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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent et Sami, vivent leurs premiers moments au secondaire. Ensemble, ils tentent d'apprivoiser cet univers inconnu, mais débordant de promesses... et d'inquiétudes!

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Mensonge plus vrai que nature

Mélanie se plaint d’un mal de ventre, bien réel malgré les apparences. Réussira-t-elle à convaincre Jennifer qu’elle ne ment pas… pour une fois?



Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Générique d'ouverture


Titre :
Subito texto


MÉLANIE et JENNIFER sont assises dans le salon étudiant. JENNIFER étudie.


MÉLANIE

Ah! C'est tellement mon pire

début de journée à vie!


JENNIFER

Ah oui? Je pensais

que c'était hier.


MÉLANIE

Non. Aujourd'hui,

c'est pire.

Déjà, je me suis

endormie

full tard

parce que mon père

a jasé toute la nuit

avec Mélany!

J'ai été obligée

d'endurer ses platitudes

et ses rires trop forts

jusqu'à 1 h 00 du matin.


JENNIFER ne regarde pas MÉLANIE et continue d'étudier.


JENNIFER

Hum...


MÉLANIE

Et puis, en me levant,

je me suis cogné l'orteil

contre le bord de mon lit!


JENNIFER

Hé, c'est pas drôle, hein?


MÉLANIE

Je sais pas

ce qui m'arrive,

mais depuis ce matin,

je me sens tout croche.

Si ça se trouve, j'ai attrapé

un genre de virus rare.


JENNIFER

Eh bien!

C'est super, ça!


MÉLANIE

Je me suis aussi

fait frapper par un autobus

en traversant la cafétéria;

je te l'avais dit, ça?


JENNIFER

Hé! C'est pas drôle, hein?

Attends, quoi?


MÉLANIE

Bon! Là, tu vois, Jen,

je suis peut-être

en train de vivre mes derniers

moments, et toi, tu t'en fous!


JENNIFER

Bien... non. C'est juste le

stress de la dernière période.


MÉLANIE

De quoi, le stress

de la dernière période?


JENNIFER

Oh non...

Dis-moi pas que t'as oublié.


MÉLANIE

De quoi?


Pendant ce temps, FRANCIS tente de faire entrer un arc dans son casier. AUDREY arrive à ce moment.


AUDREY

Coudonc, tu t'en vas

à la chasse?


FRANCIS

Ah! Non.

C'est pour notre jeu vidéo

sur la préhistoire.

Bastien et moi, on veut

que ça soit super réaliste,

donc, ce qu'on fait faire

à nos hommes préhistoriques,

on l'expérimente avant.


AUDREY

Ça me surprend pas

de vous autres, ça!

J'imagine que vous avez fait

des flèches.


FRANCIS

Oui! Elles sont

écœurantes, là.

On les a faites

avec des pointes en os,

à la manière de l'homme

du Paléolithique supérieur.


AUDREY

Paléolithique supérieur?


FRANCIS

Oui, c'est la période

qui vient juste avant

le Paléolithique moyen,

puis juste avant

l'épipaléolithique.


AUDREY

Oui, c'est ça

que je pensais, aussi.


FRANCIS

Je peux pas te les montrer

parce que c'est Bastien

qui les a,

mais on s'est inspirés

de cette photo-là

pour les faire.


Sur la photo, FRANCIS est torse nu et montre son biceps.


AUDREY

Ha! ha! ha!

T'es certain

que c'est de cette photo-là

que vous vous êtes inspirés?

Ha! ha! ha!


FRANCIS

Non, non!

Mauvaise photo. Euh...

Tiens, c'est ça.


AUDREY

Oui, effectivement.

Ça ressemble plus à une flèche.

Ha! ha!

Mais c'est cool!

Puis là, vous allez

les essayer?


FRANCIS

Oui! On se fait

une petite séance

de tir à l'arc après l'école.


AUDREY

Hé, mais c'est ça

qu'il me faut...


FRANCIS

Ah oui?


Dans le salon étudiant, MÉLANIE se lève, en panique.


MÉLANIE

Mais j'ai complètement oublié!

J'ai pas du tout étudié!

Il y a un examen de maths!

(Se prenant le ventre)

Ah! Ayoye! Bien, voyons!

Mon ventre,

qu'est-ce que c'est ça?


JENNIFER

(Sarcastique)

Ah oui? C'est quoi, ça?

Un petit mal de ventre qui

arrive juste à temps, mettons?


MÉLANIE

Oh non, c'est pas des blagues,

j'ai des crampes.


JENNIFER

Ah! Hé, bien,

c'est poche!

Tu pourras pas

faire ton examen.

Tu me fais rire.


MÉLANIE

Arrête, j'ai vraiment mal.


JENNIFER

Regarde, Mel.

Est-ce que c'est écrit

"valise" sur mon front?

T'as des crampes au moment

précis où je te rappelle

qu'on a un examen,

c'est zéro subtil.


MÉLANIE

C'est surtout

une pure coïncidence.

Je te jure

que je fais pas semblant! Ah!


