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Raphaël, citoyen du monde

Dans cette série, Raphaël Grenier-Benoît, 17 ans, va à la rencontre de jeunes qui ont décidé d'agir et faire une différence dans le monde. Du nord de l'Ontario au Pérou, en passant par le Burkina Faso, la Floride et Montréal, Raphaël expérimente aux côtés de ces jeunes, diverses formes d'engagement social. Il découvre au passage de nouvelles cultures et des réalités Ces rencontres l'amènent à se questionner, à partager son regard et ses réflexions face aux enjeux mis en cause.

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Habitats pour l'humanité - Montréal

À Montréal, Raphaël se joint à des jeunes universitaires qui donnent de leur temps pour aider des familles à devenir propriétaires de leur logement malgré des moyens financiers très modestes.



Année de production: 2013

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VIDÉO TRANSCRIPTION

RAPHAËL

Je suis présentement dans

l'est de la ville de Montréal,

près du fleuve. Aujourd'hui, je

viens rencontrer des jeunes

d'une fraternité universitaire

qui donnent de leur temps pour

rénover une maison, dans le

cadre d'un projet dirigé par

Habitat pour l'humanité.

(Début générique d'ouverture)

[Début information à l'écran]

Je sais que le monde peut changer Je ne suis pas le seul Raphaël, citoyen du monde Montréal, Québec, Canada

[Fin information à l'écran]

Fin générique d'ouverture

RAPHAËL (Narrateur)

La situation du logement n'est

pas facile à Montréal. Comme la

ville est sur une île, les

possibilités d'expansion

immobilière sont limitées. Les

prix des loyers sont élevés et

l'accès à la propriété est de

plus en plus difficile. À

quelques kilomètres de chez moi,

j'ai découvert une initiative

vraiment brillante. Et tout le

monde peut y participer.

(RAPHAËL rencontre un groupe de jeunes hommes assis sur le balcon devant un appartement.)

RAPHAËL

Bonjour.


TOUS

Salut, salut!

RAPHAËL

Salut! Ça va? Vous avez

tous... Je vois des chandails

"MOZ". Il y a un concept,

derrière ça?


GABRIEL

On a une fraternité

montréalaise qui regroupe toutes

les universités qui sont à

Montréal. Principalement

Concordia et McGill. On a aussi

des membres qui sont à l'UQAM, à

l'UdeM, à l'ÉTS et dans d'autres

universités. Mais principalement

à Concordia et à McGill. On fait

différentes organisations de

charité, souvent pour faire des

levées de fonds. Mais

aujourd'hui, on a décidé de

mettre la main à la pâte pour

aider un peu.

RAPHAËL

Wow! Donc c'est vraiment dans

le cadre du cercle de la

fraternité que vous faites du

travail ici.


GABRIEL

Oui, absolument.

RAPHAËL

Ça fait changement des clichés

d'activités de fraternités

universitaires.


GABRIEL

On peut dire! Ce n'est pas

comme les universités

américaines. On n'est pas ici

juste pour faire du gros

«buvage» de bière. Le but, c'est

de promouvoir les activités

universitaires, la vie

étudiante. Puis, là-dedans, de

pouvoir aider, aussi, des gens

qui ont besoin d'aide, qui sont

moins fortunés que nous autres.

RAPHAËL

Donc c'est quoi le plan pour

aujourd'hui? Qu'est-ce qui nous

attend?


JEFF

On va peinturer la maison, à

l'intérieur.

RAPHAËL

OK. Et est-ce que c'est la

première fois que vous venez

ici, travailler pour Habitat?


JEFF

Pour la majorité, oui. Sauf

Jason, à côté.

RAPHAËL

(s'adressant à JASON)

(propos traduits de l'anglais)

Ce n'est pas la première fois

que tu viens travailler ici?


JASON

(propos traduits de l'anglais)

Non, j'ai été volontaire ici,

cinq ou six fois déjà.

RAPHAËL

Je suis juste curieux: vous

étudiez en quoi, respectivement?


KARIM

Moi, je suis à McGill.

J'étudie en commerce.


JEFF

Je suis à Concordia et

j'étudie la biochimie.


OSCAR

(propos en anglais)

Concordia. Economics.


GABRIEL

Moi, j'étudie en ingénierie

mécanique. Mais je travaille

dans le domaine de la sécurité

résidentielle.


MAXENCE

Moi, je suis en biologie.

(ALEJANDRO)

J'étudie l'énergie éolienne à

l'ÉTS.


JASON

(propos traduits de l'anglais)

Tu demandes ce que l'on fait?

Je suis ingénieur du son.

J'ai terminé l'école.

RAPHAËL

Et comment vous anticipez la

journée? Comment vous voyez ça?


JEFF

On va bien s'amuser. On va

très bien s'amuser! On va faire

du travail.

