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Les bleus de Ramville

L'univers tourne autour des membres du club des fans de l'équipe de hockey local d'une ligue senior semi-professionnelle. Bien qu'affichant des personnalités et des intérêts différents, les quatre membres les plus actifs du club des fans partagent tous une passion qui les unit - le hockey. Et plus particulièrement, le hockey joué par leur équipe, les Radiateurs Dufresne.Propriété de Polo Dufresne, homme d'affaires influent aux moeurs quelque peu douteuses, l'équipe des Radiateurs est un des ...

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Vite sur ses patins

Alors que Nadine est à Montréal, Gordie doit passer à travers sa journée qui s’avère être très mouvementée. Julie cherche à s’intégrer dans la direction de l’équipe, mais on lui dit qu’elle est trop pressée. Maureen tente de garder Racette occupé en lui confiant des travaux à la maison. Christian donne de mauvais conseils à Matthieu.



Année de production: 2013

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


Pendant que GORDIE parle au téléphone, une publicité le mettant en vedette passe à la télévision.


GORDIE (Voix de publicité)

Ici à Ramville, on

est des gagnants!


GORDIE

(Parlant au téléphone)

Non, inquiète-toi pas, Dine,

j'ai mis des collations

dans leur lunch...

Oui c'est ça.

Écoute, il faudrait bien

que j'y aille si on veut

pas être en retard.

Moi aussi.

Tu salueras Christine pour moi.

Ok?

Bye.


GORDIE

Ok, les enfants.

Ramassez vos sac à dos.

Il faut y aller, si on veut

pas être en retard pour

votre dernier camp d'été.


AMÉLIE

T'as-tu nos fiches

d'inscription?


GORDIE

Oui, sont juste là

sur le comptoir.


AMÉLIE

(Fouillant)

Sont pas là.


GORDIE

(Fouillant)

Ben voyons, j'ai

avais laissées...

Maudit, sont au bureau.


AMÉLIE

Ah.


GORDIE

Ok, let's go, faut passer au

bureau avant d'allez au camp.

Wayne...

Wayne!


WAYNE

On peut pas être en retard.


GORDIE

Wayne Turcotte, papa

fait son possible ok?


MAUREEN, CHRISTIAN et JULIE sont au fan-club, faisant l'inventaire des différents articles promotionnels de l'équipe.


MAUREEN

(Regardant un ancien calendrier d'équipe)

My God...

Y'a presque la moitié des

joueurs qui sont partis.


CHRISTIAN

Je pense qu'on peut dire bye bye

à la coupe pour l'an prochain.


JULIE

Qu'est-ce qu'on va faire

avec tous ces calendriers-là?


MAUREEN

On est rendu au mois

d'août, y'a pas personne

qui va vouloir acheter ça.


CHRISTIAN

Je vous l'avais dit, moi, qu'on

aurait dû charger moins cher.

On savait que le

monde était cassé.


JULIE

On pourrait peut-être les

donner au fans à la première

game de la saison.


MAUREEN

On avait pas parlé de

donner des t-shirts?


JULIE

Trop cher.


CHRISTIAN

Wow.

Donner des vieux calendriers à

place de donner des t-shirts...

Ouin, la saison commence bien.


GORDIE arrive à son bureau du garage. HENRI-PAUL, le réceptionniste, est dans la cour, avec un client.


GORDIE

(S'adressant à WAYNE et AMÉLIE)

Restez dans voiture.


HENRI-PAUL

Salut boss, as-tu deux minutes?


GORDIE

Viens avec moi, je suis pressé.


HENRI-PAUL

J'ai un monsieur qui vient

de Sudbury qui est intéressé

à nous acheter quelque chose,

mais il est ben hésitant.


GORDIE

Pourquoi?


HENRI-PAUL

Je sais pas trop,

y'a l'air de trouver

que nos prix sont trop bas.

Il se demande

c'est quoi le piège.


GORDIE

Piège?

HP...

On marche au volume ici,

pas plus compliqué que ça.


WAYNE donne un coup de klaxon.


HENRI-PAUL

Ah oui, pis il y a un

monsieur de Mattawa,

Lavigne Motors de Mattawa.

Il va recevoir trois

retours de location demain.

Tout du bas millage

pis top shape.

Il voulait savoir si

ça nous intéressait.


GORDIE

You bet.


WAYNE donne deux autres coups de klaxon.


