Image univers ONFR Image univers ONFR

ONFR

Restez à l'affût des dossiers chauds à Queen's Park et dans la francophonie ontarienne et canadienne.

Site officielpour ONFR
Partager

Afin de visionner le contenu, il est nécéssaire d'installer un plugin

https://get.adobe.com/flashplayer/

NPD Ontario : Pas de privatisation

Une semaine après le dépôt du budget de l’Ontario, le NPD est parti en guerre contre la privatisation d’Hydro One, les régions rurales s’inquiètent de la répartition du financement pour l’infrastructure, et la paix syndicale est de nouveau ébranlée dans les écoles de la province.



Année de production: 2015

Accessibilité
Déterminer le comportement de la visionnneuse vidéo:

VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

L'avenir du réseau public d'électricité

de l'Ontario continue à provoquer

des étincelles à l'Assemblée législative

une semaine après le dépôt

du budget 2015 de la province.

La chef néo-démocrate Andrea

Horwath est bien déterminée

à couper le courant à cette

privatisation, jusqu'à 60%, de la

société de distribution et de

transmission d'électricité, Hydro One.

La caravane du NPD va donc partir

en tournée provinciale pour galvaniser

l'opposition à cette privatisation qui,

selon le gouvernement libéral

à Queen's Park, pourrait dégager

jusqu'à 4 milliards de dollars

pour financer des grands projets

d'infrastructures.


Entretien avec ANDREA HORWATH, chef du parti néo-démocrate


ANDREA HORWATH

(Propos traduits de l'anglais)

La première ministre cache

volontairement des choses aux gens

de l'Ontario. Comme elle leur a caché

des choses durant la campagne

électorale. Elle n'a pas fait campagne

là-dessus. Elle n'a aucun mandat

pour vendre Hydro One. Le fait

qu'elle n'utilise même pas

les vrais mots nous indique clairement

qu'elle essaie d'occulter cette décision

et de prétendre que ce n'est pas

en train de se produire.

Lorsque (Kathleen Wynne) dit

qu'elle souhaite «élargir l'actionnariat»...

Qu'est-ce que ça veut dire?

Je suis presque tombée de ma chaise

à force d'en rire. Mais c'est sérieux.

Et je ne trouve pas ça drôle du tout.

Mais ça ne fait aucun doute

qu'elle utilise toutes les terminologies

possibles, sauf la vraie: qu'elle est

en train de vendre l'hydro.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

De l'avis de Mme Horwath, il est

inconcevable que les libéraux

n'aient pas consulté davantage

les contribuables de l'Ontario

avant de vendre leur hydro au

plus offrant. Mais pire encore,

ce sont ces mêmes contribuables

qui risquent d'écoper si les tarifs

se remettent à bondir.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Parlons maintenant d'infrastructures.

Ces milliards de dollars que promettent

les libéraux de Kathleen Wynne

doivent servir, en principe,

à financer des projets de routes

et de transports en commun aux

quatre coins de l'Ontario.

Mais dans le budget, c'est clair

que la plus grande part de ces

investissements revient à la

grande région de Toronto.

1,6 milliard de dollars pour le

train léger Hurontario à

Mississauga et 1,2 milliard de

dollars pour le train léger

Finch West dans la métropole.

Une répartition des dépenses qui

inquiète les régions rurales,

comme nous le dit le président

de l'Association des

municipalités de l'Ontario, Gary

McNamara.


GARY McNAMARA

Certainement, on va remercier

le gouvernement pour le 100

millions pour les petites villes

et certainement les centres

ruraux. Mais si on prend la

responsabilité de toutes les

municipalités dans la province,

on a au-dessus de 140 000

kilomètres de routes dont on est

responsables. On est un peu

nerveux, certainement, avec

comment qu'on va continuer à

être capable d'améliorer tous

les besoins du reste de la

province.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Les libéraux à Queen's Park se

défendent bien de favoriser la

région torontoise au détriment

des autres. L'enveloppe pour

l'infrastructure serait

équitablement répartie, selon eux.


Entretien avec CHARLES SOUSA, ministre des Finances de l'Ontario


CHARLES SOUSA

(Propos traduits de l'anglais)

Il y a beaucoup, dans ce budget,

pour le Nord ontarien. Dans les faits,

nous avons pérennisé le rabais

sur l'électricité pour les industries

nordiques. Ça va appuyer

des investissements de 120 millions

de dollars. Nous avons réitéré

notre engagement à financer

le développement du Cercle de feu

pour y favoriser l'investissement.

