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Parent un jour, parent toujours

Des trucs et astuces qui permettent de réfléchir sur l'éducation des enfants en valorisant l'expérience des papas et des mamans d'aujourd'hui. Deux sympathiques familles se rencontrent pour une fin de semaine afin de vivre toutes sortes d'activités qui leur permettent d'échanger sur un thème précis lié à l'éducation des tout-petits. Un spécialiste se joint à la bande pour approfondir davantage le sujet et proposer d'autres solutions aux défis quotidiens que représente l'éducation.

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L'heure du dodo

Bébé impose à ses parents son rythme de sommeil. La question du dodo peut devenir source de nuits blanches. Peur de s’endormir seul, insomnies, réveils nocturnes, pipi au lit et cauchemars sont le lot quotidien de nombreux parents. Une psycho-éducatrice apporte son support et ses précieux conseils



Année de production: 2012

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Intertitre :
Album de familles


La photo d’une famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille Gendron-Frenette :

maman Annie, papa Benoît

et leurs deux garçons.


BENOÎT FRENETTE

Alors je vous présente Frédérik

qui va avoir bientôt 5 ans.

Mon grand garçon qui a de la

misère à s’en dormir le soir

et qui vient nous rejoindre

fréquemment la nuit. Et mon

plus grand, Cédric, 8 ans,

qui lui, s’endort souvent

avec papa de ce temps-là

et qui vient nous rejoindre

parfois le matin.


La photo d’une autre famille est présentée.


NARRATEUR

Voici les Bouchard-Chamberland :

maman Gitane, papa Mathieu

et le reste de la famille.


MATHIEU

Je vous présente Laurymai,

17 mois. Il y a Anaïs, 4 ans.

Puis ma grande fille de 10 ans

d’une première union, Èvelyne.


NARRATEUR

Bien qu’ils ne se

connaissent pas du tout, ces

parents ont consenti à passer

un weekend complet ensemble pour

échanger, se donner des trucs

sur un aspect de la vie de

famille qui est complètement

chamboulé dès le premier souffle

de notre aîné : le sommeil.

Il est démontré que 20 à 30 %

des enfants connaissent des

problèmes de sommeil tel que

le somnambulisme, les terreurs

nocturnes et les cauchemars

récurrents. Et ce pourcentage

n’inclut même pas les refus

d’aller au lit, l’heure du

dodo qui s’étire et s’étire

ou encore les tout-petits

qui se relèvent sans cesse.

Pas surprenant que parentalité

rime souvent avec traits tirés.


Titre :
Parent un jour, parent toujours: L’heure du dodo.


La famille Gendron-Frenette est à table pour le repas.


ANNIE GENDRON

Tu veux du ketchup? Mon

Dieu, t’en mets pas beaucoup.

Puis là, est-ce que

ce soir la soirée va

se passer mieux qu’hier?


CÉDRIC GENDRON-FRENETTE

Oui.


ANNIE GENDRON

Oui? Hein, Frédérik? Ta mère

va te border, mais après

ça tu fais dodo tout seul.

Tu n’as pas besoin de

moi pour t’endormir.

(Voyant qu’il se lève)

D’accord? Reste ici,

là, je te parle.


STÉPHANIE DESLAURIERS, psychoéducatrice, est chez la famille Bouchard-Chamberland pour une intervention. Elle lève un carton jaune dans les airs.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Go! Allez-y!


NARRATEUR

Stéphanie Deslauriers

est psychoéducatrice.

Elle travaille régulièrement

avec des parents épuisés comme

Annie et Benoît, pour qui le

dodo de leurs petits amours

est devenu source d’angoisse.


STÉPHANIE DESLAURIERS donne une entrevue.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Bien, presque la totalité des

parents se pose des questions à

propos du dodo de leur enfant,

que ce soit à l’arrivée de leur

enfant parce qu’effectivement

ça chamboule leurs propres

habitudes de sommeil.

Ou que ce soit des difficultés

qui vont se développer avec le

temps. Je pense entre autres à

des parents qui vont m’appeler

quand leurs enfants ont environ

18 mois, 24 mois. Donc des

enfants qui commencent à

développer un peu des peurs :

la peur du noir, le tout début

des cauchemars. On parle aussi

d’enfants qui vont se lever

excessivement tôt, vers 5 h

du matin à tous les jours.

Donc des parents finalement qui

ont aussi un sommeil qui est

perturbé. Donc à ce moment-là

c’est l’ensemble de la famille

qui est fatigué, qui est épuisé.


Texte informatif :
20 h


ANNIE GENDRON

Frédérik, dodo!