GORDIE

Appelle-le, dis-lui que je

vais être la après-demain.

Nadine va être de retour,

je vais pouvoir descendre.


HENRI-PAUL

OK.


WAYNE continue de klaxonner, énervant GORDIE.


GORDIE

WAYNE! Il faut que j'y aille.


HENRI-PAUL

Une dernière affaire boss.


GORDIE

Dépêche.


HENRI-PAUL

C'est parce que vas-tu

revenir cet après-midi?

Je vais peut-être vouloir

prendre un diner tantôt.


GORDIE

Pas de problème, je serai là.


De retour au fan-club. MAUREEN, JULIE et CHRISTIAN remplissent des boîtes d'objets.


MAUREEN

... En tout cas, d'après Mike

celui qui va être le plus

difficile à remplacer,

ça va être Blondin.

Si ça avait pas été de lui...


JULIE

Ouin, y'est important, mais...

Il a été bien supporté.


MAUREEN

Par les coachs, tu veux dire?


JULIE

Entre autres.


MAUREEN

Pis tu t'inclus

là-dedans, j'imagine?


JULIE

Bien...

Je l'ai pas coaché lui, mais je

veux dire le power-play, là...

J'ai eu mon mot à

dire là-dedans.


MAUREEN

Coudon'c, toi, de la

manière que tu parles,

Gordie devrait tu commencer

à s'inquiéter pour sa job?


CHRISTIAN

(Empilant des boîtes)

Je vais aller porter ça à

l'entrepôt pis après ça,

il va falloir que j'y aille.


JULIE

Si tu vois Gordie, dis-lui qu'il

faut qui passe

signer des chèques.


MAUREEN

Ouan, pis dis y donc en même

temps qu'il a plus de job.


CHRISTIAN

Han?


JULIE

Laisse faire, c'est Maureen

qui dit des niaiseries...


CHRISTIAN

Bye.


GORDIE dépose les enfants au camp d'été.


AMÉLIE

Je t'avais dit qu'on

allait être en retard.


GORDIE

Si j'avais été plus vite

j'aurais eu une contravention.


AMÉLIE

Pis?


GORDIE

Heille, sais-tu combien ça

coûte une contravention?


AMÉLIE

Pis on a même pas

nos formulaires.


Les enfants essayent de rentrer dans le local du camp d'été, mais les portes sont verrouillées.


Marchant près de la patinoire de l'aréna, POLO parle au téléphone.


POLO

C'est une équipe de hockey

que je run, pas une banque!

Je le sais qu'il est bon,

mais c'est quand

même pas Sidney Crosby!

On pourrait engager deux joueurs

au centre pour cet argent-là...

Ouan, Ok.

Laisse-moi y penser.

Ouin, c'est ça.

(Parlant à son téléphone raccroché)

In your dreams...

(S'adressant à JACK)

Puis Marchand?


JACK

Il jouera pas dans

la ligue cette année,

il déménage dans l'Ouest.

Ça aurait été le

fun de l'avoir, lui.

As-tu parlé au petit...


POLO montre un document à JACK.


JACK

Il nous demande ça?


POLO

Par game.


JACK

Il est malade.


POLO

C'est ce que tout

le monde m'ont dit.

Si ils peuvent pas se trouver

de job en ville puis ils sont

obligés de gagner leur

vie en jouant au hockey...


JACK

Je suis content que c'est

pas moi qui va coacher les

Radiateurs cette année avec les

joueurs qu'on va allez chercher.


POLO

Tu dis ça, mais...


JACK

Non, non, Polo.

C'est vrai ce que je te dis.

T'as ben fait de me remplacer.


POLO

T'avais besoin d'un break.


JACK

Un break, ouin...


POLO

La pression...

Ouan, la pression...


POLO

C'est murder.


JACK

C'est vrai.

En tout cas, merci

de m'avoir réengagé.


POLO

On avait besoin de toi.


JACK

Je suis pas si sûr de ça.


POLO

Ça fait que, Gordie

sera pas content.

Il le voulait

vraiment ce joueur-là.


JACK

Où est-ce qu'il est, lui?

Il a pas l'habitude

d'être en retard.


POLO

Espérons qu'il a pas

commencé à boire.


JACK

Donnes-y une couple

de mois encore.


GORDIE discute avec ses enfants, devant les portes closes du camp d'été.


AMÉLIE

C'est fini.

Ils nous prendront jamais.

C'est pas de même que

maman organise ça, elle.


