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Alexandre Brassard : Politique Ontario

Coup d’oeil sur les différents dossiers et enjeux qui attendent les politiciens à la rentrée parlementaire à Queen’s Park, avec le politologue Alexandre Brassard, directeur à la recherche au collège universitaire Glendon de l’Université York, à Toronto, et Pierre Jury, éditorialiste au quotidien LeDroit, à Ottawa.


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VIDÉO TRANSCRIPTION

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr. Dans

quelques jours, le 20 octobre,

les parlementaires de l'Ontario

vont converger sur l'Assemblée

législative pour reprendre leurs

travaux. Et pour parler un peu

de la dynamique de cette

nouvelle session parlementaire

à Queen's Park, on reçoit

aujourd'hui Alexandre Brassard,

qui est politologue et directeur

de la recherche au collège

universitaire Glendon de

l'Université York à Toronto.

Et Pierre Jury qui est

éditorialiste au quotidien

Le Droit.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à ALEXANDRE BRASSARD et à PIERRE JURY)

Bonjour messieurs.


ENSEMBLE

Bonjour.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à ALEXANDRE BRASSARD)

Commençons avec vous,

professeur Brassard. à quel

genre de dynamique on doit

s'attendre de cette rentrée

parlementaire à Queen's Park?


ALEXANDRE BRASSARD

Oui, un changement de

dynamique à deux égards.

D'abord, le gouvernement

provincial est majoritaire.

On le sait. L'opposition

néodémocrate et conservatrice

est en pleine réorganisation.

Donc, ça va permettre vraiment

au gouvernement provincial

libéral d'occuper tout le plancher

à l'Assemblée législative.

Mais il y a aussi une dynamique

différente par rapport à Ottawa,

bien sûr, parce que bon,

maintenant, les libéraux sont

bien en selle pour quatre ans,

alors que M. Harper, lui, doit

faire face à des élections en

2015. Donc, c'est le moment

idéal pour profiter un peu

de... provoquer peut-être

des escarmouches avec

le gouvernement fédéral. On l'a vu

un peu sur la question des soins

médicaux, sur le plan de pension

également. Donc, je pense que

la dynamique est différente

dans les mois qui viennent.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

On va y revenir, au sujet des

pensions. L'infrastructure,

le transport, ça semble être

le leitmotiv de ce gouvernement

libéral. C'est là-dessus qu'ils ont

fait campagne.

(S'adressant à PIERRE JURY)

Pierre, à Ottawa, si le projet

de train léger va de l'avant.

Est-ce que ça fait partie

de ce grand projet?


PIERRE JURY

Oui. On est un peu plus loin,

évidemment, de Toronto, mais

ce projet-là qui est en marche

depuis plusieurs années,

mais c'est seulement au cours

des trois dernières années,

vraiment, qu'on a commencé

à en apprécier les travaux.

Les travaux procèdent bien.

Ç'a l'air de bien fonctionner.

Il y a eu des "petits"

anicroches "normaux" quand

on fait des projets de cette

envergure-là. Mais en gros,

on respecte les budgets

et on respecte les échéanciers

pour une ouverture 2017-2018.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Par contre, à Ottawa, il y a

des élections municipales, bien

sûr, et il y a des candidats--


PIERRE JURY

À la fin du mois, oui.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

... qui se prononcent contre

une phase 2 éventuelle de ce

train léger là. D'ailleurs,

le genre de tension qu'on

voit aussi dans l'élection à

Toronto... Comment va s'arrimer

la relation entre Mme Wynne et

les municipalités à ce sujet-là?


PIERRE JURY

Bien, je laisserais l'élection

passer avant de commencer

à faire des hypothèses sur

qu'est- ce qui va arriver avec

la phase 2. On va faire la phase 1,

on va laisser passer l'élection,

et on va voir combien

de ces aspirants à des sièges

de conseil municipal vont réellement

passer. Parce que j'ai

l'impression que, grosso modo,

les conseillers sortants...

puisqu'on a passé quatre années

assez calmes... Il y a pas eu

de scandale à Ottawa dans

les quatre dernières années.

Donc tous les sortants qui se

représentent devraient être

réélus, ce qui devrait assez

facilement noyer les doléances

de ceux qui voudront faire

bifurquer le projet

d'une deuxième phase.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à ALEXANDRE BRASSARD)

Professeur Brassard, à Toronto,

c'est pas aussi simple.

La moitié de cette enveloppe,

pour l'infrastructure de 130 millions

sur dix ans que Mme Wynne

veut dépenser, va être dans

la grande région de Toronto.

Est-ce que c'est réaliste de dire

qu'on va régler tous les problèmes,

ou enfin presque tous les problèmes

de congestion, avec cette solution-là?


ALEXANDRE BRASSARD

Non. On parle de la grande

région de Toronto incluant

Hamilton, n'est-ce pas.

Il y a beaucoup d'embouteillages

dans le coin, vous avez raison.

Le résultat aussi va dépendre

de la façon dont notre campagne

électorale municipale va se dérouler.

M. Tory, Mme Chow, M. Ford

ont des visions très différentes

du transport en commun.

Et il y aura un arrimage à faire

avec la province. Même

s'il y avait des pelletées de

terre demain matin, évidemment,

c'est un projet de longue

haleine. Mais il y a des

gros investissements,

alors on verra bien.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à ALEXANDRE BRASSARD)

La négociation avec les employés

de la fonction publique, ça va revenir.

