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Ontario : Dépôt des budgets

Émission spéciale d’#ONfr sur le dépôt des budgets fédéral et provincial de l’Ontario.



Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

Ce soir, une émission spéciale

consacrée au budget. Un budget

fédéral qui a été déposé à Ottawa

mardi. Et un budget provincial

qui vient tout juste de sortir

à Queens Park.

Mon collègue, Sébastien Pierroz,

journaliste aux Affaires francophones

pour #ONfr, est avec nous ce soir

pour analyser ces deux documents

et voir l'impact qu'ils auront sur

l'Ontario français.

Commençons avec quelques chiffres

du budget provincial puisque

c'est celui qui nous préoccupe

davantage. Le chiffre qui retient

le plus l'attention: un déficit

de 8,5 milliards de dollars.

C'est le déficit qui est projeté

pour l'an prochain. Une légère baisse

par rapport à cette année,

10,9 milliards de dollars bien sûr.

D'autres chiffres qui retiennent

beaucoup l'attention, c'est

celui de la dette nette de la

province, en hausse de 6% pour

atteindre 284,1 milliards de

dollars. Bien sûr, le

gouvernement libéral de Kathleen

Wynne envisage toujours un

retour à l'équilibre budgétaire

en 2018. C'est dans trois ans.

Et cette année, on misera sur

des dépenses de 131 milliards de

dollars pour investir dans les

programmes de la province.

Une chose qui retient aussi beaucoup

l'attention de ce budget, et on

en a beaucoup parlé aujourd'hui

et au cours de la dernière

semaine depuis le dépôt du

rapport de Ed Clark, c'est

l'avenir de l'hydro-électricité

en Ontario avec la vente de 15%

des actions de Hydro One. C'est

l'intention du gouvernement au

cours de la prochaine année,

Sébastien, de vendre des actions

pour financer l'infrastructure.


SÉBASTIEN PIERROZ

Tout à fait, François Pierre.

Et on a vu encore aujourd'hui

les inquiétudes et surtout, on

va dire, les arguments qu'a

essayé de déployer le ministre

des Finances, Charles Sousa,

pour faire, on va dire, passer

la pilule.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

D'ailleurs, on écoute un extrait

du ministre Charles Sousa.


CHARLES SOUSA

(Propos en anglais)


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

On vient d'entendre le ministre

des Finances de l'Ontario,

Charles Sousa, qui nous dit

essentiellement que la vente

d'Hydro One, c'est un début,

c'est une nouvelle façon pour

l'Ontario de financer les grands

projets que la province aimerait

mener à terme. L'opposition ne

s'est pas fait prier pour soulever

quelques inquiétudes, Sébastien.


SÉBASTIEN PIERROZ

Non, bien sûr, l'opposition

qui a épluché ce budget, et on va

dire qu'il y avait des inquiétudes.

Et on a vu la leader du NPD,

Andrea Horwath, qui a dit:

"On est en train, peut-être, de

démanteler un fleuron du service

public". On a vu aussi les

inquiétudes de Jim Wilson,

le chef intérimaire des

progressistes-conservateurs.

Il était accompagné, pour

l'occasion, de Vic Fedeli, le

député, progressiste-conservateur

lui aussi. Et ils ont mis en avant

le possible impact que cet...

on va dire que la banque

d'Hydro One aurait,

pour les consommateurs, avec

peut-être une hausse des tarifs.

Mais aussi, ils ont mis en avant

la mauvaise gestion du Parti

libéral dans cette affaire. On

écoute justement Andrea Horwath

et les deux députés conservateurs.


VICTOR FEDELI

(Propos en anglais)


ANDREA HORWATH

(Propos en anglais)


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

On vient d'entendre Mme Horwath,

la chef du NPD, qui nous dit

que les Ontariens n'ont pas

élu un banquier pour tenir

les rênes de la province.

(S'adressant à SÉBASTIEN PIERROZ)

D'ailleurs, c'est une position,

celle du gouvernement, qui a

beaucoup surpris, Sébastien, de

vouloir vendre Hydro One, alors

que ça ne faisait pas du tout

partie des promesses du

gouvernement, il y a à peine un

an alors qu'on était en campagne

électorale. On parlait

d'optimiser certains biens

publics, mais jamais on n'a parlé

de vendre des actions jusqu'à

60% sur cinq ans d'une société

aussi importante que Hydro One.

Et tout ça, bien sûr, ça revient

à cette question de l'infrastructure.

Et ça, c'est le thème qui est dominant

dans ce budget, celui de l'infrastructure.

Des investissements de 130 milliards

de dollars sur dix ans, c'est sans

précédent. Un fonds de dotation

pour le transport en commun

et le transport routier dans le nord

de l'Ontario et dans la région de Toronto,

le fonds Trillium qui a été bonifié

à 31,5 milliards de dollars sur

dix ans, en partie avec l'argent

qu'on espère récolter de la

vente d'Hydro One.


