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Privatisations : Énergie et alcool

La libéralisation de la vente d’alcool et la privatisation d’une partie du système d’électricité seraient au coeur de la prochaine stratégie budgétaire du gouvernement de l’Ontario. #ONfr décante ce cocktail potentiellement explosif.



Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

Le gouvernement de l'Ontario serait

en train de concocter un drôle

de mélange d'alcool et d'électricité

pour financer ses grands projets

d'infrastructure sur le long

terme. Un mélange

potentiellement explosif, mais

dont la troupe de Kathleen Wynne

refuse pour l'instant de

partager la recette.


Diffusion d'images de CHARLES SOUSA, ministre des Finances, répondant à une question d'un journaliste


CHARLES SOUSA

(Propos traduits de l'anglais)

Nous n'avons pas encore déterminé

quand (les changements) pourraient

intervenir. Les recommandations

(sur l'avenir de la vente d'alcool

et le secteur de l'électricité)

n'ont pas encore été reçues.

Nous n'avons pas encore pris

de décision.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

L'enjeu est complexe et les

impacts nombreux, si bien que

nous avons décidé d'y consacrer

toute cette émission.

Commençons par l'électricité.

Pour bien comprendre ce qui se

passe aujourd'hui, c'est

important de bien comprendre ce

qui s'est passé il y a une

quinzaine d'années.

Les progressistes-conservateurs

de Mike Harris cherchaient un

moyen de rentabiliser la société

d'État provinciale Hydro Ontario,

qui croulait à l'époque sous une dette

de plus de 20 milliards de dollars.

Le gouvernement a donc décidé de

démanteler Hydro Ontario dans le

but d'en vendre des morceaux au

secteur privé.

Le démantèlement d'Hydro Ontario

a ainsi donné naissance à cinq

nouvelles sociétés d'État,

soit l'Electrical Safety

Authority, Hydro One, l'Ontario

Power Generation, la Société

financière de l'industrie de

l'électricité de l'Ontario et la

Société indépendante

d'exploitation du réseau

d'électricité.

Mais le plan de Mike Harris

s'est arrêté là. Pour des raisons

politiques, entre autres,

la privatisation du réseau électrique

de l'Ontario ne s'est jamais concrétisée.

On se retrouve ainsi, 15 ans plus

tard, avec un des systèmes

publics de production et de

distribution d'électricité parmi

les plus compliqués dans le

monde occidental. Et on se

retrouve aussi avec un

gouvernement libéral qui combat

un déficit de plus de 10

milliards de dollars, et qui

promet du même souffle des

investissements d'une centaine

de milliards de dollars dans

l'infrastructure. Et c'est là

qu'intervient Ed Clark.

L'ex-patron de la Banque TD a

reçu du gouvernement le mandat

d'étudier des scénarios

d'optimisation, voire de

privatisation de certains biens

publics, comme Hydro One et

l'Ontario Power Generation.

L'argent économisé serait

ensuite investi dans

l'infrastructure.

Grosse commande, vous dites?

Certes. Et on peut dire que M.

Clark y a été jusqu'ici de

recommandations prudentes.

Dans un rapport préliminaire, il

a suggéré à la province de

vendre le réseau de distribution

d'Hydro One, mais d'en conserver

l'appareil de transmission, qui

est constitué de 30 000

kilomètres de lignes à haute

tension. Mais le gouvernement de

Kathleen Wynne semble vouloir

aller plus loin. Il serait même

question de vendre jusqu'à 60%

de l'appareil de transmission

d'Hydro One.

Verra-t-on les libéraux achever

la privatisation d'Hydro Ontario,

un plan que les progressistes-conservateurs

ont abandonné après l'avoir

eux-mêmes mis en branle dans les

années 90? Et si c'est le cas,

est-ce que les revenus générés

seront suffisants pour mener à

bien les projets d'infrastructure

du clan Wynne?

Eh bien, l'opposition a ses

doutes.


Entretien avec JIM WILSON, chef progressiste-conservateur


JIM WILSON

(Propos traduits de l'anglais)

Dans les faits, si vous jetez

un coup d'oeil à la dette

et aux engagements de retraite

d'Hydro One, il ne reste

peut-être plus beaucoup

d'argent dans la caisse.

