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Parent un jour, parent toujours

Des trucs et astuces qui permettent de réfléchir sur l'éducation des enfants en valorisant l'expérience des papas et des mamans d'aujourd'hui. Deux sympathiques familles se rencontrent pour une fin de semaine afin de vivre toutes sortes d'activités qui leur permettent d'échanger sur un thème précis lié à l'éducation des tout-petits. Un spécialiste se joint à la bande pour approfondir davantage le sujet et proposer d'autres solutions aux défis quotidiens que représente l'éducation.

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Métro - Boulot - Marmots

Entre les exigences de la vie familiale et celles du travail, les parents sont souvent à bout de souffle. Des parents et un expert vous proposent des solutions.


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VIDÉO TRANSCRIPTION

Intertitre :
Album de familles


NARRATEUR

Voici la famille

Boilard. Papa Normand, maman

Brigitte et leur marmaille.


BRIGITTE présente ses trois enfants.


BRIGITTE

Ici, on a Nicolas. Nicolas

c'est notre petit dernier. Il

a 18 mois. C'est notre petit

Bouddha. On a Julien. Julien

a 3 ans. Il déborde d'énergie

comme on peut voir.

Et on a Jacob, qui est notre

plus grand. Jacob a 12 ans.


NARRATEUR

Voici la famille

Laroche-Blanchet. Papa Yannick,

maman Josée et le reste du clan.


JOSÉE présente les membres de sa famille.


JOSÉE

Alors, ici, le petit dernier,

qui s'appelle Théo, qui a

21 mois. Alors, c'est Théo. Ici

c'est Akim, qui a 3 ans. Ici,

c'est ma grande fille Charlie,

qui a 7 ans. Et, ici, la belle

Alizée, qui a 5 ans.


NARRATEUR

Ces parents qui ne

se connaissent pas ont accepté

de passer une fin de semaine

complète ensemble pour échanger

sur la conciliation travail-

famille : ventiler, se donner

des trucs, s'entraider...

Parce que, comme nous,

ils doivent jongler avec une

carrière dans laquelle il faut

performer et les exigences de la

vie familiale, où l'on souhaite

être présents pour nos enfants,

leur offrir du temps de qualité.

Tout un défi!


Titre :
Parent un jour, parent toujours Métro-Boulot-Marmots


BRIGITTE change la couche du petit NICOLAS.


NORMAND témoigne.


NORMAND

Moi, je suis directeur de

division, ici, à UniFirst.

Donc, moi, je suis dans

la business de location

puis entretien de vêtements

de travail.


NORMAND donne des instructions à un employé.


NORMAND

La moyenne doit tourner

vers les 50 heures/semaine.

Des fois, ça commence tôt,

des fois ça finit tard. Il y

a pas deux semaines identiques.

La conciliation famille-

travail pour jeunes parents,

je trouve... des fois c'est

un défi, des fois c'est un

casse-tête. C'est pas toujours

évident. Je vais dire les

vraies choses, des fois

ça peut être un challenge.


Dans une maison, BRIGITTE fait des travaux ménagers.


BRIGITTE témoigne.


BRIGITTE

Je suis à la maison depuis

quatre ans et puis c'est

vraiment, avec les enfants,

je m'occupe du roulement

de la maison.

Ça fait qu'on parle de faire

l'épicerie, on parle de

s'occuper du petit Julien,

ici, faire le linge, le

nettoyage, organiser le budget,

les activités parascolaires

là, c'est vraiment...

C'est une job à temps

plein être à la maison, là,

c'est pas 40 heures/semaine.

C'est 168 heures par semaine.


BRIGITTE travaille sur un ordinateur.


BRIGITTE

Je suis à la recherche d'un

emploi présentement. Ça fait

que, là, j'ai fait mon petit

CV, j'ai tout mis ça à jour.

J'ai été dans ma mémoire

ancestrale pour retracer

mes expériences de travail.


NORMAND

J'ai peur, oui. Oui,

honnêtement, j'ai peur.

Parce que ça va changer

un petit peu la façon que

les choses fonctionnent à

l'heure actuelle. Puis je

pense que ça va demander

un petit peu plus de moi.