GORDIE

Amélie Turcotte...


Une EMPLOYÉE du camp vient leur ouvrir la porte.


GORDIE

Bon...


EMPLOYÉE

Les activités sont à

la veille de commencer.

Dépêchez-vous!


Les enfants entrent à l'intérieur du centre.


GORDIE

Passez une bonne journée!

Je repasserai vous

prendre plus tard.

(S'adressant à EMPLOYÉE)

J'ai oublié nos

formulaires d'inscription.


EMPLOYÉE

Faites juste me signer ça.

Mais oublié pas vos

formulaires demain par exemple.


GORDIE

Merci.


GORDIE se dirige vers sa voiture. Il croise JEAN-GUY, qui marche dans la rue.


JEAN-GUY

Gordie, justement le

gars que je voulais voir.


GORDIE

Monsieur le maire.


JEAN-GUY

As-tu deux minutes?


GORDIE

Pas vraiment.


JEAN-GUY

Ça sera pas long.

Écoute j'ai beau tout

essayé, mais ça marche

pas avec le ministre.

J'ai même pas réussi à

lui parler au téléphone.


GORDIE

Je comprends pas.

Il a dit qu'il nous aiderait.


JEAN-GUY

Qu'est-ce que tu veux?

Ils sont comme ça

les politiciens.

Un jour ils disent qu'il

vont te sortir du trou

pis le lendemain, plus rien.


GORDIE

Comment ça?


JEAN-GUY

Apparemment qu'il peut rien

faire pour nous autres tant

qu'on a pas un plan de

développement solide.


GORDIE

Ah.


JEAN-GUY

As-tu pensé à ce

que je t'ai demandé?


GORDIE

Écoute, j'ai vraiment pas

le temps d'en discuter.


JEAN-GUY

Ben là...

Cummings a déjà dit oui.


GORDIE

Ok, mais...


JEAN-GUY

Écoute Gordie, j'ai

besoin de ton aide.

Je peux pas y arriver

tout seul moi.


GORDIE

Je le sais.

On s'en reparle, promis.


JEAN-GUY

Je va dîner chez

O'Malley's, si jamais...

Merci.


GORDIE arrive à l'aréna. Il discute avec CHRISTIAN dans le stationnement.


CHRISTIAN

Heille Gordie, Julie veut

te voir dans le local.


GORDIE

C'est-tu important?


CHRISTIAN

Faut que tu signes

des chèques...

C'est peut-être pas ben

important pour toi, mais...


GORDIE

Des chèques pour quoi?


CHRISTIAN

Je le sais tu moi?

Si t'étais plus souvent là,

Monsieur le président...


GORDIE

Écoute Christian, j'ai

vraiment pas le temps pour

ces niaiseries-là à matin.


CHRISTIAN

C'est correct,

c'est juste que...

Nous autres on travaille, on est

en train de faire l'inventaire

pis commander le nouveau stock.


GORDIE

Ok, je m'excuse, je

suis pas là pour vous aider

mais j'ai des affaires à faire.

Vous me laisserez

une boîte de tuques,

je les compterai

chez nous à soir.


CHRISTIAN

Je te dis qu'il y en a un

qui a l'air d'avoir hâte

que sa femme revienne.


POLO reçoit JACK et GORDIE dans son bureau. Ils discutent.


GORDIE

Come on, ça nous le

prenait ce gars-là!

Avec lui pis McNeil

on avait un premier trio

qui pouvait faire la job!


POLO

Qu'est-ce que tu veux

qu'on fasse, Gordie?


GORDIE

Qu'on se bâtisse une

équipe qui a de l'allure!


JACK

C'est ça qu'on essaye de

faire avec les moyens qu'on a.


GORDIE

C'est pas assez!


POLO

Qu'est-ce que tu

veux que je te dise?

Si les gars sont pas capables de

se trouver une job en ville...

C'est pas avec les petits

salaires de hockey qu'on leur

paye qui vont pouvoir se vivre.


GORDIE

Qu'on prenne des gars qui

viennent d'ailleurs, d'abord.

Il y a des joueurs à Sudbury pis

à North Bay qui seraient prêts

à venir icitte jouer

pour nous autres si on

leur paye leurs dépenses.


POLO

Comment tu penses qu'on

va pouvoir payer ça?

On va passer l'année

dans le rouge.


GORDIE

Si on met pas une équipe

gagnante sur la glace,

on va perdre des spectateurs.

