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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent et Sami, vivent leurs premiers moments au secondaire. Ensemble, ils tentent d'apprivoiser cet univers inconnu, mais débordant de promesses... et d'inquiétudes!

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Taches et tâches ménagères

Pour s’acheter une guitare usagée vue sur un site de petites annonces, Sami veut être rémunéré pour faire ses tâches ménagères. Maude emprunte le chandail neuf de sa soeur pour la prise de la photo qui surplombera chacun de ses articles dans le journal.



Réalisateur: Claude C Blanchard
Acteurs: Joseph Antaki, Aurélia Arandi-Longpré, Julie Djiézion, Louka Grenon
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

[Début information à l'écran]

Taches et tâches ménagères

[Fin information à l'écran]


Début générique d'ouverture

Fin du générique d'ouverture


C'est le matin chez les Mazari et SAAD mange son déjeuner. SAAD a un bras dans le plâtre. SAMI vient s'asseoir avec SAAD.


[SAMI:] Si tu veux,

je peux t'aider, papa.

Encore du café?


[SAAD:] Oui.

SAMI verse un café à SAAD.


[SAAD:] Merci.

Derrière SAAD, on entend le grille-pain faire sauter des rôties.


[SAMI:] Laisse faire.

J'y vais.


SAMI se lève pour aller chercher les rôties de SAAD et les apporte dans l'assiette de son père.


SAAD (Perplexe)

Qu'est-ce

qui se passe, Sami?


[SAMI:] Ce qui se passe?

Il ne se passe rien.

Je t'aide, c'est tout.

Du beurre?


SAMI commence à beurre les rôties de SAAD. Pendant ce temps, chez les Allard-Fraser, AUDREY mange son déjeuner en lisant la boîte de céréales. MAUDE arrive dans la cuisine avec une chemise dans chaque main.


[MAUDE:] Audrey. Selon toi,

laquelle je devrais porter?

Celle-là ou celle-là?


AUDREY (Sarcastique)

Wow!

Tu t'en viens coquette.

C'est quoi ta prochaine étape?

Deux bas pareils?


AUDREY se remet à lire la boîte de céréales.


[MAUDE:] Arrête donc.

C'est aujourd'hui qu'on prend

notre photo de journaliste

puis je veux avoir de l'allure.


[AUDREY:] Une photo de groupe?
[MAUDE:] Non.

Une petite photo pour mettre

à côté de nos articles.

Comme dans les vrais journaux.


MAUDE va chercher un journal sur le comptoir pour montrer à AUDREY.


[MAUDE:] Regarde.

AUDREY prend le journal et regarde, complètement désintéressée.


[AUDREY:] Ah bien oui, bien oui.

AUDREY pose le journal pour reprendre la boîte de céréales.


[MAUDE:] Donc? Laquelle?
[AUDREY:] Euh...

Bien je...

je ne sais pas trop là.

La première?


MAUDE (Découragée)

Elles sont laides les deux.


[AUDREY:] C'est surtout qu'elles sont

usées à la corde.

Ça fait genre deux mois

que tu les portes.


AUDREY prend une bouchée de céréales puis a une illumination soudaine.


[AUDREY:] Mmm!

Regarde ce que moi,

j'ai acheté hier soir.


AUDREY va chercher un sac dans le salon et en sort un chandail de tricot blanc.


[AUDREY:] Cool, hein?

MAUDE (Sans conviction)

Ouin.

AUDREY roule des yeux et remet son chandail dans le sac, puis le sac sur la table. AUDREY se rassoit et MAUDE s'assoit avec elle pour déjeuner aussi.


[MAUDE:] Euh...

Penses-tu que je pourrais, genre...

Je ne sais pas, moi,

te l'emprunter?


[AUDREY:] Es-tu folle?

Je ne l'ai jamais mis.


[MAUDE:] Ah.

Mais tu pourrais le mettre

cinq minutes avant de partir,

puis me le passer

pour le reste de la journée.


[AUDREY:] Non.
[MAUDE:] Bien non, je sais.

C'était une blague.


[AUDREY:] J'espère. Parce que si

c'est toi qui porte le chandail

en premier, tu vas lui donner

une forme pas de forme.

Après, ça va être difficile...


Le téléphone d'AUDREY sonne.


[AUDREY:] Excuse-moi.

AUDREY prend l'appel.


AUDREY (Parlant au téléphone)

Allô, mon coeur.

Ce soir? Euh...


AUDREY se lève et se dirige vers le salon.


AUDREY (Parlant au téléphone)

Oui, on pourrait peut-être aller

chez vous après l'école.

Quoi ça?

Hugo, je veux savoir!

Une surprise?


Pendant qu'AUDREY est plus loin, MAUDE regarde le sac avec le chandail. Entre temps, chez les Mazari, SAMI regarde SAAD prendre une gorgée de café tout en lisant le journal.


[SAMI:] C'est fou à quel point

je me suis amélioré

à la guitare dernièrement.


[SAAD:] Ah bon?
[SAMI:] Oui. J'ai vraiment

amélioré mon doigté.

