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Parent un jour, parent toujours

Des trucs et astuces qui permettent de réfléchir sur l'éducation des enfants en valorisant l'expérience des papas et des mamans d'aujourd'hui. Deux sympathiques familles se rencontrent pour une fin de semaine afin de vivre toutes sortes d'activités qui leur permettent d'échanger sur un thème précis lié à l'éducation des tout-petits. Un spécialiste se joint à la bande pour approfondir davantage le sujet et proposer d'autres solutions aux défis quotidiens que représente l'éducation.

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Un vrai jeu d'enfant

Quand la partie de Monopoly se transforme en grande tragédie, que la bataille d’oreillers se métamorphose en combat de lutte et que les cris remplacent les rires, c’est alors aussi papa et maman qui ne s’amusent plus. Pour les enfants, le jeu est une occasion en or pour apprendre à interagir avec les autres.



Année de production: 2012

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Intertitre :
Album de familles


La photo d’une famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille Pâquet-Dufour :

maman Danièle,

papa Martin et leurs quatre

princesses.


MARTIN DUFOUR

Alors on vous présente notre

plus grande qui s’appelle

Alexina, qui a 6 ans. On a une

Raphaëlle, qui a 4 ans. On a

une Nellie, qui a quel âge?


NELLIE PÂQUET-DUFOUR

2 ans.


MARTIN DUFOUR

Ah, t’as plus 2 ans,

t’as 3 ans maintenant.


NELLIE PÂQUET-DUFOUR

Non, 2 ans.


MARTIN DUFOUR

Puis on a

une Estelle qui a 1 an.


La photo d’une autre famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille

Gauthier-Gagnon-Pâquet : maman

Maryse, papa Bruno et leurs

deux adorables enfants.


BRUNO PÂQUET

On a Laurence, notre belle

rouquine, qui a 2 1/2 ans.

On a également Loïc, qui a

14 mois et 4 dents.


NARRATEUR

Ces parents,

passionnés par toutes les

questions qui concernent

l’éducation des jeunes enfants,

ont accepté de passer une fin de

semaine complète ensemble pour

discuter, se donner des trucs

sur un sujet des plus sérieux :

le jeu. De la naissance à

6 ans, le jeu est l’activité

la plus importante pour que

nos tout-petits se développent

harmonieusement et acquièrent

des compétences qui leur

serviront toute leur vie.

Devrait-on privilégier le jeu

éducatif au profit du jeu libre?

Dans une activité sportive

ou à un jeu de table, est-il

acceptable de laisser gagner ses

enfants? Comment doit-on gérer

les petites tricheries et les

querelles entre jeunes joueurs?

Après tout, savoir bien s’amuser

n’est pas un jeu de hasard.


Titre :
Parent un jour, parent toujours: Un vrai jeu d’enfant!


La famille Pâquet-Dufour joue à un jeu de société.


DANIÈLE PÂQUET

On cherche...


ALEXINA PÂQUET-DUFOUR

À moi! à moi!


DANIÈLE PÂQUET

Bien, on ne le sait pas,

à la plus vite. La clôture!

Bravo Alex!


DANIÈLE PÂQUET

(Commentant le jeu)

Ce n’est pas toujours évident.

Comme là, on est capables de

jouer au jeu de mémoire, mais

souvent on va adapter le niveau

de jeu. Tu sais, les deux

grandes sont un petit peu plus

fortes que la dernière, fait

qu’on va aussi leur faire

comprendre qu’il faut comme

aider les plus petites dans

le jeu.


ALEXINA PÂQUET-DUFOUR

(Pleurnichant)

Elle m’a fait mal.


DANIÈLE PÂQUET

Oui, OK.


MARTIN DUFOUR

On range ça pendant qu’on

joue au jeu de mémoire?


DANIÈLE PÂQUET

Ce n’est pas gentil.


RAPHAËLLE PÂQUET-DUFOUR

C’était à mon tour.


DANIÈLE PÂQUET

Oui, mais t’es pas obligée

de frapper puis tu le sais ça.


RAPHAËLLE PÂQUET-DUFOUR

C’était à mon tour.


ALEXINA PÂQUET-DUFOUR

Tu joues puis tu n’attends même

pas notre tour puis tu triches.


DANIÈLE PÂQUET

Je pense que c’est ça, t’as pas

mal joué toute seule, je pense.

Ça fait qu’on continue?


NARRATEUR

Parfois, le jeu ne

devient plus amusant. Francine

Ferland connaît bien ces

scènes. Ergothérapeute et

professeure émérite à la

Faculté de médecine de

l’Université de Montréal, cette

grand-maman est l’auteure

de nombreux ouvrages portant

sur le jeu ainsi que sur

les différentes facettes du

développement de l’enfant, en

plus d’être une conférencière

de renom. "Dis-moi comment

tu joues, je te dirai qui

tu seras", est pour elle

une phrase remplie de sens.