Pis si on perd des spectateurs,

on va perdre des revenus.

On va être dans le

rouge de toute façon.


POLO

Ben oui mais, c'est pas parce

qu'on a gagné la coupe l'an

passé qu'on est obligé de la

gagner encore cette année.


JACK

Bon, les gars, écoutez.

Je pense que ce que

Polo voulait dire,

c'est qu'on peut pas s'attendre

à avoir le même genre d'équipe

que l'an passé.


GORDIE

Oui mais, c'est ça

que j'essaye de...


JACK

(Interrompant GORDIE)

Laisse-moi finir.

L'an passé, on pouvait

slacker sur la défense

parce qu'on avait Blondin.

Cette année...


POLO

Cette année on a pas l'argent

pour se payer Blondin.


GORDIE

Va falloir faire quelque chose.

Je suis pas devenu le coach des

Radiateurs pour me contenter

de n'importe quoi!


CHRISTINE est dans son appartement, avec NADINE à ses côtés. Les deux filles cherchent un local commercial à louer sur internet.


NADINE

(Parlant au téléphone)

Oui d'accord, merci.

Oui, on se voit à la

réception ce soir.


À l'aide d'un ordinateur, CHRISTINE montre une petite annonce pour un local commercial à NADINE.


CHRISTINE

Nadine!

Je pense que j'ai trouvé

ce qu'il nous faut.

Viens, viens.

(Montrant la page web)

Tu vois, c'est parfait

pour nous autres ça.


NADINE

C'est-tu vraiment ça que tu veux

louer comme espace de bureau?


CHRISTINE

Qu'est-ce qu'y a?


NADINE

As-tu vu le prix?

C'est exorbitant.


CHRISTINE

Ben, on est en

plein centre-ville.


NADINE

On serait pas mieux

d'aller un peut plus petit?

On est pas obligé

d'être au centre-ville.

On commence, on pourrait

y aller un peu plus mollo.


CHRISTINE

Dine, on est à Montréal.

Go big or go home.

Pis pour le 5 à 7 d'à soir,

tu sais qu'il faut qu'on fasse

bonne impression, han?

As-tu eu le temps d'aller

t'acheter une nouvelle robe?


NADINE

Non, pas encore, mais je

pense que j'ai quelque chose

dans ma valise qui

pourra faire l'affaire.


CHRISTINE

Non, non, non.

Je veux pas te faire de peine

pis je sais pas où tu t'habilles

à Ramville, mais...

On va passer à une

boutique que j'aime bien.

C'est un peu cher,

mais ça vaut la peine.


joue seul au hockey dehors. CHRISTIAN vient le rejoindre.


CHRISTIAN

Salut man.


MATHIEU

Salut.


CHRISTIAN

Comme ça ton père est

revenu de l'Ouest.

C'est ta mère qui m'a appelé pis

elle m'a dit que t'étais pas ben

ben en forme parce que vous

vous êtes chicané pis...


MATHIEU

J'ai pas envie d'en parler.


CHRISTIAN

Ok.

T'as tu faim?


MATHIEU

Non.


CHRISTIAN

Même si c'est moi

qui paye la traite?


MATHIEU

Ok, peut-être un peu.


GORDIE rejoint JULIE dans un bureau de l'aréna.


GORDIE

(Parlant au téléphone)

... C'est ça.

Un club avec des frites.

Je vais être là dans

deux minutes, merci.

(S'adressant à JULIE)

Tu voulais me voir?


JULIE

Oui, bien il faut que tu signes

les chèques pour les tuques

pis les fanions de l'an passé.


GORDIE

L'an passé?


JULIE

On avait pas d'argent Gord.


GORDIE signe les chèques avec résignation.


JULIE

Écoute Gordie, je sais que vous

cherchez des joueurs pis...

j'ai dressé une liste des

joueurs qui fitteraient

bien dans l'équipe.

Je sais que vous

cherchez un goaler.


GORDIE

Julie.


JULIE

Il y a un p'tit jeune qui

a plein de talent pis...


GORDIE

Julie.


JULIE

Quoi?


GORDIE

Qu'est-ce que tu fais là?


JULIE

Ben... J'ai dressé une...


GORDIE

Non, non. Pourquoi tu fais ça?


JULIE

Je veux aider.


GORDIE

En nous disant quels joueurs

qu'on devrait aller chercher?

(Prenant la liste)

Laisse-moi voir ça.