Écoute ce que maman te dit.


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

(Pleurant)

Je veux que tu restes.


ANNIE GENDRON

Bien je vais rester,

je vais revenir.

Je ne serai pas

partie longtemps, là.


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Je veux que tu viennes...


ANNIE GENDRON

Frédérik, tu vas

compter jusqu’à trois.


ANNIE GENDRON

(Commentant)

Le plus difficile c’est,

je dirais, l’approche au dodo.

Dans un monde idéal c’est

d’être capable de le border,

l’embrasser, bonne nuit, ensuite

quitter. Mais avec Frédérik

c’est plutôt difficile.


ANNIE GENDRON

Je ne veux pas de baboune.


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Bien, excuse-moi...


ANNIE GENDRON

(Poursuivant l’entrevue)

Il pouvait se

lever 12 fois, des fois rendu

9 h 30, 10 h, puis il est encore

les yeux bien bien ronds.


ANNIE GENDRON

Regarde ça. Ça,

c’est du beau chantage.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Un enfant qui va étirer le

moment du dodo, donc ça,

ça peut être un enfant par

exemple qui va craindre les

séparations avec les parents.

Parce que le dodo c’est aussi

une séparation. C’est de dire :

« Je m’en vais seul dans

ma chambre. Je vais dormir.

Je n’ai plus de contact avec

toi jusqu’à demain matin. »

Donc ça, on le voit souvent

chez les enfants qui vont être

plus anxieux et puis donc qui

vont demander un verre d’eau,

demander d’aller à la toilette.

« J’ai chaud. J’ai froid.

Je veux me changer de pyjama. »


ANNIE GENDRON

Maintenant tu te couches.


ANNIE GENDRON

(Poursuivant l’entrevue)

Finalement, à force de toujours

se lever comme ça, bien maman a

commencé la mauvaise habitude de

dire : « Bon, bien OK, je vais

te border puis je vais rester

un petit peu avec toi. » Puis

là bien ça finit que finalement

maman, elle reste couchée avec

lui jusqu’à tant qu’il dorme.


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Bien en fait, acheter la

paix, que ce soit pour le dodo

ou que ce soit pour tout autre

comportement, ce que ça fait

en fait c’est un renforcement

positif pour l’enfant. Donc

ce qu’on est en train de

lui envoyer comme message

c’est : « quand tu adoptes un

comportement qui est inadéquat,

bien je te donne ce que tu veux.

Je te donne de l’attention

positive, je te câline, on se

colle, on est bien ensemble. »

Alors qu’on veut défaire

cette association-là. Donc on

peut demander, platement :

« J’aimerais que tu retournes

dans ton lit. Retourne dans

ton lit. » Fait qu’on fait ces

demandes-là. On peut l’aider,

on peut le ramener à son lit

nous-mêmes, en évitant, tu

sais : « Ah, mon beau petit

coco... » En évitant de le

flatter, de lui donner un

bisou. On le ramène simplement

à son lit. « Je t’ai demandé

de te coucher. On va se voir

demain. » Puis on quitte

la chambre à ce moment-là.

On peut fermer la porte aussi.


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Non, je ne veux pas

que tu t’en ailles.

(Pleurant)

Maman!


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Pour les parents, c’est vrai

que c’est difficile d’entendre

leurs enfants qui vont pleurer

dans n’importe lequel contexte,

mais pour le dodo surtout.

On sait qu’il est seul, qu’il

est dans sa chambre, ça nous

brise le cœur. Mais ce qu’il

faut garder en tête c’est que

notre enfant en ce moment, il

n’est pas en danger. Il ne vit

pas de situation d’inconfort

extrême. Donc la demande c’est

de faire dodo. C’est normal de

le faire. Alors ce qu’on peut

faire, c’est on peut attendre

un peu, le laisser pleurer.

Certains parents vont d’emblée

pouvoir laisser leur enfant

pleurer pendant 5 minutes,

d’autres parents me disent :

« Stéphanie, c’est trop pour

moi. » Alors je leur dis :

« Bien, commencez par une

minute. » Mais c’est déjà

un petit délai. De cette

manière-là, en ne répondant

pas immédiatement, le message

qu’on envoie à l’enfant c’est :

« Je le sais que t’es capable

de t’apaiser, puis moi, je ne

suis pas en état de panique

parce que je le sais que

t’es en sécurité. » Donc

après cette minute-là ou

ce cinq minutes-là, on peut

retourner voir l’enfant et lui

dire : « Je t’ai demandé de

te coucher. Alors j’aimerais

que tu te couches et que

tu dormes. On se voit demain. »

Donc on reste ferme.