Si ça avait été le talon d'Achille

de Dalton McGuinty dans son dernier

mandat, est-ce que ça va être

plus facile pour Mme Wynne

cette fois-ci?


ALEXANDRE BRASSARD

Ce sera plus facile dans la mesure

où elle a des capacités de médiatrice

qui sont bien connues, dans la mesure

où elle a un gouvernement majoritaire

également, ce qui enlève un peu

de levier du côté des syndicats,

et dans la mesure où en ce moment,

dans le contexte de contrainte

budgétaire, c'est plus difficile

pour les syndicats de faire

des demandes excessives.

Donc, ça devrait se régler de façon

un peu plus simple que la dernière fois.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à PIERRE JURY)

Pierre?


PIERRE JURY

Oui, elle a quatre ans.

Elle a quatre ans pour faire

durer... selon... le bras de fer

avec les syndicats.

Quand t'es là, quand t'es en poste

pour quatre années...

Dans le contexte, tous les

Ontariens connaissent le

contexte financier difficile,

alors ils vont spontanément,

de façon générale, je dirais,

appuyer la volonté du

gouvernement de dire: "Écoutez,

les syndicats, les employés de

la fonction publique, ne soyez

pas trop gourmands, et puis

si vous voulez partir en guerre

contre nous, bien on a quatre

années pour se battre."

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Parlant de bras de fer,

on en parlait tout à l'heure,

brièvement, le dossier des pensions.

Mme Wynne semble mener

un bras de fer avec le gouvernement

fédéral pour obtenir une bonification

du régime canadien des pensions,

où elle veut fonder son propre

programme ontarien d'ici quatre

ans, elle le promet. Si ça devenait

une promesse électorale des libéraux

fédéraux, et ça semble de plus en plus

vouloir s'orienter dans

cette direction-là, est-ce que

ça viendrait aider Mme Wynne,

ou est-ce qu'au contraire,

ça viendrait lui nuire?


PIERRE JURY

Je pense que ça va l'aider.

Parce que ce dossier-là, il va

être sur la glace jusqu'à tant

qu'on ait des résultats

d'élections au fédéral. On sait

pas, c'est prévu pour l'automne,

mais peut-être que M. Harper

pourrait devancer un vote même

s'il y a une loi qui dit que le

vote serait en octobre, novembre

l'an prochain. Mais toute cette

question-là d'une réforme

du régime de retraite, les libéraux

y réfléchissent depuis des années,

qui constatent qu'il y a un problème

dans le régime de retraite,

il y a un problème d'iniquité.

Il y a les travailleurs autonomes,

les gens qui sont sans travail,

qui ont pas de régime de retraite,

des employés de la fonction publique

qui ont de très bons régimes

de retraite, mais qui sont

sous-capitalisés, et il y a tous ceux

du secteur privé qui tirent le diable

par la queue, dépendant

des rendements qu'ils ont eus

avec les marchés boursiers.

Alors la reprise économique

va régler une partie de

ces problèmes-là ou va nous arriver

avec des réponses. Et l'autre élément,

ce sera l'élection, le résultat électoral,

et va nous dire si c'est les conservateurs

ou les libéraux. Je veux pas

faire de la peine à M. Mulcair,

mais dans un cas ou dans un

autre, eux, ce résultat-là va

nous donner une idée pour Mme

Wynne, de ce qu'elle devra faire

avec son projet.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à ALEXANDRE BRASSARD)

Professeur?


ALEXANDRE BRASSARD

Bien, un point intéressant,

c'est que les libéraux fédéraux,

leur stratégie jusqu'à

maintenant était très centrée

sur la personnalité de M. Trudeau,

un peu moins sur le programme.

Alors moi, je m'attends à ce que

leur programme lors des élections

de 2015 soit assez mince.

On va miser beaucoup sur

la personnalité du chef. Alors

peut-être que le régime de pension

n'apparaîtra pas dans le programme,

mais après les élections, peut-être

qu'on verra du mouvement.


PIERRE JURY

(S'adressant à ALEXANDRE BRASSARD)

Quand on est beau comme Justin,

on n'a pas besoin de programme.

(Tous éclatent de rire.)

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Rapidement, messieurs, le Cercle de feu,

c'était une grande promesse libérale

au cours de la dernière élection:

un milliard au moins. On veut

aussi la participation du fédéral.

Est-ce que c'est réaliste ou est-ce que

ça va se faire prochainement?


ALEXANDRE BRASSARD

Cliff Natural Resources parle

de vendre son gisement. Ça, c'est

le dernier développement.

Et il y a donc ça à régler.

Qui va posséder le gisement?

Il faut encore construire des routes,

un réseau d'électricité, il faut conclure

un accord de partage avec

les autochtones, donc c'est un projet

qui va prendre du temps.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Merci beaucoup, messieurs,

pour nous avoir éclairés

sur cette rentrée parlementaire

à Queen's Park.

(S'adressant au public de l'émission)

Voilà ce qui conclut cette émission

de #ONfr. Rendez-vous jeudi prochain,

20h50, pour un autre rendez-vous

politique provincial de l'Ontario.

D'ici là, gardez un oeil

sur Queen's Park via notre blogue

et via Twitter.

Au revoir.

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