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Ontario : Le climat change

Quels outils l’Ontario a-t-il à sa disposition pour faire la lutte aux changements climatiques? La province doit-elle joindre une bourse du carbone, comme le Québec, ou imposer une taxe sur le CO2, comme la Colombie-Britannique? Quel serait le prix de cette lutte? Ou, au contraire, quel sera le prix de l’inaction?


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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

L'Ontario et le Québec se sont

récemment entendus pour lutter

ensemble contre les changements

climatiques. Mais quelle est

la meilleure manière d'y arriver?

Faut-il joindre une bourse du

carbone, comme l'a fait la belle

province? Ou encore instaurer

une taxe sur le CO2, comme l'a

fait la Colombie-Britannique par

exemple? Pour le contribuable,

quel sera le prix à payer?

Eh bien, c'est le genre de

réflexion que le gouvernement

libéral de Kathleen Wynne vient

d'entamer. Une réflexion qui

d'ores et déjà, réchauffe

l'atmosphère à Queen's Park.

(Diffusion d'images de la signature de l'entente entre le Québec et l'Ontario.)

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Narrateur)

L'Ontario fourbit ses armes pour

faire la lutte aux changements

climatiques. Déclaration

d'intention conjointe avec le

Québec, et mandat spécial pour

le ministre de l'Environnement.

La province promet de coucher

sur papier une stratégie pour

réduire ses émissions de gaz à

effet de serre d'ici un an.

(Entretien avec GLEN MURRAY, ministre de l'Environnement.)


GLEN MURRAY

Ça, c'est notre priorité

pour trouver une politique et un

mécanisme qui crée des résultats

positifs pour notre économie...

Travailler ensemble pour

augmenter l'économie du Québec

et de l'Ontario ensemble.

(Entretien avec JOCELYN MARTEL, professeur d'Études environnementales, au Collège universitaire Glendon.)


JOCELYN MARTEL

Le principe de ces mécanismes-là,

c'est un échange, en fait,

entre ceux qui font moins bien,

avec d'autres qui font mieux que

ce qu'ils devraient faire. C'est

un peu une façon d'acheter du

temps, en fait. Parce qu'on peut

se dire, grâce à ce marché-là,

on n'est pas obligés de faire

autant, aussi rapidement,

en autant qu'on trouve des

partenaires, qui eux, font plus

que nous. C'est bon, mais c'est

pas nécessairement suffisant.

L'autre façon, c'est peut-être

de demander au secteur privé de

participer de différentes

façons, soit en investissant, ou

soit, eux-mêmes, en adoptant des

modes de consommation d'énergie

plus durables, donc qui

contribuent moins aux émissions

de gaz à effet de serre.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Narrateur)

Le gouvernement libéral à

Queen's Park croit

qu'il faut donner un prix au

carbone. Mais comment faire,

sans pour autant heurter

l'économie de la province?


GLEN MURRAY

Les produits coûtent plus cher

si on fait rien. Parce que

maintenant...

(Propos en anglais)

c'est obvious, je pense que

quand il y a une grande tempête,

une inondation dans le système

de transports en commun, au

transit, ça coûte 700 milliards

de dollars pour faire des

réparations d'un événement

extrême. Et c'est payé pour nous

autres, partout. Je pense que

ça, c'est trop cher. C'est trop

cher pour tous les citoyens. Il

y a besoin, ça prend un plan

d'action tout de suite, parce

que si on fait rien, ça coûte...

c'est très cher pour tous les

Ontariens et Ontariennes.


JOCELYN MARTEL

C'est évident qu'il y a un

prix. Et je pense qu'il faut

arrêter de dissocier la question

des émissions de gaz à effet de

serre, qui est une question

environnementale, de la question

économique. Le coût de ne rien

faire, de prendre le risque

qu'on continue à contribuer de

façon importante au

réchauffement actuel, avec ses

conséquences en termes

d'événements catastrophiques,

par exemple... C'est pas

nécessairement le principal

effet, mais il y a des changements

déjà graduels qui se font.


PHILIPPE COUILLARD

(Propos traduits de l'anglais)

J'entends souvent la question

du prix à payer pour donner

une valeur au carbone.

Mais personne ne parle du coût

de ne pas lutter contre

les changements climatiques.

Cette facture est, elle aussi,

refilée aux contribuables.