JENNIFER

Tu te donnes

du trouble pour rien.

On manque pas un examen à cause

d'un petit mal de ventre.


MÉLANIE

Un petit mal de ventre!

Non, non! On dirait qu'il y a

un extraterrestre qui...

ah! qui joue

aux fléchettes là-dedans.


Dans la zone des casiers, AUDREY et FRANCIS poursuivent leur discussion.


FRANCIS

Tu t'intéresses

au tir à l'arc?


AUDREY

Hum-hum! C'est Damien,

mon entraîneur,

qui m'a conseillé le tir à l'arc

pour mettre en pratique

mes nouvelles

techniques de concentration.


FRANCIS

Mais il a tellement raison!

Parce que le tir à l'arc,

ça prend de la précision,

mais ça prend aussi

beaucoup de concentration.


AUDREY

C'est pour ça que quand

je t'ai vu avec ton arc, je...


FRANCIS

Audrey, Audrey!

Tu pourrais venir à notre séance

de tir à l'arc!


AUDREY

C'est ça que j'allais

te demander.


FRANCIS

Ah, OK! Excuse-moi.

Je t'invite pas juste

pour que tu puisses m'admirer...

pour que tu puisses

me regarder,

parce que je vais pouvoir

te regarder aussi.

Te regarder tirer.

Parce que tu vas pouvoir

tirer avec l'arc.

C'est ça que je voulais dire.


AUDREY

Oui, c'est beau, j'ai compris.

Mais c'est cool,

ça tombe super bien.


FRANCIS

Oui! Mets-en

que ça tombe bien.


AUDREY

Ha! ha! ha! Bon.


AUDREY s'en va. On entend des petits oiseaux piailler pour signaler le bonheur de FRANCIS.


Dans son bureau, MONSIEUR PRUD'HOMME est en compagnie de MÉLANY.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Bien, c'est ça,

Mélany, j'ai...

j'ai malheureusement oublié

de faire l'épicerie,

moi. Ha!


MÉLANY

Je suis contente

d'apprendre ça.

Je vais mieux dormir

cette nuit!


MÉLANY et MONSIEUR PRUD'HOMME rient.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui, bien, comme j'ai rien

à manger à la maison,

je vais devoir...

je vais devoir

aller au restaurant.


MÉLANY

Ah, c'est logique. Hum...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hum... Oui, mais c'est plate,

aller au restaurant

tout seul, hein?

Moi, je trouve.

Je sais pas si tu vois

ce que je veux dire.


MÉLANY

Je vois

ce que tu veux dire certain!

C'est bien plus

le fun en gang!


MONSIEUR PRUD'HOMME

En gang?

Oui, non,

en gang, c'est sûr

que c'est le fun,

mais tu sais,

une gang de deux, ça...

ça se peut aussi.

C'est plus tranquille,

ça fait une gang plus intime.


MÉLANY

Écoute, J-P, si tu continues

à tourner autour du pot,

on va être encore ici

demain matin

et il va être trop tard

pour aller souper.


MONSIEUR PRUD'HOMME

OK! T'avais compris?


MÉLANY

Oui!

Où c'est qu'on va?

Pas trop chic, le resto, hein?

Je vais prendre ma moto,

et avec le casque,

je vais avoir les cheveux

pas mal aplatis.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ta moto, tu vas...

Tu vas y aller en moto?

C'est une... moto...

à deux roues, là?


MÉLANY

Oui, une moto

à deux roues. Pourquoi?

As-tu quelque chose

contre les motos?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hein! Bien non,

voyons donc!

Hé, j'adore la moto,

moi, oui!


MÉLANY

Ah! Une chance!

Je tripe tellement là-dessus!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Moi aussi, je te comprends.

Hé! Non, non,

la moto, wouh!

Hé! J'en ai fait

tellement longtemps

dans ma folle jeunesse,

par exemple.

Là, je... l'ai vendue.


MÉLANY

C'était quoi, ta moto?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hein?


MÉLANY

Ta moto, c'était quoi?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui, c'est une...

c'est une...

moto à deux roues,

comme la tienne

avec un moteur et tout.


MÉLANY

La marque, coco.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ha! La marque!

Bien oui, la marque!

Je sais, c'est une...

c'est un "Kawasabi".


MÉLANY

Kawasaki?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ha! Bien oui,

c'est une Kawasaki, bien oui!

Non! Hé, je te niaisais!


MÉLANY

Ha! Ha! Ha!

Hé, c'est plate

que tu ne l'aies plus.

On aurait pu

en faire ensemble.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui, c'est...

Ah, c'est bien dommage.


Plus tard, FRANCIS est au salon étudiant. BASTIEN vient rejoindre FRANCIS.


BASTIEN

Ah, t'es là!


FRANCIS

T'étais où?


BASTIEN

Ça va mal,

man!


FRANCIS

Qu'est-ce qu'il y a?


BASTIEN

Pour notre séance

de tir à l'arc.


FRANCIS

Qu'est-ce qui se passe?


BASTIEN

On n'a plus de flèches!


