein.


LE PERSONNAGE ÉTRANGE

Hélas, non, monsieur.

Nous ne sommes, mes compagnons

et moi que les fruits

d'expériences ratées du docteur.


SALLY

J'y suis, c'est à cause de

vous que Brankenstein a pris la

fuite. C'était dans le but de vous

protéger.

J'ai raison, n'est-ce pas?


LE PERSONNAGE ÉTRANGE

Oui, et ici, nous sommes à

l'abri, loin d'une humanité qui

ne verrait en nous que des

monstres. Nous n'aurions été

que des phénomènes de foire.


SALLY

Soyez tranquille, on ne vous

trahira pas.

(S'adressant à CLUMP)

Donnez-leur l'appareil.


M. CLUMP

Quoi, tu veux rire?


SALLY

Donnez-leur!


M. CLUMP

Ouais, bon, d'accord.

Si tu insistes.


CLUMP donne la caméra à la CRÉATURE qui la détruit d'une poignée de main.


LE PERSONNAGE ÉTRANGE

Merci à vous. Et maintenant,

si vous voulez bien nous laisser?


CLUMP et SALLY retournent vers la voiture.


M. CLUMP

Bien joué, gamine, t'as eu le

bon réflexe.

Avec nos deux témoignages, on

peut très bien se passer des

photos.


SALLY

Vous n'avez vraiment rien

compris, Clump. On n'écrira

pas cette histoire.


M. CLUMP

T'es pas sérieuse.


SALLY

Oh que si, je suis on ne peut

plus sérieuse. Et je commence

à en avoir assez de travailler

avec vous. Vous n'êtes

qu'un sinistre vautour.


M. CLUMP

Hé, dis donc, j'aimerais un

petit peu de respect de ta part,

poulette.


SALLY

Non, si vous voulez du respect,

commencez par me respecter.

Je m'appelle ni poulette, ni

gamine, je m'appelle Sally.

Et si le mot éthique n'a pas de

sens pour vous, il en a pour moi

et je ne vous laisserai pas

faire de mal à ces pauvres gens.

De toute façon, ce sera votre

parole contre la mienne, et si

ça doit mettre un terme à notre

coopération, c'est votre

problème.


M. CLUMP

Ouais, mais non, enfin je...

Bon, d'accord, va au diable.

Je peux très bien me débrouiller

tout seul.


SALLY part seule en voiture et CLUMP reste devant la maison des créatures.


M. CLUMP

Avec la réputation que je

vais te faire, t'es pas prête de

te trouver du boulot.

Oh, les femmes.


De retour à l'hôtel, CLUMP se rue sur le téléphone.


M. CLUMP

Bon, ben, ça ne se passera pas

comme ça. Je vais rameuter

toute la presse du pays.


L'HÔTELIER

Hm, à votre place, je ne m'y

risquerais pas, dans notre

petite communauté, on n'aime pas

les curieux qui fourrent leur

nez partout.


M. CLUMP

Vous n'avez jamais entendu

parler de la liberté de la

presse?


En regardant de plus près CLUMP remarque un couture au poignet de l'hôtelier, puis il sent une présence derrière son dos.


M. CLUMP

Oh, heu--


M. CLUMP

Parce que... Heu... Ah!

Oh! Chérif!

On peut dire que vous tombez

à pique. Il faut que vous

m'aidiez-

(En voyant une couture dans le cou du shérif)

Ah! Quoi, vous aussi?


CLUMP s'appuie près de la fenêtre et voit dehors le chien et le garçon ayant aussi des coutures.


M. CLUMP

(En criant)

Ahhhh! Ahhh! Oh!

Oh, c'est pas vrai.

C'est un cauchemar.

Ce sont toutes des créations du

docteur Brankenstein.


Au magasin général, le marchand et les deux compères sont toujours là.


M. CLUMP

La première règle d'un bon

joueur, c'est--


ENSEMBLE

Jamais se laisser déconcentre

par son adversaire.


CLUMP observe ses élèves juché sur un tonneau.


M. CLUMP

(En riant)

Exactement, il y a si longtemps

que je joue à ce jeu

que je peux faire une partie les

yeux fermés.

(En riant)


WILL

Qu'est-ce qui ne faut pas

entendre.


M. CLUMP

Comme je vous le disais.

Figurez-vous que j'ai couvert

l'élection de Donald Reagan et

puis celle de Mickey Bush et

j'ai même aussi...


On retourne au kiosque à journaux où le SAVANT FOU lit tranquillement.


LE SAVANT FOU

Auguste, il y en a vraiment qui

vendrait leur âme au diable pour

faire la une des journaux.


GARDIEN

Psst! T'as vu le résultat des derniers

sondages? T'as coté est montante,

comme la marée, et c'est pas tout.

Regarde-moi ça.


En montrant un poisson dans un livre.


LE SAVANT FOU

(En se cachant les yeux)

Ahh!


LE SAVANT FOU est enseveli sous des poissons frais.


GARDIEN

T'es gâté, dit donc, c'est

des nouvelles fraîches.

C'est le genre de lecture qui

devrait t'absorber.


Le GARDIEN jette le journal sur le SAVANT FOU, celui-ci l'absorbe vraiment.


GARDIEN

Alors, vous êtes d'accord, ce

Clump, c'était un fichu journaliste.

Fallait pas sortir de polyclinique

pour s'en apercevoir.

Toute cette histoire était

cousue de fil blanc.

Et pour tout vous dire,

je suis allé faire un tour sur

place et de fil en aiguille.

(En riant)

Eh ben, avec les villageois, on

est devenu sacrément potes.


En disparaissant lui aussi dans un journal.


Générique de fermeture

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