Le problème, c'est que...

je suis presque rendu trop bon

pour ma guitare.

C'est drôle.

Hier, j'en ai justement vu une

sur un site de petites annonces.

C'est une super bonne guitare.

Le gars la vend juste 100$...


[SAAD:] Sami, c'est non.
[SAMI:] Pourquoi?

Je ne peux pas progresser

avec la guitare

que j'ai en ce moment.

C'est une guitare de bébé.


[SAAD:] Un, ce n'est pas la guitare

qui fait le guitariste.

Et si je t'achète une guitare...


Tout à coup, derrière SAMI, NADYA sort sa tête de derrière le divan.


[NADYA:] Si tu lui achètes une guitare,

je veux des souliers neufs.


[SAMI:] D'où tu sors, toi?
[NADYA:] Je vous espionnais.

Je veux des souliers neufs.


[SAAD:] Pas de guitare.

Pas de souliers neufs.


NADYA se recouche sur le divan. SAMI est déçu.


[SAMI:] Mais Sami, sache que j'apprécie

tout ce que tu fais pour moi

depuis mon accident.


SAMI prend une des rôties de SAAD et remet du beurre dessus.


[SAAD:] T'auras beau mettre

une sixième couche de beurre,

c'est toujours non pour la guitare.


[SAMI:] Elle est où, maman?

SAMI se lève. SAAD le regarde partir en soupirant. SAMI trouve sa mère dans sa chambre.


[SAMI:] Salut, maman.
[FATIMA:] Bonjour, habibi.
[SAMI:] Puis, quoi de neuf?
[FATIMA:] Je range la chambre

de mon grand garçon

qui se laisse traîner.


FATIMA rit, tout en rangeant des vêtements dans un tiroir.


[FATIMA:] Et toi, quoi de neuf?
[SAMI:] J'ai vraiment amélioré

mon doigté à la guitare.


[FATIMA:] Ah.
[SAMI:] Oui. Le problème,

c'est que je m'en viens presque

trop bon pour ma guitare.

Oui. Donc, je me suis dit...


[FATIMA:] Alors, tu t'es dit,

que pour progresser,

il te fallait une nouvelle guitare.

C'est ça?


SAMI (Soulagé)

Oui.

Exactement.

Je suis content que

tu comprennes la situation.


FATIMA (Riant)

Il n'en est

pas question, habibi.

La réponse est non.


[SAMI:] C'est l'affaire du siècle.

Elle est seulement 100$.


FATIMA s'exclame en arabe.


[FATIMA:] Est-ce que tu sais

ce que ça représente, 100$?


[SAMI:] Je sais que c'est

beaucoup d'argent.

C'est juste que je vous aide

depuis que papa est blessé...


[FATIMA:] Ah! C'était ça,

le petit coup de main?


SAMI (Insulté)

Le petit coup de main?

C'est moi qui fais tout

dans la maison depuis une semaine.


FATIMA lance à SAMI le chandail qu'elle allait ranger.


[SAMI:] En tout cas, j'en fais plus

que d'habitude.

Puis ce n'est pas juste

pour avoir une guitare.


[FATIMA:] C'est vrai, bolbol,

que tu en fais plus que d'habitude.

Peut-être il serait temps que

tu reçoives un petit salaire.


SAMI (Enthousiaste)

Un salaire?
[FATIMA:] Mmm.
[SAMI:] Combien?
[FATIMA:] Penses-y. Tu me feras

une proposition ce soir, d'accord?


FATIMA sort de la chambre.


SAMI (Pour lui-même)

Un salaire...

Yes...


Un peu plus tard, à l'école, MAUDE entre dans le local du journal où se trouve déjà FÉLICIE. MAUDE tient le sac de magasinage de sa sœur.


[FÉLICIE:] Ça va?
[MAUDE:] Félicie, je suis

dans le trouble.


MAUDE sort le chandail du sac et le monde à FÉLICIE.


[FÉLICIE:] Wow!

Depuis quand tu t'achètes

du beau linge de même?

Prochaine étape?


[MAUDE:] Deux bas pareils.

Ce n'est pas à moi.


MAUDE remet le chandail dans le sac.


[MAUDE:] Je l'ai volé à ma soeur

pour prendre la photo avec.


[FÉLICIE:] C'est vrai, c'est aujourd'hui.

Ta soeur ne voulait pas te le prêter?


[MAUDE:] Non. Elle vient de l'acheter,

elle m'a fait son fameux discours

sur l'importance

d'inaugurer le linge.


[FÉLICIE:] Qu'est-ce que tu vas faire

quand tu vas la croiser

dans 15 minutes

avec le chandail sur le dos?


[MAUDE:] Je vais juste le mettre

pour la photo.


[FÉLICIE:] OK. Et quand elle va

voir la photo dans le journal?


[MAUDE:] Ma soeur, lire le journal?

Faudrait publier

des dos de boîtes de céréales

pour que ça l'intéresse.

De toute façon, au rythme

où elle change de linge,

il est pratiquement déjà à moi.