FRANCIS

Comment ça?


BASTIEN

Ma mère s'est assise

sur nos flèches par accident.


FRANCIS

Oh non, non, OK...


BASTIEN

À cause de nos os affûtés,

elle s'est amoché

le muscle du fessier droit.


FRANCIS

Sérieux? OK... Puis nos

flèches sont amochées comment?


BASTIEN

Laisse-moi te dire qu'après

qu'elle ait fait un cri de mort,

elle a un peu comme détruit

toutes nos flèches

en mille morceaux et elle

les a mises dans les poubelles.


FRANCIS

Ah non!

Non, non, non!


BASTIEN

C'est correct,

on va en fabriquer d'autres.


FRANCIS

Bastien, on peut pas annuler

la séance de tir à l'arc!

Je viens d'inviter Audrey

à venir avec nous!


BASTIEN

Hein? Audrey? Depuis quand

elle fait du tir à l'arc, elle?


FRANCIS

C'est pour son entraînement.

Là, elle compte sur moi

pour se pratiquer.

Il faut fabriquer

d'autres flèches aujourd'hui.


BASTIEN

Mais comment on va faire?

On a travaillé comme des malades

pour les faire!


FRANCIS

Trouvons des matériaux

de rechange.


BASTIEN

Hein? Bonne chance!

Où va-t-on trouver des os

affûtés dans l'école, toi?


FRANCIS

À la café! Ce midi, à la café,

c'est du poulet rôti.

Des os de poulet,

c'est parfait pour faire

des pointes de flèches.


BASTIEN

Parfait! Alors, tu t'occupes

des os pour les pointes,

et moi, je m'occupe

des tiges pour le bois.


FRANCIS

Génial! Puis pas un mot

à Audrey.


BASTIEN

C'est clair.


FRANCIS

OK! À tantôt!


FRANCIS et BASTIEN partent chacun de leur côté en courant.


Par la suite, MONSIEUR PRUD'HOMME, qui est toujours dans son bureau, voit MÉLANIE passer.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hé, ma sauterelle!

J'ai besoin de ton aide.


MÉLANIE

Bon, ça peut pas attendre?

Parce qu'il faut vraiment que...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Non, ça va prendre

deux secondes.

Tiens. Euh... Dis-moi

ce que t'en penses, OK?

Lequel tu préfères?

(Montrant sur son cellulaire)

Il y a ce bouquet

de fleurs là...

Il y a celui-ci aussi,

mais je suis pas sûr

de la couleur.

Et puis,

il y a celui-là, hum?


MÉLANIE

C'est pour

quelle occasion?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ça, c'est pour la...

c'est pour la...

le... le bureau, c'est ça.

Je trouve que ça manque

de couleurs.


MÉLANIE

Ça serait pas plutôt pour

le bureau de l'infirmière?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hein? Mais non!

Non, non, non.

Ha! ha! Oui.

Elle a accepté

mon invitation.

On va souper ensemble ce soir!


MÉLANIE

Papa, je pensais

que t'avais décroché!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Mais pas du tout,

au contraire!


MÉLANIE

Là, papa,

écoute-moi bien.

L'amour, c'est comme

la mode, hein?

En ce moment,

tu te sens bien,

car t'es

dans tes vieux joggings mous,

mais c'est le temps

de passer à autre chose.

Achète du nouveau linge!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Je veux pas de nouveau linge,

c'est Mélany que je veux.

Il va falloir

que tu t'y fasses.

J'ai pas l'intention

de reculer.


MÉLANIE

Non, mais...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Merci pour ton aide.


MÉLANIE

OK.


MÉLANIE quitte le bureau de son père avec un air pincé. MÉLANIE croise JENNIFER dans le couloir.


JENNIFER

Ah! Puis,

ç'a l'air de mieux aller?


MÉLANIE

Non, je serais pas prête

à dire ça.


JENNIFER

Non, je parlais

de ton mystérieux mal de ventre

qui a l'air d'avoir disparu.


MÉLANIE

Ah bien, c'est juste

qu'il est intermittent.

Regarde! Tu vois, comme là,

ça recommence.


JENNIFER

Tu fais tellement semblant!

Je viens de te pogner,

Mélanie Prud'homme.


MÉLANIE

Hein? Non, non!

Mais je fais pas semblant!


JENNIFER s'en va.


MÉLANIE

(Se prenant le ventre)

Ah!

Ouh...


Plus tard, MÉLANIE rejoint JENNIFER dans le couloir.


MÉLANIE

Jen! Jen!

Ah!

J'ai une preuve,

mon mal de ventre

existe pour vrai.


JENNIFER

Quoi? Tu t'es trouvé

un faux billet du médecin?


MÉLANIE

Très drôle! Écoute ça.


MÉLANIE fait entendre à JENNIFER un enregistrement de gargouillements sur son cellulaire.


JENNIFER

C'est ça, ta preuve?

On dirait plus le calorifère

qui faisait du bruit

dans la classe tantôt.


MÉLANIE

Non, c'était pas le

calorifère, c'était mon ventre.

