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Parent un jour, parent toujours

Des trucs et astuces qui permettent de réfléchir sur l'éducation des enfants en valorisant l'expérience des papas et des mamans d'aujourd'hui. Deux sympathiques familles se rencontrent pour une fin de semaine afin de vivre toutes sortes d'activités qui leur permettent d'échanger sur un thème précis lié à l'éducation des tout-petits. Un spécialiste se joint à la bande pour approfondir davantage le sujet et proposer d'autres solutions aux défis quotidiens que représente l'éducation.

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Mange tes légumes

Tous les parents ont un jour été confrontés à un enfant qui ne veut pas manger, mais qui lance ou crache sa nourriture et refuse les légumes que l’on lui offre. Pour les parents qui se soucient d’offrir une alimentation saine et équilibrée à leur marmaille, l’heure des repas peut devenir source de stress. Deux familles et une nutritionniste nous donnent des conseils pour retrouver le plaisir de manger en famille.


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VIDÉO TRANSCRIPTION

Intertitre :
Album de familles


La photo d’une famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille Sabourin-Leduc.

Papa Stéphane, maman Micheline

et leurs 3 enfants.


STÉPHANE LEDUC

C’est notre première fille,

Chloé, qui a 7 ans. Ensuite

Solène, qui a 5... bien non,

elle vient d’avoir 6 ans,

pardon. Elle vient d’avoir 6

ans. Et le petit dernier,

Calixte, qui a presque trois

ans.


La photo d’une autre famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille

Fallu-Lymburner.

Papa Jean-François, maman Noémie

et leur marmaille.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Je vous présente Thomas, 6 ans,

un beau grand garçon à la

maternelle. Et sa petite sœur

Heïdi, 2 ans, qui aime beaucoup

son frère et faire ce que son

frère fait, toujours.


NARRATEUR

Ces parents, qui ne

se connaissent pas, ont accepté

de passer une fin de semaine

ensemble pour échanger sur le

défi constant que représente

l’alimentation avec des jeunes

enfants. Parce que qui d’entre

nous n’a pas un jour ou l’autre

été confronté à un enfant qui

refuse de manger, qui crache sa

nourriture, s’empiffre de

bonbons et lève le nez sur ses

légumes?


Titre :
Parent un jour, parent toujours: Mange tes légumes.


La famille Sabourin-Leduc prépare le repas.


MICHELINE SABOURIN

OK, vous avez lavé vos mains les

filles?

Attention aux doigts.

Tu fais très attention.

Tu peux faire comme Chloé?


SOLÈNE SABOURIN-LEDUC

(Lisant un livre)

Rapporter la surprise que tu

as...


MICHELINE SABOURIN

Alors ce soir, au menu, on a

soupe carotte panais.

Et puis je reprends cette

recette parce que je pense pour

la première fois depuis la

naissance à Chloé qu’elle me dit:

« Miam! Miam!

C’est bon maman. »

Chloé, par rapport à la bouffe,

comme enfant elle ne mangeait

que du yaourt et du pain. Bien

elle ne mangeait aucun légume,

aucune viande. Même des pommes

de terre, elle n’aimait pas du

tout. Aucune sauce tomate, donc

je ne pouvais pas camoufler des

légumes dans ça, donc c’était

très dur.

Solène est plus salée, donc elle

c’est plus les olives, les

cornichons. Elle aime le salami,

des trucs comme ça. Donc elle a

toujours été un peu plus ouverte

à essayer différentes choses,

alors je lui permets...

Si elle dit vraiment qu’elle

n’aime pas quelque chose, j’ai

plus tendance à la croire.


La famille Sabourin-Leduc s’installe à table pour le repas.


STÉPHANE LEDUC

Pourquoi tu ne racontes pas ton

événement préféré de la journée?


SOLÈNE SABOURIN-LEDUC

Une maîtresse qui s’appelait

madame Josée.


MICHELINE SABOURIN

(Poursuivant l’entrevue)

Bien au début quand Chloé

disait qu’elle n’aimait rien,

qu’elle ne mangeait pas, ça

m’angoissait juste parce que

c’était plutôt le côté

nutrition, je voulais qu’elle

mange santé, qu’elle mange bien,

qu’elle mange équilibré.


CHLOÉ SABOURIN-LEDUC

Fini!


MICHELINE SABOURIN

Il en reste un petit peu.


CHLOÉ SABOURIN-LEDUC

Non, s’il vous plaît.


MICHELINE SABOURIN

Quoi?


CHLOÉ SABOURIN-LEDUC

Maman!


STÉPHANIE CÔTÉ fait des brochettes à partir d’aliments avec des enfants.