ANNIE GENDRON

Frédérik, c’est comme ça que

ça fonctionne aussi non je sors

tout de suite. Bon. Bonne nuit.


BENOÎT FRENETTE

(Commentant)

Ça vient me chercher avec

le plus jeune quand c’est

compliqué. Je vois ma conjointe

qui deal avec ça puis que des

fois... des fois ce n’est pas

facile, puis elle monte le ton.

Puis je sens qu’un moment

c’est comme... ça devient

très compliqué. Il n’y a

pas de perte de contrôle,

mais un moment c’est comme...

j’interviens pour un moment

donné un petit peu faire

baisser la vapeur.


BENOÎT FRENETTE

Tu te couches sur le dos?


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Moi, ce que je suggérerais

aussi c’est qu’on fasse une

petite alternance avec papa.

Ça, ça peut être intéressant

de voir : est-ce que le même

comportement est observé quand

c’est papa? Ça se peut que

la première nuit, il y ait

une crise : « Non, je veux

que ce soit maman! » Mais

on maintient notre bout :

« Non, ce soir maman, elle

est occupée, donc c’est

papa qui prend la relève. »

Souvent on va voir que : ah,

le problème n’est pas présent

quand c’est l’autre parent.

Donc ça, ça nous donne un

indicateur aussi que mon

enfant est capable. Puis,

oups!, peut-être que

je me suis fait berner

pendant quelque temps.


Texte informatif :
21 h 40


ANNIE GENDRON sort de la chambre.


BENOÎT FRENETTE

Il dort-tu, là?


ANNIE GENDRON

Là, il dort.

Il respire fort...


BENOÎT FRENETTE

Bien c’est parce que, tu sais,

là, il dort puis il est...


ANNIE GENDRON

J’ai essayé de me lever

deux fois avant.


BENOÎT FRENETTE

... Il est 9 h 40.


ANNIE GENDRON

C’est parce que tu l’entends

respirer profondément.


NARRATEUR

Bien que Frédérik

ait finalement réussi à

s’endormir, le couple n’aura

droit qu’à un court moment

d’intimité, car les problèmes

de dodo ne sont pas terminés.

Comme le dit le dicton :

La nuit va être longue.


BENOÎT FRENETTE

Pendant la nuit, Frédérik va se

lever, il va venir s’installer

entre nous deux. Et après ça,

quelques fois ça va être Cédric

aussi. Mais Cédric plus au

matin. Peut-être pas à minuit,

mais peut-être vers 4, 5 h du

matin, il va venir s’installer.

Ça fait qu’on va être à quatre.

Cédric au pied du lit puis

Frédérik entre nous deux.


ANNIE GENDRON

Ah, je suis plus que tannée.

Je suis vraiment plus que

tannée, ça m’épuise. Puis pas

facile pour le couple non plus.


Des images de la routine du dodo chez la famille Bouchard-Chamberland sont présentées.


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Quand je suis allée dormir

chez grand-maman, j’ai rêvé que

j’étais dans ma cour à moi à

côté de la maison, puis qu’il

y avait un gros ver de terre

en dessous du pied.


MATHIEU CHAMBERLAND

Ah, oui.


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Une maman ver de terre noir.


MATHIEU CHAMBERLAND

Une maman ver de terre noir.

Ça, c’est pas drôle. Est-ce

que tu as ton dinosaure

qui te protège? Hein?


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Oui. Non, je ne l’avais pas.


MATHIEU CHAMBERLAND

Non, tu ne l’avais pas?

Est-ce que tu veux le montrer

ton dinosaure qui te protège?


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND montre son toutou dinosaure à la caméra en rugissant.


MATHIEU CHAMBERLAND

Oh! Il te protège des monstres

et des cauchemars, hein? Oui.


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Ça, c’est mon dinosaure à moi.


MATHIEU CHAMBERLAND

Oh, que je sais qu’il est à

toi. Il n’est pas à papa, hein?


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Ni aux autres.


MATHIEU CHAMBERLAND

Ni aux autres.


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Quand notre enfant fait

un cauchemar la nuit, qu’il

se réveille, qu’il a peur, bien

évidemment souvent il va nous

interpeller, il va nous appeler.

Donc on peut aller le voir, on

peut l’inciter à nous raconter

son cauchemar, mais dans son

lit. Ensuite on peut essayer

de voir avec lui une fin qui

est drôle, qui est loufoque

ou un cauchemar qui finit bien.