RAPHAËL (Narrateur)

Je trouve ça intéressant. Les

gars viennent manifestement de

différents horizons et

différentes universités. J'aime

bien le côté bilingue de leur

fraternité. Il y a plein

d'accents. Et, aussi, leur

attitude est très relax. Mais on

est quand même ici pour

travailler. Première étape:

enfiler des bottes et le casque

de construction.

La gang est prête. C'est

le temps d'aller rencontrer le

contremaître. Il s'appelle Jean-

François. Il travaille avec

Habitat pour l'humanité.

(JEAN-FRANÇOIS, s'adresse à toute l'équipe de bénévoles dans la cour.)

[Début information à l'écran]

JEAN-FRANÇOIS DESCHÊNES Directeur du projet

[Fin information à l'écran]

JEAN-FRANÇOIS

Salut, guys. Merci d'être ici.

Est-ce qu'il y en a qui

connaissaient Habitat pour

l'humanité? Ce qu'on fait

exactement? Non, hein! C'est ça.

La maison qu'il y a ici a été

construite par des bénévoles, en

partie. Le framing et tout ça,

c'est sûr que c'est des

professionnels. Mais, en grande

partie, c'est des bénévoles. Et

puis, d'où vient l'argent? Il

vient des compagnies qui nous

subventionnent et nous donnent

des commandites.

Donc aucune subvention

gouvernementale. C'est tous des

dons. Comme, vous, c'est un don

de temps. C'est super important.

C'est comme ça qu'on réussit à

le faire. Mika va faire la

présentation de sécurité. C'est

sérieux. On prend le temps de

bien écouter pour ne pas qu'il

arrive rien de dommage pendant

la journée.


MIKA

Alors, je peux voir que vous

avez bien écouté la première

consigne. On garde toujours le

chapeau. Et vous avez, tout le

monde, enfilé des bottes, des

bottes de sécurité. Ça, c'est en

tout temps, toute la journée. Il

y a des gants...

RAPHAËL (Narrateur)

Mika, une habituée du

bénévolat, nous donne toutes les

consignes de sécurité. Jean-

François en profite pour nous

expliquer à qui s'adresse le

programme d'Habitat pour

l'humanité. En gros, ce sont des

familles à revenu modique qui

peuvent s'inscrire afin d'avoir

accès à la propriété. Ça fait

une grosse différence d'être

propriétaire de sa maison, quand

on ne gagne pas beaucoup

d'argent. Les familles doivent,

en échange, participer à la

construction de leur maison.


MAXENCE

Est-ce qu'on sait déjà c'est

qui?

JEAN-FRANÇOIS

Oui. C'est Saab. C'est le père

de la famille et sa conjointe,

en bas. Ils ont deux enfants. En

haut, ici, c'est leurs parents

qui vont y habiter. Ils vont

faire un paiement hypothécaire

sans intérêts. Donc ça revient à

peu près au même prix qu'ils

payaient leur logement.


KARIM

Sauf que c'est à eux.

JEAN-FRANÇOIS

C'est à eux.

Good! Donc, bonne

journée.


TOUS

Merci.

(RAPHAËL prend une photos du groupe de bénévoles qui portent tous leur casque de construction.)

RAPHAËL (Narrateur)

Les gars n'avaient pas l'air

trop réveillés quand je suis

arrivé. Mais avec leur casque

sur la tête, ils sont prêts à

commencer la journée. Avant, je

veux connaître leur surnom de

fraternité.


MAXENCE

Maxence «Thunder», 23 ans.


OSCAR

Oscar «Halo», 27 ans.


JEFF

Jeff «Hammer», 21 ans.


JASON

Jason «Echo», 26 ans.


GABRIEL

Gabriel «Showtime» Asselin, 26 ans.


ALEJANDRO

Alejandro «Excess», 21 ans.


KARIM

Karim «Hook», 19 ans.

(Début segment «À qui ai-je affaire?» où RAPHAËL pose des questions en rafale aux bénévoles qu'il rencontre.)

RAPHAËL

Ta plus grande qualité?


GABRIEL

Mon sourire.


MAXENCE

Persévérant.


JEFF

Ma personnalité.

RAPHAËL

Ton plus grand défaut?


JEFF

Ma personnalité. Ha! Ha! Ha!


GABRIEL

Mes cheveux. Ha! Ha! Ha!

RAPHAËL

Si tu pouvais te transformer

en un animal, lequel se serait?


MAXENCE

J'aime bien les tigres.


OSCAR

Mettons... un tigre.


ALEJANDRO

Tiger.


KARIM

Un kangourou.


GABRIEL

Un écureuil.

RAPHAËL

Si tu pouvais faire apparaître

n'importe quoi, en ce moment, ce

serait quoi?


ALEJANDRO

Un sandwich.


JEFF

Une pizza.


KARIM

Une bière.


OSCAR

Une crème glacée.

RAPHAËL

Ton film préféré?


MAXENCE

Fight Club.


JEFF

The Shawshank Redemption.


KARIM

Intouchable.


ALEJANDRO

Inception.

RAPHAËL

Ton livre préféré?


GABRIEL

1984.