NARRATEUR

La nutritionniste

Stéphanie Côté s’est spécialisée

dans l’alimentation chez les

enfants alors qu’elle était

enceinte de son premier bébé.

Comme toutes les futures mamans,

elle se posait beaucoup de

questions sur la façon d’offrir

des repas sains et équilibrés à

sa marmaille.


STÉPHANIE CÔTÉ

Est-ce que vous vous souvenez

d’avoir goûté à des tomates?


ENSEMBLE

Oui.


STÉPHANIE CÔTÉ

Oui. Puis ça ne te tente pas

d’y goûter encore? Des fois on a

des surprises quand on y goûte

une autre fois.


SOLÈNE SABOURIN-LEDUC

Oui.


STÉPHANIE CÔTÉ

On aime ça.


STÉPHANIE CÔTÉ donne une entrevue.


STÉPHANIE CÔTÉ

Les problèmes qui concernent

l’alimentation des enfants c’est

omniprésent, vraiment, dans

toutes les familles, même quand

on est nutritionniste.

Donc on rencontre des problèmes

autant de l’ordre de l’ambiance

du repas, le climat dans lequel

ça se passe, que des enfants

difficiles.

Donc ça c’est vraiment

généralisé à tous les enfants.

Tous les... En fait, il y a au

moins le 3/4 des enfants qui,

dans une certaine période de

leur vie, vont vivre une période

de ce qu’on appelle la

néophobie. Donc c’est une

crainte de la nouveauté, ils

sont réticents face aux nouveaux

aliments, ils ne veulent pas

goûter, ils repoussent leur

assiette s’ils ne reconnaissent

pas un aliment. Ce n’est pas

toujours facile, ça demande

évidemment beaucoup de patience,

de compréhension, de

persévérance.


STÉPHANE LEDUC

(S’adressant à son fils CALIXTE SABOURIN-LEDUC qui refuse de manger)

Mais juste goûte, voir ce que

ça donne. Juste goûte. Croque

dedans, vas-y. Qu’est-ce que tu

penses? C’est pas mal bon, hein?


MICHELINE SABOURIN

C’est bon ça, hein?


STÉPHANE LEDUC

Parce que souvent on se bat avec

les enfants pour qu’ils mangent,

donc ce n’est pas très agréable.

Pour qu’ils goûtent, au moins y

goûter aux choses.


MICHELINE SABOURIN

Moi ce que j’aimerais améliorer

c’est d’avoir un moment plus

calme à la table. Qu’on puisse

vraiment parler, que tout le

monde reste bien assis pour au

moins cinq minutes d’affilée.

Ça, on devrait le...


CHLOÉ SABOURIN-LEDUC

Essayer de faire recrier.


MICHELINE SABOURIN

Non.

Peux-tu rester assis s’il te

plaît?

Peux-tu rester assise s’il te

plaît?


STÉPHANE LEDUC

Solène, peux-tu t’asseoir s’il

te plaît?

Assis.

Solène!


MICHELINE SABOURIN

Mets ça dans ta bouche, mets ça

dans ta bouche.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

L’ambiance lors des repas est

très importante parce que...

bien premièrement c’est un des

moments où on se rassemble en

famille, donc c’est une occasion

de resserrer des liens,

d’apprendre un petit peu plus à

se connaître les uns les autres,

à savoir ce qu’on a fait pendant

la journée. Et les études ont

montré que les gens qui mangent

davantage en famille, non

seulement ils s’alimentent

mieux, mais ça aide aussi les

enfants à développer une

confiance en eux, même que ça va

jusqu’à repousser...

en fait, diminuer les risques de

toxicomanie ou de décrochage

scolaire. Donc ça va quand même

très très loin.


La famille Fallu-Lymburner prépare le déjeuner.


NOÉMIE FALLU

Coudon les gars, la suivez-vous

votre recette?


NOÉMIE FALLU donne une entrevue.


NOÉMIE FALLU

Cuisiner en famille, oui, ça

arrive assez souvent. Mais avec

les enfants ça va arriver qu’on

va leur donner des petites

tâches à faire, soit pour nous

aider, soit pour les occuper.

Mais en même temps, ils aiment

ça, puis ça nous permet aussi de

les faire participer.

Pour le déjeuner en famille

comme ça, bon, c’est le fun à

faire. Pour le souper, souvent

on arrive le soir, c’est plus

c’est difficile, alors c’est

définitivement une façon pour

moi de les occuper pendant que

moi je fais le repas.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER donne une entrevue.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Bien Thomas, là, j’ai des

vidéos, depuis qu’il est tout

petit qu’il était dans la

cuisine à faire des trucs.