Tu me crois, maintenant?


JENNIFER

Oui, je te crois.


MÉLANIE

Ah! Bon, enfin!


JENNIFER

Je te crois que t'es capable

de tout faire

pour me convaincre

de te croire.


MÉLANIE

Mais tu gosses!

Puis ça, hein?

Ça, c'est quoi, ça?


JENNIFER

Une mauvaise imitation

de bruits de ventre

que t'as fait

avec ta bouche?


MÉLANIE

T'es tellement

de mauvaise foi!


JENNIFER

OK, attends.


JENNIFER prend son cellulaire et imite des gargouillements dans son enregistreur. JENNIFER fait ensuite écouter son enregistrement à MÉLANIE.


JENNIFER

Avoue que moi aussi,

je suis pas pire

en imitation, hein?


JENNIFER s'en va. MÉLANIE soupire.


MÉLANIE

OK...


Dans son bureau, MONSIEUR PRUD'HOMME observe un bouquet de fleurs. BASTIEN passe devant le bureau de MONSIEUR PRUD'HOMME et entre.


BASTIEN

Hé! C'est tout un bouquet que

vous avez là, M. Prud'homme!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui, oui! Il est plus gros

que je pensais, par exemple.


BASTIEN

Il y a assez de bois là-dedans

pour construire un chalet.


BASTIEN et MONSIEUR PRUD'HOMME rient.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Non, c'est pour offrir

à Mélan...

à quelqu'un

de très important, oui.


BASTIEN

Ah!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Dis-moi: qu'est-ce

que t'en penses, toi?


BASTIEN

Je suis pas fleuriste,

mais personnellement, je trouve

que... la structure du bambou

fait en sorte

que c'est pas très, très beau.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Toi aussi, tu trouves?


BASTIEN

À moins que votre personne

importante soit bûcheronne...

Personnellement, j'enlèverais

les bouts de bois.


MONSIEUR PRUD'HOMME

T'as raison.

Oui, oui, oui.


BASTIEN

Je peux vous aider

à les enlever, si vous voulez.


MONSIEUR PRUD'HOMME

T'es bien fin, oui.


BASTIEN enlève les bambous en riant.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui.


BASTIEN

Hein, c'est mieux

de même!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah oui, ah non.

T'as raison. Oui, oui, oui.

Tout à fait d'accord.

(Voyant MÉLANY par la vitre de son bureau)

Oh non!

Non, non!

(Cachant le bouquet de fleurs)

Ah...


BASTIEN

Vous avez fait

le bon choix.

Mais disons que votre personne

importante a plus l'air

d'une infirmière

que d'une bûcheronne.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ha! ha! Oui.

Hum, hum!


BASTIEN s'en va alors que MÉLANY entre.


MÉLANY

Devine quoi?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Je sais pas, t'as trouvé

un resto pour ce soir?


MÉLANY

C'est ta job, ça!

C'est toi qui m'as invité!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Bien oui! Non, je sais pas.

Donne-moi un indice.


MÉLANY

Attends, je vais

te le mimer.


MÉLANY mime de monter sur une moto.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah!

Euh...


MÉLANY

Écoute, je te donne

un indice.


MONSIEUR PRUD'HOMME

OK.


MÉLANY fait le bruit d'une moto avec sa bouche.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Non, je... je vois

vraiment pas.


MÉLANY

Ah! Bonyenne! Je me mettrai

jamais en équipe avec toi

pour jouer aux mimes!

Je t'ai trouvé une moto!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hein, une moto?

Bien, voyons! Pour quoi faire?


MÉLANY

Pour faire de la moto,

Jean-Pierre. Pour à soir!

T'avais l'air tellement déçu de

pas pouvoir en faire avec moi!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Bien oui, j'étais déçu,

mais là, de là

à me trouver une moto...


MÉLANY

C'est rien!

C'est celle de mon ex.

On est restés bien

chummy.

Il a accepté de te la passer

pour à soir!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah! Ton ex, il... Ouais.

C'est gentil de sa part,

mais je peux...

je peux pas accepter ça.

Une moto, c'est...

Une moto, c'est un peu

comme une brosse à dents,

ça se prête pas.

Voyons!

C'est bien trop intime!


MÉLANY

Tu prêtes pas

ta brosse à dents, toi?

C'est bon à savoir...

De toute façon,

il a déjà dit oui.

Envoie donc!

Ça va être tellement le fun!

Imagine-nous tous les deux

en moto!


MONSIEUR PRUD'HOMME

C'est sûr que j'imagine

qu'un grand

amateur de moto comme moi

peut pas refuser ça, hein?


MÉLANY imite à nouveau le bruit d'une moto, suivie de MONSIEUR PRUD'HOMME.


MÉLANY

Ha! ha! ha!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah oui...


MÉLANY soupire de joie.


Plus loin, AUDREY est au téléphone dans le salon étudiant.


AUDREY

Attends, Julie-Pier.

Tu parles trop vite,

je comprends rien.