[FÉLICIE:] À quelle heure la photo?
[MAUDE:] On se rejoint tous ici

après l'école.

J'ai juste à me changer

en vitesse, prendre la photo,

puis ramener le chandail

chez nous

avant que ma soeur

revienne de chez son chum.


[FÉLICIE:] Si tu le dis.
[MAUDE:] Oui.

Bon, on se voit en math.


MAUDE quitte le local du journal en laissant le sac avec le chandail. FÉLICIE est assise à l'ordinateur et boit un jus de raisin en boîte. Une fois MAUDE partie, FÉLICIE se lève et va essayer le chandail. Une fois le chandail sur elle, FÉLICIE prend son jus en boîte pour prendre une gorgée. À cet instant, SAMI entre dans le local et, en passant derrière FÉLICIE, l'accroche en s'exclamant.


[SAMI:] Je suis riche!

FÉLICIE renverse du jus sur le chandail blanc d'AUDREY.


FÉLICIE (Fâchée)

Sami!
[SAMI:] Je m'excuse.

Un peu plus tard, SAMI et FÉLICIE sont dans la cuisine chez SAMI. FÉLICIE regarde SAMI mettre du détachant sur le chandail d'AUDREY.


[FÉLICIE:] Tes parents dînent pas

à la maison?


[SAMI:] Non. Mon père avait

un rendez-vous à l'hôpital

pour son bras.

Tu vas voir, c'est le meilleur

détachant du monde.


[FÉLICIE:] S'il était si bon que ça,

tu n'aurais pas besoin

d'en mettre 15 litres.


[SAMI:] Fais-moi confiance.

C'est une super bonne chose,

cette tache-là.


[FÉLICIE:] Ah oui, vraiment super.

Je vais me faire étriper par Maude

pendant qu'Audrey s'occupe

de m'arracher les ongles.


[SAMI:] Bien non, ça va aller.

En plus, ça me donne

une excellente occasion

de faire une petite brassée.


SAMI prend le panier de linge sale en souriant.


FÉLICIE (Perplexe)

Je n'ai jamais

vu quelqu'un si heureux

de faire du lavage.


Pendant ce temps, à l'école, MAUDE entre dans le local du journal et regarde dans le sac d'AUDREY, pour voir que le chandail n'est plus là.


[MAUDE:] Où est-ce

qu'il est passé?


MAUDE cherche dans le local alors qu'AUDREY entre.


[AUDREY:] As-tu perdu quelque chose,

Maude?


[MAUDE:] Moi?

Non.


Discrètement, MAUDE pousse du pied le sac de magasinage pour le cacher sous un bureau.


[MAUDE:] Qu'est-ce

que tu fais ici?


[AUDREY:] Je suis venue te voir

pour te dire que j'ai réfléchi,

puis... j'ai décidé de te prêter

mon chandail pour ta photo.


MAUDE (Presque fâchée)

Mais là, pourquoi?


AUDREY (Sarcastique)

De rien, Maude,

ça me fait vraiment plaisir.


[MAUDE:] Non, je m'excuse.

C'est juste que je suis

tellement heureuse, surprise,

puis toute la patente.

Tu sais que tu n'es

vraiment pas obligée.


[AUDREY:] Je sais, mais

ça me tente que ma petite soeur

ait l'air cool pour sa photo

de rédactrice en chef.


Au même moment, chez les Mazari, SAMI et FÉLICIE discutent.


[SAMI:] Maintenant que je me fais

payer pour mes tâches ménagères,

je serais même prêt à refaire

le toit, s'il faut.


[FÉLICIE:] Combien tu te fais payer?
[SAMI:] Ma mère m'a dit

de réfléchir à des prix

puis de lui proposer

quelque chose ce soir.

Si je charge 15$ par brassée de lavage,

je pourrais sûrement en charger

30 pour pelleter l'entrée.


FÉLICIE prend une serviette rouge dans le panier à linge de SAMI.


[FÉLICIE:] Euh... il n'y a pas

une histoire comme quoi

il ne faut pas mélanger

le blanc avec les couleurs?

Ma mère capote

tout le temps là-dessus.


[SAMI:] Les histoires de couleur,

c'est des légendes.


SAMI prend le chandail et sort de la cuisine. FÉLICIE prend le pot de détergent sur le comptoir devant elle.


[FÉLICIE:] Tu es sûr qu'il n'y a pas

d'eau de Javel là-dedans?


SAMI (Dans une autre pièce)

Bien oui. Ne bouge pas,

je vais te montrer

ma future guitare sur Internet.


Pendant ce temps, à l'école, AUDREY discuter toujours avec MAUDE au local du journal.


[AUDREY:] Je suis certaine qu'il va

tellement bien t'aller.

Tu pourrais mettre mes boucles

d'oreille rouges ou les bleues.

Je vais apporter les deux.


AUDREY se dirige vers la porte du local.


[MAUDE:] Non.

AUDREY s'arrête et regarde MAUDE, perplexe.


[MAUDE:] Je veux dire, finalement,

je ne pense pas

que c'est une très bonne idée

que tu me prêtes ton chandail.