MAXENCE

Les Fourmis, Bernard Werber.


ALEJANDRO

Life of Pi.


KARIM

Harry Potter.

RAPHAËL

La personne qui t'inspire le

plus?


ALEJANDRO

Mon père.


KARIM

Obama.


GABRIEL

Scott Henderson.

RAPHAËL

Qui est Scott Henderson?


GABRIEL

Un guitariste de jazz.

RAPHAËL

Ton sport préféré?


KARIM

Le foot. Le vrai foot.


GABRIEL

Hockey, basket-ball, football.

RAPHAËL

Ta voiture de rêve?


KARIM

Une Porsche Carrera.


ALEJANDRO

Ferrari S99XX.


OSCAR

Ce serait une Lamborghini,

mais... électrique, si possible.


MAXENCE

Un camion avec une grande

capacité de... où je peux dormir

dedans!

RAPHAËL

Si tu pouvais avoir un super

pouvoir, ce serait lequel?


MAXENCE

La téléportation.


OSCAR

Télékinésie.


KARIM

De retourner en arrière.


GABRIEL

Voler.


JEFF

De voler, mais pas comme les

criminels. Comme voler!

RAPHAËL

Où est-ce que tu te vois dans

10 ans?


ALEJANDRO

À Montréal.


MAXENCE

Sur une rivière.


GABRIEL

En vie.


JEFF

Chez mes parents!

RAPHAËL

Où est-ce que tu te vois dans

20 ans?

(RAPHAËL rit longuement.)


JEFF

J'espère que mes parents ne

seront pas chez moi! Ha! Ha! Ha!

(Les bénévoles se mettent maintenant au travail.)

JEAN-FRANÇOIS

On va faire des équipes, peut-

être, de 3, vu qu'il y a

plusieurs pièces. Deux qui vont

peinturer, qui vont faire les

coins. Ils vont découper. OK.

Puis un autre qui peut rouler le

plafond. Ce que je demande,

c'est que ce soit vraiment bien

fait. Pas de coulisses. Mettre

un peu de peinture sur le

rouleau. Et faire des grands

coups de rouleau. Pas juste des

petits coups de tous les bords,

comme ça. Parce que quand on

regarde, après ça, au soleil, le

plafond, ça fait plein... Puis,

comme je disais tantôt, je le

fais faire par des bénévoles,

mais c'est vraiment important

que ce soit bien fait.

(Les bénévoles se mettent au travail en faisant des blagues avec JEAN-FRANÇOIS. Puis RAPHAËL discute avec les bénévoles qui peinturent.)

RAPHAËL

Est-ce que vous vous

attendiez, quand vous êtes

rentrés dans la faculté, à faire

des activités comme ça ou non,

pas du tout?


MAXENCE

Oui. Ça a été, au moment du

pledge process,quand on joint

la fraternité, quand on montre

notre motivation, c'est le genre

de trucs qu'ils nous disent

qu'on va faire. Mais cette

année, on essaie de mettre plus

de temps là-dessus et prendre

plus de temps pour aider. On

fait des levées de fonds, on

donne de l'argent aux Amis de la

montagne, qui est un organisme

sur le mont Royal. Mais là,

c'est vraiment la première fois

qu'on fait quelque chose

d'actif. La main à la pâte.

RAPHAËL

Puis ça ressemble à quoi, les

levées de fonds que vous faites?


MAXENCE

On fait des partys!

C'est comme ça qu'on ramasse des

sous.

RAPHAËL

C'est ce qu'il y a de plus

efficace, non?


MAXENCE

Ouais, ouais! C'est

cool, c'est le fun. On invite des gens

pour la musique. Et on fait

la fête.

RAPHAËL

La fraternité MOZ, peux-tu

m'expliquer ce que ça veut dire

M-O-Z.


OSCAR

Ce sont trois lettres grecques.

C'est mu, omicron, zêta. Puis,

en fait, la plupart des

fraternités et sororités, se

donnent des noms avec 2 ou 3

lettres grecques. C'est le nom.

La signification qu'il y a,

c'est quelque chose d'intérieur.

Je ne peux pas le partager.

RAPHAËL

OK. Donc c'est top secret.


OSCAR

Un peu, oui! On pourrait dire!

RAPHAËL

C'est bon.

Gabriel, veux-tu me parler un

peu de l'ambiance de la

fraternité? Ça ressemble à quoi?


GABRIEL

L'ambiance... Bien, si tu

étais pour entrer dans ce qu'on

appelle notre

frat house,qui

est au centre-ville de Montréal,

c'est vraiment une garçonnière.

Tu vas entrer là, tu as une

panoplie de gars, comme tu vois

avec les gens qu'on a amenés

ici. On est très divers. On

vient de différents coins du

monde. On vient de différents

rangs sociaux, culturels et

tout.

Et ce qui est le fun, c'est

qu'on est vraiment tous comme un

brotherhood. On est tous des

bons amis. Et le processus pour

devenir membre nous amène tous

très proches, ensemble. On a des

gens qui sont d'âges très

différents qui se tiennent

ensemble. On sort tous ensemble.