Et de cette façon-là on lui

envoie comme message qu’il y a

plusieurs scénarios possibles.

Autrement c’est important aussi

de valider sa peur, de lui dire

que c’est normal qu’il ait peur,

qu’on comprend. Surtout en bas

âge, tu sais, entre 3 et 5 ans,

6 ans, les enfants ont parfois

du mal à faire la distinction

entre le réel et l’imaginaire.

Donc pour eux c’est vraiment...

c’est vrai ce qui est arrivé

puis ça leur fait très peur.

Donc c’est sûr que si on

banalise ou qu’on dit :

« Bien non, ce n’est pas

vrai, ça ne se peut pas. »,

ça n’aide pas l’enfant

à ne plus avoir peur.


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Je ne veux pas dodo.


GITANE BOUCHARD

Je le sais, je comprends

Anaïs, mais là, c’est l’heure

des dodos. Puis tu le sais,

hein, je vais te donner un

bisou qui goûte bon si on

écoute les conseils. Puis

un bisou qui va goûter

le poivre si on écoute

pas les conseils.


GITANE BOUCHARD allait ensuite Laurymai.


GITANE BOUCHARD

Elle ne s’endort pas aux

seins, mais encore là c’est

un moment de détente, un petit

moment de rapprochement.

Quand elle était bébé naissant,

puis même pendant longtemps,

je m’installais... je me faisais

des tétées groupées en plus

le soir. Ça fait que ç’a été

un problème parce qu’elle

s’endormait puis quand

je la déposais dans son lit,

bien là, elle n’avait plus

sa source de réconfort

justement, ça fait que là,

elle se mettait à pleurer.


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Effectivement les parents, les

mamans qui vont endormir leurs

enfants aux seins, ça peut

effectivement développer

une dépendance à la présence

parentale puis au boire pour

s’endormir. Donc ce qu’on va

tenter de faire c’est qu’on

peut donner le boire juste

avant le dodo. Quand on voit

que notre enfant commence

à être somnolent, on va le

coucher dans son lit et puis

pour qu’il s’endorme seul à

ce moment-là. Il y a certains

parents qui vont laisser

la suce à leur enfant

durant la nuit comme moyen

d’autoréconfort. Ce qui

peut être une bonne chose.

Cependant, s’il y a un risque

que la suce tombe du lit et puis

que là ça prend la présence

du parent pour la ramener,

on n’est pas plus avancé.

Donc finalement l’enfant

a encore besoin de nous

pour se réconforter.


Le lendemain, la famille Gendron-Frenette arrive chez la famille Bouchard-Chamberland.


GITANE BOUCHARD

Rentrez, rentrez. Lequel est

Frédérik, lequel est Cédric?


ANNIE GENDRON

Frédérik, 4 ans

et Cédrik, 8 ans.


GITANE BOUCHARD

Salut!

Annie.


ANNIE GENDRON

Annie, salut.


GITANE BOUCHARD

Bonjour!

Moi, c’est Gitane.


ANNIE GENDRON

Et Benoît.


NARRATEUR

Après les

présentations d’usage,

on retourne tout de suite

À l’extérieur pour un peu

d’activité physique. Un

excellent moyen de favoriser

le sommeil chez nos enfants.

Mais attention, nos tout-petits

ne doivent pas faire d’effort

intense moins de trois heures

avant le dodo pour qu’ils aient

eu le temps de se calmer.


Plus tard, les deux familles se rendent à l’extérieur pour une bataille d’oreillers.


BENOÎT FRENETTE

Est-ce qu’on est prêts?

C’est la bataille d’oreillers!

Un, deux, trois, go!


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Il y a une corrélation à faire entre

l’activité physique et le

sommeil chez l’enfant. En

fait, on recommande au moins

30 minutes d’activité physique

par jour. Parce que, bon, ça va

générer des neurotransmetteurs

par exemple, la sérotonine, qui

agit à titre de relaxant pour

la détente et le sentiment de

bien-être. Donc oui à tous les

jours si possible faire faire

de l’exercice à nos enfants.


Texte informatif :
La routine


Plus tard, les deux familles se retrouvent à l’intérieur. Les enfants ont reçu des cadeaux qu’ils s’empressent de découvrir.


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Hey, maman,

regarde ce que j’ai.


GITANE BOUCHARD

C’est quoi, ça?


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Un pyjama.


NARRATEUR

Après une journée

chargée et bien amusante, c’est

l’heure de la routine d’avant

dodo pour les enfants.

Les parents pourront ainsi

se retrouver entre adultes

pour continuer d’échanger

sur les moyens à prendre

afin de favoriser un bon

sommeil chez nos bambins.