FRANCIS vient rejoindre AUDREY.


FRANCIS

Hé, t'es toute seule?

Excuse-moi,

j'avais pas vu...


AUDREY

Oui, je t'écoute.

Hum-hum...


FRANCIS

(Voyant les restes du repas de AUDREY sur la table)

Yes...


Pendant la conversation de AUDREY, FRANCIS s'approche subtilement de l'assiette contenant des os de poulet.


AUDREY

Oui, vous étiez

juste les deux.

Hé, tu devais

tellement être gênée!

Ah non!

J'en reviens pas! Pauvre toi.

Oui...

Ha! ha! ha!

Ah, c'est gênant!

Ha! ha! ha!

Attends deux minutes.

(Se tournant vers FRANCIS)

Est-ce que tu voulais

me parler?


FRANCIS, qui allait prendre un os de poulet, se ravise.


FRANCIS

Oui, mais ça

presse pas vraiment.

Tu peux terminer

ta conversation.

Puis prends ton temps.


AUDREY

Mais ça peut être long.


FRANCIS

Tant mieux!

Je veux dire, tantôt, au pire,

si c'est trop long.


AUDREY

OK.


FRANCIS tente à nouveau de prendre un os de poulet.


AUDREY

C'est bon, je t'écoute.

Hum-hum!

Bien, c'est sûr.

Ha! OK! C'est bon,

on se voit tantôt. Bye!


FRANCIS ne réussit pas à prendre l'os de poulet avant que AUDREY se retourne.


AUDREY

C'est beau, Francis.

Je suis à toi.

Qu'est-ce que tu voulais

me dire?


FRANCIS

Je sais pas, j'ai oublié.


AUDREY

Ah! Ça devait pas

être important.


FRANCIS

Oui, ça doit être ça.


AUDREY

J'ai dit à mon entraîneur que

j'allais faire du tir à l'arc,

il était pas mal content.


FRANCIS

OK!


AUDREY

Il m'a même demandé de me

filmer pour qu'il puisse juger

de mon état de concentration,

ça va pas vous déranger?


FRANCIS

De te filmer?

J'espère juste qu'on va être

à la hauteur de tes attentes.


AUDREY

C'est sûr que oui. Ha! ha!

Bon, on se voit tantôt?


AUDREY prend son assiette et se lève.


FRANCIS

Oui, on se voit tantôt.


AUDREY dépose son assiette sur un chariot. Aussitôt que AUDREY est partie, FRANCIS se lève et va vers l'assiette.


Pendant ce temps, dans la salle des pas perdus, JENNIFER est sur son cellulaire et est rejointe par MÉLANIE.


MÉLANIE

Ah! Jen.

C'est confirmé,

je fais de la fièvre.


JENNIFER

T'as pris ta température?


MÉLANIE

Non, pas eu besoin.

Sept des huit personnes que j'ai

interrogées sont du même avis,

j'ai le front chaud.


JENNIFER

OK, puis la huitième?


MÉLANIE

Non. Il était hors de question

qu'elle me touche le front.

Elle avait les mains

toutes sales de gras de poulet.


JENNIFER

OK, mais ça veut rien dire,

ça, Mel.

Il fait chaud dans l'école.

Moi aussi, j'ai le front chaud.


MÉLANIE

Coudonc! Ça va te prendre quoi

pour me croire?


JENNIFER

Des preuves

que tu peux pas simuler.

Regarde,

s'il y a bien quelqu'un

qui peut prendre

ta température ici,

c'est l'infirmière de l'école.


MÉLANIE

Hein? Non, non.

Pas question.

J'ai déjà fait semblant

d'être blessée pour pas aller

à un cours

et elle m'avait démasquée.

Elle va juste penser

que je recommence le même jeu.


JENNIFER

Et après ça, tu te demandes

pourquoi on te croit pas? Ha!


MÉLANIE

Cette fois-là, je faisais

semblant, mais pas aujourd'hui!


JENNIFER

Qu'est-ce que tu fais?

Tu textes ton front

pour qu'il te dise

ta température?


MÉLANIE

Hum! Très drôle. Je télécharge

une application thermomètre.

C'est ma température que tu

veux, bien, tu vas l'avoir.


Dans le salon étudiant, FRANCIS a un os de poulet dans la main quand AUDREY entre.


AUDREY

Francis?


FRANCIS

(Cachant l'os de poulet derrière son dos)

Euh... c'est pas

ce que tu crois, Audrey.

Je pensais

que t'avais laissé tomber

un de tes verres de contact

dans ton assiette.

Je voulais pas que tu le jettes

par inadvertance.

Mais non,

c'est juste du poulet.


AUDREY

C'est fin de ta part, mais je

porte pas de verres de contact.

Ça va, toi?


FRANCIS

Oui.

(Levant la main tenant l'os de poulet)

Numéro un.


FRANCIS se dépêche de mettre sa main dans son dos. AUDREY prend son sac à dos et s'en va.


FRANCIS

Ça suffit, le niaisage, là!


FRANCIS se hâte de prendre les os de poulet.