On se demande si les libéraux

veulent vendre un morceau

d'Hydro One mais en refiler

la dette aux contribuables

de demain. Ça se traduirait

par des tarifs d'électricité

encore plus élevés. Qu'est-ce

que les Ontariens ont à gagner?

Les libéraux n'ont pas répondu

à cette question.


Entretien avec GILLES BISSON, député néo-démocrate


GILLES BISSON

C'est inquiétant.

Premièrement, on voit un

gouvernement provincial, sur une

période de 13-14 ans,

qui a vraiment fait une méchante

décision quant au financement

provincial. On a un déficit qui

est le plus haut au Canada qu'on

a vu depuis longtemps, et le

gouvernement qui dit: "On manque

d'argent pour payer pour des

nouvelles affaires. Tiens, on va

vendre quelque chose qui nous

appartient." C'est pas mal

épeurant, et spécialement avec

un gouvernement qui a tellement

un méchant record quand ça vient

à être capable de ménager les

dépenses de la province de

l'Ontario.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Ce qui nous amène à la vente

d'alcool. Là aussi, le gouvernement

Wynne semble vouloir aller

plus loin que ne le suggère Ed Clark.

Alors que le banquier torontois

recommande en somme d'utiliser

la Régie des alcools de l'Ontario,

la LCBO, pour ajouter un peu de

compétition au Beer Store privé,

les libéraux, eux, songent

à élargir la vente de bière et de

vin à plus de 200 supermarchés

d'alimentation dans la province.

Le parti au pouvoir à Queen's

Park pourrait même faire, de

cette proposition sans précédent,

un élément clé de son prochain

budget, ce printemps.

Le Beer Store serait taxé pour

la première fois depuis sa

création à la fin de la

prohibition, en 1927, d'un droit

de franchise de 100 000$ par

succursale. On parle ici d'un

nouveau revenu d'environ 45

millions de dollars pour la

province. Mais encore là, est-ce

que ce sera suffisant pour bâtir

une nouvelle autoroute dans le

Nord de l'Ontario, ou une

nouvelle ligne de métro à

Toronto?


Entretien avec JIM WILSON, chef progressiste-conservateur


JIM WILSON

(Propos traduits de l'anglais)

Les libéraux sont-ils en train

de faire une vente de feu

juste pour empocher l'argent

nécessaire pour financer

leurs projets favoris?

Ou cherchent-ils vraiment

à obtenir une meilleure valeur

des biens publics pour les

contribuables?


Entretien avec GILLES BISSON, député néo-démocrate


GILLES BISSON

Si le gouvernement veut faire

ça, ça veut dire quoi pour les

revenus de la province de

l'Ontario? On fait 1,6 milliards

de dollars de profit avec la LCBO

plus les taxes de consommation

sur la bière. Si on privatise comme

ils veulent faire avec les magasins

de grocery, y a-t-il une

garantie que la province de

l'Ontario va garder ce revenu?

On va-t-elle perdre ce revenu?

Est-ce que ça veut dire qu'on va

payer plus pour acheter notre boîte

de bière au magasin de grocery?

Il y a bien des questions qu'il

faut demander, et je pense que

c'est des questions auxquelles

le gouvernement a besoin de

répondre.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Jusqu'où ira-t-on sur le chemin

de la libéralisation, de la privatisation?

Eh bien, ça reste à voir.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Vous avez été des centaines au

cours des derniers jours à

partager les textes de notre

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médias sociaux. Merci de faire

de nous votre source privilégiée

d'information et d'affaires

publiques. Vos commentaires et

vos idées de reportage sont bien

sûr toujours les bienvenues.

Pour garder le fil de la

conversation, joignez-vous à

nous sur Twitter, et n'oubliez

pas de consulter notre site

d'information au quotidien au

tfo.org/onfr.

Voilà ce qui conclut cette

émission de #ONfr.

On se retrouve jeudi prochain,

20h50. Au revoir.


Générique de fermeture

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