GITANE BOUCHARD

(Exécutant la routine de dodo de Laurymai)

Nous, la routine pour dormir

avant le dodo, avec les filles

pour... les deux prennent

chacune leur bain puis ensuite

elles se... je vais faire une

petite promenade avec Laurymai

quand il fait beau. Pendant que

moi, je me promène, Mathieu

donne le bain à Anaïs puis

on va brosser les dents,

peigner les cheveux.


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Je pense que c’est important

d’avoir un bon rituel avant

le dodo. Et puis ça, c’est vrai

pour l’ensemble des problèmes

de sommeil. Donc avoir une

bonne routine ça donne des

marqueurs de temps. Nous on

sait, on sait lire l’heure,

on a la notion du temps, les

enfants non. Alors leur façon

d’avoir une notion du temps

c’est de pouvoir anticiper

quelle est la séquence

d’activités de la soirée.

Ce qui est important c’est le

bain avant le dodo, ça permet de

se relaxer et ça fait diminuer

la température du corps.

Ensuite, on fait des activités

calmes. On peut lire un livre

à notre enfant dans son lit.

Ça, c’est un beau moment

parent-enfant à passer. On se

cajole un tout petit peu. Puis

ensuite, bon bien maintenant

c’est terminé, je te souhaite

une belle nuit et je m’en vais.

Donc en restant ferme, de cette

manière-là bien c’est clair pour

notre enfant que : voici la

limite. Je peux passer du temps

avec toi, quand l’histoire est

terminée, bien je m’en vais.


MATHIEU CHAMBERLAND

(Aidant ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND à enfiler son pyjama)

Est-ce que tu as de la

difficulté un petit peu?

Avec les bretelles, celui-là,

il est tannant, hein?


MATHIEU CHAMBERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

On est vraiment chanceux, il n’y

a pas de crise. Les seules fois

qu’elle fait des crises pour

s’endormir c’est quand on

décale la routine. Supposons

qu’il va y avoir un souper ou

une soirée de fête ou quelque

chose puis on revient à la

maison plus tard, il est 9 h

par exemple, là, tout d’un

coup : « Ah, je ne veux pas

me coucher, gnagnagna... »

C’est parce qu’ils sont bien

fatigués.


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Puis je vais vous présenter

mon deuxième bébé.


MATHIEU CHAMBERLAND

Est-ce qu’elles font des

beaux dodos, les poupées?


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Pas beaucoup.


MATHIEU CHAMBERLAND

Non, pourquoi?


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Bien parce que des fois

elles pleurent, elles chignent,

elles ne veulent pas se coucher.


MATHIEU CHAMBERLAND

Puis qu’est-ce que

tu fais dans ce temps-là?


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

Je les allaite avant de

s’endormir. Je les allaite.


MATHIEU CHAMBERLAND

Ah, c’est une excellente idée.


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

En fait, les contre-indications

avant le dodo, dans la routine

du dodo, je vous dirais que

dans l’heure qui précède le

coucher, éviter toute source de

stimulation comme la télévision,

les jeux vidéo, l’ordinateur.

Parce qu’il y a tellement

d’images et de sons à la

seconde que pour notre cerveau

c’est excessivement stimulant.

Même si on a l’impression de

décanter, de décompresser devant

la télé, en fait notre cerveau

est très très très actif. Les

collations sucrées, les jus,

on n’en prend pas au moins

une heure avant le dodo

pour ne pas avoir trop de

stimulations, trop d’excitants.


ANNIE GENDRON

(Lisant une histoire)

Bien sûr, maman monte

aussitôt. « Heu...

je veux boire et aller... »


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

J’ai peur des fantômes,

des momies, des choses

invisibles, du noir.


ANNIE GENDRON

(Poursuivant la lecture)

Mais qui est à ma porte,

serait-ce encore une bête

toute poilue?


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Pour la peur du noir, les

interventions qu’on peut faire,

ça peut être par exemple de

donner une veilleuse à l’enfant.

Donc évidemment qui n’est pas

trop lumineuse parce qu’on veut

quand même que la lumière soit

bien tamisée, que... bon,

qu’il fasse assez noir dans

la chambre pour favoriser

l’endormissement. Mais juste

ça, ça peut aider, c’est-à-dire

que qui dit peur du noir, dit

bien peur de ne pas voir ce

qui pourrait potentiellement

resurgir. Autrement ce qu’on

peut faire aussi dans le rituel

du dodo, c’est qu’on peut

regarder avec l’enfant, avec

une lampe de poche par exemple,

ou en allumant la lumière un

peu partout : bon, est-ce

qu’il y a quelque chose?