Puis il mange du homard, mais

comme vivant, il le fait cuire,

il a vraiment... Il n’a pas...

Il y a plein de choses pour un

petit garçon qui me fait rire

parce qu’il n’a pas peur puis il

aime ça manger aussi.


NOÉMIE FALLU

(Poursuivant l’entrevue)

Nous, notre fille, c’est une

question de quantité. Tu sais,

on trouve qu’elle mange très peu

puis des fois bien on se

questionne là-dessus. C’est

peut-être aussi par rapport à

l’âge, tu sais, notre fils est

capable de comprendre que c’est

quelque chose de nouveau puis

qu’on aimerait ça qu’il goûte

puis que bon on lui explique le

concept puis il finit par

souvent capituler. Mais elle,

c’est difficile de lui faire

goûter des nouvelles choses puis

c’est surtout au niveau des

textures. Comme, elle va manger

certains légumes crus qu’elle ne

mangera pas cuits, qu’elle va

manger cuits qu’elle ne mangera

pas crus. Tu sais, souvent on

fait exprès, on met de la

couleur, puis on essaie de faire

ça beau. Mais ce qu’elle va

faire c’est que bon, quand on

réussit à... quand ça réussit à

se rendre dans la bouche, bien

là ça va...

elle va cracher et tout ça.

Ce que son frère ne faisait pas

au même âge.


Le repas se termine.


NOÉMIE FALLU

(Poursuivant l’entrevue)

C’est vraiment de me faire

rassurer sur certaines affaires,

de me faire dire que c’est grave

ou pas grave que mon enfant

mange telle quantité ou que bon

l’affaire du sucre... Tu sais,

notre fille il faut vraiment la

surveiller parce qu’elle

mangerait du Nutella tous les

matins. Puis elle se lève le

matin et le premier mot qu’elle

dit c’est soit : gomme ou

guimauve. Donc là un moment

donné, tu sais, on trouve ça

drôle, mais là après on ne

trouve plus ça drôle.


MICHELINE SABOURIN

(Poursuivant l’entrevue)

Avec l’autre famille, ce qui

m’intéresse un peu à savoir

c’est toujours intéressant de

voir comment les autres font,

puis s’ils ont les mêmes défis.

Puis le fait que les enfants

soient difficiles, que ça existe

dans d’autres familles aussi, je

pense que ça nous soulage un peu

pour dire que c’est pas que nous

qui ont ces défis-là.


La famille Fallu-Lymburner se rend chez la famille Sabourin-Leduc.


MICHELINE SABOURIN

Ah! Bonjour!

Entrez! Bonjour! Ça va?


NOÉMIE FALLU

Oui!


MICHELINE SABOURIN

Moi c’est Micheline.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Ah! Bonjour!


NOÉMIE FALLU

Allo! Noémie.


MICHELINE SABOURIN

Micheline.


NOÉMIE FALLU

Allo! Noémie.


STÉPHANE LEDUC

Stéphane. Bonjour!

Comment ça va?


MICHELINE SABOURIN

Toi, comment tu t’appelles?


THOMAS FALLU-LYMBURNER

Thomas et...


NOÉMIE FALLU

Ça c’est Heïdi.


MICHELINE SABOURIN

Bonjour!


Plus tard, les deux familles font du bricolage.


SOLÈNE SABOURIN-LEDUC

Moi, je prends des carottes

pour la bouche.


MICHELINE SABOURIN

Des carottes pour la bouche?


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Mais nous à la maison,

Micheline, on trouve que les

enfants prennent beaucoup de

légumes en trempette, quand ça

croustille, quand c’est cru,

mais dans l’assiette au repas,

là, c’est toujours...

ils laissent ça de côté.


MICHELINE SABOURIN

Oui. Alors que nous en fait

c’est le contraire, c’est

légumes vapeur. Trempette, ils

ne sont pas trop forts sur la

trempette. Mais Solène nous

parlait de son repas préféré.

C’est quoi ton repas préféré

Solène?


SOLÈNE SABOURIN-LEDUC

Haricots avec purée de pomme de

terre.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Wow! Hum!


MICHELINE SABOURIN

Son goûter d’anniversaire, c’est

ça qu’elle voulait, des haricots

puis une purée de pommes de

terre.


NOÉMIE FALLU

C’est bien.


MICHELINE SABOURIN

Alors que Chloé c’était pas

tout à fait ça je pense, hein.


CHLOÉ SABOURIN-LEDUC

Des frites et un hot-dog.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Wow! Des frites et un hot-dog!