JULIE

Je fais ça pour bien faire.


GORDIE

Julie, j'ai beaucoup apprécié le

travail que t'as fait pour nous

autres l'an passé, mais ce

que tu es en train de faire,

c'est pas tout à

fait à ton niveau.

Excuse-moi, j'ai

une journée d'enfer.

On dirait que tout

me tombe dessus.


JULIE

Attend, attend.

Garde-la.

On sait jamais.


GORDIE quitte le bureau, gardant en poche la liste de joueurs de JULIE.


De retour chez CHRISTINE. À son tour, NADINE fait des recherches sur internet pour trouver un local.


NADINE

Regarde, j'ai trouvé deux autres

places qui seraient peut-être

mieux pour nous autres.

On pourrait aller les voir?


CHRISTINE

Avec tout le travail

qu'on a à faire?

Je pourrais pas y aller avant

une couple de jours pis toi,

tu seras pas ici.


NADINE

Écoute, j'y peux rien.

On s'est entendu.


CHRISTINE

Peut-être que tu pourrais

faire une exception pis rester

un peu plus longtemps?


NADINE

Tu le sais que je peux pas.

J'ai promis à Gordon pis aux

enfants que je serai à Montréal

une semaine par

mois, c'est tout.


CHRISTINE

Mais tout de même...

Ils doivent ben s'attendent que

tu sois obligée d'étirer ça un

peu, une fois de temps en temps.


NADINE

Christine...


CHRISTINE

Je le sais que t'ai convaincue

que tu peux faire tout ton

travail à partir de chez

vous, mais tu fais plus que

de l'administration pis

de la coordination.

On fait juste commencer, pis

des fois on va avoir des rushs.


NADINE

Je le sais ça, mais j'ai promis

à Gordon pis aux enfants...


CHRISTINE

Pis tu m'as promis à moi aussi.

À soir on a un 5 à 7 pis

c'est ben important qu'on

soit là toutes les deux.

Pis la prochaine fois

que ça va arriver,

qu'est-ce qu'on va

faire si t'es pas ici?

Il va falloir que

tu fasses des choix.


GORDIE va au O'Malley's, recueillant une commande pour emporter. Pendant ce temps, MAUREEN sert POLO et JACK, qui sont attablés. JEAN-GUY discute avec quelqu'un.


MAUREEN

Je reviens avec votre commande.

(S'adressant à JEAN-GUY)

Fini monsieur le maire?


MIKE rejoint MAUREEN au O'Malley's.


MAUREEN

Salut!


MIKE

Allô.


MAUREEN

Puis as-tu eu la chance de

passer à la quincaillerie?


MIKE

Oui, tiens. Je t'ai amené

une couple d'échantillons.

Y'a tu quelque chose

que t'aime là-dedans?


MAUREEN

(Regardant les échantillons de peinture)

Ah...

Je l'aime celui-là.

Qu'est-ce que t'en penses?

C'est un beau blanc.


MIKE

Ouan... Ils sont tous beaux.

Si tu décides maintenant je vais

avoir fini demain c'est sur.


MAUREEN

Si vite que ça?


MIKE

Ben, c'est juste une

salle de bain là.


MAUREEN

Je me demande si on devrait

pas faire le salon aussi.


MIKE

C'est comme tu veux.

Moi j'ai rien d'autre

à faire de toute façon.


MAUREEN

C'est important que

tu te tiennes occupé.

C'est pas bon pour ton

moral de rien faire.

On va prendre celui-là.


MIKE

Euh...

Ça va me prendre de l'argent.


MAUREEN

Attends, m'à aller

chercher ma sacoche.


MAUREEN cherche de l'argent comptant dans son portefeuille, mais elle n'en trouve pas. Elle jette un coup d'œil sur ses pourboires.


JEAN-GUY discute avec GORDIE, pendant que celui-ci attend sa commande.


JEAN-GUY

Gordie, ce qu'il faut faire,

c'est de former un

comité de relance.

Tout seul, j'y arriverai jamais.


GORDIE

Oui mais... T'as

vraiment besoin de moi?


JEAN-GUY

T'es un gars dynamique, Gordie.

T'es capable de motiver

les gens pis le monde

de la ville te respecte.


GORDIE

Ouan...

Mais toi, t'as vraiment

besoin du monde qui ont le temps

pour mettre l'énergie qu'il

faut pour que ça marche. Pis...