FRANCINE FERLAND donne une entrevue.


FRANCINE FERLAND

Le principal travail de

l’enfant c’est jouer, c’est

s’amuser et apprendre dans

le plaisir. Parce que même

si l’enfant ne joue pas pour

apprendre, il apprend toujours

quand il joue.

Et donc, laissons-le apprendre

dans le plaisir. Dans le jeu,

l’enfant a vraiment... il vit

en minisociété. Donc quand il

est avec ses amis, il commence

à comprendre quelles sont

les règles qui régissent les

contacts avec les autres et il

développe toutes les habiletés

de socialisation effectivement.

C’est une école de la vie hors

pair que le jeu.


Plus tard, la famille Pâquet-Dufour joue à un jeu vidéo.


DANIÈLE PÂQUET

Et c’est un abat

Alexina. Bravo!


ALEXINA PÂQUET-DUFOUR

C’est comme le fun

parce qu’on

a comme des manettes, des

volants quand on joue à la

course des autos. Puis c’est

vraiment le

fun jouer à ça.


DANIÈLE PÂQUET

(Commentant l’activité)

Les jeux électroniques,

c’est très minime comme place.

C’est... on peut dire quasiment

deux ou trois fois par année.

Le mauvais temps de l’automne ou

l’hiver en pyjama, ça va être

des jeux familiaux à la Wii,

des jeux éducatifs : compter

les chiffres ou n’importe quoi

qu’Alexina aime beaucoup,

reconnaître les chiffres et

les lettres. Sinon, c’est très

très rare pour les enfants.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Quand on pense aux écrans,

puis là, j’entends télévision,

ordinateur, jeux vidéo et tout,

il n’est pas recommandé pour

l’enfant de moins de 2 ans

d’être devant la télévision.

Après, de 2 à 4 ans, c’est un

maximum d’une heure par jour.

Et il faut se rendre compte que

les jeux vidéo ce n’est pas

vraiment approprié pour les

enfants d’âge préscolaire.

Il y a des jeux informatiques

qui peuvent l’être, mais à ce

moment-là il faut limiter dans

le temps.


DANIÈLE PÂQUET

Regarde, tourne-toi sur le

côté comme si tu le faisais.


DANIÈLE PÂQUET donne une entrevue.


DANIÈLE PÂQUET

(Poursuivant l’entrevue)

Bien moi, je suis un peu dans

une exception parce que

présentement je suis maman à

la maison. Donc, elles passent

beaucoup de temps avec moi.

Je joue plus qu’à la normale.

Mais normale, quand je

travaille, on voit les filles

peut-être un trois heures dans

la journée, puis là-dessus c’est

les bains, les devoirs et tout.

Ça fait que dans une journée,

peut-être une demi-heure, une

heure, pas plus. Je devrais-tu

plus jouer avec elles? Est-ce

qu’elles, pour comme leur

développement ou leur bien-être

ou peu importe, est-ce qu’elles

voudraient plus qu’on soit avec

eux autres?


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Il y a souvent des parents

qui demandent : « C’est quoi

le temps idéal qu’il faut jouer

avec un enfant? » Je pense

que ce n’est pas une réponse

mathématique. Mais si on a

besoin d’avoir des chiffres,

moi, je vous dirais, c’est en

regardant l’horaire des parents

aujourd’hui quand ils ont

deux ou trois enfants, qu’ils

travaillent à l’extérieur,

s’ils sont capables de prendre

au moins 15 minutes, mais un

temps de qualité. C’est un

15 minutes où on ne répond pas

au téléphone, on ne va pas sur

son iPhone, sur le iPad, tout

est... on a 15 minutes vraiment

avec l’enfant. Et s’il y a une

routine aussi pour le coucher.

Si par exemple après le bain

c’est clair qu’il va y avoir

une histoire par papa ou maman,

c’est un autre moment privilégié

avec l’enfant. Et donc ça c’est

des moments précieux. Alors

ce n’est pas nécessairement

de jouer constamment avec

l’enfant, mais d’offrir

une présence de qualité.


La famille Gauthier-Gagnon-Pâquet est à la maison et s’apprête à jouer.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Bon, à quoi

tu veux jouer, toi?


BRUNO PÂQUET

Va voir maman.

Viens-t’en ti-loup!


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

J’aimerais ça que

tu le laisses à Loïc.

À quoi qu’on joue, là?


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Le jeu de Caillou.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Au jeu de Caillou, OK.


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Moi, je suis assise

sur ma chaise.


BRUNO PÂQUET

Est-ce qu’on fait du camion,

Loïc? Il est où ton camion?


MARYSE GAUTHIER-GAGNON donne une entrevue.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

La notion de jeu c’est numéro

un sur la liste des priorités.

Je suis prête à ce que ma maison

soit sale.

Il y a plein de choses que je

faisais avant que je ne fais

plus depuis que j’ai des enfants

parce que je passe du temps

à jouer.


