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Ontario : La fonction publique

Coup d’oeil sur des négociations collectives tendues dans la fonction publique de l’Ontario. Et rencontre avec Christine Elliott, considérée comme la candidate favorite à la chefferie du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario.



Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

Il est beaucoup question de scandales

depuis la rentrée d'hiver

à l'Assemblée législative. Il y a

bien sûr cette histoire de

corruption alléguée à Sudbury,

et puis l'affaire des centrales

au gaz qui ne veut

tout simplement pas mourir.

Mais au milieu de toutes

ces histoires qui prennent

toute la place à Queen's Park,

on oublie que le torchon brûle

entre le gouvernement et ses

employés syndiqués. C'est que

la plupart des conventions

collectives dans la fonction

publique sont échues et les deux

parties n'arrivent pas à s'entendre

sur leur renouvellement.

Le gouvernement demande à ses

syndiqués d'en faire un peu plus

pour l'aider à atteindre le déficit

zéro d'ici 2018.

Les syndiqués, eux, disent

qu'ils ont déjà assez donné pour

la cause. Bon nombre d'entre eux

n'ont d'ailleurs pas vu

une augmentation de leur

salaire depuis trois ans.


Diffusion d'images d'une manifestation et entretien avec JOSÉE LAGINSKI, syndiquée de la fonction publique de l'Ontario


JOSÉE LAGINSKI

On est ici aujourd'hui

pour amener un petit peu

d'attention sur les défis

qu'on a vécu aujourd'hui,

mais c'est surtout pour amener

de l'attention à signaler que

le gouvernement de l'Ontario

a gaspillé 8,2 milliards

de dollars envers le secteur

privé et nous aimerions que

ce soit dans le budget

public, et non privé.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Narrateur)

C'est donc tout un bras

de fer qui se prépare. Des

manifestations ont déjà lieu

plusieurs fois par semaine pour

dénoncer, dit-on, le refus du

gouvernement de négocier des

ententes justes et équitables.

(S'adressant au public de l'émission)

Et pour cause. Le gouvernement

demande à ses syndiqués de se

serrer un peu plus la ceinture,

mais d'autre part, il engloutit

des milliards de dollars

dans des scandales comme celui

des centrales au gaz

à Mississauga et à Oakville,

une situation sans précédent en Ontario.


Entretien avec GILLES LEVASSEUR, spécialiste du droit du travail, à l'Université d'Ottawa


GILLES LEVASSEUR

C'est un argument qui doit

toujours se faire du côté

syndical pour être capable de

blâmer le gouvernement de ne pas

être capable de donner aux

membres ce qu'ils doivent

recevoir. Puis c'est normal, ça

fait partie d'un jeu politique.

Alors, êtes-vous capables de trouver

une solution adéquate pour que

nous, on soit capable de

recevoir l'augmentation qui nous

est due pour le travail qu'on

performe? Et c'est là, le débat.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

La province mettra-t-elle un

peu d'eau dans son vin pour

maintenir la paix syndicale?

Ou verra-t-on la situation

s'envenimer jusqu'aux lignes

de piquetage? La réponse

dans le prochain budget.


Transition


Diffusion d'images d'un discours de MARTIN FORGET, ancien candidat du Parti PC de l'Ontario, aux côtés de Christine Elliott


MARTIN FORGET

Ça me fait plaisir

d'endosser Christine Elliott

pour la raison même: parce

que c'est notre candidate du

Parti progressiste-conservateur,

notre candidate d'inclusion.

C'est celle qui nous apporte

les valeurs du centre,

où l'Ontario se situe.

Et Christine, définitivement,

est notre meilleure candidate

pour nous rejoindre à la prochaine

élection. Qu'elle devienne...

que l'Ontario PC devienne le

gouvernement et qu'on puisse

remettre l'Ontario

sur la bonne voie. Merci.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

On vient d'entendre Martin

Forget. C'est un ancien candidat

progressiste-conservateur dans

Ottawa-Vanier. M. Forget vient

d'ajouter son nom à la liste

déjà longue d'appuis à Christine

Elliott, qui est la favorite

dans la course à la chefferie du

parti d'opposition à Queen's

Park. Mais qui est Christine

Elliott? Qu'est-ce qui la motive

à vouloir diriger le Parti

progressiste-conservateur?

Et surtout, qu'est-ce qui la

distingue de ses prédécesseurs

et de ses concurrents? Eh

bien, voici une entrevue que

Mme Elliott nous a accordée

un peu plus tôt cette semaine.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à CHRISTINE ELLIOTT)

(Propos traduits de l'anglais)

Christine Elliott, heureux de vous

recevoir à l'émission.


CHRISTINE ELLIOTT

(Propos traduits de l'anglais)

Très heureuse d'être avec vous,

François Pierre, merci.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Dites-moi, qu'est-ce qui fait de vous

la meilleure candidate pour diriger

le Parti PC et peut-être devenir

première ministre de l'Ontario?


CHRISTINE ELLIOTT

(Propos traduits de l'anglais)

C'est mon expérience.

Je suis très inquiète de l'état

de l'économie ontarienne.

Nous sommes dans un gouffre

financier très profond.

