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Les bleus de Ramville

L'univers tourne autour des membres du club des fans de l'équipe de hockey local d'une ligue senior semi-professionnelle. Bien qu'affichant des personnalités et des intérêts différents, les quatre membres les plus actifs du club des fans partagent tous une passion qui les unit - le hockey. Et plus particulièrement, le hockey joué par leur équipe, les Radiateurs Dufresne.Propriété de Polo Dufresne, homme d'affaires influent aux moeurs quelque peu douteuses, l'équipe des Radiateurs est un des ...

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L'article

Le fan-club prépare un encan. On craint que le journaliste Pelletier n’écrive un « mauvais papier » sur Ramville. Maureen tente de convaincre Julie que McNeil n’est pas un gars pour elle. Nadine et Gordie ne s’entendent pas sur les rénovations dans le sous-sol. Christian doit finir son secondaire.



Réalisateur: Derek Diorio
Acteur: Jean-Marc Dalpe
Année de production: 2010

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


GORDIE est à la maison. NADINE débarque à l'improviste, le dérangeant dans son activité.


GORDIE

Qu'est-ce que tu fais ici?


NADINE

Toi, qu'est-ce que tu fais ici?


GORDIE

Euh, rien.

J-je prépare le

stock pour l'encan.


NADINE

Ah, bonne nouvelle.

On pourra se promener dans

le sous-sol sans s'accrocher

dans un trophée?


GORDIE

Es-tu ici pour euh,

pour longtemps?


NADINE

Non.

Je prends mon lunch

pis je m'en vais.


GORDIE

Ah oui, en passant, c'est

confirmé pour le journaliste.

Il va passer à l'aréna

demain après-midi.


NADINE

Un journaliste de Montréal.

Veux-tu ben me dire ce

qu'un journaliste de Montréal

s'en vient faire ici?


GORDIE

Il y a eu aussi beaucoup

de fermetures d'usines

à Québec dernièrement.

C'est un sujet très à la mode.


NADINE

Ben, à la mode en maudit

s'il vient jusqu'ici.


GORDIE

Oui.

Euh, t'as rien oublié?


NADINE

Euh, non.

Tu ramasses les enfants?


GORDIE

Oui.


On sonne à la porte. NADINE va répondre.


GORDIE

Euh, je, je ...


LIVREUR 1

On les met où, vos 2 X 4?


NADINE

Quels 2 X 4?


GORDIE

Euh.


GORDIE

Hmm, je m'en occupe.

(S'adressant à LIVREUR 1)

La porte d'à côté

donne au sous-sol.

C'est débarré.


NADINE

Juste un instant.


NADINE prend GORDIE et l'amène en retrait, laissant LIVREUR 1 et LIVREUR 2 dans le pas de la porte.


NADINE

Explication, s'il te plaît.


GORDIE

J'ai décidé de prendre

un peu d'avance,

d'un coup que je déciderais

de finir le, le sous-sol.


MAUREEN, JULIE et CHRISTIAN sont dans la salle du fan club, préparant les différents articles de hockey en prévision d'un encan.


CHRISTIAN

Pars les à vingt.


MAUREEN

Vingt piastres?

Ben, t'es malade?

Qui est assez weird pour

bidder 20 piastres sur ça?


JULIE

Ah-hem.

Envoye, donne.

Haye, ça, ma belle là,

ça vient des années 50.

Hmm?

On n'est pas pour donner

ça à un smatte là,

qui va aller revendre ça

sur Ebay à 400 piastres

à un milliardaire japonais.


MAUREEN

Personnellement, j'ai jamais

vu de milliardaire japonais

se promener avec des pads

de hockey des années 50.


JULIE

Ben, c'est du patrimoine.

On laisse pas ça aller de même.


CHRISTIAN

Tu sais euh, ça serait

le fun han que tu laisses

une couple d'affaires pour

l'encan, Julie Lachance.


JULIE

Tu sais, tout ce que je

prends là, je le paie,

Christian Guérette.


CHRISTIAN

Ah ouan?


JULIE

Ouan.


JULIE

Mau?

Tu sais pour McNeil, là ...


MAUREEN

Ah, il veut rien

savoir d'animer l'encan.

Il dit qu'il est un

joueur de hockey,

pas un animateur de foule.


JULIE

Mais qu'est-ce que tu veux?

C'est un grand timide.


MAUREEN

Ah.

Come on, Julie.

Si Dave McNeil voit

pas d'intérêt personnel

dans une affaire,

il embarque pas.

Je le sais, j'ai

déjà sorti avec.

Il est juste pas généreux.


Le téléphone de MAUREEN sonne.


MAUREEN

(Parlant au téléphone)

Salut mon gros loup.

Ouan.


MAUREEN se retire, poursuivant sa conversation téléphonique.


JULIE

Haye, c'est rendu que gros

loup l'appelle aux dix minutes.