BRUNO PÂQUET donne une entrevue.


BRUNO PÂQUET

Notre perception du jeu

c’est d’un côté formateur

pour l’enfant.

Dans le fond, on essaie le plus

possible de développer notre

enfant un peu au travers des

jeux, passer du temps avec

eux autres.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Tiens, elle, elle roule!


BRUNO PÂQUET

Oh!


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Elle roule vite vite vite.


BRUNO PÂQUET

On la met-tu en haut?


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Neuf.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Ce n’est pas neuf ça,

c’est deux.


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Deux!


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Oui.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

(Poursuivant l’entrevue)

J’aime ça jouer avec les

enfants, imaginer des jeux,

faire des nouvelles choses.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Une erreur qu’on peut faire

c’est d’enseigner à l’enfant à

jouer. Par exemple, on donne un

cadeau à Noël, et là on va lui

dire : « Regarde qu’est-ce qui

se passe. Regarde, si j’ouvre,

regarde, as-tu vu, il y a un

petit personnage? Regarde,

je vais peser ici. » Donc on

s’approprie le jouet puis on

lui fait une démonstration.

Alors avant 2 ans c’est tout

à fait parfait, mais après ce

serait vraiment préférable

que ce soit l’enfant qui se

l’approprie le jouet. Alors

qu’on l’incite à l’investiguer

en disant : « Qu’est-ce qui se

passe? Est-ce qu’il y a quelque

chose derrière la porte? »

Donc, permettre à l’enfant de

s’approprier le jouet lui-même.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Est-ce que tu dis allo?


LOÏC GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET porte le téléphone à son oreille et gazouille.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Allo!


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

(Poursuivant l’entrevue)

Bien ce que je trouve

difficile souvent c’est que

ça dure 5 minutes, 10 minutes,

puis après ça bien c’est déjà :

on veut passer au suivant. Ça

fait qu’organiser des jeux pour

une heure des fois ça peut être

long. Puis ils ont tendance

à penser que maman va tout

le temps organiser un jeu, ça

fait qu’ils restent en suspens

jusqu’à tant que j’en crée

un nouveau.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Quand l’enfant veut absolument

qu’on joue avec lui ou qu’on

lui dise quoi faire, peut-être

qu’on... puis disons qu’on est

occupé, je pense qu’il faut

toujours tenir compte qu’on a

des choses à faire. On ne peut

pas être à la disposition de

l’enfant 24 heures par jour.

Plutôt que de lui dire : « Va

jouer dans ta chambre, tu vas

trouver quelque chose à faire. »

Lui dire : « Écoute, sais-tu

quoi? Moi, je suis sûr que t’as

des bonnes idées. Si tu vas

faire le tour de ta chambre,

regarde comme il faut tes

jouets, je pense que tu vas

trouver quelque chose.

Puis quand t’auras trouvé,

tu viendras me le dire. »

Donc on lui propose comme une

espèce de petit défi amusant à

l’enfant de dire... parce que

quand on lui dit : « Va jouer

dans ta chambre! » C’est :

« Ôte-toi, moi, j’ai des choses

à faire. » Donc ça nous

dépanne, ça nous dérange

de l’avoir dans les jambes.

Ce n’est pas tout à fait le même

message. Donc si on le fait

d’une façon en disant :

« J’ai confiance que toi,

tu vas trouver quelque chose

à faire. » Ça peut être une

façon d’essayer, d’amorcer

en tout cas la possibilité

pour l’enfant de choisir.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

(Poursuivant l’entrevue)

Quand ils jouent ensemble,

souvent, ça finit en chicane.

Il y en a un qui tire les

cheveux à l’autre, on se tape :

« C’est moi qui l’avais. »

(S’adressant à son fils qui est sur elle)

C’est rare, hein, qu’on joue?

C’est ça. C’est ça.


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET essaie d’enlever le jouet des mains de son frère.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

C’est ce que je disais.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

(Poursuivant l’entrevue)

Quand ça se querelle c’est souvent

des tapes, on mord, on tire

les cheveux. Ça fait qu’on

intervient systématiquement.


BRUNO PÂQUET

(Poursuivant l’entrevue)

On fait diversion. Souvent,

mettons qu’il y en a un qui est

en train de jouer dans le salon

avec un jeu, bien si Loïc

arrive pour jouer avec le jeu

de Laurence, bien on l’amène

jouer vers les plats de

plastique.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Quand il arrive des petites

disputes, évidemment que si

le parent commence à faire la

police, il va devoir le faire

constamment. Donc je pense que

la démarche à faire c’est de

tenter d’aider les enfants

à dire : « Bien là, on a un

problème. Qu’est-ce qu’on peut

faire? Toi, tu veux avoir le

camion puis lui ne veut pas te

le prêter. Mais à ce moment-là

est-ce que toi, tu pourrais

lui prêter... comment on

pourrait... » Donc d’amener les

enfants à trouver une solution.