JEAN-GUY

Pis c'est pas

ton cas, je le sais.

Mais ce qu'il faut que tu

comprennes c'est que si toi

t'acceptes de siéger au comité,

ça va en attirer d'autres.


MAUREEN arrive avec la commande de GORDIE.


MAUREEN

Gordie, un club avec des frites.


GORDIE

Merci madame.


JEAN-GUY

(Payant la commande de GORDIE)

Inquiète-toi pas avec

ça, je m'en occupe.


GORDIE

Merci Jean-Guy.

Vous allez m'excuser,

il faut que je me sauve.

HP m'attend.


JEAN-GUY

Oublie pas ce que je t'ai dit.

La ville compte sur toi, Gordie.


MAUREEN rejoint MIKE, qui est accoudé au bar.


MAUREEN

Finalement, je pense

que tu serais mieux

de mettre ça sur la carte.


MIKE

Ben on va dépasser notre

limite là, fait attention.


MAUREEN

C'est pas grave.

C'est juste que j'ai pas

assez de cash sur moi.


MIKE

On est pas obligé de la faire

la salle de bain là t'sé.


MIKE sort un lunch de son sac, et se met à le manger.


MAUREEN

Qu'est-ce que tu fais là?


MIKE

Ben... J'ai faim pis

je voulais économiser.


MAUREEN

Tu peux pas amener ton

lunch dans un restaurant.


MIKE

Voyons donc, c'est pas grave.

Je vais te prendre un

café pour compenser.

Personne va me voir.


MAUREEN

Ok.


JULIE fait son entrée au O'Malley's. Elle rejoint POLO et JACK à leur table.


JULIE

Monsieur Murray...

Monsieur Dufresne, est-ce je

peux vous déranger une minute?


JACK

Oui oui, c'est correct.


JULIE

J'ai fait mes petites recherches

pis j'ai trouvé ces joueurs-là.

(Donnant la liste à JACK et POLO)

Peut-être qui

pourraient nous aider.


POLO

Coudonc, t'essayes-tu te

trouver une job de dépisteur ?

Je te le dis tout de suite,

on a pas d'argent pour ça.


JULIE

Je vous demande pas d'argent,

je veux juste aider l'équipe.


JACK

(Redonnant la liste à JULIE)

On les connaît déjà ces gars-là.


JULIE

Ah?

Ben...


POLO

Qu'est-ce que tu penses?

Qu'on sait pas ce qu'on fait?

La prochaine fois, t'iras parler

de ces affaires-là à Gordie.


JULIE quitte la table.


De retour chez CHRISTINE. NADINE parle au téléphone avec GORDIE.


NADINE

... Je te promets que ça sera

pas toujours comme ça Gordon.

Mais là, il faut vraiment que

je reste quelques jours de plus.

GORDIE

Quelques jours, han?


NADINE

Oui, c'est-tu correct?


GORDIE

Ben là, laisse-moi penser.

Il faut que j'aille

chez Lavigne.


NADINE

Parce que c'est

vraiment important.

On a beaucoup de

pain sur la planche.


GORDIE

Je peux vraiment pas passer à

côté de cette deal-là.


NADINE

Pis en plus, on a l'oeil sur

quelques locals pis si on

s'empresse pas ils

vont tous être loué.

On commence Gordon, il faut

vraiment qu'on mette toutes les

chances de notre bord.


GORDIE

Ouan, ok.

Je pense que je vais

pouvoir m'arranger.


NADINE

T'es sûr?


GORDIE

Oui, oui.

Si c'est ça que ça prend.

Là, il faut que je te laisse.


NADINE

Ok, on s'en reparle plus tard.


CHRISTIAN et MATTHIEU sont à une cantine extérieure. Pendant que MATTHIEU attend à une table, CHRISTIAN paie les commandes.


EMPLOYÉ CANTINE

16,95$.


CHRISTIAN

Tiens. Tu peux garder le change.


EMPLOYÉ CANTINE

Parfait, merci. Bon appétit.


CHRISTIAN

Merci.


CHRISTIAN rejoint MATTHIEU avec les commandes.


MATTHIEU

Merci.


CHRISTIAN

C'est correct.

Mais t'sé, comme je

te disais tantôt,

c'est ton père quand même.

Moi, si j'avais eu...


MATTHIEU

C'est-tu vraiment mon

père si il a jamais été

là pour moi pis ma mère?


CHRISTIAN

Ouan, bon point.