On fait ces activités-là

ensemble, ça fait qu'on est

comme une grosse famille. Et

quand tu entres là, tu vois

qu'on est très ouverts, on est

très hospitaliers. On aime avoir

du fun. Comme vous allez voir,

on travaille quand même en

s'amusant. On est des grands

blagueurs. Mais l'ambiance,

c'est vraiment l'ambiance le

fun, l'ambiance de gars qui

aiment les sports.

On a deux grosses télés dans notre

salon, ça fait que le dimanche,

il y a plein de gars qui

écoutent des matchs de football,

toutes sortes de choses. C'est

dur à décrire, mais je pense que

chacun à sa manière différente

de le voir. Mais à la fin de la

journée, on est une grande

famille qui travaille ensemble

pour faire différentes choses,

comme ce qu'on fait aujourd'hui.

Ça fait partie des choses qu'on

aime faire, autant que de faire

la fête et autres choses. Les

choses de tous les jours, comme

aller au restaurant, ou du

«chillage» normal!

(MAXENCE peinture le plafond.)


MAXENCE

C'est-tu correct?

JEAN-FRANÇOIS

Pour te faciliter la vie,

commence avec deux rouleaux de

large, puis va jusqu'à l'autre

bout. Quand tu as fini toute

cette section, tu te tasses de deux

autres rouleaux, pour savoir

exactement tu es où. Sinon, tu

regardes, et tu ne sais plus, un

moment donné.


MAXENCE

OK.

RAPHAËL

En venant ici, vous apprenez

quand même des choses. Comme

celui qui vous a convaincus,

c'est Jason. Évidemment, il veut

apprendre comment rénover une

maison. Vous apprenez des

choses, quand même, qui vont

vous être utiles par la suite.


MAXENCE

Oui.

RAPHAËL

Et comment Jason vous a

convaincus de venir ici,

aujourd'hui?


MAXENCE

Ça n'a pas été très, très dur.

Il nous en a parlé. Lui, il a

l'air motivé. Donc c'est tout ce

que ça prend, quelqu'un de

motivé. Si, lui, ça lui tente de

le faire, c'est à ça aussi que

ça sert, la fraternité. On se

parle, entre nous, des choses

qui nous tiennent à coeur. Lui,

ça lui tenait à coeur. On s'est

dit: «Bon. On va venir voir à

quoi ça ressemble ici.»

Moi, je trouve ça vraiment

intéressant,comme concept.

Je ne le connaissais pas tellement,

mais je trouve ça vraiment cool.

RAPHAËL (Narrateur)

Pour bien comprendre quel est

cet organisme, je rencontre

Isabel, la présidente d'Habitat

pour l'humanité au Québec.

[Début information à l'écran]

Isabel St-Germain Singh Présidente, Habitat pour l'humanité

[Fin information à l'écran]


ISABEL ST-GERMAIN SINGH

L'organisation a débuté en

1976, aux États-Unis, à Ogasta,

Georgia. Et nous sommes ici, au

Canada, depuis 1985. à Montréal,

depuis 1999.

RAPHAËL

Et c'est quoi le processus

pour obtenir une maison?


ISABEL ST-GERMAIN SINGH

Les familles doivent se

qualifier, donc elles doivent

faire un certain montant

d'argent, qui est déterminé par

Statistique Canada. Elles

doivent être dans des conditions

où leur appartement est

surpeuplé ou l'appartement est

mal entretenu

par le propriétaire.

Elles doivent aussi avoir la

volonté de participer et faire

500 heures de ce qu'on appelle

"transpir-action", du bénévolat

pour aider à la construction de

leur maison.

RAPHAËL

Et puis, quel est le

processus, aussi, pour devenir

bénévole?


ISABEL ST-GERMAIN SINGH

Pour devenir bénévole, c'est

très facile. Simplement d'aller

sur notre site Web et remplir le

formulaire, le transmettre.

RAPHAËL

Qu'est-ce qui vous motive dans

ce travail-là? C'est quoi qui

vient vraiment vous chercher?


ISABEL ST-GERMAIN SINGH

C'est les familles. Et c'est

d'être capable d'aider les gens

à être en position de devenir

propriétaires de leur propre

maison, ce qui leur donne un

élan vers une trajectoire

complètement différente, dans

leur vie. Ça va les aider de

génération en génération. Ça

aide aussi beaucoup la

communauté.

RAPHAËL

Combien de maisons ont été

construites au Québec, jusqu'à

maintenant, par Habitat pour

l'humanité?


ISABEL ST-GERMAIN SINGH

15 jusqu'à maintenant. Notre

but, c'est de construire 40

maisons dans les cinq prochaines

années. Et de continuer à

grandir après.

(RAPHAËL est maintenant en entrevue avec MIKA, une bénévole, hôte du chantier.)