MICHELINE SABOURIN

C’est peut-être plus classique.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Les aliments qui sont peut-être

les plus difficiles chez les

enfants, c’est souvent les

légumes. Entre autres, parce que

naturellement les enfants vont

être... vont aimer, vont

apprécier les saveurs sucrées,

vont apprécier aussi les saveurs

salées, mais beaucoup moins ce

qui est amer. Or, il y a

beaucoup de légumes qui ont

cette petite saveur-là ou cet

arrière-goût-là amer qui va

moins plaire aux enfants. Cela

dit, c’est quand même faux de

dire que les enfants n’aiment

pas les légumes. Souvent les

enfants n’aiment pas les légumes

au premier essai, mais vont

aimer au... après quelques

essais, après quelques contacts

avec le légume. Et il y a plus

de chances que les enfants

aiment les légumes s’ils sont

présentés de la bonne façon. Et

là, en terme de présentation, je

ne parle pas de faire des

bonshommes dans l’assiette avec

les légumes, mais c’est une

question de présentation

positive, de ne pas forcer

l’enfant à le manger. En tant

que parent, si on mange des

légumes devant notre enfant puis

qu’il voit qu’on aime ça, ça,

juste notre rôle de modèle va

finir par le convaincre à y

goûter parce qu’il va voir qu’on

a du plaisir à le manger.


MICHELINE SABOURIN

Est-ce que tu aimes le brocoli?


THOMAS FALLU-LYMBURNER

Oui.


MICHELINE SABOURIN

Non, pas trop.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Non. Mais on a-tu du brocoli

sur la table? J’en ai pas vu.


NOÉMIE FALLU

Ils sortent toutes sortes de

jus puis de purées de fruits

mélangés avec des légumes

subtilement pour faire apprécier

de façon discrète aux enfants le

légume. Parce que j’ai vu

dernièrement les purées de pomme

ou les purées de fruits, puis là

ils rajoutent de la carotte

dedans, ni vu ni connu.


MICHELINE SABOURIN

Ah! Oui, d’accord.

J’ai vu ça.


NOÉMIE FALLU

Mais dans des jus?


MICHELINE SABOURIN

Et dans les jus aussi.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

La tentation peut être forte

pour des parents de cacher et de

camoufler des légumes quand

notre enfant n’en mange pas.

Cela dit, c’est pas une bonne

façon de faire apprécier les

légumes à l’enfant. C’est sûr

qu’à très court terme, ça

augmente la consommation de

légumes. Mais ça n’aide pas

l’enfant à apprivoiser les

légumes, ça ne fera pas en sorte

qu’il va les aimer non plus dans

plusieurs années.

Donc c’est vraiment une solution

disons nutritionnelle pour faire

en sorte que l’enfant ait des

vitamines qui proviennent des

légumes, mais à long terme c’est

pas gagnant.

Il faut continuer à présenter

les aliments sous leur forme

entière.


NARRATEUR

Et le sucre!

Impossible d’y échapper, surtout

lors des sorties en famille où

les sucreries sont offertes

partout et présentées pour

allécher les enfants qui

évidemment nous harcèlent

jusqu’à ce qu’on cède et leur

achète des gâteries.


Des images de kiosques où l’on sert de sucreries sont présentées, alors que les deux familles se rendent à l’extérieur pour patiner.


NARRATEUR

Mais est-ce qu’il y a moyen

d’échapper à cette pression de

l’offre alimentaire qui nous

attend dès qu’on sort de la

maison?


STÉPHANE LEDUC

Quand on sort, on fait des

activités. C’est sûr que la

première chose qu’ils nous

demandent c’est : « Est-ce qu’on

peut s’arrêter prendre un

dessert? Est-ce qu’on peut

s’arrêter manger quelque chose? »

Bon, on résiste aussi longtemps

que possible pour pouvoir

profiter de la journée et puis

la menace ou la récompense à la

fin ça les garde quand même en

ligne. Mais en bout de ligne ça

devient un peu harcelant et puis

on cède finalement.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Partout, l’offre, là, que ce

soit en voiture, en voyage ou

même ici, ce n’est que du sucre

qu’ils vendent. Juste trouver

autre choses c’est difficile,

là. On avait pas grand choix, il

y avait du fudge, de la queue de

castor, après ça...


MICHELINE SABOURIN

Chocolat chaud.