[AUDREY:] Pourquoi?
[MAUDE:] Je pourrais l'user.
[AUDREY:] Bien non, voyons donc.

Le pire qui pourrait arriver,

c'est que tu le perdes.

Mais je sais que ça n'arrivera pas.

Ce n'est pas ton genre.


AUDREY se retourne pour sortir.


[MAUDE:] Où est-ce que

tu t'en vas?


[AUDREY:] Chercher le chandail

à la maison.


[MAUDE:] Non, mais tu n'es

vraiment pas obligée.


[AUDREY:] Maude, je sais que

tu en brûles d'envie.

Profites-en, je suis généreuse.


[MAUDE:] Super. Je te suis.

Entre temps, chez les Mazari, SAMI regarde son ordinateur pendant que FÉLICIE fait les cent pas, nerveuse.


[FÉLICIE:] Il reste combien de temps

au lavage?


[SAMI:] C'est presque fini là.

On entend l'essorage.

Relaxe, je te dis,

il va être parfait.


[FÉLICIE:] Sami, ça fait 15 fois

que tu rafraîchis la page.


[SAMI:] Je ne veux pas

que quelqu'un d'autre

me vole ma guitare

C'est vraiment l'affaire du siècle.


[FÉLICIE:] Tu es sûr?

Ça fait six mois

que le gars essaie de la vendre.


[SAMI:] Justement.

Ça augmente les probabilités

que quelqu'un l'achète

d'une minute à l'autre.


[FÉLICIE:] Ouin. C'est une façon

de voir les choses.

C'est bien long, ton lavage!


[SAMI:] Relaxe, je te dis.

As-tu déjà goûté à ça,

de la chorba?


[FÉLICIE:] Non.

SAMI sort un plat de plastique du réfrigérateur.


[SAMI:] Tu vas voir,

c'est écoeurant.


SAMI met le plat dans le four à micro-ondes. À cet instant, le signal de fin de la laveuse se fait entendre.


[SAMI:] Là, c'est fini.

FÉLICIE soupire, nerveuse. SAMI programme le four à micro-ondes puis se rend dans la salle de lavage.


SAMI (D'une autre pièce)

Rafraîchis la page, s'il te plaît.


FÉLICIE rafraîchit la page de l'annonce.


[FÉLICIE:] Elle est encore là.

Puis, de quoi ça a l'air?


SAMI (D'une autre pièce)

Je pense

que tu avais raison

pour les serviettes rouges

et pour l'eau de Javel

dans le détachant.


Dans la cuisine, FÉLICIE lève les yeux au ciel, désespérée. SAMI entre dans la cuisine, le chandail d'AUDREY dans les mains.


[SAMI:] Bien non, je te niaise.

FÉLICIE (Soulagée)

Heille!

Sami Mazari!

Fais-moi plus jamais ça.


[SAMI:] C'est qui, le pro du lavage?
[FÉLICIE:] C'est toi.
[SAMI:] Puis je suis

encore meilleur en séchage.


Au même moment, MAUDE et AUDREY arrivent chez elles.


[AUDREY:] Je reviens tout de suite,

mon chandail est dans ma chambre.


AUDREY commence à monter l'escalier.


[MAUDE:] Audrey, attends.

Tu n'as pas faim, toi?


[AUDREY:] Oui, mais mon lunch

est à l'école et Hugo m'attend

pour qu'on dîne ensemble.


[MAUDE:] Mais ça serait le fun

manger ensemble.

Ça fait longtemps.


[AUDREY:] Une autre fois, OK?

AUDREY continue de monter l'escalier.


[MAUDE:] Audrey?

AUDREY s'arrête.


[AUDREY:] Quoi?

MAUDE (Soucieuse)

Qu'est-ce

que tu as?


[AUDREY:] Comment ça,

qu'est-ce que j'ai?


[MAUDE:] J'ai l'impression que

tu me caches quelque chose.


AUDREY (Mal-à-l'aise)

Je... je ne cache rien là.

Tu es malade.


AUDREY recommence à monter l'escalier.


[MAUDE:] Woa.

Ah non, je ne me sens

vraiment pas bien.


AUDREY descend pour aller voir MAUDE.


[AUDREY:] Ça va?
[MAUDE:] Non. Je pense

que je vais être malade.


MAUDE se dirige rapidement vers la cuisine.


AUDREY court derrière MAUDE.


[AUDREY:] Non, non, non!

Pas dans l'évier, pas dans l'évier!


Un peu plus tard, chez les Mazari, FÉLICIE tient devant elle le chandail d'AUDREY qui est devenu beaucoup plus petit.


[FÉLICIE:] Je pense que je vais

être malade.


SAMI (Rassurant)

Bien non,

ça va aller.

C'est juste un petit rétrécissement.


FÉLICIE (Fâchée)

Hé, monsieur lavage!

Le chandail est tellement petit.

qu'il ne ferait même pas à ta soeur!


[SAMI:] OK. Je pense que le mieux

à faire quand ça arrive,

c'est de relaver le chandail.

En le remouillant, c'est comme

si on annulait le séchage.