Est-ce qu’il y a des monstres?

Est-ce qu’il y a des loups

dans la chambre? Évidemment,

on constate que non. Donc :

« Ah, tu vois, il n’y a rien. »

On ferme la lumière puis on

peut dire à notre enfant que

même si la lumière est fermée,

bien il n’y a pas plus de

méchants qui sont cachés.

Donc, comme ça il a fait

le tour de la pièce, il a

pu constater par lui-même.

Ça peut être rassurant pour lui.


Plus tard, les adultes sont réunis pour un repas.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Merci. Merci de nous

recevoir chez vous.


MATHIEU CHAMBERLAND

Merci à vous d’être là.


BENOÎT FRENETTE

Un toast à la famille.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Santé!


BENOÎT FRENETTE

À votre charmant accueil.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Là, les enfants sont couchés,

je ne le sais pas, est-ce qu’on

baisse le ton un peu ou...?


GITANE BOUCHARD

Non, bien

regarde, ils sont couchés puis

on parlait très fort tantôt...


STÉPHANIE DESLAURIERS

Parfait.


GITANE BOUCHARD

Ça fait qu’il n’y a pas de problème.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Ça fait qu’on se laisse

aller, on a du plaisir.


GITANE BOUCHARD

Oui.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Bien, bon appétit!


GITANE BOUCHARD

Bon appétit aussi.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Donc, c’est ça en fait, en

termes de bruit généralement

on peut recommander aux parents

de garder le même ton de voix

comme on a généralement lors

du souper. En fait, je pense

que pour les enfants ça peut

être agréable aussi d’entendre

ça. C’est une atmosphère qui

est agréable, détendue, où

on voit que nos parents ont

du plaisir. Puis c’est correct

aussi de ne pas se priver

d’avoir du plaisir avec

nos amis. Je le dis souvent

aux parents que je rencontre :

l’important, les deux pôles de

la famille c’est les parents.

Tant que les parents vont

bien, la famille va bien aussi.


MATHIEU CHAMBERLAND

Je ne comprends pas pourquoi

les enfants... on dirait

que des fois c’est comme

une punition de dormir.

J’ai l’impression que... des

fois, je me dis dans ma tête :

« Mais oui, mais pourquoi

vous ne dormez pas? On est

si bien quand on dort. »

Je ne comprends pas ça.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Bien, il y a plusieurs facteurs

à ça. Premièrement, moi, j’en

vois des familles où est-ce

que pour eux le dodo c’est

effectivement une espèce de

menace, une espèce de punition

de : il est 4 h de l’après-midi,

commence à chigner, ah ah ah,

pas de bonne humeur... « Ah,

ça va pas? T’es-tu fatigué?

Tu veux-tu aller te coucher? »

Bien non.


BENOÎT FRENETTE

Dans ta chambre.


STÉPHANIE DESLAURIERS

C’est ça, la chambre

c’est devenu aversif.


MATHIEU CHAMBERLAND

Bien ça, j’ai toujours essayé

d’éviter ça justement,

la punition de la chambre,

pour ne pas que la chambre

devienne un lieu de punition.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Oui, un lieu, c’est ça, qui

est désagréable pour l’enfant.


ANNIE GENDRON

Ça arrive comme à peu près...


NARRATEUR

Annie profite de la

discussion avec Stéphanie pour

soulever le problème récurrent

de Frédérik qui va les rejoindre

à tous les soirs dans leur lit.


ANNIE GENDRON

Là, je pouvais me lever

cinq fois la nuit.

Ouf!


STÉPHANIE DESLAURIERS

Oui, un petit brin de fatigue

le lendemain au travail, hein?


ANNIE GENDRON

Oh, là là. Bon, je ne suis

peut-être pas confortable à

100 %, mais au moins je dors.


MATHIEU CHAMBERLAND

C’est ça.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Puis c’est là qu’il est

le cercle vicieux...


MATHIEU CHAMBERLAND

C’est ça, le cycle vient de partir.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Exactement. Puis tu sais,

tous les enfants, et même nous,

tous les adultes, tous les

comportements qu’on adopte

c’est parce qu’on a plus

de gains que de pertes à

l’adopter. Donc pour Frédérik

c’est la même chose, il y a

plus de gains à se lever et

à aller dans le lit parce

qu’il le sait qu’il va avoir

ce qu’il veut finalement, qu’il

va dormir avec vous, qu’il

n’aura pas à aller retourner

tout seul dans sa chambre ou

dans son lit. Donc pour lui,

ça c’est quelque chose qu’il

gagne. Donc pour renverser la

vapeur, ça va être de faire :

mais qu’est-ce que tu peux

gagner en restant dans ton lit?