Amener les enfants aussi à avoir

des mots en disant : « Bien, tu

pourrais demander à Xavier de te

le prêter après. » Donc d’aider

l’enfant à formuler aussi ce

qu’il veut avoir comme échange

ou quoi que ce soit. Je pense

que là où il faut être très

ferme, c’est quand c’est des

comportements inacceptables.

Alors quand un enfant tire les

cheveux de l’autre, le mord,

donne des coups de pied, je

pense que là, il faut vraiment

être ferme, ce qui ne veut pas

dire perdre contrôle et crier.

Parce que si on fait ça, on leur

montre que c’est normal quand on

est fâché de crier très fort.

Donc on garde contrôle, mais là

on est ferme en disant : « Non,

ça c’est inacceptable, jamais on

ne va accepter. » Et là on peut

isoler l’enfant.


Plus tard, MARYSE GAUTHIER-GAGNON s’apprête à plier des vêtements.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Est-ce que t’es

prête pour m’aider?


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Oui.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

OK. Regarde bien. Là, il faut

prendre les vêtements ici puis

mettre les vêtements à Loïc ici

puis les vêtements à Laurence

ici. Est-ce que tu peux

m’aider? Il faut les plier.

C’est à qui? Montre-moi c’est à

qui ça. Ah, ça, c’est à toi ça,

hein?


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Non, c’est à Loïc.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Ah, c’est à Loïc.

Il va où? On le met où?


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Ici.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Est-ce que tu le plies?


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Ce qu’il

faut réaliser, quand l’enfant

nous demande de jouer avec lui,

ce qu’il nous demande c’est

qu’on lui donne de l’attention.

Alors Maryse a l’air à vouloir

donner beaucoup beaucoup

de temps en jouant avec les

enfants, mais c’est possible

de leur donner de l’attention

pas tout le temps par le jeu.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Ça aussi c’est à toi je pense,

hein?


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Oui.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

OK. Moi, je vais le plier.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Toutes

activités présentées comme

un jeu devient un jeu.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Non. Toi, tu plies les

chandails. Plie les chandails,

moi, je vais plier les

pantalons.

(Commentant l’activité)

Effectivement,

on peut les occuper avec pas

grand-chose. Puis souvent

ils aiment beaucoup avoir

des responsabilités. Ça fait

que juste de plier comme

ça les vêtements, bien ça

responsabilise puis ça l’occupe

puis elle adore ça, comme

on voit. Est-ce que t’aimes

ça aider maman à plier des

vêtements?


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Oui.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Oui, OK. Tu fais bien ça.

Merci, t’es bonne!


Plus tard, la famille Pâquet-Dufour arrive chez la famille Gauthier-Gagnon-Pâquet.


MARTIN DUFOUR

Qui va sonner?


DANIÈLE PÂQUET

Qui sonne?


RAPHAËLLE PÂQUET-DUFOUR

Moi!


RAPHAËLLE PÂQUET-DUFOUR sonne à la porte et les deux familles font les présentations.


Quelques instants plus tard, les deux familles s’apprêtent à faire du bricolage.


DANIÈLE PÂQUET

Les filles! Les filles,

j’ai quelque chose pour vous.

Vous voyez le gros carton?


ENSEMBLE

Oui.


DANIÈLE PÂQUET

Ça vous tente-tu qu’on fasse

un château de princesse?


ENSEMBLE

Oui!


DANIÈLE PÂQUET

On a plein de choses : on a

des collants, on a des ciseaux,

du papier... comme on est

habituées, on s’amuse, on fait

un beau château tout le monde

ensemble?


ENSEMBLE

Oui!


DANIÈLE PÂQUET

On y va.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Un autre piège qui peut exister

aussi, c’est quand on est trop

intensément embarqué dans le jeu

de l’enfant. Par exemple, une

mère qui adorait colorier quand

elle était enfant, et là, avec

sa fille, coloriait, mais avec

une habileté en mettant plus

foncé tout le tour. Donc

ça faisait très très beau,

avec des nuances tout à fait

magnifiques. Et là, la petite

fille à côté regardait le

coloriage, mais c’était

tellement au-delà de ce qu’elle

pouvait atteindre, c’est

qu’elle se sentait dévalorisée.

Alors la mère avait beaucoup

de plaisir, mais sans se rendre

compte de ce que ça causait.

Donc de ne pas jouer avec trop

d’intensité et de se laisser

guider par l’enfant dans le jeu.


DANIÈLE PÂQUET

Regarde Laurence,

je vais te donner un petit...

tu peux le coller avec maman.

Va le coller sur le château.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Certains

parents auraient pu vouloir

faire un château parfait, un

beau château. Et l’importance

ce n’est peut-être pas le

résultat comme tel, ce n’est

pas : est-ce que le château est

esthétique ou non? Mais est-ce

qu’on est content du château

qu’on a fait et qu’est-ce qui

s’est passé pendant qu’on a

fait le château.