FÉLICIE regarde SAMI d'un air sceptique.


[SAMI:] OK, j'avoue,

c'est n'importe quoi.


FÉLICIE essaie d'étirer le chandail à la main.


[SAMI:] Je ne pense pas

que ça soit une bonne idée.


[FÉLICIE:] Là, c'est moi qui décide,

puis on va tirer.


SAMI regarde FÉLICIE sans rien faire.


[FÉLICIE:] Aide-moi.

Prends ton bord!


SAMI et FÉLICIE prennent chacun un bout du chandail et tirent chacun de leur côté.


[SAMI:] On dirait vraiment

qu'il commence à s'étirer.


Tout à coup, le chandail se déchire.


[SAMI:] Oups.

Tu vois, c'est ça

que je voulais dire.

Peut-être qu'en le remouillant,

on aurait pu éviter ça.


FÉLICIE regarde SAMI sans répondre.


[SAMI:] Veux-tu

un bon bol de soupe?

Ça va nous faire du bien.


SAMI va ouvrir le four à micro-ondes puis regarde l'intérieur, horrifié. Au même moment, chez les Allard-Fraser, MAUDE et AUDREY sont toujours dans la cuisine. MAUDE regarde AUDREY, l'air malade.


[MAUDE:] C'est vraiment l'enfer.
[AUDREY:] Bien là,

je vais appeler maman.


MAUDE (Criant)

Non!

AUDREY regarde MAUDE, perplexe.


[MAUDE:] Bien, je... je veux dire...

je pense que ça va mieux.


AUDREY (Perplexe)

Bon bien,

tout est beau.

Maintenant, mon chandail.


AUDREY se retourne pour sortir de la cuisine.


[MAUDE:] Attends.

AUDREY regarde MAUDE, perplexe.


[AUDREY:] Si j'étais aussi parano

que toi,

je dirais que c'est toi

qui as quelque chose à cacher.


[MAUDE:] Tu as raison.

Je te cache quelque chose.


[AUDREY:] C'est quoi?
[MAUDE:] Ce n'est pas vrai

que je le trouve beau.


[AUDREY:] Ah?
[MAUDE:] Oui. J'ai dit ça ce matin

juste pour être fine,

mais je le trouve affreux

puis je n'ai pas le goût

de le porter pour ma photo.

Excuse, Audrey.


[AUDREY:] Ça ne te tentait pas

de me le dire avant?


[MAUDE:] Mais je sais.

Je ne voulais pas

te faire de peine.


[AUDREY:] Ça ne me fait pas de peine.

Ça me prouve juste

que tu n'as pas de goût.


[MAUDE:] Je sais.

Je m'excuse, Audrey,

de t'avoir fait perdre

ton temps puis tout.

Bon, est-ce qu'on retourne

à l'école?


[AUDREY:] Bien oui, hein?

Pas trop le choix.


MAUDE et AUDREY se dirigent vers la sortie. Entre temps, chez les Mazari, SAMI regarde dans le four à micro-ondes où la soupe a débordé partout.


[SAMI:] J'ai sûrement mal réglé

la minuterie du micro-ondes.

Mes parents vont m'étriper

et refuser de me payer.


[FÉLICIE:] Tu as juste à le laver,

ton micro-ondes.

(Sarcastique)

Tu es tellement bon dans le lavage.

Puis n'oublie pas de le sécher après.


[SAMI:] Toi aussi, tu étais d'accord

pour mettre le chandail

dans la sécheuse.


[FÉLICIE:] Pantoute.

SAMI se penche devant le four à micro-ondes et commence à essuyer l'intérieur avec le chandail d'AUDREY.


[SAMI:] T'as raison là,

ce n'est pas si mal.


[FÉLICIE:] Épais!

C'est le chandail!


FÉLICIE prend le chandail dans les mains de SAMI.


[SAMI:] Ah non...

FÉLICIE fait le tour du comptoir pour aller mettre son manteau.


[SAMI:] Qu'est-ce que tu fais?
[FÉLICIE:] Je m'en vais. Je n'ai pas

envie d'être en retard en plus.


[SAMI:] Le micro-ondes,

je ne peux pas laisser ça

comme ça.

Tu ne m'aides pas?


[FÉLICIE:] Aimes-tu mieux

te faire engueuler

pour un micro-ondes sale

ou parce que tu as raté un cours?


FÉLICIE sort de la maison. SAMI ferme la porte du four à micro-ondes, met une veste et suit FÉLICIE. Une fois à l'école, FÉLICIE se rend dans le local du journal où MAUDE cherche toujours le chandail d'AUDREY. FÉLICIE a le chandail d'AUDREY dans les mains. En entrant dans le local, FÉLICIE s'assoit et glisse le chandail dans son sac à dos, ouvert sur le bureau devant elle.


[MAUDE:] Ah, Félicie!

Il faut vraiment que tu m'aides.


[FÉLICIE:] Ah? Euh...

Je ne crois pas que je sois

la meilleure personne.


[MAUDE:] C'est toi la responsable

des objets perdus.

Puis j'ai perdu un objet.