NARRATEUR

À l'heure où, au

Canada, la grande majorité des

deux parents travaille, Martyne

Huot en a rencontré des papas

et des mamans stressés, épuisés

par la course folle entre le

travail et la famille.


Dans un salon, MARTYNE HUOT joue avec des enfants.


MARTYNE HUOT. Fondatrice de Réseau familles d'aujourd'hui, explique.


MARTYNE HUOT

Je suis directrice du réseau

Familles d'aujourd'hui. C'est un

réseau en matière d'informations

familiales, donc, on est en

interactions en fait avec plus

de 200 000 familles à travers

le Canada, qui viennent chercher

des ressources chez nous, qui

viennent chercher des conseils,

de l'information, pour les aider

À concilier travail-famille.

Les parents sont débordés. Ça

c'est pas un mythe. C'est pas

quelque chose qu'on lit dans les

médias. C'est un constat. C'est

un fait. Il y a 85% des parents

au Canada qui ont l'impression

de manquer de temps. Et, moi,

je leur dis tout le temps :

« C'est pas une impression,

on manque de temps. »

C'est pas de continuer à être

essoufflés qu'il faut. C'est

de trouver une solution pour

cesser d'être essoufflés.

Et il y en a des solutions.


JOSÉE enseigne à des enfants dans une classe.


JOSÉE

Pour gagner, il faut, là,

que tu réussisses à avoir,

là, une belle ligne de quatre.


JOSÉE témoigne.


JOSÉE

Je suis enseignante en

adaptation scolaire. J'ai

arrêté longtemps parce que

j'ai eu quatre enfants. Je

travaille quatre jours/semaine.

J'ai réussi à faire ça... Nous,

en enseignement, on a le choix

de prendre un pourcentage de

tâches. Puis, moi, j'ai décidé

de prendre un 80% de tâches,

ce qui veut dire qu'une fois

par semaine, j'ai un congé.

On est quatre personnes qui

voulaient avoir un 80% de

tâches. On s'est assis ensemble,

les quatre enseignantes, puis

là, on a pris le calendrier,

puis on a dit : « Bon bien,

toi, dans cette semaine-là,

c'est quand que tu voudrais

prendre ton congé?

Puis toi, c'est quand? » Puis,

on est allées comme ça, puis

on a donné ça à la directrice.


Dans la classe de JOSÉE, les élèves jouent au bingo avec des formes de différentes couleurs.


MARTUNE HUOT

Depuis que la conciliation

travail existe... de ce qu'on

voit, à tous les jours, c'est

que des employés qui décident

de se prendre en main, puis

d'apporter des solutions à leurs

employeurs, dans la majorité

des cas, ça fonctionne.

Ça fonctionne très bien. Il faut

pas penser que notre problème

à nous, l'employé, est le

fardeau de notre employeur.

Souvent, les parents

vont baisser les bras avant

même d'avoir fait une tentative

avec la direction ou avec son

patron. Et ça, c'est commun.


Dans une classe, YANNICK enseigne la grammaire française à des adolescents.


YANNICK

J'enseigne à temps plein

depuis 15 ans ici, le

français. Parfois l'éducation

physique, parfois l'espagnol.

Nous autres, au fond, les

enseignants, on est chanceux

parce qu'on peut bénéficier

de ce qu'ils appellent un

traitement différé. Pendant

deux ans, j'ai été moins

payé et j'ai été six mois

à la maison. Ça a été

fantastique parce que...

Dans ce temps-là, on n'avait

pas Théo, on en avait trois.

On avait Akim, puis ce qui

s'est vécu pendant ces mois-là,

là. Ça s'effacera jamais.


Dans un bureau, NORMAND parle au téléphone.


NORMAND

Je vais juste arrêter prendre

mon dry cleaning,

puis après ça,

je m'en viens direct chez nous,

OK? Donnes-moi 20 minutes avec

le trafic, puis je vais être

là. OK, je t'aime. Bye.


NORMAND conduit une voiture.


NORMAND

Toujours une course, toujours

à la course, du moment que

je me lève jusqu'à tant que les

enfants se couchent. C'est pas

mal : « Go, go, go! » Je suis

né à Welland, Ontario, pas loin

des chutes Niagara et puis on

a déménagé, Brigitte et moi, à

plusieurs reprises. Nos familles

sont un petit peu éparpillées.