Dans la salle des pas perdus, JENNIFER et MÉLANIE poursuivent leur conversation.


JENNIFER

Penses-tu vraiment

que ton téléphone

peut prendre

ta température?


MÉLANIE

Si l'application existe,

c'est que ça doit fonctionner!


JENNIFER

Bien... non,

c'est pas une garantie.

L'application diseur

de bonne aventure existe,

et je pense pas

que ça fonctionne.


MÉLANIE

Hum... Bon!


MÉLANIE se place le cellulaire sur le front.


JENNIFER

Qu'est-ce que tu fais?


MÉLANIE

Bien là,

je prends ma température.

Ça doit marcher

avec l'écran tactile.

Ah! Bien non.

"Erreur de lecture."

Ah! Je sais.

(Mettant sa langue sur son cellulaire)

Ah!


JENNIFER

Non, c'est dégueulasse!


MÉLANIE

Bien là,

il faut ce qu'il faut!


JENNIFER

Si t'es pas malade, c'est un

excellent moyen de le devenir.


MÉLANIE

(Se prenant le ventre)

Ah... Ah...


JENNIFER

Ça va?


MÉLANIE

Non. Ça va pas.

Ah!


MÉLANIE se lève et part en courant.


JENNIFER

Mel! Mélanie!


JENNIFER suit MÉLANIE jusqu'aux toilettes.


Un peu plus tard, des élèves sortent des toilettes en riant. JENNIFER sort à la suite des élèves.


JENNIFER

Arrêtez de rire, les filles!

C'est vraiment pas drôle!


MÉLANIE rejoint JENNIFER.


MÉLANIE

Qu'est-ce qui m'arrive, Jen?

Ç'a pas de bon sens,

c'est la honte!


JENNIFER

Si ça peut te rassurer,

je n'ai plus besoin de preuves,

je te crois.


MÉLANIE

J'espère! J'ai jamais

pété de toute ma vie!

Penses-tu vraiment que je ferais

exprès de péter en public

juste pour te convaincre?


JENNIFER

Non...


MÉLANIE

Ah!


JENNIFER

Ça va?


MÉLANIE

Non, ça fait vraiment mal.

Ah, ça fait mal.


Dans la salle des pas perdus, FRANCIS et BASTIEN conçoivent les flèches.


FRANCIS

Et voilà...


BASTIEN

C'est assez

ressemblant, hein?


FRANCIS

Oui.

(Voyant AUDREY au loin)

C'est Audrey!


FRANCIS place les flèches sur la chaise à côté de lui. FRANCIS et BASTIEN envoient la main à AUDREY comme si de rien n'était.


BASTIEN

Ha!


FRANCIS

À tantôt...

(Voyant que AUDREY est partie)

Hé! On l'a échappé

belle, hein?


JENNIFER et MÉLANIE arrivent à côté de la table de FRANCIS et BASTIEN. JENNIFER supporte MÉLANIE pour marcher.


MÉLANIE

Attends, attends! Oh...

(S'assoyant sur la chaise sur laquelle se trouvent les flèches)

Ayoye!


FRANCIS

Nos flèches!


JENNIFER

Vos flèches?


BASTIEN

Elle vient de s'asseoir

sur nos flèches.


FRANCIS

Bravo! Tu les as

toutes "scrappées"!

T'avais pas le goût de regarder

avant de t'asseoir?!


JENNIFER

Mélanie, où t'as mal? Dis-moi.

C'est tes fesses, ton ventre?


BASTIEN

On s'excuse, Mélanie.


FRANCIS

OK, oui, es-tu correcte?

On le savait pas!


MÉLANY arrive dans la salle des pas perdus et aperçoit MÉLANIE.


MÉLANY

Qu'est-ce qui

se passe ici?

Ça va pas, ma grande?

Où t'as mal?


FRANCIS

Elle a mal aux fesses.


MÉLANY

Aux fesses?


BASTIEN

Elle s'est embrochée

sur nos flèches.


MÉLANY

C'est là que t'as mal?


MÉLANIE

Non.


MÉLANY

Bon. Ça va, les gars.

Allez vous préparer,

vos cours vont recommencer.


FRANCIS et BASTIEN s'en vont.


JENNIFER

Elle avait déjà mal au ventre

avant de se piquer les fesses.

Elle a mal depuis ce matin.


MÉLANY

(Touchant le front de MÉLANIE)

Elle a le front chaud

pas mal.

(Touchant le ventre de MÉLANIE)

Ça fait mal

quand j'appuie ici?


MÉLANIE

Un peu.


MÉLANY

Et là?


MÉLANIE

Ayoye!


MÉLANY

Ç'a bien l'air d'une crise

d'appendicite, ton affaire.


JENNIFER

C'est grave?


MÉLANY

Pas si on la soigne à temps.

Puis là, on dirait bien

que c'est le temps.

Va me chercher une chaise

roulante à l'infirmerie, OK?


JENNIFER

OK.


JENNIFER s'en va.


MÉLANY

Ça va aller, ma grande.