FÉLICIE (Mal-à-l'aise)

Oui, mais euh...

je me spécialise surtout

dans les objets déjà retrouvés.


[MAUDE:] C'est l'enfer!

Félicie, j'ai perdu

le chandail à ma soeur.


[FÉLICIE:] Il n'est pas perdu.
[MAUDE:] Tu as raison. Il est volé.

Je vais voir Georges.


MAUDE se dirige vers la porte du local.


[FÉLICIE:] Attends!

Il n'est pas volé.

C'est moi qui l'ai pris.


MAUDE (Soulagée)

Oh, merci, merci, merci,

merci, merci, merci!


MAUDE se jette sur FÉLICIE pour la serrer dans ses bras.


[FÉLICIE:] Ouais.

Écoute, bon, il y a quand même

un petit problème.


[MAUDE:] Tu l'as perdu?
[FÉLICIE:] Non, je l'ai ici.

MAUDE pousse un soupir de soulagement. FÉLICIE sort le chandail de son sac et le montre à MAUDE. Le chandail est trop petit et est plein de taches rouges.


[MAUDE:] Qu'est-ce qui s'est passé?
[FÉLICIE:] Du jus de raisin,

un lavage, un séchage,

un rapetissage, un déchirage.

Puis Sami l'a utilisé comme guenille.

Mais je vais t'aider.


[MAUDE:] Oui? À quoi?

À creuser ma tombe avant

que ma soeur me tire dedans?


[FÉLICIE:] Mais non.

Où est-ce qu'elle l'a acheté?


[MAUDE:] Je ne sais pas.

Au Carrefour 2000.


[FÉLICIE:] Où ça, au Carrefour 2000?

MAUDE prend le sac du chandail sur son bureau.


[MAUDE:] Dans cette boutique-là.
[FÉLICIE:] Tu vois?

C'est super simple.

On a juste à se dépêcher

après les cours,

on achète un chandail pareil

puis on le remplace par l'autre.


[MAUDE:] Tu as raison.

Surtout que, après l'école,

ma soeur est chez Hugo.


[FÉLICIE:] Tu vois? Tout est parfait.
[MAUDE:] À part peut-être

un petit détail.


[FÉLICIE:] Quoi?
[MAUDE:] As-tu de l'argent, toi?

Plus tard ce jour-là, SAMI entre chez lui.


[SAMI:] Papa? Maman?

SAMI se précipite vers la cuisine, ouvre la porte du four à micro-ondes et voit qu'il est propre. SAMI se retourne et voit NADYA derrière lui.


[NADYA:] Tu pensais te faire payer

pour nettoyer le micro-ondes?


[SAMI:] Qu'est-ce que tu fais là?

Tu te gardes seule?


[NADYA:] Cinq minutes.

Maman et papa sont revenus de l'hôpital

et sont partis à la pharmacie

acheter des médicaments.


[SAMI:] Tu as lavé

le micro-ondes?


[NADYA:] Oui. Moi aussi,

je veux me faire payer

pour les tâches ménagères.

J'ai entendu ta conversation

ce matin avec maman.


[SAMI:] De quoi tu parles?

Tu n'es même pas capable de

faire le ménage de tes poches.


[NADYA:] Ah non? Depuis que je suis

revenue de l'école,

j'ai eu le temps de nettoyer

le micro-ondes, mais aussi

de passer l'aspirateur dans le salon.


[SAMI:] C'est à moi, ce ménage-là.
[NADYA:] Plus maintenant.

Je vais charger 10$ pour le salon.


[SAMI:] Moi, je vais charger

deux fois moins cher.

C'est moi que les parents

vont engager.


[NADYA:] Moi, trois fois.
[SAMI:] Quatre fois.
[NADYA:] Cinq fois.
[SAMI:] Six.

À cet instant, FATIMA et SAAD reviennent à la maison.


[FATIMA:] Bonjour Didi, Sami!
[SAAD:] Sami, tu es là.

On a de bonnes nouvelles.


[FATIMA:] Le médecin a dit

que le bras de ton père guérissait bien.

Il va être rétabli plus

rapidement que prévu.


[SAAD:] Je ne sens plus

aucune douleur.

Bonne nouvelle, non?


[SAMI:] Oui, super.

Vous devez être fatigués.


SAMI s'approche de ses parents et les dirige vers le salon.


[FATIMA:] Oui, c'est vrai

qu'il y avait beaucoup d'attente...


[SAMI:] Allez vous reposer.

Je vais faire la vaisselle.


[NADYA:] Moi, je vais essuyer.
[SAMI:] Laisse faire, merci.

Je vais le faire.


[NADYA:] Non, j'aime ça t'aider,

mon grand frère.


FATIMA et SAAD regardent SAMI et NADYA sans comprendre. Pendant ce temps, à l'école, MAUDE rejoint AUDREY qui marche dans le couloir.


[MAUDE:] Audrey.
[AUDREY:] Tu es stressante, toi,

aujourd'hui.