Moi, ma famille est dans la

péninsule du Niagara. Brigitte,

sa famille est aussi en Ontario,

ce qui fait qu'on n'a pas

beaucoup de support familial.

Ça oblige une meilleure

planification si on veut.


MARTYNE HUOT

Aujourd'hui, on

va s'éloigner, on va changer

de ville, on va changer de

province, on va changer de pays

même. C'est parfait s'ouvrir sur

le monde, mais il faut y penser,

surtout si on a des enfants,

parce que ça va revenir nous

chercher un moment donné.

On a besoin de notre famille.

On a besoin d'avoir des gens

autour et, quand on en

a pas, ça va être un manque.

On va le réaliser.


NORMAND entre chez lui et salue sa famille. BRIGITTE et ses enfants font une pizza. JULIEN mange des morceaux de garniture.


JACOB

(Propos en anglais)

Don't eat all of them.


JULIEN

Non.


JACOB

(Propos en anglais)

There need to have

some left for the pizza.


BRIGITTE

Moi, je suis

avec les gars à la maison

présentement, ça fait que

c'est sûr que... On ne peut

pas toujours jouer aux camions,

là, tu sais, des fois, il y a

des tâches à faire. Ça fait

que je les inclus, puis on

essaie de faire ça ensemble, là.


MARTYNE HUOT

Intégrer nos enfants dans

les routines, dans les tâches

ménagères, dans tout ça,

c'est quelque chose à faire

absolument. Bon, évidemment,

ça dépend de l'âge, il y a des

moments pour le faire aussi. Non

seulement on leur montre comment

ça fonctionne, c'est quelque

chose qui va rester, mais,

en même temps, ça nous permet

de passer du temps de qualité.


JACOB et JULIEN préparent une pizza.


JACOB

Des fois je vais l'aider,

mais je suis pas comme le

chef cuisinier de la maison

là. Bien, j'aime bien ça, là.

C'est ça, c'est le fun là.


Dans une cuisine, JOSÉE prépare à manger avec sa mère DORIS.


JOSÉE

J'ai une aide particulière à

la maison. C'est ma mère, Doris,

qui est la grand-maman et la

gardienne à temps plein ici.

Elle travaille, bien, quatre

jour/semaine. C'est sûr

que c'est hyperfacilitant

qu'elle soit à la maison.

Elle en fait beaucoup.


DORIS

Bien, les choses normales

de la journée. L'entretien

de maison dans le fond.


DORIS aide CHARLIE à lire dans un livre.


JOSÉE

Moi, je trouvais ça

épouvantable que mes enfants,

à 7h00 le matin, soient au

service de garde de l'école...

Je trouvais... Ça me rentrait

pas dans la tête, mais, tu

sais, c'était comme ça la

réalité, puis là... Puis là,

c'est ma mère qui a proposé,

elle a dit : « Moi, je serais

prête à prendre une espèce

de semi-retraite, puis de

venir travailler à la maison

pour toi. » Elle avait

pitié de nous autres.


DORIS

Peut-être. Tu sais...


JOSÉE

Elle avait peur

qu'on n'y arrive pas.


MARTYNE HUOT

Les grands-parents, dans

toute cette histoire-là de

conciliation travail-famille,

c'est probablement un des

éléments les plus importants.

Il faut les utiliser. Bon, c'est

sûr, si on en a pas, c'est

autre chose, mais pourquoi pas

s'en trouver? Pourquoi pas s'en

inventer? On a quelqu'un tout

près probablement dans notre

voisinage qui est une dame qui

vit seule ou un grand-papa qui

vit seul, qui a pas de petits

enfants tout près. On peut aller

s'en chercher des grands-parents

de coeur, mais il faut prendre

le temps de les intégrer et

encore une fois trouver une

tâche, une responsabilité, ou

une activité que tout le monde

va aimer et qu'on va mettre sur

l'automatique. Ça peut être de

dire : « Je vais les chercher

à l'école pour leur éviter le

service de garde, puis je

marche jusqu'à la maison, puis

je les supervise pour faire

leurs devoirs puis après ça,

je m'en retourne chez nous. »


Dans une cuisine, YANNICK prépare à manger.