En quoi ça devient un avantage

de rester dans ton lit? Puis ça

peut être pertinent par exemple

d’instaurer un petit tableau

de motivation qu’on cible un

objectif à la fois très clair.

Puis maman et papa m’ont bien

expliqué que c’était pour mon

bien, c’était pour que je me

sente plus en sécurité, que

je me sente mieux. Donc je vois

que ça va m’apporter des choses.

Puis c’est parce que je suis un

grand garçon aussi maintenant.

Tu sais, de l’amener comme

un avantage, encourager ça.

Bien maintenant le mot d’ordre,

et je le sais que c’est très

difficile parce qu’on a besoin

de sommeil, mais ça va être :

« Je te retourne dans ton

lit systématiquement puis

je suis plate avec toi,

je suis neutre. »


MATHIEU CHAMBERLAND

Ce qui est difficile pour un

parent c’est la rout... il y

a une routine qui fonctionne,

puis là, tout d’un coup,

pouf!, elle ne marche plus. Puis là,

c’est de tout en retrouver une

autre pour que ça fonctionne.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Dans les faits, une stratégie

pour évaluer son efficacité, il

faut la mettre en application à

tous les jours pendant au moins

21 jours, donc trois semaines.

Parce que trois semaines c’est

le temps que ça nous prend

pour adopter une habitude.


MATHIEU CHAMBERLAND

S’habituer à quelque chose.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Oui adulte, mais enfant

aussi. Ça nous prend ces trois

semaines-là avant de juger.


MATHIEU CHAMBERLAND

Donc dans le fond, quand

on pense que ça ne fonctionne

plus, il faudrait continuer.


STÉPHANIE DESLAURIERS

Il faudrait continuer. Puis

je pense que c’est ça le gros

enjeu du dodo, c’est tout ce

qui est autonomie, tout ce

qui est contrôle de l’enfant.

Il faut qu’il sache qu’il est

capable par lui-même. Alors

c’est important de leur donner

ce sentiment de sécurité là

qu’ils sont capables de passer

ce moment-là par eux-mêmes.

Et qu’advenant le cas où il y a

une peur, ils vont être capables

de contrôler leur peur. Comme

ça, ça leur donne confiance en

eux, en leur capacité de gérer

la situation. Puis ça va faire

en sorte que progressivement

ils auront de moins en

moins de besoin des parents

en fait pour gérer ça.


Le lendemain, la famille Bouchard-Chamberland se rend chez la famille Gendron-Frenette.


GITANE BOUCHARD

Bonjour!


ANNIE GENDRON

Bonjour! Bonjour!

Bienvenue chez nous.


GITANE BOUCHARD

Merci!

Vous avez bien dormi?


ANNIE GENDRON

Oui.


GITANE BOUCHARD

Oui. Super ça.


ANNIE GENDRON

Ça a bien été, écoute,

on a eu de la visite dans

notre lit à 5 h ce matin.


GITANE BOUCHARD

Ça fait que c’était déjà une...


ANNIE GENDRON

C’est déjà une belle

amélioration. On était très

heureux, une bonne nuit.


GITANE BOUCHARD

Salut!


ANNIE GENDRON

Salut!


GITANE BOUCHARD

Hey, c’est une bonne nouvelle ça.


ANNIE GENDRON

Oui, très bonne nouvelle.


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

(Apercevant un hamster que tient FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE)

On dirait que c’est un petit bébé.


NARRATEUR

Inspirées par

la suggestion de Stéphanie,

nos familles ont décidé

de bricoler un tableau de

motivation qui soulignera

le bon comportement

des enfants pour le dodo.


MATHIEU CHAMBERLAND

Toi, Anaïs, qu’est-ce que tu

dirais si ton objectif ce serait

de ne pas chialer le soir

quand on se couche, hein? De

ne pas faire de chichis, hum?

On pourrait faire un tableau

comme ça avec des collants.

À chaque fois que tu ne fais pas

de chichi, on met un collant.

Qu’est-ce que tu en penses?

Oui, c’est bon ça?


ANAÏS BOUCHARD-CHAMBERLAND

OK, oui.


MATHIEU CHAMBERLAND

Bon, vendu.


ANNIE GENDRON

Toi, Frédérik, sur quoi

on va travailler? On va-tu

travailler pour que tu

arrêtes de t’endormir

avec papa maman avec toi?