Haye, la semaine passée là, elle

était prête à le planter là.

Là, aujourd'hui elle

veut savoir s'il a pris

ses quatre groupes

alimentaires pour dîner.


CHRISTIAN

Au moins quand quelqu'un

s'intéresse à elle,

elle s'en aperçoit, elle.


JULIE

Ben, parle donc pour

qu'on te comprenne là.


CHRISTIAN

Ben là.


JULIE

Ben quoi ça, ben là?


CHRISTIAN

Le gars des ressources humaines

à la Mills, c't'affaire.

Il te voit dans sa soupe.


JULIE

Ben voyons.


CHRISTIAN

Ben quin.


JULIE

Ben voyons.


CHRISTIAN

Ben quin.


MAUREEN

Heille, les plus de job.

Vous avez pas un cours qui

commence dans cinq minutes,

vous autres?


JULIE

Ah, shit!


De retour à la maison de GORDIE et NADINE. Les deux discutent, pendant que les livreurs attendent dans l'entrée.


NADINE

Fait que là, Gordon,

j'essaye de comprendre,

mais il me semble qu'on

s'était entendu pour les rénos?


GORDIE

Tu t'étais entendu.


NADINE

On est même pas sûr de

rester à Ramville pis toi,

tu vas finir le sous-sol.


GORDIE

T'es pas sûre de

rester à Ramville.

C'est pas pareil, ça Dine.


NADINE

Toi, quand t'as quelque

chose dans la tête là ...


LIVREUR 1

Pour les 2 X 4 ...


NADINE

Chut chut!

Fait que le Titanic est

en train de couler pis toi

tu t'apprêtes à repeinturer

les cabines, c'est ça?


GORDIE

Voyons Dine.

Le Titanic coule pas, il a

même pas vu un seul iceberg!


NADINE

Pis la fermeture de

l'usine, c'est quoi, ça?


GORDIE

Ok, ok.


GORDIE

(S'adressant aux LIVREURS)

Vous les gars,

han, préparez-vous

à partir de Ramville?


LIVREUR 1

Euh, non.


NADINE

Non. Tu vois?

Mais c'est sûr qu'ils se

préparent pas à quitter là là,

mais il y pense.

(S'adressant aux LIVREURS)

Vous y pensez, non?


LIVREUR 1

Oui, oui, j'y pense


GORDIE

Hey!


LIVREUR 1

... pas tant que ça quand même.


NADINE

(S'adressant à LIVREUR 2)

Pis vous?


LIVREUR 2

Ah ben, moi, je m'en mêle pas.


CHRISTIAN, JULIE et MIKE sont dans une salle de réunion, entourés de plusieurs autres travailleurs. MARC-ANDRÉ, employé des ressources humaines, leur donne un cours.


MARC-ANDRÉ

En fait, cette

perte d'emploi-là,

vous devez la voir comme une

opportunité extraordinaire.


CHRISTIAN

Ben oui, on devrait écrire

au président de la compagnie

pour lui dire merci.


JULIE

Christian.

Ce qu'il veut

dire c'est que là,

on a une chance unique de

réfléchir à ce qu'on veut

vraiment faire dans la vie.


MARC-ANDRÉ

Oui.


CHRISTIAN

C'est vrai Julie, une

lettre c'est pas assez.

On devrait lui envoyer une

boîte de chocolat en plus.


MARC-ANDRÉ

Non. Julie a raison les amis.

À la place de vous lancer

aveuglement sur le premier

emploi qui passe, assoyez-vous

et demandez-vous : je veux quoi

des 10, des 20, des 30 ans de

vie de travail qu'il me reste?


CHRISTIAN

Ben oui, c'est ça, pis pendant

que je vais être assis,

les autres vont tout courir

ramasser les dernières jobs

qui restent à Ramville.


MARC-ANDRÉ

Vous savez c'est très

très très intéressant,

ce que Christian vient de

dire : les dernières jobs

qui restent à Ramville.

Pourquoi?

Pourquoi, pourquoi,

pourquoi faudrait-il absolument

que ça se passe à Ramville?

Pourquoi diriez-vous

pas, peut-être que oui,

mon prochain emploi se passera

à Ramville ou peut-être que non.

Han?


CHRISTIAN

C'est vrai ça.

Je pourrais aller à Sudbury,

comme ça je me sentirais

moins seul sur le chômage.


MARC-ANDRÉ

Christian, tu viendras

me voir après le cours.

Écoutez les amis, vous allez

prendre cette fin de semaine,

quelques heures, pour vraiment,

vraiment réfléchir sur papier.

Vous allez faire un

inventaire de vos expériences,

de vos habiletés, de

vos forces, et surtout,

de vos aspirations.


CHRISTIAN

Quand je vais avoir

fini de répondre à ça,

ça va être l'heure de

prendre ma retraite.