YANNICK

Le soir, Josée prépare le repas

du lendemain. Il reste juste

à le faire chauffer, puis moi,

quand je reviens, bien là, je

commence à gérer la logistique

du souper. Je fais chauffer les

choses, je prépare les légumes,

les à-côtés, je mets la table...


MARTYNE HUOT

On a tous des forces

et des faiblesses. On a tous

des champs d'intérêt qui

sont différents. Il faut les

identifier clairement. Il faut

en parler et surtout il faut

prendre nos décisions en

fonction de ça. On se pose la

question : « C'est-tu quelque

chose que t'aimes ou que t'aimes

pas? » Bien c'est important de

diviser les tâches en fonction

de ça. L'avantage, en plus,

c'est que faire quelque

chose qu'on aime, bien

c'est toujours plus facile.

On le fait plus rapidement.


NORMAND vérifie les devoirs de JACOB.


JACOB

D'habitude, je fais mes devoirs

tout seul, puis après, bien, il

revient. Il repasse dessus voir

si, genre, j'ai rien passé ou

que j'ai besoin d'aide. Puis

après, j'amène ça à l'école,

puis on corrige à l'école

puis j'espère pour le mieux.


NORMAND

Donc, on y va avec nos forces,

puis on y va par rapport

à nos disponibilités aussi.


NORMAND discute avec JACOB au sujet de ses devoirs.


NORMAND

Écoute, tu t'améliores

beaucoup.


JACOB

Mais c'est vraiment

simple, là, je trouve.


NORMAND

Bien, si tu trouves

ça simple, tant mieux!


MARTYNE HUOT

Notre grand défi en

conciliation, c'est d'essayer

d'avoir des moments faciles

le plus souvent possible dans

la journée, dans la semaine,

dans le mois et dans l'année.

Un petit étudiant, qui va à la

même école, mais qui est plus

âgé, qui réussit bien, qui reste

tout près et qui peut, une heure

par jour ou 45 minutes par

jour, traverser pour une petite

somme d'argent, venir faire

les devoirs et les leçons. Et

ça fonctionne bien. C'est un

bon exemple. C'est quelques

dollars, mais qui va souvent

changer notre vie.

De ramener ça à des parents qui

vivent le quotidien avec les

enfants, qui vont partager leur

expérience, c'est excellent.

On a besoin de ça beaucoup plus

que, d'après moi, que d'experts,

pour venir nous dire comment

est notre enfant, comment

agir, comment penser.


NORMAND, BRIGITTE et leurs enfants arrivent chez JOSÉE et YANNICK. Ils se saluent et se présentent.


Les enfants jouent dans le salon.


Dans la cuisine, les parents discutent.


JOSÉE

On avait pensé de faire des

pâtés au poulet aujourd'hui.

Je sais pas si ça vous tente.

Moi, j'ai une recette...


BRIGITTE

Moi je vais être le sous-chef.


YANNICK

C'est quelque chose que tout

le monde aime en partant? Oui?


NORMAND

Oui, les enfants aussi.


YANNICK

C'est bon. Parfait.


JOSÉE

Dans le fond, je pense

que c'est les gars qui vont

aller faire l'épicerie.


BRIGITTE

OK. Là, il a pas le droit de

dévier de la liste d'épicerie,

parce que, lui, je l'envoie

faire l'épicerie, puis il faut

que j'y retourne pour acheter

du manger pour la semaine.


YANNICK

Parce que...?


BRIGITTE

Parce qu'il achète rien...


JOSÉE

D'over de la liste.


BRIGITTE

C'est ça. Non non, bien

il achète... Non, il achète

rien de sur la liste. Tu sais.


YANNICK

On va bien se compléter, moi

je prends juste ce qui est

sur la liste. Je me permets

pas d'extra, on dirait que...


BRIGITTE

On va avoir de la liqueur puis

des chips, puis des gâteaux,

tu sais, mais on aura pas

de carottes, puis on aura

pas d'oignons, puis

on aura pas de...


NORMAND et YANNICK sortent de la maison.


NORMAND

OK, on se voit dans à

peu près une vingtaine.


YANNICK

On va là, puis on revient.

Bye bye!


NORMAND

Tu as la liste?


YANNICK

Oui, j'ai la liste,

j'ai le sac.


NORMAND

Parfait.