SÉBASTIEN PIERROZ

Exactement.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Alors, on voit vraiment que

l'infrastructure, c'est devenu...

Autant l'éducation était le leitmotiv

de Dalton McGuinty, autant

l'infrastructure est devenue...


SÉBASTIEN PIERROZ

Le leitmotiv de Kathleen Wynne.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Et voilà. Vous l'avez dit.

Non, mais ce qui est très rigolo

à observer, c'est que vraiment, là,

on a parlé d'une infrastructure,

mais les deux partis d'opposition

aujourd'hui nous ont dit: "Mais

comment on va aller chercher

cette somme de 130 milliards sur

dix ans?" On va dire: personne

ne critique le fait qu'il faut

faire des routes. On a besoin du

transport en commun, mais avec

quel argent? Et c'est ce qui a

été rappelé vraiment à Charles

Sousa et au gouvernement de

Kathleen Wynne aujourd'hui par

les deux autres partis de

l'opposition.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

D'autres questions qui sont

demeurées sans réponses, et ça,

c'est votre dossier privilégié:

la francophonie. Il y a eu

beaucoup de questionnement avant

le dépôt du budget. On attendait

peut-être des annonces pour

l'Université d'Ottawa dans le

sud-ouest, par exemple. Est-ce

que le budget a répondu à ces

attentes-là?


SÉBASTIEN PIERROZ

Les francophones ont beaucoup

parcouru le budget aujourd'hui,

mais ce qui les a vraiment, et

on a parlé à Denis Vaillancourt,

le président de l'Assemblée de

la francophonie de l'Ontario. Ce

qui voulait les allumer dans ce

budget, c'était l'université

franco-ontarienne et peut-être

une subvention pour le poste

secondaire francophone. Et là,

il n'y a pas eu de mention.

L'Assemblée de la francophonie

de l'Ontario était déçue. On a

parlé aussi aux regroupements

des étudiants franco-ontariens.

Déception aussi à ce niveau.

La seule petite satisfaction pour

les francophones dans ce budget,

c'est la présence, ou plutôt la

mention, de l'enveloppe pour le

400e anniversaire du passage de

l'explorateur Champlain, 400e

anniversaire de présence

française en Ontario. Là encore,

5,9 millions de dollars sont annoncés,

mais il faut savoir que c'est

une enveloppe qui avait été déjà

dévoilée pour la journée du

25 septembre à Sudbury l'an passé,

donc on fait, quelque part, du

réchauffé, avec ce budget, pour

les francophones.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Et si ça laisse les francophones

sur leur soif, il y a un autre sujet

qui laisse un peu moins sur sa soif,

celui de la bière.

Finalement, après neuf décennies

de quasi-monopole du Beer Store,

le gouvernement annonce que la bière

va être libéralisée. C'est-à-dire

qu'elle va être disponible

progressivement dans... jusqu'à 450

supermarchés d'alimentation dans

la province. C'est une grosse

annonce, mais qui n'a quand même

pas fait tant de bruit que ça

aujourd'hui.


SÉBASTIEN PIERROZ

Elle avait fait beaucoup de

bruit, cette annonce, on va dire

la semaine passée. Sans faire de

mauvais jeu de mots, elle n'a

pas fait couler beaucoup

d'encre, cette fois-ci,

aujourd'hui. On était beaucoup

plus concentré sur l'austérité.

Aujourd'hui, c'était plus les

chiffres qui comptaient,

et est-ce que les libéraux vont

réussir vraiment à maintenir

et à permettre d'injecter

de l'argent dans leur plan.

C'est ce qui, vraiment, a retenu

l'attention des partis

d'opposition aujourd'hui.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Rapidement, en 30 secondes: le

budget fédéral déposé mardi.

Son impact sur l'Ontario n'a pas

tellement réjoui le ministre

Sousa. On pense, par exemple, il

s'attendait peut-être à avoir

davantage de transferts fédéraux

à la province. Ça ne s'est pas

matérialisé. L'annonce qui a été

faite, la plus importante, c'est

au niveau du transport en

commun, mais seulement à partir

de 2017. Alors, on a vu que

M. Sousa n'était pas

particulièrement content.


SÉBASTIEN PIERROZ

Non, un mécontentement. Mais

ce qu'on peut retenir vraiment,

c'est les déficits et

l'infrastructure qui ont occupé

les deux budgets.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Alors, voilà ce qui conclut

cette émission spéciale sur la

couverture des budgets. Pour

tout savoir de ces deux budgets,

provincial et fédéral, qui ont

été déposés cette semaine,

visitez notre site d'information

quotidien au tfo.org/onfr.

Voilà ce qui conclut cette émission

de #ONfr. On se retrouve

jeudi prochain, 20h50.

Au revoir.


Générique de fermeture

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