RAPHAËL

Qu'est-ce que vous pensez de

voir tous ces jeunes, ici, qui

viennent pour rénover la maison?


MIKA

Bien, moi, je trouve ça très

inspirant de voir des jeunes qui

s'impliquent comme ça. Puis,

aujourd'hui, je trouve que c'est

le fun parce que les jeunes se

connaissent. Je trouve,

qu'effectivement, ça fait une

autre atmosphère, le fait que ce

soit une gang qui se connaît.

RAPHAËL

Qu'est-ce que ça apporte à ces

jeunes-là, de faire du

bénévolat?


MIKA

Je pense que chaque personne

va avoir sa réponse. Mais je

pense que la plupart des gens

qui font du bénévolat, au

départ, ils le font parce qu'ils

pensent qu'ils veulent aider une

cause. Puis, par expérience, on

s'aperçoit très vite qu'on est

les premiers bénéficiaires. On

le fait pour une cause, mais on

s'aperçoit que le bénévolat nous

apporte beaucoup. Le droit au

logement est un droit très

important. Et des familles qui

vivent pauvrement, qui n'ont pas

beaucoup de revenus... Il y a à

peu près 70% de leur revenu qui

vont pour payer un loyer. Grâce

à Habitat, quand tu deviens

propriétaire, bien, tu changes

l'équation. C'est 30% qui s'en

vont pour ton loyer. Donc tu as

70% pour mieux manger... Et ça a

un impact sur l'éducation. Les

enfants vont mieux réussir à

l'école. Ça a un impact sur la

santé. Le stress est un gros

facteur au niveau de la santé.

L'alimentation. Alors tous les

droits sont interreliés.

RAPHAËL (Narrateur)

C'est fou comme ce programme

semble avoir un gros impact sur

la vie de ses bénéficiaires. Je

vais rencontrer Nicole et Kihana

dans leur maison, qui a été

construire par Habitat pour

l'humanité.

RAPHAËL

Comment est-ce que vous avez

fait la découverte d'Habitat

pour l'humanité?


NICOLE

La première fois, j'avais vu

un reportage, en 1976. C'était

aux États-Unis.

Puis, un moment donné, il y a eu

une période où, avec le

gouvernement, on a eu le

programme Branchez les familles,

où on pouvait avoir des

ordinateurs, Internet

et tout ça.

Puis le premier site que j'ai

visité, c'est Habitat pour

l'humanité, en leur demandant

si, un jour, ils pensaient venir

au Canada. Puis j'ai reçu un

message comme quoi ils étaient

au Québec. Ils m'ont convoquée à

une réunion. Puis, de fil en

aiguille, j'ai été sélectionnée

pour être une famille. Et c'est

comme ça... Mais, moi, je

connaissais déjà l'organisme. Je

trouvais qu'ils étaient géniaux,

que l'idée en arrière de ça

était vraiment géniale.

RAPHAËL

Puis ça, c'était il y a

combien de temps, que votre

maison a été construite?


NICOLE

Elle a été construite, en

fait, en 2001. Parce que ça a

pris deux ans à construire, parce

que j'ai commencé à l'habiter en

2003. Ça a pris deux ans construire

cette maison-là. Il y a 400

bénévoles qui ont fourni

gracieusement leur temps, leur

énergie, leur bonne humeur pour

venir construire la maison.

RAPHAËL

Et toi, Kihana, as-tu des

souvenirs de quand vous étiez en

train de construire la maison?


KIHANA

Beaucoup de souvenirs. J'étais

avec ma mère. Je l'aidais. Juste

l'accompagner. Des fois, elle

peinturait le soir. Juste être

avec elle. Et je me rappelle

aussi des bénévoles qui étaient

là pour faire la maison. C'est

ça mes souvenirs, dans le fond.

RAPHAËL

Puis, toi, qu'est-ce que ça te

faisait de voir des bénévoles,

des inconnus, qui venaient

travailler sur votre maison?


KIHANA

C'est sûr que j'étais quand

même assez jeune. Je trouvais ça

bizarre. Mais en vieillissant,

je me rends compte que c'est

juste de la bonté. C'est des

gens qui veulent donner d'eux-

mêmes pour donner aux autres.

RAPHAËL

Et est-ce que, par la suite,

vous avez fait d'autres travaux

avec Habitat pour l'humanité?

Est-ce que vous avez donné du

temps en tant que bénévoles?


KIHANA

Oui. On est allés, justement,

sur... Il y a un magasin

d'ouvert sur la rue Notre-Dame.

On a donné de notre temps. On a

placé des choses. Juste aider,

passer le balai, des trucs

comme ça.

(Transition)

(On voit un tout petit chien qui jappe beaucoup lorsque RAPHAËL entre dans la maison.)

RAPHAËL

Le chien s'appelle Sophia,

mais tout le monde l'appelle

Killer.

(KIHANA et RAPHAËL font le tour de la maison.)


KIHANA

RAPHAËL

Un piano. Est-ce que tu joues

du piano?