MARTYNE HUOT

On évite de faire

l'épicerie avec les enfants.

À ne pas faire, jamais, jamais,

jamais. Non seulement ça prend

beaucoup plus de temps, mais

ça coûte beaucoup plus cher.

Notre épicerie peut nous coûter

jusqu'à 30% plus cher lorsque

les enfants sont avec nous.


YANNICK et NORMAND font l'épicerie.


YANNICK

On va prendre des poulets

qui sont déjà précuits.


NORMAND

Oui, ça va être plus facile...

Je me donne comme volontaire.


YANNICK

Ça va être toi le désosseur.


NORMAND

Oui, moi je vais être le

désosseur, c'est en plein ça.


YANNICK

On va les prendre chaud,

ça va aller bien.

As-tu l'impression des fois

que... C'est une montage

de gestion, puis que tout

ça c'est un gros stress?


NORMAND

Si je sais qu'il y a un souper

préplanifié... à soir, ce serait

le fun qu'on soupe à 5h30, on

aimerait ça que tu soies là,

puis là il y a des facteurs

hors de mon contrôle qui fait

que 5h30 devient difficile.

Comme, souvent, je vais appeler

à la maison : « OK, je m'en

viens là, là. » Là, elle le

sait, « OK, 15 minutes plus

tard, je vais commencer le

charcoal ou je vais aligner

en conséquence. » Puis

là, elle me rappelle 15 minutes

plus tard : « Es-tu pas loin? »

« Oui, oui, je pars là, là. »

Ça, ça crée des petits

stress des fois c'est sûr.


NORMAND et YANNICK ont terminé leurs achats.


NORMAND

(Propos en anglais)

Alright, good.


YANNICK

Câline!


NORMAND

Elles vont être fières de

nous autres. Je connais...

On respecte la liste.


YANNICK

On est-tu dans les temps?


NORMAND

Oui!


Ils rient.


MARTYNE HUOT

L'alimentation, c'est

un des gros éléments dans la

conciliation travail-famille,

là. Ça revient, on a pas

le choix. Donc, au niveau

de l'organisation c'est

probablement le plus grand

défi, mais, en même temps,

c'est là où on peut sauver

le plus de temps et le plus

d'énergie, le plus d'argent.

De faire l'épicerie aux deux

semaines, au lieu de le faire à

tous les deux jours, c'est fou

le temps qu'on sauve! C'est des

minutes, c'est des heures qu'on

va avoir pour nous, pour nos

enfants, pour rien faire.

C'est extraordinaire!


Dans la maison, JOSÉE, YANNICK et BRIGITTE cuisinent.


MARTYNE HUOT (Narratrice)

D'arrêter de penser

qu'à tous les soirs, il faut

faire la recette de Ricardo,

déjà on vient de s'enlever

beaucoup de culpabilité,

beaucoup de responsabilités

et, en plus, c'est que notre

enfant, là, il en veut pas

des blanquettes de veau

avec endives.


BRIGITTE

Josée, tu voulais

combien de patates?


JOSÉE

Deux tasses et demie...


MARTYNE HUOT

La cuisine collective c'est un

des exemples d'organisation en

conciliation travail-famille.

C'est ce qu'il y a de plus

intelligent, selon moi. Non

seulement on a du plaisir à le

faire, parce qu'on va échanger

avec d'autres. On va échanger

des recettes ou on va carrément

échanger sur ce qu'on vit en

faisant à manger, mais en plus

on sauve du temps, on sauve de

l'argent. Beaucoup, beaucoup

d'argent. Beaucoup, beaucoup de

temps. De préparer, par exemple,

dix pâtés chinois dans la même

journée plutôt que d'en faire

juste un, non seulement le

même pâté chinois nous coûte

la moitié du prix, mais on

peut sauver au bout d'un

mois à préparer les repas

d'avance comme ça, tout

près du 2/3 du temps.


NORMAND dépèce un poulet. [MARTYNE HUOT

L'union fait la

force. On n'a pas inventé ça.

Ça fonctionne encore, ça a

toujours fonctionné. Il faut

y penser. Pour chaque étape

qu'on a à faire, surtout

celles qui se répètent,

comme la nourriture, comme

le parascolaire, il faut y

penser. Il faut absolument avoir

le réflexe de se regrouper.