MARC-ANDRÉ

Ensuite vous allez venir

demander à vos connaissances

de valider vos réponses.


MIKE

Haye, c'est-tu

obligatoire, ça là là?


ENSEIGNANT

Écoutez, comprenez

bien, les amis,

que vous ne faites

pas ça pour moi.


MIKE

Oui mais, c'est-tu obligatoire?


MARC-ANDRÉ

Non, ce n'est pas obligatoire.


MIKE

Parfait, parce que j'ai

deux games back-to-back en fin

de semaine, moi là là, hmm.


GORDIE est au garage, dans son bureau avec RAYMOND, un client. POLO fait son entrée.


GORDIE

(S'adressant à RAYMOND)

Bon ...

Donne-moi un chiffre pour le

fun là, on parle pour parler.


POLO

Haye, faut que je te parle.


GORDIE

Excuse moi Raymond.


GORDIE

C'est quoi l'affaire, Polo?


POLO

Je viens de recevoir un

téléphone de l'Hôtel de ville.

Ça a l'air que le

journaliste vient pus.


GORDIE

Bon, ok.

T'étais-tu obliger de venir

jusqu'ici pour m'annoncer ça?


POLO

C'est parce que le journal

a décidé d'envoyer quelqu'un

d'autre à sa place,

un gars des sports.


GORDIE

Hmm.

Logique.

Bonne affaire qu'on est

une ville de sports.


POLO

Fait que l'idée là, c'est

que c'est toi qui va s'occuper

de lui : lui faire faire le

tour, le promener en ville,

lui montrer l'aréna,

toutes ces affaires-là.


GORDIE

Parfait.

T'sé moi, vendre un char

ou vendre une ville là ...

Ah, c'est qui le gars?


POLO

Un dénommé Pelletier.


GORDIE

Pas Bertrand Pelletier?


POLO

Ça ressemble à ça.


GORDIE prend un air découragé.


POLO

Ben, c'est quoi le problème là?


GORDIE

La dernière fois que ce gars

là a écrit quelque chose de fin

sur quelqu'un, Lafleur avait

pas encore pris sa retraite.


JULIE et MAUREEN sont au resto-bar. Pendant que MAUREEN travaille, JULIE fait l'inventaire de ses qualités et défauts, tel que demandé par MARC-ANDRÉ lors du cours.


JULIE

Haye, c'est quoi mon plus

gros défaut tu dirais?


MAUREEN

Ben, boquée.


JULIE

Comment ça, boquée?

T'es donc ben pas fine.


MAUREEN

Ben, tu m'as posé une question.


JULIE

Ben, je suis quand même

pas pour écrire ça là.

Ah, tiens, je

l'ai : persévérante.

Mau, tu sais pour

McNeil là, ben,

il pourrait venir à

l'encan, mais juste pour donner

les articles aux gagnants.


MAUREEN

Tu vois, c'est ça que je

dis : pas persévérante, boquée.

Pour faire des

affaires de même,

faut être généreux

de son temps.

McNeil est pas

généreux dans rien.

Intéresse-toi donc au

vrai monde à la place.

Hmm?


MAUREEN pointe MARC-ANDRÉ, attablé au resto, prenant un repas en solitaire.


MAUREEN

Comme votre gars des

ressources humaines, mettons.

Tu vois la soupe

qu'il a devant lui?

Paraît qu'il te

voit dedans han.


JULIE

Ça là, c'est les

niaiseries à Christian.

De toute façon,

il m'intéresse pas.


MAUREEN

Ha!

Tu le disqualifies tout de

suite parce que tu penses

qu'il t'intéresse pas.

Mais ce qu'il y a

d'intéressant avec l'amour,

c'est qu'il y a souvent des

personnes qui finissent

par nous intéresser pas mal

plus que d'autres qui nous

intéressaient ben gros

au début mais qui,

quand on commence à

s'intéresser à eux,

finissent par être pas

si intéressants que ça.

Tu me suis?


JULIE

Non.

Ah, mais euh, c'est

intéressant, par exemple.


MAUREEN

Bon, ok.


GORDIE, MAUREEN, JULIE et CHRISTIAN sont au local du fan club, préparant l'encan.


GORDIE

Demain matin 9h, transport

du stock vers O'Malley's.

L'encan comme tel

commence à 4h.


MAUREEN

Euh, le journaliste arrive

à quelle heure encore?


GORDIE

En matinée, je pense.


MAUREEN apporte un café à GORDIE.


GORDIE

Ah ha, merci ma belle.

Ah oui, en passant, Dave

McNeil a accepté de lui montrer

Ramville, l'aréna, l'hôtel

de ville, et cetera.


JULIE

Ouin.

C'est euh, généreux

de sa part, ça.

Non?


CHRISTIAN

(S'adressant à GORDIE)

Comment ça se fait que c'est

pas toi qui s'en charge?


MAUREEN

Ouin.

Me semble que c'est

plus ton genre.