KIHANA

Plus ma mère. Oui. Là, on a la

cuisine. Ça, c'est mon domaine.

C'est moi qui fais à manger.

RAPHAËL

Ah oui! La grande cour

derrière.

(flattant un chat)

Le chat. Bonjour.


KIHANA

Caramel.

RAPHAËL

Allô, caramel!


KIHANA

On peut monter en haut.

(RAPHAËL et KIHANA montent l'escalier.)

RAPHAËL

Deuxième étage.


KIHANA

La chambre de ma mère. En

exclusivité.

RAPHAËL

Oui, en exclusivité, la

chambre de ta mère!


KIHANA

Exactement. On a un bureau où

on fait nos travaux. C'est ici.

RAPHAËL

En quoi tu étudies?


KIHANA

Pour être technicienne en

santé animale.

RAPHAËL

OK. Vraiment, on sent que les

animaux, c'est une passion pour

toi.


KIHANA

Oui.

RAPHAËL

(s'adressant à un gros chien)

Oui, allô!

(s'adressant à KIHANA)

C'est les chiens

que tu préfères?


KIHANA

Ah, les deux! Chats et chiens.

(entrant dans une nouvelle pièce peinte en mauve)

Ma chambre.

RAPHAËL

OK.


KIHANA

Une autre passion: le mauve.

RAPHAËL

Le mauve, oui! Est-ce que tu

es toujours aussi à l'ordre?


KIHANA

Oui, oui.

RAPHAËL

Est-ce que tu me mens?


KIHANA

Non.

RAPHAËL

OK.


KIHANA

Sérieusement!

RAPHAËL

Les chiens, est-ce qu'ils

t'appartiennent ou ils

appartiennent à ta mère?


KIHANA

Slinky est à nous deux, Merlin

et Sophia, c'est vraiment mes

chiens.

RAPHAËL

Ah, ça, c'est des animaux qui

viennent de refuges!


KIHANA

Oui.

RAPHAËL

Il vient d'où, Merlin?


KIHANA

Du Refuge A.M.R., où je fais,

justement, du bénévolat. Et

Slinky, SPCA de Montréal.

Sophia, elle, c'est un éleveur

sur Kijiji.

RAPHAËL

OK. C'est bon.

(De retour à la discussion entre RAPHAËL,KIHANA et NICOLE.)

RAPHAËL

En quoi ça vous a chamboulées,

cette expérience?


NICOLE

Des personnes que tu ne

connais pas, qui viennent... En

fait, qui n'ont rien à retirer

de ça, si ce n'est que la joie,

le bonheur de construire une

maison pour quelqu'un, pour

qu'une famille puisse se loger

décemment. Puis, on avait des

réunions. Et je voyais les

personnes qui étaient là, les

bénévoles, puis à chaque fois,

j'avais envie de pleurer.

J'avais de la difficulté à

comprendre que ces gens-là

passaient leur samedi ou leur

dimanche ou leur jour de congé à

venir bâtir ma maison, alors

qu'ils ne me connaissaient pas.

Puis ils faisaient ça toujours

dans un esprit très, très

joyeux. En plus de donner du

temps, ils donnaient d'eux-

mêmes. C'était vraiment très,

très touchant.

(transition)

(RAPHAËL est assis dans la cour de la maison en construction et envoie des messages textes sur son cellulaire.)

RAPHAËL

(par message texte)

Salut frérot! Je viens de rencontrer

une fille qui a trois chiens, dont un danois!

FRÈRE DE RAPHAËL

(par message texte)

Wow, faut être passionné d'animaux!

RAPHAËL

(par message texte)

Oui! Des bénévoles ont construit sa maison,

c'est pour ça qu'elle peut en avoir.

FRÈRE DE RAPHAËL

(par message texte)

Ouais, comme locataire,

c'est difficile d'avoir des animaux...

(transition)

(RAPHAËL est en discussion avec JEAN-FRANÇOIS sur le chantier de la maison en construction.)

RAPHAËL

Comment ça se passe avec les

bénévoles?

JEAN-FRANÇOIS

Aujourd'hui?

RAPHAËL

Oui.

JEAN-FRANÇOIS

Très bien. Il y en a qui sont

plus habitués que d'autres. Il y

en a qui sont moins habitués. Et

le groupe, étant donné qu'ils se

connaissent, ils sont chums, ils

vont directement vers l'autre

pour plus l'aider, vers ceux qui

ont besoin d'aide.

RAPHAËL

C'est quoi la différence entre

travailler avec des bénévoles et

travailler avec des

professionnels?

JEAN-FRANÇOIS

C'est beaucoup, beaucoup de

supervision, avec des bénévoles.

Je ne peux pas partir 1h,

revenir et espérer que ça soit

bien fait. Je suis avec eux.

S'il y a quelque chose qui ne se

fait pas bien, je le sais tout

de suite. Et on le recommence

tout de suite, pour éviter les

catastrophes. Tandis que quand

je travaille avec des

professionnels, comme dans le

passé, on peut partir un avant-

midi de temps. Ils connaissent

leur job. C'est très rare qu'il

y ait quelque chose de vraiment

mal fait.

