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Université franco : Campus à Toronto?

Une université franco-ontarienne autonome avec un premier campus à Toronto d’ici 2018? Est-ce possible? L’équipe d’#ONfr fait un état des choses. Et coup d’oeil sur la course à la chefferie du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario, alors que la compétition se resserre autour de trois candidats.


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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

L'université franco-ontarienne,

la pièce manquante du système

d'éducation de langue française

dans la province, verra-t-elle le jour?

La demande, en tout cas, a été

faite. Le Regroupement étudiant

franco-ontarien et ses

partenaires, la Fédération de la

jeunesse et l'Assemblée de la

francophonie, rêvent ouvertement

d'un premier campus dans la

région de Toronto en 2018.


Diffusion d'images d'une allocution de GENEVIÈVE LATOUR, co-présidente du regroupement étudiant franco-ontarien, à l'occasion d'un point de presse sur le projet d'université franco-ontarienne


GENEVIÈVE LATOUR

Nous, représentants et

représentantes du Regroupement

étudiant franco-ontarien, au nom

de la communauté franco-

ontarienne, demandons à la

première ministre de l'Ontario,

l'honorable Kathleen Wynne, de

s'engager envers la mise sur

pied d'une nouvelle université

de langue française en Ontario.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

La réponse du gouvernement

libéral à Queen's Park n'a pas

tardé. 2018, c'est trop tôt.

Et maintenant, quoi?

Eh bien, le RÉFO a devant lui

deux obstacles majeurs. Premier

obstacle: l'argent. L'Ontario se

sera à peine sorti du gouffre

financier dans trois ans.

Et convaincre un gouvernement

d'investir des millions de

dollars dans le démarrage d'une

nouvelle université ne sera pas

chose facile, mais ça s'est déjà fait.

Au début des années 1990,

les collèges Boréal et La Cité

ne sont pas nés d'une période faste

pour l'Ontario.

Deuxième obstacle: la résistance

des établissements existants,

des établissements bilingues,

comme l'Université d'Ottawa,

qui ont déjà des plans d'expansion

dans le sud-ouest et qui voient

d'un mauvais oeil l'arrivée

potentielle d'un nouveau joueur.

Ce deuxième obstacle pourrait

se révéler encore plus difficile

à surmonter.

C'est que le lobby politique des

universités est certainement

beaucoup plus puissant que celui

du RÉFO. Mais encore là, c'est

du déjà-vu pour la communauté

franco-ontarienne.


Diffusion d'images d'un point de presse de DENIS VAILLANCOURT, président de l'assemblée de la francophonie de l'Ontario


DENIS VAILLANCOURT

Et si on regarde le passé de

l'éducation française en

Ontario, les discours des

institutions bilingues à

l'époque quand on a demandé nos

écoles secondaires de langue

française, étaient les mêmes, et

quand on a demandé nos collèges,

c'était les mêmes. Et on a

trouvé les solutions comme

communauté et comme société pour

s'accommoder et tirer meilleur

profit de ce qui existe.

Il s'agit enfin d'une question

de justice. Les minorités

linguistiques au pays ont

d'ailleurs accès à des

universités autonomes, et ce,

depuis le XIXe siècle dans

certains cas.

Au moment où nous nous apprêtons

à souligner le 400e anniversaire

de la présence française en

Ontario, mais aussi où nous

constatons que l'assimilation

demeure un défi important pour

notre communauté, nous demandons

à notre gouvernement de saisir

avec nous cette occasion de

bâtir un établissement du XXIe

siècle.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

C'est donc au final une

question de volonté politique.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Retournons maintenant du côté de

Queen's Park. La course à la

chefferie du Parti progressiste-

conservateur de l'Ontario est

bel et bien commencée. Trois

candidats briguent la succession

de Tim Hudak. Ils étaient cinq

jusqu'à il y a tout récemment,

mais la favorite à

l'investiture, Christine

Elliott, est parvenue à rallier

deux de ses anciens rivaux,

Victor Fedeli et Lisa MacLeod.