GORDIE

Ben, c'est que je

vais être pas mal occupé

avec ma pratique pee-wee, han.


JULIE

Oui, je pense que vous oubliez

le papier qu'il avait écrit

sur Gordie dans le temps.


CHRISTIAN

Qu'est-ce qu'il

avait écrit Gord?


GORDIE

Bof.

Je m'en souviens

pas trop là …


JULIE

Une trâlée de mensonges là :

que Gordie avait tendance

à choker quand la

pression était trop forte.


CHRISTIAN

Oh ho no!


GORDIE

Quelque chose comme ça, oui.


JULIE

... Qu'il perdait ses moyens

quand les enjeux étaient

trop importants.


GORDIE

Quelque chose du genre.


MAUREEN

C'est donc ben chien.


CHRISTIAN

Pis euh, quoi d'autre, euh?


JULIE

Ben, qu'il était pas capable

d'endurer la chaleur,

qui préférais rester à

l'ombre.


GORDIE

Bon, merci Julie, là!

Merci Julie!

Ça va, on a l'idée là, hmm.

Mais là, je compte sur

vous de lui faire quand même

un bel accueil quand il va

passer au fan club demain.

On se souvient notre équipe,

notre ville sont plus

importantes que n'importe

quelle vieille chicane.


CHRISTIAN

On va apporter des

tambours pis des trompettes.


De retour à la maison. Pendant que WAYNE et AMÉLIE vident la table après avoir mangés, GORDIE et NADINE discutent dans la cuisine.


NADINE

Je comprends là que tu veux

pas jouer au guide touristique,

mais tu, tu vas même pas

lui adresser la parole?

Rien?


GORDIE

Quand il va venir au fan club,

je vais lui parler de Ramville,

des Radiateurs.


NADINE

Tu devrais être plus smatte.

Tu devrais t'en servir

pour faire parler de toi

dans les ligues majeures.


GORDIE

Pourquoi je voudrais que

ce monde-là reparle de moi?


NADINE

Mais, on sait jamais ce

que l'avenir nous réserve.


WAYNE

Qu'est-ce que

l'avenir nous réserve?


GORDIE

Veux-tu Dine?

On pourrait pas se

parler de ces affaires-là

une autre fois, hmm?

Là, faudrait

rester focusé, han,

il faut pas le perdre le focus

sur les games qu'on a à jouer

aujourd'hui là.

Han, on a l'encan, on a

la visite du journaliste,

on a la game des

Radiateurs à soir.


NADINE

Y avait pas aussi un

sous-sol que tu voulais finir

en fin de semaine?


AMÉLIE

Nice, quand est-ce qu'il

va être fini, le sous-sol?

Parce que moi et mes amies

on voudrait faire un party.


GORDIE

On peux-tu s'entendre

sur une affaire là?

Ok?

On parle pas de sous-sol,

on parle pas de party,

on parle pas d'avenir.

On reste focusé.


CHRISTIAN, JULIE et MIKE sont au bar, préparant les articles pour l'encan.


CHRISTIAN

Fait qu'il me dit : Christian,

j'ai regardé ton dossier,

et quelqu'un a mis les lettres

HSNC sur toutes les pages.

Tu sais-tu ce que ça veut

dire, ces lettres-là?

qu'il me demande.

J'y dis non.

Il me dit : Ça veut dire :

High School Not Completed.


MIKE

Ah, OK!

C'est ça que ça veut dire.


CHRISTIAN

Et pis là, il me

dit : Christian,

il faut que ces

lettres-là arrêtent de te suivre

partout où tu passes.


JULIE

C'est vrai que tu pourrais

donner la claque pour le finir,

ton secondaire.


CHRISTIAN

Ben oui.

Pis qui s'est qui va payer mes

bills quand je vais passer mes

journées sur un banc d'école?


MAUREEN

Haye euh, les sportifs,

umm, allez-vous manger?


MIKE

Haye doudoune, ça va être la

même chose que d'habitude.


MAUREEN

Numéro 4 avec les

frites, mon gros loup?


MIKE

Ouan.


CHRISTIAN

Il dit qu'il faut que mon

français devienne plus meilleur.

Veux-tu ben me dire

c'est quoi le problème

avec mon français, man?


JULIE

Haye c'est beau mon Christian!

Plus meilleur.

Continue de t'en servir,

cette expression-là.

Je sens que c'est à la veille

de passer dans le dictionnaire.


CHRISTIAN

Pis là, pour

m'achever ben raide,

il dit que j'ai un

problème d'attitude.

Trop négatif qu'il dit.

C'est rendu que quand tu

dis les vraies affaires là,

le monde dit que t'es négatif.


MIKE

Le monde est plus comme avant.


JULIE

Haye, j'ai tapé ça moi le

mot négatif dans Google,

pis c'est ta face

qui est apparue.