RAPHAËL

Puis est-ce qu'il y a des

bénévoles qui reviennent souvent

sur les chantiers?

JEAN-FRANÇOIS

Oui. Il y en a qui sont plus

réguliers. Mais tout dépendant,

c'est des gens qui viennent, des

fois, parce qu'ils perdent leur

emploi. Des fois, c'est des

retraités. Ils ont du temps

parce qu'ils travaillent juste trois

ou quatre jours dans la semaine. Ça,

ça peut évoluer. Ils peuvent

venir pendant deux ou trois mois, et

tout d'un coup on ne les voit

plus. Et ils vont réapparaître six

mois après. Il y en a d'autres

qui viennent juste pour une

expérience d'une journée ou deux

et on ne les voit plus non plus.

Ça dépend.

RAPHAËL

Puis des groupes comme ça,

est-ce que vous en avez souvent?

Des groupes de jeunes qui se

connaissent et qui viennent?

JEAN-FRANÇOIS

Non. C'est peut-être la

première fois.

RAPHAËL

OK.

JEAN-FRANÇOIS

Il y a des fois que c'est des

compagnies qui viennent, on

appelle ça un

Team Building.Ils

viennent ensemble, plusieurs

personnes de différents

départements d'une compagnie,

qui se connaissent, mais qui

n'ont jamais travaillé ensemble.

Ils viennent pour renforcer le

lien entre les employés. Ça, on

en fait beaucoup. Mais des amis,

comme ça, qui viennent juste

parce qu'ils veulent venir

aider, entre chums, je pense que

c'est la première fois.

RAPHAËL (Narrateur)

La journée avance vite et

quelques membres du MOZ ont dû

quitter pour aller à l'école. à

ma surprise, ils sont remplacés

par d'autres. Le groupe s'est

vraiment passé le mot.

(RAPHAËL entre dans la pièce où les bénévoles font de la peinture.)

RAPHAËL

Ça va?


CARLYN

Ça va.

RAPHAËL

Oui. Vous n'étiez pas là

tantôt, c'est ça?


CARLYN

Non.

RAPHAËL

Moi, c'est Raphaël. Enchanté.


CARLYN

Enchanté, moi, je m'appelle

Carlyn.


MIKE

Mike.

RAPHAËL

Est-ce que je peux vous donner

un coup de main? Vous faites le

plafond?


CARLYN

Oui.

RAPHAËL

OK.


CARLYN

Tu es assez grand, alors...

RAPHAËL

Oui, oui, oui.

(RAPHAËL commence à peinturer.)


CARLYN

Oui, comme ça.

On devrait le laisser faire

toute la job!

RAPHAËL

Ha! Ha! Ha! Toi, c'est la

première fois que tu fais du

bénévolat comme ça?


CARLYN

Pour Habitat pour l'humanité,

oui. J'en ai déjà fait d'autres,

comme dans des garderies ou quoi

que ce soit.

RAPHAËL

OK. Puis, est-ce que tu penses

que vous êtes plus gagnant dans

le travail que vous faites ou

que ce sont vraiment les gens

que vous aidez qui en

bénéficient le plus?


CARLYN

Pfft! Je dirais 50-50.

On m'a expliqué l'histoire de la

famille qui va venir habiter

ici. Et je suis vraiment resté

comme: Wow! Je ne vois pas

comment je peux plus en

bénéficier qu'eux. On m'a dit

que la dame a la sclérose en

plaques, elle a des enfants. Et

ce sont ses parents qui vont

habiter en haut. C'est vraiment

une histoire triste à entendre.

Et on est capables de les aider.

Mais si je ne pense pas que je

vais les voir. C'est comme

nice de savoir qu'il y a un impact

réel.

De retour à l'entrevue entre RAPHAËL et JEAN-FRANÇOIS

RAPHAËL

Vous, vous êtes très impliqué

dans le processus de la maison.

Vous voyez ça de A à Z. C'est

quoi le lien que vous avez avec

les gens qui bénéficient de

votre travail?

JEAN-FRANÇOIS

Ces gens-là sont

reconnaissants. C'est sûr. Ils

nous le disent. Quand ils

viennent faire leurs heures de

bénévolat, on voit qu'ils sont

contents, parce qu'ils

travaillent sur leur maison. Ils

apprennent beaucoup. C'est des

gens qui sont vraiment

reconnaissants. Ils disent

souvent merci. Même quand ils

viennent travailler avec un

groupe comme ça, c'est la

première chose qu'ils disent:

c'est «merci»aux gens qui sont

venus.

RAPHAËL

Et est-ce que vous trouvez ça

stimulant comme travail,

justement, de travailler dans ce

domaine-là, où tout le monde est

heureux, dans la mesure où vous

distribuez du bonheur avec ces

maisons-là?