Il s'agit d'une bonne nouvelle

pour Mme Elliott, 59 ans, l'élue

de Whitby-Oshawa et la veuve de

l'ancien ministre des Finances,

Jim Flaherty.

Pourquoi c'est une bonne

nouvelle? Parce que ça permet à

Mme Elliott de consolider ses

appuis dans l'est de la

province, où se trouve Mme

MacLeod, et dans le nord-est

de la province, où se

trouve M. Fedeli. La route

semble pour l'instant bien

dégagée pour Mme Elliott. Mais

la course est loin d'être

terminée et un autre candidat,

Patrick Brown, pourrait bien

venir brouiller les cartes. Qui

est Patrick Brown?

Eh bien, c'est le député fédéral

de Barrie, jeune, 36 ans, avec

quand même une longue expérience

en politique fédérale et

municipale. M. Brown, dans la

politique provinciale, est

toujours perçu comme un

outsider, ce qui lui donne une

certaine légitimité pour

critiquer l'establishment du

Parti progressiste-conservateur

et les décisions plutôt

controversées de la dernière

campagne électorale comme, par

exemple, la promesse d'abolir

100 000 emplois dans la fonction

publique de l'Ontario.

Patrick Brown est un véritable

caméléon de la politique.

Il courtise tous azimuts. On l'a vu

poser avec des agriculteurs

libertariens de l'est de la

province, les «landowners», autant

qu'on l'a vu poser avec les

minorités ethniques de la région

de Brampton, par exemple, ou

tout récemment, avec les

francophones.

Il a promis, par exemple, de

donner son appui inconditionnel

à l'Hôpital Montfort et de faire

la promotion du bilinguisme au

sein de sa formation, une chose

qui n'avait pas été vue et

entendue depuis longtemps.


Diffusion d'images d'une allocution de PATRICK BROWN durant la campagne à la chefferie


PATRICK BROWN

Sur l'enjeu de la santé, je profite

également d'être un bon ami de

Royal Galipeau, et Royal

Galipeau, le député ici dans

Ottawa-Orléans, m'a dit et dans

son propos, l'importance des

institutions françaises comme

l'Hôpital Montfort à Ottawa. Et

je voudrais dire ici ce soir, je

pense que c'est important pour

notre parti et pour les députés

du Parti progressiste-conservateur,

de comprendre ça: les institutions

françaises sont importantes.

Et ça, c'est une raison que je

suis un grand... «a big supporter»

de l'Hôpital Montfort et de

toutes les institutions

françaises dans l'Ontario.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

La donnée qui demeure

inconnue, c'est à quel point

Patrick Brown va être capable

d'amener de nouveaux membres au

sein de la formation et faire

compétition à Christine Elliott.

Si Christine Elliott est le

choix de l'establishment,

Patrick Brown, lui, se présente

comme le candidat du changement.

Mais il y a aussi un troisième

candidat, Monte McNaughton, 37

ans, de la région de London.

Il se présente comme le plus

conservateur du groupe.

Il mène sa campagne

essentiellement sur deux fronts.

Le premier: faire obstacle à un

projet de régime de pensions

provinciales du gouvernement

libéral. Et le deuxième: faire

obstacle à une réforme du

curriculum d'enseignement sexuel

de la province.

M. McNaughton n'a que très peu

d'appuis, sinon celui de

l'ancien maire de Toronto, Rob

Ford. L'équipe de #ONfr

s'affaire à inviter les trois

candidats à la chefferie du

Parti progressiste-conservateur,

des entrevues que nous vous

présenterons au cours des

prochaines semaines.

Le Parti conservateur doit

choisir son prochain chef le 9

mai.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

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Et pour suivre en direct les

dossiers chauds de l'actualité

politique de l'Ontario, comme

celui de l'université francophone,

rendez-vous sur notre site

d'informations au tfo.org/onfr.

Voilà ce qui conclue cette

émission de #ONfr.

On se retrouve jeudi prochain,

20h50. Au revoir.


Générique de fermeture

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