On va s'occuper de toi, OK?


Par la suite, JENNIFER est de retour avec le fauteuil roulant et MÉLANIE s'y installe.


JENNIFER

Je m'en veux tellement

de pas t'avoir crue avant!


MÉLANIE

C'est correct, Jen.


MONSIEUR PRUD'HOMME rejoint MÉLANIE, JENNIFER et MÉLANY.


MONSIEUR PRUD'HOMME

OK! OK! Attention,

l'ambulance s'en vient.

On va aller l'attendre

dans l'entrée, OK?

Bon! Si je vais trop vite,

tu me le dis

ou tu cries,

c'est à ton choix.

C'est parti!


MÉLANIE

Ah!


MONSIEUR PRUD'HOMME pousse le fauteuil roulant de MÉLANIE vers l'entrée de l'école.


JENNIFER

J'espère qu'elle va

être correcte.


MÉLANY

Non, t'as pas à t'inquiéter.

À l'hôpital,

ils vont bien s'occuper d'elle.

Tu vas voir, dans quelques

jours, elle va être comme neuve.


JENNIFER

Elle arrêtait pas de me dire

qu'elle avait mal,

et moi, au lieu de l'aider,

je lui demandais des preuves.

C'est pas fort!


MÉLANY

T'as pas

à te sentir coupable, Jennifer!

Mélanie, c'est une

bonne comédienne.

Moi-même, j'ai failli

me faire prendre une fois.

Tu pouvais pas savoir!


JENNIFER

Oui...


Pendant ce temps, au salon étudiant, FRANCIS explique la situation à AUDREY.


FRANCIS

Et là,

Mélanie sort de nulle part

et elle s'assoit

sur nos flèches.

Scratch! Bang!,

tout ce que tu veux!

Elle pète nos flèches!

Là, Bastien et moi, on capote.

On peut pas l'engueuler

parce qu'elle est là

et elle se tord de douleur

et elle crie au meurtre!


AUDREY

Parce qu'elle s'est piquée

les fesses sur vos flèches.


FRANCIS

Exactement. Elle est même

partie à l'hôpital

à cause de ça!


AUDREY

À cause de vos flèches?


FRANCIS

C'est pour ça

qu'on n'a pas de flèches

pour la séance de tantôt.


AUDREY

Sérieux, Francis,

t'es bizarre aujourd'hui.


FRANCIS

Non, Audrey, je...


AUDREY

T'es sûr que tu me caches pas

quelque chose?


FRANCIS

OK, regarde, j'en conviens,

OK, c'est vrai,

ç'a l'air démesuré.

Mais je te jure,

je n'invente rien.


BASTIEN entre avec un plateau sur lequel se trouvent les flèches brisées.


BASTIEN

Hé! Je viens juste

de les réparer,

mais malheureusement, je sais,

c'est un peu bizarre,

mais Mélanie

les a vraiment "scrapées."


AUDREY

OK... Donc, c'est vrai,

cette histoire-là?


FRANCIS

Oui, regarde! La preuve.


BASTIEN

Il y en a même une

qui est tachée de sang.


AUDREY

Mais pauvre Mélanie!


FRANCIS

Je te l'avais dit!


AUDREY

M. Prud'homme doit

être fâché après vous!


FRANCIS

Non. Bien...

pas encore.


AUDREY

J'espère qu moins que vous

vous êtes excusés

d'avoir envoyé sa fille

à l'hôpital!


ENSEMBLE

C'est clair.


FRANCIS

Tu nous en veux pas trop

d'annuler pour tantôt?


AUDREY

Bien non. C'est pas grave.

On se reprendra quand vous aurez

fait d'autres flèches.


FRANCIS

Oui.


AUDREY

Je vais juste avertir

mon entraîneur.


Quand AUDREY quitte la pièce, FRANCIS et BASTIEN s'assoient sur le divan en soupirant.


FRANCIS

Une chance

que t'es arrivé,

man!

J'étais en train de passer

pour un illuminé.


BASTIEN

Ah! Mais je capote, là!

On a réussi à blesser

deux personnes

avec nos flèches:

Mélanie et ma mère.


FRANCIS

Je sais! Je capote!

On a conçu des armes

préhistoriques redoutables!


BASTIEN

Et là, c'est officiel.

On est aussi intelligents

que les hommes qui habitaient

sur cette planète

il y a 50 000 ans!


FRANCIS

Oui, j'espère

qu'on est aussi intelligents

que ces gens-là;

on a 123 de Q.I.!

Pas fort,

comme réflexion, ça!


BASTIEN

Bien non, c'est vrai!

Ce que je veux dire,

c'est que:

Yes, man!


FRANCIS et BASTIEN se tapent dans la main.


FRANCIS

Yes, man!

Bon! On va s'excuser? Oui?


FRANCIS et BASTIEN s'en vont.


Plus tard, MONSIEUR PRUD'HOMME prend des dossiers puis place le bouquet de fleurs sur son bureau. MÉLANY entre.


MÉLANY

C'est pour Mélanie?