NOÉMIE FALLU

Des frites.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Du chocolat chaud ou des

frites.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Quand on parle d’aliments, il

n’y a pas de bons ou de mauvais

aliments. Même si c’est des

gâteries, même si c’est des

sucreries, même si c’est des

chips, il faut que l’enfant

puisse être en contact avec ces

aliments-là une fois de temps en

temps. Il faut que ça puisse

faire partie de leur

alimentation pour ne pas qu’ils

développent non plus une

préoccupation ou une obsession

face aux aliments qu’ils n’ont

pas le droit de manger. Parce

que tout le monde le sait, là,

l’interdit alimente beaucoup le

désir. Donc pour les parents,

c’est de dire : « Bien on va

offrir un maximum d’aliments

nutritifs et des gâteries une

fois de temps en temps, pas

juste dans des occasions

spéciales, mais vraiment une

fois de temps en temps pour que

l’enfant puisse y avoir accès. »

Et quand on est dans des lieux

publics où l’offre est un petit

peu plus limitée, bien c’est

toujours bon d’avoir dans son

sac à main ou avec soi des

collations un petit peu plus

nutritives pour contrebalancer

l’offre devant laquelle on se

trouve.


MICHELINE SABOURIN

En tout cas les nôtres sont

très très dessert. Nous on

menace les desserts pour faire

les lits, on menace les desserts

pour faire les tâches, on menace

les desserts. Ah! Ça marche

vraiment très très bien.


NOÉMIE FALLU

C’est ça le pire, c’est que ça

fonctionne.


MICHELINE SABOURIN

Ah! Oui, ça fonctionne trop

bien. Moi, j’avais lu un moment

donné qu’on ne devait pas faire

ça, c’était une mauvaise

tactique, mais ça marche trop

bien, on le fait quand même.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Le dessert devrait être permis

à tous les enfants quand il y a

un dessert de prévu au repas. Si

les adultes mangent un dessert,

les enfants devraient avoir

droit au dessert aussi, même si

l’assiette n’est pas terminée.

Puis on ne devrait même pas

négocier trois, quatre, cinq

bouchées pour avoir le dessert.

Il faut laisser l’enfant manger

le dessert pour ne pas que ça

soit ni une récompense, ni une

punition. Si on l’oblige à

manger des aliments qu’il n’aime

pas, bien cet aliment-là devient

encore plus un aliment qu’il ne

veut pas voir, qu’il ne veut pas

manger, même pas essayer de

goûter.


STÉPHANE LEDUC

Ça c’est une chose que je

trouve difficile à gérer, c’est

la quantité. Parfois, bon, un

petit dessert, une petite

bouchée, ça ne peut pas faire de

tort. C’est jusqu’où aller? Est-

ce que c’est... Parce que Chloé,

bon, une de nos... Elle se gave

de dessert. Ce n’est pas, bon,

un petit carré aux dates bien

tranquillement, c’est 10 carrés

aux dates puis elle en prendrait

encore d’autres.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Évidemment, il ne faut pas non

plus permettre du dessert à

volonté, il faut que dans

l’ordre du repas l’enfant

comprenne qu’il y a un dessert

qui suit le repas principal,

mais que c’est une portion de

dessert. On ne se nourrit pas de

desserts ou d’aliments sucrés.

Et si l’enfant arrive au

dessert, qu’il mange sa portion

normale de dessert, s’il a

encore faim, il va comprendre

qu’il aurait peut-être dû manger

un petit peu plus ce qu’il y

avait dans son assiette

principale.

On peut toujours offrir à

nouveau l’assiette principale

pour que l’enfant mange à sa

faim, mais l’enfant va

comprendre que de cette façon-là

il ne peut pas manipuler ses

parents pour manger du dessert à

volonté.


NARRATEUR

Pour nos deux

familles, c’est difficile

d’amener leurs enfants à goûter

de nouveaux aliments et

d’apprivoiser une nouvelle

texture... Mais faire un jeu de

dégustation à l’aveugle c’est

une façon amusante de leur faire

goûter à des aliments qu’ils

n’aiment pas et refuseraient

sûrement de manger dans un autre

contexte.


Plus tard, à la maison, les enfants ont les yeux bandés et se prêtent au jeu du goûter à l’aveugle.


MICHELINE SABOURIN

Ouvrez votre main. On goûte,

puis on va voir d’abord si vous

aimez ça, puis voir si vous

pouvez l’identifier.

Attention Solène...


THOMAS FALLU-LYMBURNER

Beurk! Yark!


SOLÈNE SABOURIN-LEDUC

Avocat!


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Hum!


THOMAS FALLU-LYMBURNER

Beurk!


MICHELINE SABOURIN

Toi, t’aimes moins.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Quand on introduit un nouvel

aliment à un enfant puis qu’il

n’aime pas ça, il faut

premièrement ne pas le forcer à

le manger, mais il ne faut pas

se dire non plus : « On en

cuisine pas parce qu’il n’aime

pas ça. »

Idéalement, on le présente dans

le cadre d’un repas où il y a

des aliments qu’on sait qu’il

aime. Parce qu’il ne faut pas

que dans son assiette il y ait

juste des aliments qu’il n’aime

pas, il va se retrouver devant

une assiette qu’il n’a pas du

tout envie de manger, qu’il n’a

pas du tout envie de goûter et

qu’il ne pourra pas manger à sa

faim non plus.