Dans la cuisine, BRIGITTE et JOSÉE discutent.


BRIGITTE

Ça fait que là, Josée, toi

qui est retournée au travail,

comment tu trouves ça, puis

qu'est-ce que tu pourrais me

dire là, à moi, la future...

la maman future nouvelle mère

retournée au travail, là, il

y a-tu quelque chose à quoi

je devrais m'attendre? Je

devrais-tu habiller les enfants

le soir, la veille, les coucher,

comme ça ils sont prêts

le lendemain pour partir?


JOSÉE

Ah, c'est pas fou!


Elle rit.


JOSÉE

Comme ça, de la nourriture

toute prête... Je m'en avais

préparé plusieurs petits plats

avant de commencer. Je pense que

c'est bien plus nous autres qui

se fait du drame avec ça que les

enfants, parce que les enfants,

ça a une capacité d'adaptation

incroyable. Puis, nous autres,

on s'était dit : « Le premier

mois, là, on va essayer de faire

ça facile puis nos exigences

peut-être un petit peu moins

élevées pour le premier mois,

le mois de septembre, là. »

On s'était dit : « On va vider

notre congélateur, tu sais,

de tout ce qu'on a fait comme

nourriture, puis... Ça fait

qu'on va avoir moins de

préparation de repas à faire.

On va être un petit peu plus

avec les enfants. »


Sur un lit, NORMAND lit un livre avec JULIEN.


NORMAND

(Propos en anglais)

What do you see in the story?

Do you see the house?


JULIEN

(Propos en anglais)

Yes.

All big.


NORMAND

(Propos en anglais)

He's pretty big. And then,

at 12 o'clock, which is

midnight all the toys wake up!


Autour d'une table, NORMAND, BRIGITTE, YANNICK, JOSÉE et MARTYNE HUOT mangent et discutent. NORMAND soulève un verre de vin.


NORMAND

En tout cas, si je peux me le

permette, j'aimerais ça qu'on

se lève le verre à... Ça a

fait plaisir de vous connaître,

puis j'ai beaucoup apprécié

notre journée ensemble,

le partage. Martyne, c'est

le fun de vous avoir aussi.


Les convives font un toast.


MARTYNE HUOT

Notre rôle à nous, c'est pas

de tout faire. C'est d'arriver

à faire ce qu'on veut faire,

ce qui est essentiel, ce

qui est prioritaire, dans

le temps qu'on a, logiquement.

On essaie toujours de

mettre le plus de choses

qui reviennent, surtout

celles qui reviennent

souvent dans la même journée,

bon, ce que j'appelle,

sur le pilote automatique.

Donc, pour éviter d'être

obligés de s'en reparler

ou pour éviter d'être

obligés de répartir les

tâches continuellement.


BRIGITTE

C'est quoi une erreur qui est

souvent commise des parents,

conciliation famille-travail?


MARTYNE HUOT

Si on arrive à la maison puis

on a fait notre 8h, notre 9h,

notre 10h, et qu'on est pas

capable de décrocher et

qu'on est continuellement sur

l'ordinateur ou continuellement

au téléphone cellulaire, non

seulement on nuit et on perd

ses minutes-là de qualité qui

ne reviendront pas, hein.

C'est à nous de gérer ça.

C'est pas vrai que dans un

contrat de travail on est à

la disposition de l'employeur

24h par jour. Il peut y avoir

un courriel qui rentre à 8h,

mais si c'est l'heure du dodo,

il sera répondu à 9h ou

il sera répondu au lendemain.


YANNICK

Martyne, tu parlais tantôt

d'agenda, là, qui peut être une

préoccupation des parents, là.

Nous autres, on a remarqué que,

pour plusieurs, l'agenda était

très rempli, l'agenda familial.

Cours de ci, cours de ça, les

fins de semaine on va là, on n'a

plus le temps, c'est le hockey.

C'est-tu un problème qui est

commun, qui est trop commun?


MARTYNE HUOT

C'est une erreur, je pense,

de vouloir toujours structurer

les activités de nos enfants.

C'est une pression qu'on se

met nous-mêmes, qui vient

de personne d'autre. Tu sais,

on a tous le beau calendrier

familial qui est collé sur le

réfrigérateur ou en quelque

part, là. Bien, les cases qui

sont là, c'est pas des cases

qu'on est obligés de remplir.