[MAUDE:] Oui, je sais. Excuse-moi.
[AUDREY:] Qu'est-ce que tu veux?
[MAUDE:] Vas-tu toujours

chez Hugo après l'école?


[AUDREY:] Oui. Pourquoi?
[MAUDE:] J'organise

une collecte de fonds

puis j'aimerais savoir

si tu voulais m'encourager.


[AUDREY:] C'est pour quelle cause?
[MAUDE:] C'est triste.

C'est pour acheter

des vêtements à une élève.


[AUDREY:] Qui ça?
[MAUDE:] Une fille dans ma classe.

Tu ne la connais pas.


[AUDREY:] J'aimerais quand même

savoir son nom.


[MAUDE:] Béatrice.
[AUDREY:] Non, je ne la connais pas.
[MAUDE:] Tu vois? C'est ce que

je te disais.


[AUDREY:] Elle n'a pas de linge,

Béatrice?


[MAUDE:] Non, elle s'est tout fait

voler chez elle.


[AUDREY:] Ça, c'est chien.

Mais les assurances vont payer.


[MAUDE:] Non. Parce qu'elle a

retrouvé les vêtements.


[AUDREY:] Tout est beau d'abord.
[MAUDE:] Non, mais ils sont maganés

puis ses parents n'ont pas assez

d'argent pour tout racheter.


[AUDREY:] Combien il faut donner?
[MAUDE:] Je savais que

ça te toucherait.

Tu donnes ce que tu veux,

mais je te conseille 20$.


[AUDREY:] C'est donc bien cher.
[MAUDE:] Mais c'était vraiment

du beau linge.


[AUDREY:] C'est bien plate,

mais je n'ai pas 20 $ à donner.

À plus.


MAUDE abandonne et part, puis a une autre idée et revient voir AUDREY.


[MAUDE:] OK d'abord.

Est-ce que tu aurais

20$ à me prêter?


[AUDREY:] Pourquoi?
[MAUDE:] Pour que je fasse un don.

Je vais te le remettre.


[AUDREY:] Non, Maude.
[MAUDE:] S'il te plaît!

Je vais te redonner 21$.

Il me reste de l'argent

de mon cadeau de fête.


AUDREY sort 20$ de son sac à dos et le donne à MAUDE.


[AUDREY:] La semaine prochaine.

Au plus tard.


[MAUDE:] Promis.

MAUDE part. Pendant ce temps, chez les Mazari, SAMI et NADYA font la vaisselle.


[NADYA:] Arrête, là, tu vas trop vite.
[SAMI:] Ce n'est pas mon problème

si t'es pas capable de suivre.


[NADYA:] Tu fais juste exprès

pour que j'abandonne.

Ce n'est pas juste.


[SAMI:] Pantoute.

C'est mon rythme normal.


Assis au salon, SAAD et FATIMA entendent SAMI et NADYA se disputer.


[SAAD:] Je rêve ou ils se disputent

pour faire la vaisselle?


[FATIMA:] Hé oui.

Dans la cuisine, la dispute entre NADYA et SAMI dégénère.


[SAMI:] Laisse faire,

je vais le faire.


SAMI essaie de prendre l'assiette que NADYA essuie.


[NADYA:] Non!
[SAMI:] Oui!
[NADYA:] Donne, c'est à moi!!

SAAD (Criant du salon)

Venez ici!

NADYA et SAMI se rendent au salon.


[SAAD:] On pourrait savoir

ce qui se passe?


[SAMI:] Je fais des tâches ménagères.

Comme on avait dit.


[NADYA:] Moi aussi, j'en ai fait.
[SAMI:] J'ai réfléchi

à des prix...


SAMI sort un papier de sa poche.


[SAMI:] … puis j'ai facturé

ce que j'ai fait.


SAAD et FATIMA se regardent et écoutent SAMI lire sa facture.


[SAMI:] J'ai fait un peu de lavage,

c'est 15$.

La vaisselle, 5$.


[NADYA:] Moi...

j'ai nettoyé le micro-ondes

et en plus de ça,

j'ai passé l'aspirateur

dans le salon.

Et tout ça pour seulement 20$.

Pff!


[SAMI:] Moi, je vous aurais

chargé seulement 15$.


SAMI donne sa facture à ses parents.


[SAAD:] Ça y est, ça recommence

à élancer dans mon bras.


FATIMA regarde la facture de SAMI et pointe quelque chose à SAAD en riant. NADYA et SAMI se regardent, perplexes. FATIMA et SAAD continuent de lire la facture en riant de plus en plus. Au même moment, chez les Allard-Fraser, MAUDE et FÉLICIE reviennent après avoir été acheter le chandail d'AUDREY. FÉLICIE regarde par la fenêtre.


[FÉLICIE:] Vite, elle s'en vient!
[MAUDE:] Hein? Tu es sûre

que c'est elle?


[FÉLICIE:] Oui! Elle tournait

le coin de la rue

quand on est entrées dans la cour!


[MAUDE:] OK. Sors nos livres, là.

MAUDE se précipite à l'étage pour mettre le sac avec le chandail dans la chambre d'AUDREY. FÉLICIE apporte leurs sac à dos dans la cuisine.