DAVE et BERTRAND font leur entrée dans le bar.


CHRISTIAN

Ah ben calvaire.

Regardez donc qui s'est

qui vient d'entrer.


DAVE fait visiter le bar à BERTRAND.


CHRISTIAN

McNeil est même pas foutu

de venir nous le présenter.


JULIE

Ben oui mais tu disais

toi-même que tu voulais

pas y parler, à Pelletier.


CHRISTIAN

Justement, si y serait

venu, j'aurais pu l'ignorer.


DAVE et BERTRAND sont attablés dans le bar, discutant entre eux.


DAVE

Les scouts des grandes ligues

là, ils ont zéro imagination.

Ils vont toujours aux

mêmes maudites places.

Tu sais-tu qui en a combien

qui sont venus à l'aréna

depuis que je joue ici, moi?


DAVE fait un zéro avec ses doigts.


BERTRAND

M'a te donner deux

raisons, mon beau?

Un, Ramville.

Deux, ligue senior.

Cherche pas plus loin.


DAVE

Haye, whoa whoa.

On a des bons joueurs

dans cette ligue-là!

Pis je parle pas

juste de moi, là.


MAUREEN va rejoindre DAVE et BERTRAND à leur table.


MAUREEN

(S'adressant à BERTRAND)

Café?

Oui, je le sais.

Je suis super cute, mais

j'aime ça vivre ici pareil.

Pis je trouve toujours

du stationnement.


DAVE

N'importe quoi.


MAUREEN

Alors, café?


BERTRAND accepte. MAUREEN lui verse un café.


MAUREEN

Il vous a déjà dit pour

ses cinquante-trois buts

de l'année passée?


BERTRAND

Non, mais je sens

que ça s'en vient.


MAUREEN

Ça pis ses trois

buts en supplémentaire

du printemps dernier.


DAVE

C'était quatre.


MAUREEN

Ah, quatre.


MAUREEN retourne vaquer à ses occupations.


DAVE

Cute, oui, mais tête

de cochon en maudit.

Garde tes distances.

Haye, pis c'est pas juste

les scouts qu'on voit pas, han.

Tu sais que t'es le premier

gars d'un journal important que

je vois arriver ici depuis

que...


BERTRAND

(Interrompant DAVE)

Sais-tu où est-ce que

je pourrais trouver

Gordie Turcotte, toi?


GORDIE est à l'aréna, dirigeant une pratique auprès d'une bande de jeunes joueurs d'âge pee-wee.


GORDIE

(S'adressant aux joueurs quittant la glace)

Bonne pratique.

Haye, bonne joute

toi aujourd'hui, ok.

Bon.

(S'adressant à AMÉLIE)

Haye euh, Amélie, je

t'embarque à la défense

pour la prochaine game, ok?


AMÉLIE

Ok.


GORDIE

Va te changer.


BERTRAND rejoint GORDIE près de la patinoire.


BERTRAND

Gordie Turcotte.


GORDIE

McNeil n'est pas avec vous?


BERTRAND

Ça va, j'ai su de lui tout ce

que j'avais besoin de savoir.


GORDIE

Haille euh, je pensais à ça.

Nous autres, on n'a pas

dû se parler depuis?


BERTRAND

Pas depuis le papier que

j'avais fait sur toi, je dirais.

Dit-on.

Tantôt, j'aimerais ça qu'on

jasent un peu, de toi,

de ton après carrière.


GORDIE

Il y a rien à dire sur moi.


BERTRAND

Le prochain Ken Dryden qui

joue pas une seule game

dans la ligue Nationale et

qui aboutit comme vendeur

de char à Ramville?

Où tu penses qu'elle

est, mon histoire?


De retour dans la salle de cours. CHRISTIAN, JULIE et MIKE sont assis parmi les autres travailleurs.


MARC-ANDRÉ

Dernière question avant

que je vous laisse quitter.

Est-ce qu'il y en a

qui ont eu le temps

de remplir le questionnaire?


Toute la classe ou presque lève la main.


MIKE

Ben là, vous avez dit que

c'était pas obligatoire.


MARC-ANDRÉ

Ok.

Est-ce qui en a qui ont

eu le temps de faire

valider les réponses?


Seule JULIE lève la main.


MARC-ANDRÉ

Ah, Julie.


Ben moi, j'ai écris

que j'étais ponctuelle,

persévérante, et fiable.


Ben, la validation...


CHRISTIAN

(Interrompant JULIE)

Comment ça, fiable?

T'as pris quarante-quatre jours

de maladie l'année passée.


JULIE

Ben, c'est quoi le rapport?

On peut être malade et

fiable en même temps, hmm.


CHRISTIAN

Elle était fiable au

fan club, par exemple.

Zéro absence en

quatre ans aux réunions.

Une autre de tes qualités

en passant, Lachance, umm,

priorités aux bonnes affaires.


MARC-ANDRÉ

Ok, bon.