Qu'il s'agisse de soins de santé,

d'érosion des côtes, ou des

événements météorologiques

spectaculaires auxquels

nous devons nous habituer.

C'est extrêmement dispendieux

pour notre société.


JOCELYN MARTEL

Il y a déjà des grandes

compagnies d'assurance qui

envoient des messages d'alarmes,

qui disent: Écoutez, nous, on

fait déjà des projections

par rapport à ce que ça va nous

coûter en termes de

remboursement pour des dommages

causés par des catastrophes

naturelles qui pourraient être

liées au réchauffement global.

Et ils disent que ça va pas.

Parce que nous, on sera pas

capables nécessairement de payer

pour ça. Je pense que même, il y

a des secteurs d'activités

économiques qui sont déjà assez

concernés par les coûts de ne

rien faire.


PHILIPPE COUILLARD

(Propos traduits de l'anglais)

Je crois que nous devons changer

un peu le discours. Le prix à payer

pour ne rien faire est bien plus

élevé.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Narrateur)

Le Québec a adhéré à ce système

Cap and Trade en 2013.

La province s'est donné pour

cible de réduire d'ici 2020 ses

émissions polluantes à 75% de ce

qu'elles étaient en 1990.

Elle pense ainsi dégager des

revenus de 2,5 milliards de

dollars qu'elle pourrait

réinvestir dans des initiatives

de lutte aux changements

climatiques.


JIM WILSON

(Propos traduits de l'anglais)

Le fait est que le Québec,

à compter du 1er janvier,

dans quelques jours, va payer

1,9 cent, soit presque 2 cents

de plus par litre d'essence.

Et ce coût va augmenter jusqu'à

10 cents le litre au cours des

15 prochaines années.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Narrateur)

La Colombie-Britannique a une

approche différente aux

changements climatiques.

La province de l'Ouest taxe

directement les combustibles

fossiles, comme l'essence, à

hauteur de 10$ la tonne de CO2.

Mais elle réduit d'autant les impôts

des particuliers et des entreprises.

Ceux qui polluent le moins sont

ainsi récompensés.


JIM WILSON

(Propos traduits de l'anglais)

Une taxe sur le carbone n'est

rien d'autre qu'une taxe.

Ça va aller dans les coffres

de la province et ça va servir

à financer d'autres scandales

libéraux. Ou ils dépenseront

ou gaspilleront l'argent ailleurs.

Donc, nous ne sommes pas

convaincus que les Ontariens

ont besoin d'une nouvelle taxe.

Le gouvernement doit nous

convaincre que nous avons

un bon retour sur les impôts

que nous payons déjà.


JOCELYN MARTEL

C'est certain que la taxation,

c'est peut-être l'option la

moins... la plus difficile à

vendre.

Et oui, effectivement, c'est

un coût économique, dans le sens

que c'est un fardeau qu'on met

sur l'épaule des citoyens

payeurs de taxes. Mais bon, il

faut peut-être pas penser

mettre l'accent juste là-dessus.

Mais de dire qu'on pourra

toujours s'en sortir sans penser

à cette option-là, je pense que

c'est un peu utopique. Et si on

regarde par exemple ce qui se

passe en Europe, depuis

longtemps, en Europe, les taxes

sont plus élevées pour toutes

sorte de raisons, mais entre

autres pour les questions

environnementales. Je dis pas

qu'on doit faire exactement ce

qu'on fait en Europe, mais je

pense qu'il y a peut-être un

juste milieu de ce côté-là.

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Narrateur)

Si on connaît le

prix de l'inaction en matière de

changements climatiques,

l'Ontario ignore toujours le

prix que pourraient avoir ces

actions. Et tant que la province

n'aura pas donné une valeur au

carbone, ses intentions, si

bonnes soient-elles, demeureront

elles aussi sans valeur.

(Transition)

FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Vous voulez réagir? Joignez-vous

à nous sur Twitter. Et n'oubliez

pas de consulter notre blogue

pour demeurer à l'affût de tout

ce qui se passe ici à Queen's

Park. Voilà ce qui conclut cette

émission de #ONfr.

Rendez-vous jeudi prochain,

20h50, pour un autre coup d'oeil

sur l'actualité politique de

l'Ontario. Au revoir.

(Générique de fermeture)

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