Et il va falloir travailler fort

pour nous en sortir. Et j'ai

une grande expérience en dehors

de la politique. J'ai été avocate

pendant environ 25 ans

avant d'être élue députée.

Et j'ai aussi travaillé pour l'une

des plus grandes banques

canadiennes dans leur département

de la vérification. Je crois

que c'est important pour le chef

de notre parti, mais aussi

pour le premier ministre

de l'Ontario, de comprendre

ce qu'il faut faire économiquement

pour remettre la province

sur pied.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Ce n'est pas la première fois

que vous briguez la chefferie.

Qu'avez-vous appris de vos

expériences passées?


CHRISTINE ELLIOTT

(Propos traduits de l'anglais)

Beaucoup de choses. D'abord,

ce qu'il faut faire pour créer

une équipe gagnante.

C'est important de rejoindre

les gens aux quatre coins

de la province. Cette course

au leadership est beaucoup

plus longue que celle de 2009.

Celle de 2009 avait duré

trois mois. Ça fait maintenant

huit mois que j'ai annoncé

mon intention de briguer

la chefferie. Les gens savent

que c'est une décision importante.

Je veux vraiment visiter

toutes les parties de l'Ontario

pour rejoindre les gens et leur parler

de ma vision pour notre parti

et notre province.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Vous avez beaucoup parlé

de l'importance d'élargir la base

du parti. De cette idée d'une

«grande tente bleue». Comment

allez-vous y arriver?


CHRISTINE ELLIOTT

(Propos traduits de l'anglais)

Nous devons bâtir cette coalition

gagnante. Ça ne nous aide pas

de nous demander si nous avons

besoin d'un chef «Blue Tory» ou

«Red Tory» ou socialement

conservateur. Nous devons

nous liguer ensemble. Nous devons

tendre la main à des groupes

qui ne sont pas nos partisans

traditionnels. Nous devons agir

sur deux fronts. D'abord, nous

devons être des conservateurs

et responsables sur le plan financier.

Nous devons vivre selon nos moyens.

Ne pas dépenser l'argent que nous

n'avons pas. Et dépenser l'argent

que nous avons dans des priorités.

Et pour moi, la priorité est d'être

responsable sur le plan financier

pour être compatissante sur le plan

social. Pour que nous puissions

aider nos concitoyens les plus

vulnérables qui ne peuvent pas

s'aider eux-mêmes. C'est un message

que les gens n'ont pas entendu

de notre part récemment.

Et c'est un message qui résonne

à travers la province. C'est ce que

les gens attendent de leur

gouvernement. C'est ce que

j'aimerais offrir en tant que chef

de notre parti et première ministre

de notre province.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Parmi ces groupes qui n'ont pas

été très portés à voter pour le

Parti PC dans le passé, il y a

les francophones. Surtout depuis

la saga de l'hôpital Montfort

à la fin des années 1990.

Comment allez-vous rebâtir

des ponts avec cette minorité?


CHRISTINE ELLIOTT

(Propos traduits de l'anglais)

Je crois que les communautés

francophones sont très

importantes pour l'Ontario.

Elles sont une partie importante

de notre économie et de notre

culture. C'est important que nous

tendions la main. Je comprends

qu'il y a eu des décisions dans le passé

qui ont déplu à la communauté

francophone. Nous devons changer ça.

Nous devons nous assurer

que tous ces services, qu'il s'agisse

de santé ou d'éducation, soient

disponibles pour tous les Ontariens.

Les communautés francophones

doivent être en mesure de recevoir

ces services dans leur langue.

C'est d'une importance vitale

pour le bien-être de tous.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Vous étiez la lieutenante de votre parti

alors qu'il perdait le pouls de ses

partisans et des électeurs en général.

Comment pouvez-vous faire partie

du passé récent de ce parti et,

en même temps, être la voix

du changement?


CHRISTINE ELLIOTT

(Propos traduits de l'anglais)

Les décisions étaient prises par

un petit groupe de personnes.

Les membres du caucus

n'étaient pas consultés.

Ces gens qui ont élaboré

d'importantes politiques

publiques ne sont pas allés cogner

aux portes, j'en suis certaine.

Certaines de ces politiques

ont été toxiques pour nous.

C'est important pour moi

de changer ça. Je veux m'assurer

que nous incluions les membres

de notre caucus dans la prise

de décisions. Nous devons tous

faire partie d'une équipe.

Et ça nous a échappé, ces

dernières années. Nous devons

rebâtir si nous voulons remporter

les prochaines élections en 2018.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Propos traduits de l'anglais)

Christine Elliott, merci.


CHRISTINE ELLIOTT

Merci, François Pierre.

(Propos traduits de l'anglais)

Je vous en prie. Merci.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Vous voulez réagir?

Joignez-vous à nous sur Twitter.

Et pour suivre les dossiers

chauds de l'actualité politique

de l'Ontario, comme la négociation

dans le secteur public, rendez-vous

sur notre site d'information

au tfo.org/onfr. Voilà ce qui conclut

cette émission de #ONfr. On se

retrouve jeudi prochain, 20h50.

Au revoir.


Générique de fermeture

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