Image univers ONFR Image univers ONFR

ONFR

Restez à l'affût des dossiers chauds à Queen's Park et dans la francophonie ontarienne et canadienne.

Site officielpour ONFR
Partager

Afin de visionner le contenu, il est nécéssaire d'installer un plugin

https://get.adobe.com/flashplayer/

Raymond Théberge : Le postsecondaire

À la veille du sommet des États généraux sur l’avenir du postsecondaire de l’Ontario français, le recteur de l’Université de Moncton, Raymond Théberge, raconte comment son établissement, pionnier en matière de gouvernance francophone, contribue depuis 50 ans à l’épanouissement de la communauté acadienne du Nouveau-Brunswick. Et le commissaire aux services en français de l’Ontario, Me François Boileau, étrenne un nouveau portail web pour tenir la communauté franco-ontarienne au courant des dossiers chauds sur son bureau.


Accessibilité
Déterminer le comportement de la visionnneuse vidéo:

VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr. C'est demain

que s'ouvre à Toronto le sommet

des États généraux sur l'avenir

du postsecondaire de l'Ontario

français. Ce sera l'occasion,

pour la communauté franco-

ontarienne, les étudiants

surtout, de valider cet idéal

d'une gouvernance par et pour

les francophones qui semble

avoir fait consensus tout au

long de ces États généraux. Et

pour contempler d'un peu plus

près cet idéal et ce qu'il

apporterait à l'Ontario

français, jetons un coup d'oeil

du côté du Nouveau-Brunswick où

la communauté acadienne possède

depuis 50 ans déjà sa propre

université, Université de

Moncton. Rejoignons à l'instant

le recteur de l'établissement,

Raymond Théberge, qui est

de passage dans nos studios

d'Ottawa.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Bonsoir, M. Théberge.


RAYMOND THÉBERGE

Bonsoir.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

M. Théberge, dites-moi,

qu'est-ce que la gouvernance

universitaire a changé pour les

Acadiens du Nouveau-Brunswick?


RAYMOND THÉBERGE

Eh bien, il y a 50 ans, on a

créé l'Université de Moncton

et depuis ce temps, il y a eu

un développement parallèle

entre la communauté acadienne

et l'Université de Moncton. On

peut difficilement imaginer la

société acadienne d'aujourd'hui

sans la contribution de

l'Université de Moncton.

L'Université de Moncton, c'est

une université qui est issue

de la volonté d'une communauté

de se donner une université

francophone.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Y a-t-il des exemples qui

illustrent bien, selon vous,

comment cette gouvernance

a aidé la communauté

acadienne à grandir?


RAYMOND THÉBERGE

Aujourd'hui, la classe

entrepreneuriale, la classe

artistique, les enseignants, les

enseignantes, les médecins, tous

les professionnels sont issus,

depuis 50 ans, de l'Université

de Moncton. Ils ont contribué à

développer cette communauté et à

faire avancer le peuple acadien.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Cette gouvernance serait-elle

toujours possible de nos jours

au Nouveau-Brunswick?


RAYMOND THÉBERGE

Eh bien, le Nouveau-Brunswick

est une province qui est

officiellement bilingue. Donc,

je pense qu'on reconnaît depuis

longtemps l'existence de deux

communautés linguistiques

distinctes qui ont besoin de

leurs propres institutions.

Donc, je pense que même

aujourd'hui, ça serait possible.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Vous connaissez bien

l'Ontario, vous qui avez aussi

été sous-ministre adjoint de

l'éducation et de l'enseignement

supérieur ici. Croyez-vous que

les astres sont alignés pour

une gouvernance universitaire

francophone ici dans

la province?


RAYMOND THÉBERGE

Eh bien, la gouvernance est en

grande partie déterminée par

un contexte et une conjoncture.

L'histoire de l'éducation

postsecondaire en Ontario

est tout à fait différente

que celle au Nouveau-Brunswick.

Présentement, avec les États

généraux, la communauté

francophone de l'Ontario va se

pencher sur cette problématique.

Et je pense que c'est à

la communauté francophone

de l'Ontario de déterminer

leur avenir.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Merci.


RAYMOND THÉBERGE

Merci beaucoup.

(Transition animée)

(Sur fond d'images du centre-ville de Toronto, FRANÇOIS PIERRE DUFAULT fait un compte-rendu.)

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Narrateur)

Les libéraux de l'Ontario

avaient évoqué la vente d'actifs

de la province pour renflouer

ses coffres et financer

des projets d'infrastructures.