NELLIE PÂQUET-DUFOUR

Un hippopotame.


BRUNO PÂQUET

Ah! Bravo, t’es pas mal bonne!

Puis lui ici, avec le grand

cou.


NELLIE PÂQUET-DUFOUR

La girafe.


BRUNO PÂQUET

La girafe.

C’est lequel, toi,

ton animal préféré?


NELLIE PÂQUET-DUFOUR

C’est l’éléphant.


BRUNO PÂQUET

C’est l’éléphant.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

(Commentant l’activité)

Je pense que le fait qu’ils

le fabriquent, ils jouent plus

longtemps. Si ça avait déjà été

fabriqué, ils n’auraient pas

joué aussi longtemps, ça

ferait longtemps que ce serait

terminé. Puis là, le fait de le

créer, souvent l’imagination,

ils adorent ça, on le voit.

Oui, maman aime ça quand ça

dure plus que 10 minutes.

C’est juste qu’on ne peut

pas en faire tous les jours

des cabanes.


DANIÈLE PÂQUET

(Commentant l’activité)

Puis je pense qu’il

y a l’effet de groupe aussi.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Oui.


DANIÈLE PÂQUET

(Commentant l’activité)

Le fait qu’on soit

plusieurs, avec les deux

familles réunies, ça donne

l’entrain. Une belle activité

tout le monde ensemble.


MARTIN DUFOUR

(Commentant l’activité)

Bien c’est sûr qu’ils

développent différentes choses

selon leur âge. Il y en a que

c’est plus encore jouer, il y

en a d’autres qui sont plus du

côté décoration, manipulation,

ils jouent avec des petits

items.

Donc un petit peu de motricité

fine.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Est-ce que ça colle,

Laurence?


LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET

Non.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Veux-tu que je t’aide?

Pèse fort fort fort.


FRANCINE FERLAND

(Commentant l’activité)

Le château

qui a été construit cet

après-midi, je pense que c’est

un exemple parfait d’un jeu

coopératif. Un jeu où il n’y

a pas de compétition, tout le

monde collabore à sa mesure,

tout le monde participe. Alors

tout le monde ce sont des

alliés et non des adversaires.

Et donc, on mise sur l’entraide.

Et les jeux coopératifs c’est

entre autres très utile pour

les enfants parce que quand ils

vont être à l’école ou dans des

équipes sportives, il va falloir

qu’ils coopèrent avec les

autres. Donc c’est important à

apprendre avant de commencer à

compétitionner. Et c’est très

utile aussi aux enfants qui

ont de la difficulté à perdre.

Quand on fait un jeu coopératif,

c’est beaucoup plus agréable

pour eux, il n’y a pas de

rivalité.


NARRATEUR

C’est la fin d’une

journée des plus amusante.

Avant que les parents se

retrouvent à table entre

adultes, pour les enfants

c’est l’heure du bain. Un

petit nettoyage qui s’avère

nécessaire afin d’enlever la

colle et les taches de crayon

au bout des doigts.


ALEXINA PÂQUET-DUFOUR

La potion magique qu’on a fini

de faire, on la sort de l’eau.


DANIÈLE PÂQUET

(Poursuivant l’entrevue)

Il n’y a rien de mieux qu’un

pot de plastique de yogourt.

Comme dans le bain, on a des

verres qu’on a recyclés, des

bouteilles... qui ne sont pas

des choses de magasin. Puis

souvent la petite, elle vide

le lave-vaisselle puis ce qui

l’intéresse plus c’est les

couvercles de chaudron ou les

couvercles de plastique. C’est

plus le fun que des jouets.


MARTIN DUFOUR

Est-ce que vous mouillez

vos cheveux avec vos potions

magiques?


ALEXINA PÂQUET-DUFOUR

Oui!


RAPHAËLLE PÂQUET-DUFOUR

Non, on va devenir

des sorcières.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Quand on parle de jouet,

spontanément on va penser aux

jouets manufacturés, puis on

va penser aux jouets éducatifs

encore plus. À côté de ça, il y

a une catégorie à laquelle il

faudrait peut-être penser,

c’est des jouets maison : des

bouteilles de plastique pour

faire des quilles avec un

ballon. Dix bouteilles, ce

n’est pas solide, on met du

sable dedans. Il va découvrir

que ce n’est peut-être pas

nécessaire d’avoir des jouets

sophistiqués pour avoir du

plaisir. Donc, je pense que

c’est une valeur aussi à

transmette aux enfants. Et on

peut demander à l’enfant, ça

peut aider même à développer sa

créativité, en lui présentant

par exemple un contenant

de crème glacée en disant :

« Qu’est-ce qu’on pourrait

faire? À quoi on pourrait jouer

avec ça? » Et là, l’enfant va

dire : « Ah, ça pourrait être

un tambour. Bien oui, en le

tournant. Ça pourrait être un

chapeau. Ah, oui! Ça pourrait

être une banque... » Et là,

quand on fait ce genre

d’activité là, c’est qu’on

suscite la créativité de

l’enfant et après, quand il

ne sait pas quoi faire, bien

peut-être qu’il va trouver des

façons de jouer différemment

avec le matériel.