MATTHIEU

Puis il est qui lui pour se

mêler de nos affaires pis mettre

ma mère tout à l'envers?

Pis penser qu'il est mon chum,

juste parce qu'il est là?


CHRISTIAN

C'est vrai que, il pourrait

s'y prendre autrement.


MATTHIEU

Pis moi? Ça compte

pas ce que veux?


CHRISTIAN

C'est vrai.


MATTHIEU

Ça fait que je veux

pas le voir, bon.

Pourquoi personne

veut m'écouter?

J'ai ben le droit de pas

vouloir le voir, non?


CHRISTIAN

T'as raison, c'est toi

qui faut qui décides.

Pis je pense que c'est ça que

tu devrais dire à ta mère.


MATTHIEU

Elle voudra pas m'écouter.


CHRISTIAN

Écoute, il y a personne

qui peut te forcer à faire

ce que tu veux pas faire.

T'es assez vieux pour

décider tout seul.


GORDIE est dans son bureau, au garage. Il discute au téléphone.


GORDIE

C'est juste que ça va

être très difficile pour moi

de se descendre à

Mattawa cette journée là.

Non, je comprends

monsieur Lavigne mais...

Ok, d'abord changez

rien je vais m'arranger.

C'est ça.

Bye.


HENRI-PAUL entre au garage.


HENRI-PAUL

Heille boss.


GORDIE

HP, écoute je pourrai pas

aller chez Lavigne Motors.

Pourrais-tu y aller à ma place?


HENRI-PAUL

Moi?


GORDIE

Oui, je vais t'expliquer

exactement ce qu'il faut faire.


HENRI-PAUL

Ah, c'est après-demain ça, han?


GORDIE

Oui.


HENRI-PAUL

J'aimerais ben ça y aller, mais

c'est juste que je peux pas.

J'ai un rendez-vous

chez un spécialiste,

ça fait quatre mois que

j'attends pour le voir.


GORDIE

Tu pourrais pas le remettre?


HENRI-PAUL

Je m'excuse Gordie.

C'est pour mes allergies.


GORDIE

Ok, je vais essayer

de m'arranger.

Merci.


Le téléphone cellulaire de GORDIE sonne.


GORDIE

Oui allô.

Oui, c'est moi.

Est-ce qu'il est correct?

Oui, oui, je

comprends, j'arrive.

(S'adressant à HENRI-PAUL)

C'est Wayne.

Il faut que je parte.


GORDIE arrive à l'hôpital.


GORDIE

(S'adressant à RÉCEPTIONNISTE)

On m'a appelé.

C'est pour mon fils,

Wayne Turcotte.


RÉCEPTIONNISTE

Oui.

Il est dans la salle trois.


WAYNE vient rejoindre GORDIE dans la salle d'attente.


GORDIE

Ça va mon grand?


INFIRMIÈRE

Inquiétez-vous pas

monsieur Turcotte.

On s'en est bien occupé.


GORDIE

Merci.

(S'adressant à WAYNE)

Es-tu correct?


WAYNE pointe quatre doigts à GORDIE.


GORDIE

Quatre?

Quoi quatre?


WAYNE

(Montrant son bras)

Quatre points de suture, papa.


GORDIE

Quoi?

Qu'est-ce qui est arrivé Wayne?


WAYNE

Je m'es enfargé, puis j'ai tombé.


GORDIE

Bon, on va rentrer.

On va aller chercher ta

sœur, tout va être correcte.


CHRISTIAN et JULIE discutent dans le lobby de l'aréna.


CHRISTIAN

T'sé quoi, je pense que je

commence à avoir le tour

avec cette affaire-là

d'être un parrain.

J'ai eu une ben bonne discussion

aujourd'hui avec Mathieu,

pis je pense que je

l'ai beaucoup aidé.

L'important dans

ces affaires-là,

c'est de savoir écouter.

Tu penses pas?


JULIE

S'cuse moi, j'étais ailleurs.


CHRISTIAN

Laisse faire.


JACK rejoint CHRISTIAN et JULIE dans le lobby.


JACK

Julie, je te déranges tu?


CHRISTIAN

Non, non, c'est correct.


JULIE regarde CHRISTIAN, celle-ci souhaitant avoir une discussion seule à seule avec JACK.


CHRISTIAN

Ah ok, j'ai compris.

Je te revois tantôt?


CHRISTIAN quitte le lobby.