Eh bien, la troupe de Kathleen

Wynne est passée de la parole

aux actes, cette semaine.

Le gouvernement provincial

et son agence métropolitaine

de transport Metrolinx ont

annoncé un premier partenariat

public privé d'envergure pour

doter le centre-ville de Toronto

d'un nouveau terminus d'autocars

interurbains GO d'ici

quatre ans.

En vertu de ce partenariat,

Metrolinx doit céder le terrain,

sur lequel son terminus GO est

présentement situé, à la société

immobilière québécoise Ivanhoé

Cambridge pour la somme de

30 millions de dollars. Ivanhoé

Cambridge prévoit ériger,

à cet endroit, deux nouvelles tours

à bureaux de 48 étages.

L'un de ces gratte-ciel doit abriter

le nouveau terminus GO.

Metrolinx et Ivanhoé Cambridge

ont signé ensemble un bail

de 99 ans. La province doit, pour

sa part, investir 106 millions

de dollars dans le projet.

Le projet complet est évalué

à 2 milliards de dollars.

(En studio, avec l'animateur FRANÇOIS-PIERRE DUFAULT.)

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Les francophones de l'Ontario

ont maintenant accès à un nouvel

outil Web pour se tenir au

courant des dossiers chauds sur

le bureau de leur commissaire

linguistique. L'équipe de

François Boileau vient de mettre

sur pied une section intitulée

"Unité des enquêtes" sur son

site Web. Une section qui se

veut autant un portail

d'informations pour le grand

public qu'un levier pour faire

bouger le gouvernement. Nous

avons rencontré Me Boileau un

peu plus tôt cette semaine.

MAÎTRE BOILEAU

Oui, ça faisait longtemps

qu'on voulait mettre en oeuvre

cette unité des enquêtes là.

C'était depuis qu'on avait

refait notre site Internet

il y a presque deux ans

maintenant. Et là, on l'a

activé enfin. On est prêts.

C'est vraiment pour renseigner

la population sur notre travail.

On reçoit beaucoup de plaintes

qui commencent à se ressembler

de temps en temps. Alors, on a

tenté de les regrouper. Que ça

concerne l'accès à la justice,

que ça concerne la santé ou que

ça concerne des choses comme

Service Ontario, la carte santé,

NCBO, OLG, etc. Mais je vais

vous donner un exemple concret.

Par exemple avec les bureaux

de santé publique. On a eu

un échange musclé entre le

gouvernement et moi, et mon

bureau, sur les bureaux de santé

publique. À un moment donné, on

a compris que le gouvernement

n'allait pas broncher là-dessus.

Mais là, on l'écrit d'une autre

façon, mais on continue de

recevoir quand même des

plaintes. Alors, on alimente

cette section-là pour renvoyer

la balle au gouvernement en

disant: "Mais on continue quand

même de recevoir des plaintes

concernant les bureaux de santé

publique." Donc, c'est un levier

supplémentaire pour nous,

certainement. Mais c'est aussi,

d'abord et avant tout, pour

rendre compte à la population

de notre travail. Comme équipe,

on avait déjà en tête l'unité

des enquêtes bien avant

l'indépendance du bureau,

mais là, on s'en sert. Parce que

c'est le temps de renseigner la

population. Je vais vous laisser

faire vos commentaires, vous les

journalistes, à savoir si j'ai

changement de ton, changement

d'attitude. Pour être bien

franc, j'ai comme l'impression

que j'ai pas changé tant que ça.

Mais en même temps, le temps est

propice à avoir un ton qui était

différent. J'ai eu des réponses

vraiment pas intéressantes, l'an

dernier, de mon rapport annuel.

Si j'avais eu des réponses très

positives, probablement que mon

ton aurait été très positif.

Mais comme nos recommandations

de l'an dernier ont pas été pris

avec le sérieux qu'on aurait

souhaité, ça a donné le ton

que ça a donné.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Voilà ce qui conclut cette émission

de #ONfr. Rendez-vous jeudi prochain,

20h50, pour un autre survol

de l'actualité politique de l'Ontario.

D'ici là, restez branchés

sur Queen's Park au quotidien

via notre blogue et via Twitter.

Au revoir.

(Générique de fermeture)

Épisodes

>Choisissez une option de filtrage par âge, fiction, ou saison

  • Catégorie Saison
  • Catégorie Reportage

Résultats filtrés par