On s'arrête ici les amis.

Merci beaucoup

pour votre temps.

On se voit à la prochaine.


Les gens se lèvent et quittent la salle.


MARC-ANDRÉ

Excuse moi, Julie.

Ça va avec le questionnaire?


JULIE

Ah, oui oui, ça va.

C'était un peu long

han, mais ça va.


MARC-ANDRÉ

Parce qui si jamais …


CHRISTIAN et MIKE sont les derniers à quitter la salle. Le regard de MARC-ANDRÉ croise celui des gars.


MARC-ANDRÉ

Parce que ... Parce ce que si

jamais t'avais besoin d'aide,

je pourrais, je veux

dire, si tu veux,

on peut aller prendre

un café ensemble.


JULIE

Un café?


MARC-ANDRÉ

C'est une façon

de parler, genre,

on pourrait aller

se rencontrer.

Je le sais pas.


JULIE

Excuse moi, je ...

C'est que tu vois,

il y a quelqu'un

dans ma vie, han.

Je ... Merci.


MAUREEN et JULIE discutent dans un couloir de l'aréna.


MAUREEN

Tu lui as dit quoi? !

Ben, t'as qui

dans ta vie, toi? !


JULIE

Ben.


MAUREEN

Non.


JULIE

Ben oui.


MAUREEN

Ah!

Dave McNeil? !


JULIE

Chut!


MAUREEN

McNeil est pas

dans ta vie, Julie.

Il est dans ta tête!

Ah, tu mêles tout!

Tiens, je vais appeller Mike

pour lui dire qu'on casse.

Qu'est-ce que tu veux,

j'ai Brad Pitt dans ma vie.


JULIE

Tu comprends rien!

En tous cas, entre moi

qui es sincèrement amoureuse

de Dave McNeil, pis toi qui

se force pour être en amour

avec Mike Racette

depuis deux semaines là,

je sais pas ce que je préfère!


MAUREEN

Ah, je me force, moi?


JULIE

Ben Mau, tu te fais des

accroires avec Mike Racette.

Gros loup par ci,

gros loup par là.

T'arrêtais pas de

te plaindre que,

que ses manies te

tombaient sur les nerfs!


MAUREEN

Ben, j'ai décidé de voir

ses manies autrement.

J'ai décidé de l'accueillir

dans ses différences.

C'est très

bouddhiste, tu sauras.


JULIE

C'est n'importe quoi.


MAUREEN

Ah pis, comment tu

pourrais comprendre,

t'as jamais sorti

avec un gars de ta vie.


JULIE

Ben, tu sais pas toute

de ma vie, Maureen Berton.


MAUREEN

Mais, pourquoi Dave McNeil?


GORDIE présente différents souvenirs et photos des Radiateurs à BERTRAND, dans le lobby de l'aréna.


GORDIE

Ça, c'est l'équipe de

la Coupe en 2004, han.

Huit victoires de

suite en séries.

Tu sais ce que c'est quand

un bon scorer qui est hot

dans les playoffs, han.

Nous autres, on avait

un gars de Penetang que ...


BERTRAND

(Interrompant GORDIE)

Écoute, je trouve ça super

intéressant les Radiateurs

pis la Coupe de 2004, mais moi

ce que je veux vraiment savoir,

c'est pourquoi un premier choix

au repêchage prend sa retraite

à 21 ans, pourquoi il retourne

vivre dans son patelin et

pourquoi, après vingt ans, on

le retrouve à la même place?


GORDIE

J'ai arrêté de jouer parce

que j'ai eu une blessure

qui m'empêchait de

jouer comme avant.

Je suis revenu ici parce

que je viens de la place.

Je reste parce que c'est

ici que je suis bien.


BERTRAND

Oui, mais...


GORDIE

(Interrompant BERTRAND)

Excuse moi mais,

j'ai tout dit ce que j'avais


à dire là-dessus.

Tu vois, ben trop ordinaire

pour faire une histoire

dans ton journal.

Fait que, on peux-tu continuer?


GORDIE et BERTRAND font leur entrée dans la salle du fan club.


GORDIE

Je vous présente Christian.


CHRISTIAN

Salut.


GORDIE

Bienvenue au fan club.

C'est ici qu'on fait

tout nos réunions.

Un coup mal pris, on peut

toujours installer des tables

de chaque bord pour les

soupers bénéfices, les bingos.


BERTRAND

Ouan, avec toutes

ces activités là,

il doit plus vous rester

grand temps pour travailler.


CHRISTIAN

Ben là, à part lui pis Maureen,

on travaille pus personne,

fait que...


GORDIE

(Interrompant CHRISTIAN)

La Mills a un

programme complet pour aider

les employés à se replacer.


CHRISTIAN

Leurs questionnaires sont plus

complets que leur programme.

(S'adressant à BERTRAND)

Café euh?


BERTRAND

Envoye donc.