[FÉLICIE:] Je te l'avais dit

qu'on n'aurait pas dû

aller prendre la photo

avec le nouveau chandail.


MAUDE revient au rez-de-chaussée.


[MAUDE:] J'ai tellement travaillé

pour ce chandail-là,

je voulais en profiter un peu.


FÉLICIE sort des cahiers des sacs d'école. MAUDE et FÉLICIE s'assoient à table et font semblant de travailler. AUDREY entre dans la maison et va poser ses choses dans la cuisine.


[AUDREY:] Salut.
[MAUDE:] Allô.
[AUDREY:] Vous faites quoi?
[MAUDE:] Euh...
[FÉLICIE:] Nos devoirs.

AUDREY enlève son manteau.


[AUDREY:] OK. Ça va mieux

avec le livre à l'endroit, hein?


MAUDE regarde son livre de mathématiques à l'envers.


[MAUDE:] Pas tant que ça.

C'est des graphiques.


MAUDE baisse son livre et regarde AUDREY. AUDREY porte un chandail identique à celui que MAUDE vient de lui racheter.


[MAUDE:] Euh... Où tu as pris ça,

le chandail?


[AUDREY:] C'est Hugo

qui me l'a acheté

pour me faire une surprise.

Il ne savait pas que je l'avais déjà.

Tellement cute.


[MAUDE:] Puis qu'est-ce que tu vas

faire avec l'autre?


[AUDREY:] Euh... je ne sais pas trop là.

Si tu veux, je te le donne.

Bye, les filles.


AUDREY sort de la cuisine.


[FÉLICIE:] On dirait que tu viens

de t'acheter un nouveau chandail.


MAUDE soupire. FÉLICIE reçoit un message sur son téléphone.


[FÉLICIE:] Je viens de recevoir

les photos pour le journal.


[MAUDE:] Montre. Est-ce que

le chandail me va bien?


MAUDE regarde sa photo sur le téléphone de FÉLICIE.


[MAUDE:] C'est cadré bien trop serré.

On voit juste ma grosse face.


FÉLICIE rit.


[FÉLICIE:] Excuse.

C'est juste que ton affaire,

c'est tellement un échec

sur toute la ligne.


AUDREY (Criant de l'étage)

Maude?

N'oublie pas.

Tu me dois 21$.


FÉLICIE et MAUDE éclatent de rire. Entre temps chez les Mazari, toute la famille est assise au salon.


[FATIMA:] Il n'a jamais été question

de payer chacune des tâches

ménagères à l'unité.


[SAMI:] En tout cas, c'est ça

qu'on avait compris.


[NADYA:] Oui, c'est vrai.
[FATIMA:] Je n'ai peut-être pas

été claire,

mais ce que je voulais dire

par salaire, c'est allocation.


[SAMI:] Puis c'est quoi

la différence?


[SAAD:] Une allocation,

c'est un montant fixe

qu'on te donne à chaque semaine

pour que tu gères toi-même

tes dépenses.


[SAMI:] OK. Ça fait que mettons

qu'une semaine, je ne fais rien

je vais quand même avoir de l'argent?


[FATIMA:] C'est ça. Mais on va

s'arranger pour que ça n'arrive pas.


[SAMI:] Oui.

Puis c'est combien, mon allocation?


[FATIMA:] Qu'est-ce que tu penses

qui serait équitable?


[SAMI:] Bien, mettons... 50?

SAAD et FATIMA éclatent de rire.


[SAMI:] Bon, OK, 30.

Vingt?


FATIMA fait signe à SAMI de baisser encore.


[SAMI:] Dix!?
[SAAD:] Enfin, un montant raisonnable.
[NADYA:] OK. Puis moi?
[FATIMA:] Toi, vu que tu es

plus jeune, on avait pensé à...


[NADYA:] Je le savais.
[SAAD:] On avait pensé à 5$.
[SAMI:] Je suis plus riche que toi!
[SAAD:] Sami!
[SAMI:] Bien là.
[NADYA:] À mon âge, tu n'avais

rien pantoute. Ha!


NADYA tend la main à ses parents.


[NADYA:] OK. Marché conclu.

FATIMA et SAAD serrent la main de NADYA.


[SAAD:] Merveilleux.
[SAMI:] Puis le jour de paye,

on dit que c'est quel jour?


SAAD et FATIMA se regardent. SAAD soupire et essaie de sortir son portefeuille de sa poche mais il a de la difficulté avec son bras dans le plâtre.


[SAMI:] Besoin d'aide pour sortir

ton portefeuille?

Je te fais ça gratuit, si tu veux.


[FATIMA:] Je vais aller

me faire du thé,

je n'ai plus de thé.


FATIMA prend sa tasse devant elle. NADYA se lève et se précipite vers la cuisine. SAMI court derrière NADYA.


[NADYA:] J'y vais pour toi maman!
[SAMI:] Non, c'est moi!
[NADYA:] Sami, c'est moi!

FATIMA rit en regardent SAAD. SAAD embrasse FATIMA en riant.


Générique de fermeture

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