DANIÈLE PÂQUET

Transformer en quoi,

Raphaëlle?


RAPHAËLLE PÂQUET-DUFOUR

Princesse!


DANIÈLE PÂQUET

En princesse!

Puis laquelle princesse?


RAPHAËLLE PÂQUET-DUFOUR

La Belle au bois dormant.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

(Lisant un livre à sa fille LAURENCE GAUTHIER-GAGNON-PÂQUET)

Ah, mais heureusement,

mademoiselle Galette en a.

Quelle bonne idée!

C’est qui Grignotine, est-ce que tu le

sais?


DANIÈLE PÂQUET

(Mettant les filles au lit)

Les filles, quelle couleur

qu’on met la coccinelle?


RAPHAËLLE PÂQUET-DUFOUR

Mauve.


DANIÈLE PÂQUET

Comme ça. Bon dodo les filles.

À demain!


Pendant ce temps, les parents en profitent pour partager un repas et discuter avec FRANCINE FERLAND.


FRANCINE FERLAND

Santé!


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Merci d’avoir accepté

l’invitation!


DANIÈLE PÂQUET

Merci

de nous recevoir!

Quand elles jouent en groupe,

bien c’est de gérer aussi la

déception puis la colère quand

elles perdent. Nous, on essaie

d’intervenir.


FRANCINE FERLAND

Bien, je pense qu’au départ

si on ne laisse jamais gagner

l’enfant, il va se décourager,

il va être...

Donc, si on laisse toujours

gagner, ce n’est pas mieux.

C’est-à-dire quand il va jouer

avec un enfant de son âge, il va

perdre, il va dire : « Pourtant,

j’étais tellement bon. » Donc

ça ne l’aidera pas non plus.

Alors donner un certain

pourcentage, c’est-à-dire un

certain équilibre, de temps en

temps il gagne. Mais je pense

que c’est important aussi quand

on fait un jeu avec les enfants

de mettre tout de suite...

surtout quand on sait qu’il y a

quelqu’un qui est plus mauvais

perdant, de mettre tout de suite

l’accent sur... avant même

que ce soit pris : « Vous ne

trouvez pas qu’on a du plaisir

ensemble? C’est-tu le

fun de jouer ensemble? »

Mettre l’accent sur le plaisir de

l’activité avant de voir le

résultat. Ça c’est peu importe

si on gagne ou si on perd. Et

donc ça, ça met l’accent sur

le plaisir de jouer ensemble

tout simplement plutôt que sur

la réussite et tout. Et quand

c’est le temps de gagner, bien

je pense qu’on peut être un

exemple de gagner avec un peu

d’humilité en disant : « Oui,

bien là, j’ai gagné, j’ai été

chanceuse. La prochaine fois

peut-être que ça ne sera pas

mon tour. » Donc on peut donner

l’exemple beaucoup aux enfants

par rapport à ça.


MARTIN DUFOUR

Les jeux éducatifs, il y en a

une quantité incroyable sur

les tablettes, est-ce que c’est

vraiment quelque chose qui aide

les enfants? C’est-tu quelque

chose qui est nécessaire? Moi,

souvent j’ai l’impression que

c’est des jeux qui sont dans

le fond moins intéressants pour

eux. C’est-tu vraiment quelque

chose qu’il faudrait essayer

de favoriser?


FRANCINE FERLAND

Bien, c’est quoi un jouet

éducatif?


MARTIN DUFOUR

Il y en a beaucoup c’est marqué

sur la boite : apprenez les

couleurs, apprenez à compter,

apprenez ci, apprenez ça...

Mais souvent...


FRANCINE FERLAND

Mais un ballon, est-ce que ce

n’est pas un jouet éducatif?

Ils apprennent à lancer,

attraper, bondir, à rouler.

Finalement, tous les jouets

sont éducatifs. Je pense que...

en tout cas ce que vous

mentionnez, je pense que c’est

vrai qu’il y a beaucoup de

fabricants de jouets qui mettent

les mots "jouet éducatif" pour

en vendre davantage. À mon

sens, tous les jouets ont une

valeur éducative. Une qualité

importante d’un bon jouet

c’est la polyvalence. Un jouet

qui peut être utilisé de

différentes façons, qui va

maintenir l’intérêt de l’enfant

plus longtemps. L’élément

important c’est d’avoir

des moments de qualité.