SOLÈNE SABOURIN-LEDUC

Concombre!


CHLOÉ SABOURIN-LEDUC

Non, pas pour moi. Yark!


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Souvent, les enfants hyper

difficiles, ils sont difficiles

parce qu’on a peut-être baissé

les bras un petit peu trop tôt.

Il ne faut pas tomber dans le

piège de faire un deuxième repas

ou d’offrir à l’enfant juste les

aliments qu’il aime.

Il ne faut pas restreindre le

menu aux préférences de l’enfant

parce qu’on ne lui donnera

jamais la chance d’aimer

davantage.


THOMAS FALLU-LYMBURNER

Est-ce que c’est une...


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Ça deux mots, ça deux mots.


THOMAS FALLU-LYMBURNER

Heu... C’est pas une bine?


SOLÈNE SABOURIN-LEDUC

Pois chiche.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Ah! Ça ressemble à une bine,

mais c’est comme un...

c’est un pois chiche.

Un pois chiche.

Un pois chiche. Goûtes-y, c’est

bon. Regarde pas loulou.


THOMAS FALLU-LYMBURNER

Ah! Non, ça me tente pas.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Bien je le sais... Ah!


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

(Commentant par la suite)

Non, c’était vraiment, là, le pois

chiche parce que tu vois que

tout de suite qu’au goût il

comparait, il pouvait dire :

« Ah! Ça goûte telle chose, ça

goûte telle chose. » Et puis là,

dès qu’il l’a vu, son discours a

changé. Donc ça me fait bien

rire parce qu’à la maison c’est

souvent comme ça. Des fois c’est

plus une question qu’ils

connaissent pas, ils savent pas

c’est quoi ou ils ont entendu

d’un ami que c’était pas bon

puis ils n’en mangeront pas.


MICHELINE SABOURIN

Vous savez c’est quoi?


THOMAS FALLU-LYMBURNER

Mangue!


MICHELINE SABOURIN

Non, c’est pas une mangue.


CHLOÉ SABOURIN-LEDUC

Un pitahaya.

Pitahaya!


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

C’est bon ça. Pitahaya!


MICHELINE SABOURIN

Pitahaya! Pitahaya!

OK. Doucement, doucement,

doucement.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Tous les enfants naissent avec

vraiment l’aptitude innée à

contrôler la part... en fait, ce

qu’ils mangent en fonction de

ses besoins. Et quand on

n’interfère pas avec ces signaux

de faim, de satiété, quand il

grandit bien il va continuer à

les écouter ces signaux-là.

C’est pas aux parents à dire à

l’enfant : « T’as trop ou t’as

pas assez mangé. » Parce que ça

va en fonction des besoins de

l’enfant qui peuvent changer au

jour le jour et ça c’est

vraiment l’enfant qui est le

mieux placé pour le décider.


Plus tard, les parents profitent du fait que les enfants sont au lit pour faire un souper et discuter avec STÉPHANIE CÔTÉ.


NOÉMIE FALLU

Nous, la grosse problématique

autour de la table c’est qu’ils

restent assis pour manger. Parce

qu’ils peuvent se lever 14 fois

entre 3 bouchées. Puis là bien

on a beau essayer des fois de

faire des jeux et tout ça, mais

tu sais, un moment donné c’est

que ça, ça devient difficile.


STÉPHANIE CÔTÉ

Ça, je pense que ça fait partie

des réalités d’à peu près toutes

les familles avec des jeunes

enfants, là, d’essayer de rester

assis.

Une des façons de les inciter à

rester assis, c’est entre

autres, ce que vous faites peut-être

déjà, mais de les faire

participer à la conversation. De

leur poser des questions, de

leur demander de nous raconter

leur journée puis que ce soit

pas juste centré sur eux, que ce

soit quand même un tour de

table, une affaire de famille.

Mais qu’ils se sentent

importants, qu’ils se sentent

écoutés, qu’ils sentent qu’ils

ont leur place pour parler. Ça

ne veut pas dire que du jour au

lendemain ils ne se lèveront

plus, mais ça peut faire en

sorte qu’ils vont savoir que le

repas c’est pour eux aussi.


MICHELINE SABOURIN

Moi ce qui me préoccupe, je

pense, le plus avec

l’alimentation c’est à quel

point lutter pour leur faire

goûter un nouvel aliment.