Il y a des milliards d'opportunités

là-bas. Nous continuons à investir

dans des fonds de développement

pour le Nord. Tout ça va engendrer

de plus grands succès pour le Nord

et la province dans son ensemble.

Nous avons aussi rendu permanent

un fonds de 100 millions de dollars

pour les routes et les ponts.

Nous y avons ajouté de l'argent

pour aider à connecter

les communautés du Nord

aux grandes routes. Tout ça

dans le but de connecter

le Nord et le Sud, et faire de l'Ontario

une grande province.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Mais l'opposition, elle, n'en

croit rien.


ANDREA HORWATH

(Propos traduits de l'anglais)

Il y a des promesses. Mais la question

est si le gouvernement va les respecter.

Il y a l'élargissement de la route 69.

Il y a le prolongement de la promenade

Malley. Et encore, ce n'est pas

directement dans le budget.

Il n'y a qu'une mention à l'effet

qu'il y aura du financement provincial

si le fédéral s'y engage. C'est clair

que l'infrastructure du Nord

a besoin d'investissements.

Mais il y a aussi l'entretien.

C'est un gros problème. Et c'est

à cause des privatisations des libéraux.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bon, la rivalité entre le Nord

et le Sud de l'Ontario ne date

pas d'hier. Mais pour ces

communautés des routes 11 et 17,

qui se sentent les plus souvent

oubliées du gouvernement, ce

budget pourrait bien être la

goutte qui fait déborder le nid

de poule.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

La paix syndicale dans les écoles

de l'Ontario n'aura été

que de courte durée. Au moment

d'enregistrer cette émission,

les enseignants des écoles

secondaires publiques anglophones

de la région de Durham, et à Sudbury,

étaient dans la rue pour dénoncer

l'immobilisme de leurs

négociations collectives.

Et leurs collègues des écoles

catholiques anglophones se

rapprochaient, eux aussi, des

lignes de piquetage.


Entretien avec LIZ SANDALS, ministre de l'Éducation de l'Ontario


LIZ SANDALS

(Propos traduits de l'anglais)

Nous savons que les conseils scolaires

de Durham et la région de Rainbow,

à Sudbury, ont indiqué qu'ils sont prêts

à revenir à la table des négociations

et poursuivre la discussion sur

les enjeux locaux. Les syndicats

ont quitté la table pour faire

la grève. C'est à eux, qui ont décidé

de faire la grève, d'articuler

quels sont les enjeux locaux

qui justifient leur décision.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Au coeur du litige, il y a ce

nouveau système de négociations

collectives à deux niveaux que

le gouvernement libéral a mis en

place au cours de la dernière

année. Un système à la fois

local et provincial qui compliquerait

la tâche aux différents syndicats

de l'enseignement, de l'avis de ces

derniers. Mais il y a aussi une

question d'argent et de bonne

volonté, aux dires de l'opposition.


Entretien avec GARFIELD DUNLOP, critique PC en matière d'Éducation


GARFIELD DUNLOP

(Propos traduits de l'anglais)

La ministre de l'Éducation doit faire

preuve de leadership. Elle ne démontre

aucun leadership au niveau local.

C'est pour cette raison que

29 000 élèves sont privés de cours,

et possiblement 40 000 élèves

de plus la semaine prochaine.

Le gouvernement croyait que tout

allait bien. Mais, en réalité,

c'est aujourd'hui la pagaille

dans le secteur de l'éducation.


ANDREA HORWATH

(Propos traduits de l'anglais)

Cet enjeu traîne depuis un bout

de temps. Il y a de la frustration.

C'est pour cette raison que des grèves

se produisent. Il y a un sentiment

d'immobilisme à la table

des négociations.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Les libéraux à Queen's Park ont

dû allonger près de 470 millions

de dollars aux enseignants

anglophones pour se faire

pardonner la loi spéciale 115,

qui avait gelé leurs salaires

brièvement en 2012. Les attentes

sont-elles les mêmes, cette fois-

ci? Eh bien, la question demeure

entière.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Il y a des enjeux politiques ou

linguistiques que vous aimeriez

qu'on aborde à l'émission?

Faites-nous signe sur Twitter.

Et n'oubliez pas de consulter

tous les jours notre site

d'information au tfo.org/onfr.

Voilà ce qui conclut cette

émission de #ONfr.

On se retrouve jeudi prochain.

Au revoir.


Générique de fermeture

Épisodes

>Choisissez une option de filtrage par âge, fiction, ou saison

  • Catégorie Saison
  • Catégorie Reportage

Résultats filtrés par