Ce n’est pas une question

d’apprentissage, de

performance... Parce que dans

nos sociétés on veut tout

le temps que nos enfants

fonctionnent, se développent

très très très rapidement. Même

si l’enfant marche à 10 mois,

ça ne veut pas nécessairement

dire que c’est un surhomme.

Alors ce n’est pas de mettre

l’accent tout le temps sur la

précocité des acquis. Je pense

qu’ils sont mis pour qu’il soit

heureux, qu’il ait le goût de

vivre, qu’il ait du plaisir à

agir. Je pense qu’on fait

une bonne job de parent à

ce moment-là.


MARTIN DUFOUR

On va garder

nos cœurs d’enfant.


FRANCINE FERLAND

Voilà!


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Bien, merci beaucoup!


MARTIN DUFOUR

Merci beaucoup!


Le lendemain, les deux familles se rendent au parc.


NARRATEUR

Qui dit jeux pour

enfants devrait penser dans

un premier temps au terrain de

jeux le plus extraordinaire qui

soit : l’extérieur. À l’heure

où un enfant canadien sur

quatre souffre d’obésité et où

les bambins de 6 ans et moins

occupent près de 80 % de

leur temps à des activités

sédentaires, il est bon de

souligner que non seulement le

jeu extérieur est-il des plus

amusant, mais qu’il améliore

aussi le sommeil et diminue

l’anxiété.


ALEXINA PÂQUET-DUFOUR

Quand il y a comme des parcs

comme ça, bien qu’est-ce que

j’aime vraiment c’est jouer à

la tag. Puis j’adore vraiment

ça jouer à la cachette dehors,

puis j’aime ça jouer dehors.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Avant, le jeu extérieur

c’était vraiment vu comme

une récompense. « Finis tes

devoirs, après tu vas pouvoir

aller jouer dehors. » Et

aujourd’hui c’est devenu

presque une punition, en

disant : « Bien, écoute, là, il

faut que t’ailles jouer dehors.

Après, tu pourras écouter la

télévision 15 minutes, mais

il faut que t’ailles jouer

dehors. » Donc ça devient

une punition, une obligation.

Ç’a changé complètement alors

que ça peut être tellement

agréable de jouer à l’extérieur.


Plus tard, les deux familles sont de retour à la maison et les enfants se déguisent.


MARTIN DUFOUR

(Poursuivant l’entrevue)

Un des jouets qu’elles aiment

le plus, bien c’est les

déguisements. Elles passent des

heures déguisées. Des fois le

matin, elles n’ont pas déjeuné

encore, elles sont déguisées

en princesses.


DANIÈLE PÂQUET

(Poursuivant l’entrevue)

Puis elles ont un gros bac,

puis c’est des colliers, des

chaussures, des chapeaux...

Puis elles se déguisent, puis

elles se promènent, puis elles

vont au bal, puis elles vont

au pique-nique.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Le jeu libre, en fait, permet

à l’enfant de développer son

autonomie. Quand on parle de

jeu libre, c’est-à-dire que

c’est l’enfant qui est le

maître d’œuvre. C’est lui

qui décide à quoi il va jouer,

comment il va jouer et pendant

combien de temps. Donc,

l’autonomie c’est justement

choisir, décider. Et dans le

jeu c’est carrément ce que

l’enfant fait. Alors si on

organise son horaire d’une

façon très très structurée,

occupée du soir au matin, et

qu’on ne supporte absolument

pas que l’enfant s’ennuie non

plus, parce que dans notre

société l’ennui ce n’est pas

bien vu, vite on va lui trouver

une activité. C’est peut-être

justement quand il a l’air de

s’ennuyer qu’il peut avoir des

idées originales, utiliser sa

créativité pour inventer une

histoire, inventer un jeu.

Donc il faut peut-être laisser

les enfants... les laisser

jouer, mais aussi peut-être

les laisser s’ennuyer de temps

en temps.


DANIÈLE PÂQUET

On va mettre ça où

tes casse-têtes?


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

En arrière de toi.


DANIÈLE PÂQUET

T'en as-tu autant puis

tu ne sais plus où les

serrer les jouets?


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

J’en ai beaucoup moins.

Toi, tu trouves-tu que

t’en as trop par hasard?


DANIÈLE PÂQUET

Bien, j’en ai beaucoup malgré

qu’elles sont quatre puis j’en

ai quatre d’âge différent,

ça fait que ça me prend une

variété. Mais j’en ai beaucoup,

effectivement.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

C’est très fréquent que les

enfants ont trop de jouets.

Et quand il y a surabondance de

jouets, ça paralyse un peu le

jeu. C’est-à-dire que de toute

façon les enfants ne les voient

plus. Et donc, c’est important

de faire un roulement des

jouets et de ne pas faire en

sorte qu’il y en a tellement,

mais d’avoir vraiment... il

faut qu’il y ait de la variété,

mais en quantité raisonnable et

on sert les autres. Et quand

ça fait un certain temps, on

les ressort et là l’enfant

les redécouvre.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

Il y en a-tu que tu trouves

plus pertinents que d’autres?