Parce qu’un moment donné nous,

notre plus vieille, qui a

toujours été très difficile,

alors on a vraiment... ça causé

d’énormes bagarres, des tensions

entre nous, ça causé beaucoup de

tensions et de stress pour lui

faire goûter, mais une feuille

de salade. Ce que je trouve tout

à fait normal, mais elle ne

voulait pas, elle faisait des

crises, elle restait à la table.

Puis un moment donné j’ai dit :

« Nous restons à la table

jusqu’à ce que tu goûtes au

moins, tu amènes l’aliment à ta

bouche. » Mais à quel point on

force ça?


STÉPHANIE CÔTÉ

On... Je ne dirai peut-être pas

ce que vous voulez entendre,

mais on laisse passer. Les

enfants vont parfois prendre 5,

10, 15, 20 fois à voir l’aliment

dans leur assiette pour

l’apprivoiser, pour oser y

goûter, puis encore plus que ça

pour commencer à l’aimer. Et si

cette expérience-là se passe

dans la chicane, sous une

pression et que c’est négatif,

on ne favorise pas du tout, mais

pas du tout l’apprivoisement, si

je peux dire, du nouvel aliment.

Donc il faut persévérer même si

l’enfant n’aime pas ça. On lui

suggère de goûter, on peut lui

dire : « Regarde, tu peux en

mettre juste un petit peu dans

ta bouche, si t’aimes pas ça, tu

le remettras dans ta serviette

de table, tu le remettras dans

ton assiette, mais tu peux

essayer de goûter. » Si ça se

passe sans trop de pression,

l’enfant va... des fois va juste

être un petit peu plus enclin

aussi. Parce qu’il y a des

enfants, on se le cache pas, il

y en a qui aime ça résister,

juste pour résister. Et donc

d’essayer de mettre juste... de

juste un petit peu lâcher prise,

l’enfant va réaliser que c’est

pas un enjeu tant que ça et

juste pour ne pas nous défier

non plus, bien peut-être qu’il

va vouloir y goûter comme ça.


NOÉMIE FALLU

Bien même... on ne veut pas

qu’elle termine nécessairement

son assiette, mais là des fois

Ça fait comme deux jours qu’elle

n’a pas mangé de légumes. Oh!

Mais là ça fait trois jours

qu’elle n’a pas pris un yogourt.

Ah! Mais là, elle a-tu mangé un

fruit aujourd’hui? Tu sais, à

quel moment on peut comme se

questionner, puis à quel moment

on peut se dire : « OK, là, il y

aurait peut-être un problème

ou... »


STÉPHANIE CÔTÉ

Bien, il ne faut pas

évaluer l’alimentation de

l’enfant sur un repas, ni même

sur une journée. Puis il ne faut

surtout pas oublier ce qu’ils

mangent à l’extérieur de la

maison, soit au service de

garde, à la garderie ou encore à

la cafétéria de l’école parce

qu’il n’y a pas juste ce qu’ils

mangent à la maison qu’il faut

comptabiliser, il y a tout ça.

Puis des fois ils peuvent avoir

mangé beaucoup pendant la

journée, puis c’est pour ça

qu’ils arrivent le soir puis

qu’ils n’ont plus très très

faim. Ou ils ont peut-être moins

bougé que d’habitude, puis c’est

pour ça qu’ils arrivent au

souper puis qu’ils ont un peu

moins faim. Ou ils sont plus

fatigués, puis c’est ça qui fait

qu’ils ont moins faim. Donc ça,

il faut prendre en compte tous

ces facteurs-là qui peuvent

influencer l’appétit. Et qu’ils

mangent des légumes ou qu’ils

n’en mangent pas, c’est pas sur

un repas ou une journée qu’il

faut évaluer la qualité de

l’alimentation puis l’impact que

ça peut avoir sur leur santé.

C’est sur au moins deux, sinon

trois semaines qu’il faut

évaluer l’alimentation.

Aussi longtemps que ça?


STÉPHANE LEDUC

Aussi longtemps que ça.


NOÉMIE FALLU

Oui, c’est rassurant.


STÉPHANIE CÔTÉ

Oui.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

Ça fait qu’un légume à tous les

trois semaines.


Plus tard, les deux familles se rendent à la ferme, où il y a des serres. Les enfants en profitent pour goûter à toutes sortes d’aliments.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Il y a plusieurs façons de

stimuler, d’initier les enfants

à la cuisine, de stimuler leur

curiosité aussi. De faire des

visites, que ce soit de fermes,

de marchés avec les enfants, ça

leur fait découvrir qu’est-ce

que c’est les aliments avant

d’arriver dans notre assiette.

Un pâté chinois, c’est pas

steak, blé d’Inde, patate déjà

dans une assiette, ça provient

de légumes qui ont poussé dans

le sol, ça provient d’un animal,

ça provient d’un épi de maïs.