Puis, je sais pas pourquoi, mais

on a ce réflexe-là de vouloir

absolument les remplir. « Ah,

mon Dieu! On a rien samedi.

Qu'est-ce qu'on va faire? On va

aller chez les grands-parents,

on pourrait aller au cinéma...

Non! On pourrait rien faire. »

Comme nous, les enfants aiment

rien faire. Ils ont des journées

chargées. À l'âge de 6 ans,

7 ans, ils ont des agendas.

Il faut venir mettre des temps

libres, des temps où on va rien

faire. On va chacun choisir ce

qu'on a envie de faire. On va

rester à la maison, on ferme

la porte, on répond pas au

téléphone, on se brosse pas les

dents, peu importe, c'est pas

grave, mais du temps, du temps à

nous. Alors, il faut absolument,

absolument faire ça.


YANNICK

C'est quoi les grandes lignes

qu'il faudrait retenir, là,

mettons? Qu'est-ce qui serait,

je sais pas comment dire ça...

Qu'est-ce qui serait très

important à savoir, à retenir,

dans notre bagage de parent?


MARTYNE HUOT

D'identifier nos forces, nos

faiblesses, puis, en même temps,

d'identifier les ennemis, les

irritants qu'on a, parce qu'il

y en a des irritants dans la

conciliation travail-famille.

C'est de les éliminer. C'est

de dire : « Parfait, on les

identifie. C'est quoi? Parfait.»

Puis on fait en sorte que

ça revient plus. Normalement,

avec ça, c'est une très bonne

base pour nous permettre,

après ça, d'aller encore

beaucoup plus loin.


NORMAND

On dirait

que vous nous connaissez.


BRIGITTE

Ouais, pas mal.


Les enfants jouent dans le salon. YANNICK leur parle.


YANNICK

C'est l'heure de ranger.

Tout le monde, on va ranger.

Akim, toi, tu vas ranger

les livres. Charlie et

Alizée, vous allez ranger

les jouets. Ça c'est à Théo.


MARTYNE HUOT

La conciliation

travail-famille, ça passe par

l'organisation. Si on a pas de

structure, si on a pas de plan,

ça fonctionne pas. On peut pas

construire une maison si on a

pas un plan. Une famille c'est

la même chose. C'est une petite

entreprise en soi. Il faut

qu'elle soit gérée, pensée.


Dans l'entrée de la maison, YANNICK et JOSÉE gèrent l'habillement des enfants.


JOSÉE

Va chercher

tes bottes, Théo!


JOSÉE montre des bacs identifiés par le nom de ses enfants.


JOSÉE

Ça, ici, c'est mon système

pour les enfants, pour qu'ils

puissent savoir c'est où

qu'elles sont disposées leurs

choses. Ils ont tous chacun leur

nom, puis avec leurs mitaines,

leurs chapeaux, tout ça. Ça fait

que, quand les enfants sortent

dehors, ils peuvent aller

chercher leurs petites choses

dans leur panier. Ça facilite

beaucoup les choses parce que

les enfants se repèrent puis

sont capables d'y aller tous

seuls. J'essaie de les rendre

le plus vite autonome, que ça

aille plus vite pour moi.


MARTYNE HUOT

L'objectif ultime

d'une bonne conciliation

travail-famille c'est économiser

du temps, de l'énergie et de

l'argent. Et pas nécessairement

dans cet ordre-là.


Dans la cuisine, JOSÉE tient un magnétophone.


JOSÉE

Ici, j'ai mon magnétophone.

À tous les matins, je laisse

un message à ma mère pour

lui indiquer un peu les petites

choses de la journée. Quand ma

mère elle arrive le matin, la

première affaire qu'elle fait

c'est de prendre mon petit

magnétophone puis d'écouter

mon petit message, puis...

Ouais, on prend entendre

ça ressemble à quoi?


JOSÉE met en marche le magnétophone.


JOSÉE

(Sur l'enregistrement)

Aujourd'hui,

mardi. Pour le dîner, dans la

cave, dans le frigidaire, il y

a des petits poulets, cuits...