Il y a-tu des affaires qui

te tombent sur les nerfs?


DANIÈLE PÂQUET

Oui. Moi, des jeux qui font

du bruit, moins, là, tu sais.

C’est beaucoup... déjà qu’il y

a une cacophonie à quatre,

ça fait que si tu rajoutes

le son du jeu en plus.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Une façon de découvrir c’est

quoi un bon jouet, si 90 % du jeu

venait de l’enfant et 10 % du

jouet, c’est un excellent jouet.

Si on prend, par exemple, les

blocs Lego, avec des blocs,

ça reste devant l’enfant. Si

l’enfant ne fait rien, il ne

se passe rien. Et donc il faut

que l’enfant investisse le

matériel de jeu et décide

qu’est-ce qu’il veut construire

avec ça. À l’inverse, si on

prend un jouet téléguidé, le

petit lapin qui faisait les

annonces avec ses batteries,

là, qu’est-ce qu’il s’agit de

faire, on presse un bouton et

puis là le petit lapin s’en va

en avant, il fait son jeu tout

seul. Donc la participation de

l’enfant c’est à peu près 10 % et

c’est le jouet qui fait le jeu

lui-même. Alors ça, c’est un

jouet qui va durer beaucoup

moins longtemps.


DANIÈLE PÂQUET

(Commentant par la suite)

On se demandait s’il fallait

toujours les divertir ou non.

La spécialiste nous a comme

confirmé que pas nécessairement,

qu’ils sont capables. Et c’est

bon aussi qu’ils jouent par

eux-mêmes puis qu’ils se

créent un monde à eux.


MARTIN DUFOUR

Ou qu’ils s’ennuient

aussi.


DANIÈLE PÂQUET

Et qu’ils s’ennuient. Ça,

c’est quelque chose que je

ne pensais pas, de laisser un

enfant s’ennuyer est bon aussi

pour son développement.

Donc on va essayer de mettre

ça en application parfois.


MARTIN DUFOUR

(Commentant par la suite)

Bien, je trouve que ç’a bien

été. On a eu la chance de

discuter avec plein de monde,

avec la spécialiste. Puis je

pense qu’on a quand même...

ça nous a, dans plusieurs cas,

confortés un petit peu dans les

approches qu’on avait. Je pense

qu’on est quand même pas si

mal.


DANIÈLE PÂQUET

Oui.


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

(Commentant par la suite)

En ce qui me

concerne, j’ai appris beaucoup

de choses. Entre autres, ce que

je retiens le plus, c’est que

souvent j’avais tendance à me

culpabiliser de ne pas assez

jouer et autres. Puis avec

madame Ferland, je pense que

j’ai compris que peut-être que

je me mettais une pression trop

grande sur le jeu, peut-être

que je pouvais doser un peu

plus. C’est sûr que je ne

changerai pas de nature, je

vais continuer à jouer avec

les enfants régulièrement, mais

peut-être essayer de moins

culpabiliser parce que je pense

que je ne suis pas si pire

que ça. On joue peut-être

déjà beaucoup.


BRUNO PÂQUET

(Commentant par la suite)

Bien moi, je suis très

content d’avoir fait partie

de l’aventure. J’ai appris

beaucoup de choses au sujet

des jeux interactifs, des jeux

qui ne sont pas forcément

compétitifs, où les enfants

n’ont pas besoin de gagner ou

de perdre, mais qu’ils peuvent

simplement partager ensemble

un but commun. Ça, ç’a été

vraiment apprécié. Puis les

exemples qu’elle nous a donnés,

parce que c’est des exemples

qu’on va pouvoir mettre en

pratique dès ce soir ou dès

cette semaine.


FRANCINE FERLAND

(Poursuivant l’entrevue)

Dans notre société de

performance où on attend à ce

que les enfants se développent

rapidement, développent des

habiletés très précocement,

que les parents aussi ont des

pressions, comme ils ont moins

d’enfants qu’avant, qu’il y

a plus de connaissances à

leur disposition, bien, ils

s’attendent à faire mieux que

leurs parents. Donc je pense

que si on est capable de rendre

son enfant curieux, ayant du

plaisir à vivre, bien peut-être

qu’on les prépare à être des

adultes bien dans leur peau.

Et de mettre l’accent toujours

sur performer et rendement, je

pense qu’en tout cas pour les

enfants on oublie de les laisser

être des enfants, on oublie

de les laisser tout simplement

jouer.


Les deux familles se saluent et se quittent ensuite.


DANIÈLE PÂQUET

Bye bye Laurence!


MARYSE GAUTHIER-GAGNON

OK, on fait

des bye bye, on s’en va.


DANIÈLE PÂQUET

On se revoit bientôt. Bye!


BRUNO PÂQUET

Bye!


NARRATEUR

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