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Je veux choisir... est-ce que

je peux choisir mon carton?


ANNIE GENDRON

Est-ce que tu vas apprendre

à t’endormir tout seul?


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Est-ce que je peux

choisir mon carton?


ANNIE GENDRON

Oui, tu peux choisir.

On va travailler là-dessus.

Les deux on va travailler

sur la même chose?


CÉDRIC GENDRON-FRENETTE

Oui, même chose.


MATHIEU CHAMBERLAND

Toi, Èvelyne, est-ce que

tu veux qu’on en fasse un?


STÉPHANIE DESLAURIERS

(Poursuivant l’entrevue)

Les tableaux de motivation,

ce qui est important d’avoir en

tête, c’est qu’on va essayer de

cibler un objectif à la fois.

On écrit clairement l’attente.

On tente de l’écrire

de manière positive parce

qu’on veut montrer un modèle

à l’enfant de ce qu’on veut

de lui. Souvent on a tendance

à dire à notre enfant ce qu’on

ne veut pas qu’il fasse, alors

de cette manière-là on lui

donne un moyen compensatoire,

on lui donne l’attente claire

de ce qu’on veut. Ce que j’aime

bien faire avec les enfants

c’est de le décorer à leurs

goûts parce que c’est un outil

pour eux, pour les motiver.

Bien le lendemain matin, si

c’est réussi, ça peut être soit

un collant, soit on dessine

une étoile, on fait un bonhomme

sourire. Et puis on accumule

un certain nombre de réussites

puis à la fin on a une

récompense. Quand on entend

récompense, on pense souvent

achat, jouet... Alors que

ce n’est pas ça du tout. Une

récompense, ça peut être une

activité que je choisis avec

mes parents, ça peut être

un privilège, comme je dis

d’activité, de jeu qu’il va

choisir. « Ah, je veux qu’on

aille jouer dehors durant

la semaine. » Donc ça,

l’enfant peut le choisir.


ANNIE GENDRON

Puis pourquoi on a mis un collant?


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Parce que j’ai fait dodo

toute la nuit tout seul.


ANNIE GENDRON

Parce que tu t’es

endormi sans maman hier.


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Oui.


ANNIE GENDRON

Oui. Bravo champion.

J’aimerais ça Frédérik que

ton calendrier soit rempli

rempli rempli de collants.


FRÉDÉRIK GENDRON-FRENETTE

Après demain je vais prendre

Spiderman avec un coup de poing.


ANNIE GENDRON

Yes!


Les enfants, à tour de rôle, présentent leur calendrier.


GITANE BOUCHARD

(Commentant par la suite)

C’est une expérience

totalement folle, totalement

impressionnante. On a été

tellement heureux toute la fin

de semaine. On voudrait que

ça dure indéfiniment. On avait

quelques peurs par rapport à

est-ce qu’on va bien s’entendre

avec l’autre famille.

Ç’a été extraordinaire.

Je pense qu’on ne pouvait

pas avoir meilleur

match.


MATHIEU CHAMBERLAND

(Commentant par la suite)

Tu sais, c’est quand même

trois jours. Ça passe vite.


GITANE BOUCHARD

Trop.


MATHIEU CHAMBERLAND

Trop vite, puis on y prend goût.


ANNIE GENDRON

(Commentant par la suite)

Très enrichissant. Ça fait

du bien de pouvoir communiquer

avec d’autres personnes comme

ça. Nous, on se sentait en

famille. Puis Stéphanie hier

qui nous a beaucoup aidés à

pouvoir gérer des situations.

Non, j’ai vraiment vraiment

apprécié cette expérience-là.


BENOÎT FRENETTE

(Commentant par la suite)

Puis ça nous aide nous autres

mêmes en premier. Donc ça, je

pense que ça va aider d’autres

après. C’est qu’en même temps

tu prends de l’information

qu’on peut donner à d’autres

parents, puis je trouve

que c’est là que... c’est

enrichissant pour les autres

parents puis pour nous autres

aussi.


Les deux familles se saluent et se quittent ensuite.


ANNIE GENDRON

Bye bye!


MATHIEU CHAMBERLAND

Hey, salut, on se revoit.

Content de vous

avoir rencontrés.


ANNIE GENDRON

Bye!

Attention à vous autres.


MATHIEU CHAMBERLAND

Bye!


NARRATEUR

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section

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qui vous permet de partager vos

expériences avec des parents qui

vivent des situations semblables

aux vôtres. Rendez-vous sur

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parent toujours

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