GORDIE amène BERTRAND près des fenêtres qui donnent sur l'aréna.


GORDIE

Le meilleur spot pour

regarder les games.


BERTRAND

Ah ha.

Tu dis que t'es propriétaire

minoritaire, han?

Tu pourrais t'arranger pour

transformer tout ça en loge

pis louer ça aux entreprises.

Imagine les revenus, toi.


De retour au bar, GORDIE anime l'encan, qui bat son plein.


GORDIE

Bravo Christine!

Bel achat.

Ah, prochain item, mon Wayne.


WAYNE donne un bâton de hockey à GORDIE.


GORDIE

Ah.

Mmm, mmm, mmm, une

pièce magnifique datant

d'à peu près 40 ans.

Bâton d'hockey

Victoriaville straight blade.

Regarder ça là, aucune

courbe là-dessus, hmm.

1967 mesdames et messieurs.


Pendant l'encan, MAUREEN et BERTRAND discutent en retrait, dans le fond du bar.


JULIE

(Regardant MAUREEN)

Tiens, tiens, tiens,

regarde là donc, elle.

Elle est en train de

le faire tourner autour

de son petit doigt.

Haille, quand il va se

mettre à écrire son texte là,

il va penser à la face de

Maureen pis il sera plus

capable de nous planter.


CHRISTIAN

Moi, je le truste pas là.

Il peut aussi ben se revirer

de bord pis toute nous faire

passer pour des bozos.


JULIE

T'es dont ben négatif.

Oh non, c'est vrai, s'cuse.

Toi, tu dis les

vraies affaires.


CHRISTIAN

Quand j'ai dit aussi que

McNeil se montrerait jamais

la face à l'encan, j'étais

négatif, je suppose?


JULIE

Ah ben, tu sauras que

Dave, le soir de parties,

il aime se concentrer

sur sa game.


DAVE arrive en douce. JULIE se retourne, et le voit.


JULIE

(Surprise)

Ah euh, umm t'as décidé

de venir à l'encan?


DAVE

Ouais, mais malheureusement,

je pourrai pas rester longtemps.

Heille, c'est

cool, y a du monde.

Le journaliste est-tu ici?


CHRISTIAN

Oui, il est là-bas, en

train de penser que Maureen

le trouve intéressant.


DAVE

J'ai quelque chose pour lui.

C'est juste une couple

d'articles de journaux sur moi.

Au cas où ça l'aiderait

à écrire son papier.

Bon, ben, salut.


DAVE quitte le bar.


GORDIE

Quarante deux, quarante deux,

quarante trois, vendu à Gilles!

Bravo mon Gilles!

Un grand merci.


La première période du match est terminée, c'est toujours l'égalité 0-0. POLO et GORDIE regardent le match de la salle du fan club.


POLO

Ils sont pas

opportunistes, simonac.

Ça devrait être 3-0

minimum, c'te game-là.

Si McNeil y passait

la puck aussi une fois

de temps en temps, han.


GORDIE

Pas d'accord.


POLO

Quelle surprise.

Quand est-ce que t'es

d'accord avec moi, han?


GORDIE

Heille, quand un gars juge que

c'est lui qui a la meilleure

chance de marquer, là,

han, tu fais pas la passe.

Et comme McNeil est

toujours bien placé …


Pendant que GORDIE et POLO vont se chercher à boire, NADINE et BERTRAND discutent.


NADINE

Comme je vous disais tantôt,

je pense que les équipes

des ligues majeures

devraient embaucher

des gars de hockey au marketing.


BERTRAND

C'est comme en pub ça, ils

engagent tous des jeunes sortis

des programme de marketing

qui ont pas peur de faire

des dix-huit heures par jour.


NADINE

Ouan, c'est bien beau la

jeunesse, mais je veux dire,

si ils ont jamais

joué, si ils savent

pas c'est quoi le hockey, han.

Je prends un gars comme

Gordon, par exemple.


BERTRAND

Gordon?


NADINE

Ben, Gordie.


BERTRAND

Ah.


NADINE

Les Canadiens auraient

pas un meilleur gars

pour vendre leur produit.


BERTRAND

C'est vrai que j'ai

remarqué qu'il est pas pire

pour vendre un produit.


NADINE

Ben, d'ailleurs, je

me demandait comme ça,

si vous pourriez pas peut

être glisser un petit mot

à la direction?


BERTRAND

Je pourrais, mais je suis pas

sûr sûr que ça l'aiderait.

Le club m'interdit

de prendre l'avion

avec l'équipe depuis cinq ans.


NADINE

Ah.


GORDIE rejoint NADINE et BERTRAND.


GORDIE

Bertrand, une autre

petite broue, hmm?


BERTRAND

Non, non, j'y vais, moi là.


GORDIE

Comment ça, tu y vas?