JULIE

Est-ce que peux faire quelque

chose pour vous aider?


JACK

Je voulais juste te dire t'as

encore des croûtes à manger

avant d'aller t'asseoir

avec les big boys.


JULIE

Je le sais.


JACK

Les noms que t'avais sur

la liste étaient les bons,

mais c'est juste que tu t'es

pas pris de la bonne façon.


JULIE

Ah?


JACK

La prochaine fois, viens

me voir avant d'aller parler à

Gordie ou à Polo.


JULIE

Ok.


JACK

Ok?


JULIE

Merci.


GORDIE est à la maison, avec WAYNE et AMÉLIE.


GORDIE

(Parlant au téléphone)

Oui, Monsieur

Lavigne, je comprends,

vous pouvez pas m'attendre,

mais il y a tu quelque chose

qu'on peut faire?


AMÉLIE

Papa j'ai faim.

Qu'est-ce que tu vas

faire pour souper?

On est pas pour manger des

plats congelés encore à soir.


WAYNE

Ouan, pas encore là.


GORDIE

(Parlant au téléphone)

Un intant, Monsieur Lavigne.

(S'adressant aux enfants)

Heille, je vais voir ce qu'il

y a dans le frigidaire, OK?

Mais là, papa est au téléphone.

(Parlant au téléphone)

Monsieur Lavigne?


AMÉLIE

Encore de la pizza.


GORDIE

(Parlant au téléphone)

Oui, je peux

toujours les acheter

sans les avoir vus mais là...

C'est beau.

Je comprends, ça sera

pour une prochaine fois.

Mais aussitôt que vous

en recevez d'autres,

vous m'appelez tout de suite,

je vais être là, garanti.


GORDIE raccroche.


GORDIE

Criss!


AMÉLIE

Papa!


GORDIE

Excuse-moi

C'est juste que...


GORDIE fouille dans le frigo.


GORDIE

Bon. On se fait

venir une bonne pizza?


CHRISTIAN est dans le fan-club. MADAME CARON, la mère de MATTHIEU, entre dans la salle.


CHRISTIAN

Madame Caron?


MADAME CARON

Christian Guérette, qu'est-ce

t'es allé dire à mon gars?

Qu'est-ce que t'avais d'affaire

à lui dire qu'il était pas

obligé d'aller voir son père?


CHRISTIAN

Ben je...


MADAME CARON

De quoi tu te mêles?

Si j'ai décidé que son père

pouvait commencer à le revoir,

t'as pas d'affaire à

dire le contraire...

Je veux plus que tu lui parles!

Je veux plus que

tu vois mon gars!

C'est-tu clair, ça,

Christian Guérette?


MADAME CARON quitte le fan-club.


Le soir venu, GORDIE et NADINE se parlent au téléphone.


GORDIE

... En tout cas, inquiète

toi pas pour Wayne.

C'est juste une

p'tite égratignure.


NADINE

Ça fait que c'est correct

si je reste quelques jours

de plus à Montréal?


GORDIE

Pas de problème.

On s'arrange bien

les trois ensemble,

on voit pas le temps passer.

Pis toi?


NADINE

Tu croirais pas la

journée que j'ai eue.

J'ai été obligé d'aller à

un 5 à 7 pis là,

ça virer en souper au

restaurant pis évidemment,

Christine a insisté pour

qu'on finisse ça dans un bar.


GORDIE

Wow, pas facile

la vie à Montréal.


NADINE

Pis j'ai été obligé de

m'acheter une nouvelle robe.

Je pensais ce que j'avais dans

la valise ça ferait l'affaire

mais t'sé Christine...

Anyway, fais pas le saut

quand tu vas voir le compte

de la carte de crédit.


GORDIE

Qu'est-ce que tu veux,

si c'est ça que ça prend.


NADINE

Pis toi ta journée?


GORDIE

À part l'incident de

Wayne, pas grand chose là.

Pris un petit café

avec Murray, Polo,

j'ai eu le temps de

jasé avec le maire.

Rien de trop stressant.


NADINE

Ok. Écoute, il faut vraiment

que j'aille me coucher,

je suis claquée pis j'ai

ma soirée dans le corps.

Je vais t'appeler un

petit peu plus tôt demain,

comme ça je pourrai dire

bonne nuit aux enfants.


GORDIE

Ok, bonne nuit.


NADINE

Je t'embrasse.

Bonne nuit.


Générique de fermeture

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