Un message de 2 minutes 11,

qui aurait pris au moins

20 minutes à écrire si j'avais

pris un papier avec un crayon,

puis que je m'étais mise

à écrire tout ça.


MARTYNE HUOT

Il faut communiquer.

Combien de fois on va être

déçu d'une autre personne, que

ce soit notre conjoint, que ce

soit l'enseignant, que ce soit

la personne qui vient garder

notre enfant à la maison, parce

qu'elle a pas fait ce qu'on

voulait. Mais, souvent, c'est

parce qu'on a l'impression que

les gens sont capables de lire

dans notre cerveau. Tous les

gens qui vont cogiter autour

de nos enfants, donc,

la communication c'est

essentiel à tous les niveaux.


Les familles Boilard et Laroche-Blanchet se promènent ensemble à l'extérieur sur la neige et visitent des enclos d'animaux.


YANNICK

Pour une bonne

conciliation travail-famille,

ça prend un couple sur la même

longueur d'onde. En tout cas,

c'est notre cas, puis je pense

que, oui, c'est un ingrédient

essentiel.


MARTYNE HUOT

Moi, depuis 15 ans,

je le vois, les parents veulent,

sont de bons parents. Puis c'est

pas parce qu'on fait pas tout ce

qu'on a l'impression qu'on est

obligés de faire, puis j'insiste

sur « impression », ce qu'on

pense qu'on a besoin de faire ou

qu'on lit dans un livre ou qu'on

va lire sur un blogue... On a

pas besoin de faire tout ça.


YANNICK

Bien, moi, j'ai beaucoup aimé

ça. Pour plusieurs raisons.

C'est toujours le fun de parler

avec d'autres familles, voir

d'autres vécus, voir comment

ça se passe ailleurs aussi.

On a toujours quelque chose à

retirer, puis notre experte en

question, Martyne, là, moi je

pense que toutes les familles

du monde entier peut-être

auraient avantage à entendre

une connaisseuse en la matière

comme elle parce qu'on a appris

beaucoup en pas beaucoup de

temps. C'est super le fun. Ça

je retiens beaucoup de choses

de cette rencontre-là aussi.


JOSÉE

Ça apprend peut-être à

démystifier un peu cette

thématique-là, qui est la

conciliation travail-famille.

Des fois on a l'impression que

peut-être qu'il y a du monde

qui ont l'impression qu'ils en

font pas assez, puis... Mais

je trouve que ça a permis

de voir que, finalement,

il y a des choses qu'on

fait que c'est correct.


BRIGITTE

C'est une belle expérience.

L'autre famille, vraiment,

viennent nous rejoindre.

On est différents, mais

très semblables dans beaucoup

de choses et puis, non, moi

j'ai trouvé que c'était une

très belle expérience. C'était

un beau dynamisme, puis on a

appris plein de choses avec

Martyne Huot, là. J'ai trouvé

ça bien intéressant. Puis on va

mettre plein de petits conseils

en pratique. Puis on va faire de

la bouffe en masse, là, puis je

pense qu'on va aussi apprendre à

choisir nos batailles. Tu sais,

ne pas se mettre la barre trop

haute, de dire : « Regarde,

comme elle dit, il n'y a

pas personne de parfait

puis on est humain. »


NORMAND

Moi aussi je pense que c'est

une expérience bénéfique. Je

pense que de rencontrer l'autre

famille, ça nous donne une autre

perspective de comment faire.

J'ai beaucoup, beaucoup aimé

l'expérience, puis ça nous a

donné des petits trucs, puis

même, ça nous a aidés par

rapport à la planification

nécessaire avec le retour

au travail de Brigitte.


NORMAND, BRIGITTE, JOSÉE et YANNICK se disent au revoir.


NORMAND

Un gros merci. Sincèrement,

ça a fait un grand plaisir de

vous avoir rencontrés, puis

d'apprendre de vous autres.


BRIGITTE

Merci.


JOSÉE

Bye bye.


YANNICK

Salut! Salut la gang!


NARRATEUR

Découvrez la

section Rencontre de parents

qui vous permet de partager vos

expériences avec des parents qui

vivent des situations semblables

aux vôtres. Rendez-vous sur le

site de

Parent un jour, parent

toujours à l'adresse :

www.TFO.org/Parent.


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