BERTRAND

Ben, si je veux qu'il

sorte cet article-là,

il faut toujours ben

que je retourne au motel

pis que je l'écrive.


GORDIE

Tu vas manquer

la 2e période là.

C'est là où qu'ils

se réveillent.

Heille, tu devrais voir

la foule embarquer, toi.


BERTRAND

Il faut vraiment que j'y aille.


GORDIE

Bon. Ben.

On va pouvoir lire ça dans

le journal demain matin?


BERTRAND

Ça devrait sortir sur

Internet avant minuit.

Fait que vous allez savoir

avant de vous coucher si j'ai

décidé d'être fin ou

pas avec vous autres.


BERTRAND quitte la salle.


POLO

L'enfant de nanane.

Quessé qui t'as pris de

lui payer sa bière aussi?


Le match est terminé. Dans la salle du fan club, GORDIE discute avec CHRISTIAN, JULIE et MAUREEN.


GORDIE

Cinq à zéro, trois

buts de McNeil.

Pelletier a tout manqué ça.


CHRISTIAN

Il était trop pressé

d'embarquer sur son laptop

pour nous planter.


MAUREEN

Ben là, décourage-moi pas.


GORDIE

Ah, t'as raison.

Toi, t'as travaillé

fort sur son cas.


MAUREEN

Ah, je lui ai même donné

mon numéro de cellulaire.


JULIE

Ben oui, Mau, c'est

bien beau se sacrifier

pour une cause, mais euh ...


MAUREEN

Tu sais ben qu'il

m'appellera jamais.

Il m'a déjà oubliée

à l'heure qu'il est.


Le téléphone de MAUREEN sonne. Croyant parler à MIKE, c'est plutôt BERTRAND qui est au bout du fil.


MAUREEN

(Parlant au téléphone)

Belle game, mon gros loup.

(Réalisant son erreur)

Euh, pardon.

Bonsoir Monsieur Pelletier.

Ok, ok.

Oui, oui, on va aller voir ça.

C'est ça, bonne soirée.


MAUREEN raccroche.


MAUREEN

Son texte est en ligne.


MAUREEN, JULIE, CHRISTIAN et GORDIE se précipitent sur un ordinateur pour lire l'article.


CHRISTIAN

Ramville perd ses cornes.

Je le savais.


JULIE

Non, non. Attends.

(Lisant l'article)

Ramville perd ses cornes,

mais trouve un sauveur.

Il était le

prochain Ken Dryden.

Celui qui ne

pouvait pas échouer.

Celui que le bon peuple

attendait pour le faire rêver.


MAUREEN

(Lisant l'article)

À 21 ans, une blessure

met fin à sa carrière.

Comment, deux

décennies plus tard,

peut-on se remettre d'un

tel sale coup du destin?


CHRISTIAN

(Lisant l'article)

C'est ce que je

suis allé vérifier.


MAUREEN

Ah, on dirait que l'article

parle juste sur toi.


BERTRAND

C'est drôle, je

pensais que l'idée c'était

de faire parler de Ramville.


GORDIE

Je lui ai dit autant

comme autant que je voulais

pas qu'il parle de moi.

Maudits journalistes.

Ils écrivent toujours juste

ce qu'ils veulent ben écrire.


JULIE

(Lisant l'article)

Ramville me rappelle une

époque où l'environnement

était proportionnel à l'humain.

Une époque où les gens

n'avaient pas besoin de slogans

pour être fiers de leur ville.

Une époque où les gens

se serraient les coudes

en cas de coups durs.

Et à Ramville, c'est à l'aréna

qu'on se serre les coudes.


JULIE

(Regardant MAUREEN)

Wow!


CHRISTIAN

Faut lui donner ça.


GORDIE

Il écrit bien, le p'tit toryeu.

Bonne soirée la gang.


MAUREEN

Ciao.


GORDIE est de retour à la maison, discutant avec NADINE.


NADINE

T'as vu?


GORDIE

Oui.


NADINE

Décevant?


GORDIE

Tu trouves?


NADINE

Ben, il aurait pu parler

beaucoup plus de toi.


GORDIE

Il l'a fait ben

assez à mon goût.

Mais, au moins, j'ai pas

travaillé sur son cas

toute la journée pour rien.


NADINE

Moi aussi, j'ai travaillé.


GORDIE

Ah?


NADINE

Mhmm.


NADINE sort une carte d'affaires, la présentant ensuite à GORDIE.


NADINE

Il m'a donné le numéro

du cellulaire du chef

du marketing du Canadiens.

Au cas où tu te déciderais.


GORDIE

À quoi?


NADINE

À lui proposer tes services.


GORDIE

Toi, quand t'as une

idée dans la tête là ...


NADINE

Veux-tu une bière?


GORDIE

S'il vous plaît.


Pendant que NADINE va chercher une bière, GORDIE prend la carte d'affaires et la brûle, à la flamme d'une chandelle.


Générique de fermeture

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