Donc c’est vraiment de

démystifier les aliments, de

leur montrer que, bien,

l’aliment ne vient pas de

l’épicerie non plus, il vient de

plus loin que ça.


NOÉMIE FALLU

(Commentant par la suite)

Nous ce qu’on fait souvent, on

a la chance d’avoir un potager

près de chez nous. Alors l’été

on va cueillir des fraises, on

va aux citrouilles, aux courges

l’automne. Je pense que c’est ça

fait une belle sortie en

famille, mais c’est le la notion

aussi justement d’apprendre que

bien ce qu’on voit à l’épicerie

ça vient de quelque part. Mais

ça c’est un jeu qu’on fait aussi

des fois quand on va faire le

marché ensemble, bien : « Est-ce

que tu penses que ça pousse dans

la terre? Est-ce que tu penses

que ça pousse dans les arbres? »

Ça on le fait.


MICHELINE SABOURIN

(Commentant par la suite)

Ah! Oui, Chloé était surprise

du goût, puis ça m’a étonné.

Je ne pouvais pas croire, elle

en mangeait. Donc voilà, on va

revenir je pense parce que c’est

rare que les enfants sont aussi

ouverts à essayer des choses

comme ça. Donc elle m’a étonnée.

C’est super!


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

Cuisiner avec les enfants.

Cuisiner pour les enfants c’est

un petit peu comme bricoler,

manipuler les cuillères, les

bols. De casser un œuf pour un

enfant, c’est une expérience

extraordinaire la première fois,

même les fois d’après. Donc ça

pique leur curiosité puis ça

fait en sorte qu’ils vont être

davantage attirés vers les

aliments. Ils vont être peut-être

un petit peu plus curieux

aussi de demander qu'est-ce

qu'on mange, de vouloir

participer eux-mêmes à la

planification, même à la

préparation des repas.


MICHELINE SABOURIN

(Commentant par la suite)

Bien moi du weekend je retiens

que bon, je pense que les

enfants sont tous un peu

pareils, donc il ne faut pas se

culpabiliser trop trop si nos

enfants ne mangent pas tous les

légumes, toute la viande ou tout

ce qu’on leur offre. Il faut les

encourager à essayer différentes

choses et puis peut-être pas

rentrer dans des grandes

batailles comme on a fait un peu

dans le passé.


STÉPHANE LEDUC

(Commentant par la suite)

C’est qu’il faut... Il faut

essayer de s’amuser, il faut

essayer d’être en famille, de

s’amuser et de ne pas être un

gros stress. Puis nous on

s’amuse, on apprécie la

nourriture puis les enfants vont

tranquillement l’apprivoiser

puis la manger aussi.


STÉPHANIE CÔTÉ

(Poursuivant l’entrevue)

C’est d’essayer de continuer

d’avoir du plaisir à manger en

famille, à éteindre la

télévision. Je pense qu’il y a

tellement de plaisir qu’on peut

retirer en cuisinant, en

mangeant. Il faut essayer

d’inculquer ça à nos enfants.

Puis les moments difficiles,

bien ça fait partie de la vie,

mais si globalement il y a

beaucoup de positif qui ressort,

bien ça va être gagnant.


JEAN-FRANÇOIS LYMBURNER

(Commentant par la suite)

Moi, je pense que je retiens

que vraiment quand on a des

conditions idéales comme on a

eues ce weekend avec deux

familles avec des enfants, c’est

beaucoup plus propice à ce qu’on

mange, on s’amuse. C’est certain

que quand on nous catapulte dans

des familles qu’il n’y a aucun

enfant ou qu’on est au

restaurant pour longtemps, c’est

plus difficile. Alors c’est

peut-être de recréer plus

souvent les conditions où est-ce

que les enfants sont avec

d’autres enfants. Puis regarde

ici, Chloé mange du citron et

puis Solène mange du cornichon.

Fait que c’est certain que ça va

motiver les autres à le faire.

Puis je pense qu’il faudrait

qu’on fasse ça plus souvent.


NOÉMIE FALLU

(Commentant par la suite)

Se déculpabiliser, de toujours

penser que nos enfants mangent

pas assez, mangent pas assez

bien puis que le chocolat c’est

pas bon. Bon, tu sais, ça été

plaisant de parler avec

Stéphanie, la nutritionniste,

pour ça aussi. Puis finalement

ils ne sont pas si pires que ça

nos enfants.


NARRATEUR

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section Rencontre de parents

dans laquelle vous retrouverez

un forum de discussions où il

est possible de poser des

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préoccupations et proposer trucs

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