JEAN-FRANÇOIS

La mentalité d'aller

travailler a changé quand j'ai

commencé avec Habitat. Je n'y

vais plus parce que je suis

obligé d'y aller.

J'y vais parce que ça me tente.

RAPHAËL

Et qu'est-ce que vous pensez

que les bénévoles ont le plus à

gagner en venant travailler sur

les maisons?

JEAN-FRANÇOIS

Si c'est comme moi, depuis un

an et demi, je pense que je n'ai

jamais autant donné. Parce qu'on

voit le résultat. Je vois le

résultat de donner du temps. Je

vois les gens qui viennent

donner leur temps. Les familles

reconnaissantes et tout ça. Je

donne beaucoup plus maintenant.

Ça ouvre à ça.

(On retrouve RAPHAËL avec NICOLE et KIHANA dans leur propre maison.)

RAPHAËL

Est-ce que tu penses que votre

vie aurait été beaucoup

différente si vous n'aviez pas

eu accès à Habitat pour

l'humanité?


KIHANA

C'est sûr. C'est sûr qu'une

maison, ça donne plus de

potentiel à ma vie. Je peux

faire plus de choses. J'ai

l'impression que je manque de

moins de choses. Un appartement,

c'est plus petit. J'aurais pu

combler moins de mes besoins. Et

mes passions, mes loisirs aussi,

ça aurait plus diminué. Je peux

plus m'épanouir dans ma maison.

RAPHAËL

Ça fait que ça vous a vraiment

marquées dans la mesure où ça

vous a changées, comme

personnes.


KIHANA

Oui, oui.

RAPHAËL

Et est-ce que tu crois que le

bénévolat, c'est assez valorisé

aujourd'hui, ou non?


KIHANA

Je ne crois pas. Je crois que

c'est mal vu parce que ce n'est

pas payé. Puis, ceux qui ne sont

pas pour ça n'en retirent pas

grand-chose. Mais quand tu aimes

ce que tu fais, tu retires

beaucoup de ça.

(RAPHAËL est maintenant en discussion avec GABRIEL.)

RAPHAËL

Parle-moi d'Habitat pour

l'humanité. Qu'est-ce que tu

penses du fait qu'une famille va

habiter dans la maison que vous

êtes en train de rénover?


GABRIEL

Je pense que c'est absolument

incroyable. Comme on nous

explique, ici, c'est une famille

de deux parents et deux enfants,

qui font en dessous de 40 000

par année, ensemble, les deux.

Pour moi, ça me fait quelque

chose d'énorme de penser que ces

personnes-là sont vraiment moins

fortunées. Mais ça ne veut pas

dire qu'ils n'ont pas le droit

ou qu'ils ne méritent pas

d'avoir une belle chose, de la

sorte. Et ça va être absolument

incroyable. On s'amuse bien et

on garde ça en pensée. Mais

c'est sûr que la cause pourrait

gagner à être mieux connue. Les

gens qui sont pauvres... On sait

qu'il y a une division qui est

de plus en plus importante entre

les riches et les pauvres, puis

la classe moyenne disparaît.

C'est sûr que c'est des

problèmes qu'on doit aborder. On

sait qu'il y a des problèmes de

logement, à chaque année, sur

l'île de Montréal. C'est des

problèmes qu'il faut aborder.

Moi, je ne suis pas ici pour

jouer de la politique, mais je

reconnais que je peux aider, à

un certain niveau, en me

salissant les mains.

Habitat pour l'humanité, ça fait

longtemps qu'ils existent. Je

pense qu'ils ont quand même une

certaine expérience. Ils ont une

certaine reconnaissance qui les

aide à avoir beaucoup de

bénévoles. Mais c'est sûr et

certain qu'ils pourraient gagner

à en avoir d'autres. Parce que

des familles qui font 40 000 par

année, avec plusieurs enfants,

comme ceux qu'on est en train

d'aider aujourd'hui, c'est pas

les seuls. Et les autres, ce

n'est pas parce qu'ils le

méritent moins ou quoi que ce

soit. Dans la vie, je pense

qu'on gagne beaucoup plus à

aider... Comme on dit: C'est

mieux de donner que de recevoir.

Puis, quand tu donnes, ce que tu

reçois, toi, personnellement,

c'est beaucoup plus grand que ce

que tu pourrais recevoir en

biens matériels. C'est une

pensée qu'il faut garder

en tête.

(RAPHAËL est maintenant seul et conclut l'émission.)

RAPHAËL

Ce que j'ai réalisé

aujourd'hui, en travaillant avec

les gars de MOZ, c'est que de

faire du bénévolat, c'est pas

une corvée. Ça peut être une

vraie partie de plaisir. Toute

la journée sur le chantier

d'Habitat pour l'humanité a été

fantastique. Vraiment, les

résultats sont là.

RAPHAËL (Narrateur)

Pour télécharger l'application

Raphaël, citoyen du monde,

rendez-vous sur tfo.org/raphael.

(Générique de fermeture)

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