MONSIEUR PRUD'HOMME

C'est... pour toi.

C'était pour

notre rendez-vous.


MÉLANY

Ah...

Il est beau!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Je sais, mais je vais devoir

manquer notre rendez-vous

ce soir, hein,

je suis désolé.

Je suis venu chercher

les dossiers vite,

je retourne à l'hôpital.


MÉLANY

Laisse faire les explications,

je comprends très bien!

Mélanie va mieux?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui, oui!

L'opération s'est bien déroulée.

Elle est faite forte,

la petite!


MÉLANY

Elle tient de son père.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ha!

Euh...

Mélany,

si t'avais pas été là,

ça aurait pu mal tourner.

Non, mais c'est vrai.

T'as peut-être sauvé

la vie de ma fille.


MÉLANY

"Sauvé," c'est un grand mot!

Je l'ai aidée.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Bien... Moi, je pense

que c'est un signe.


MÉLANY

Un signe?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hum-hum!

Que notre relation

a de l'avenir.


MÉLANY

Moi, mon J-P, ça fait

longtemps que je sais ça...

Ha! Par ici, ouistiti...


MÉLANY entraîne MONSIEUR PRUD'HOMME vers elle. MONSIEUR PRUD'HOMME détourne MÉLANY pour lui donner un câlin plutôt qu'un baiser.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Euh... J'ai...

J'ai quelque chose

à t'avouer.


MÉLANY

Ah! Laisse-moi deviner.

T'as jamais eu

de "Kawasabi"?


MONSIEUR PRUD'HOMME

Mais comment tu sais ça?


MÉLANY

Les motos

à sauce forte japonaise

sont pas encore

sur le marché.


MÉLANY et MONSIEUR PRUD'HOMME rient.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Bon, bien...

je dois partir.

(Donnant le bouquet de fleurs la MÉLANY)

Euh... Oui.

J'imagine que pour la moto,

tu vas me donner

des cours privés, hein?


MÉLANY

C'est quand tu veux,

mon espèce

de motard manqué! Ha!


MONSIEUR PRUD'HOMME et MÉLANY viennent pour s'embrasser, mais FRANCIS et BASTIEN les interrompent.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Mais qu'est-ce

que vous faites là, là?


BASTIEN

M. Prud'homme, il faut qu'on

vous parle, c'est important.


MÉLANY

Je vous laisse.


MÉLANY s'en va.


FRANCIS

Oui, donc, c'est ça.

On est ici pour s'excuser

pour ce qu'on a fait

à votre fille.


BASTIEN

On pensait pas que

les flèches étaient

pour être

aussi dévastatrices.


FRANCIS

Et on espère que ses...

bien, que son...


BASTIEN

Postérieur va

guérir bientôt!


FRANCIS

C'est ça!

On est vraiment de tout coeur

avec le postérieur de Mélanie.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Le postérieur de ma fille?

En tout cas, je sais pas

ce qu'on vous a raconté,

mais le postérieur de ma fille

se porte plutôt bien.

Mélanie a fait

une crise d'appendicite.


ENSEMBLE

Une crise d'appendicite?


FRANCIS

Bien là!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui, l'appendice.

Hein, ça se situe

à peu près ici,

au niveau du nombril.

Ç'a rien à voir

avec son postérieur.


FRANCIS

(Chuchotant à BASTIEN)

Combien de Q.I.

on a, déjà?


BASTIEN

123,

man.


FRANCIS

Je pense qu'on vient

de baisser.

(Reprenant sa voix normale)

Bonne journée,

M. Prud'homme.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hum-hum!


FRANCIS et BASTIEN s'en vont.


Dans le salon étudiant, JENNIFER utilise Skype pour parler à MÉLANIE, qui est sur son lit d'hôpital.


MÉLANIE

Pour vrai, Jen,

arrête de t'excuser,

ça commence à devenir gênant.

L'important,

c'est que je vais bien

et je vais vite m'en remettre.


JENNIFER

Bon, OK! Mais je te promets

que la prochaine fois,

je vais y penser deux fois

avant de douter de toi.


MÉLANIE

Moi, je te promets que je vais

juste me plaindre

pour des bonnes raisons;

en tout cas, je vais essayer.


JENNIFER

Bon, marché conclu!


MÉLANIE

Ha! ha! ha!


JENNIFER

Puis, comment ça se passe

à l'hôpital?


MÉLANIE

Ah, my God,

Jen!

C'est l'enfer!

Je suis certaine qu'ils essaient

de m'empoisonner!

La bouffe ici

est tellement dégueulasse!

Je m'ennuie de la café,

ça donne une idée.

Ça, c'est vraiment rien,

parce que...

c'est clair que ma voisine

de chambre est psychopathe!

Elle arrête pas

de me regarder bizarrement!

Je pense qu'elle m'en veut

d'être restée

super bien coiffée

même après l'opération.

Je te dis,

c'est vraiment l'enfer.

En plus, les couleurs sur les

murs, je sais pas c'est qui

qui a fait le design

de cet hôpital.

Pour vrai, c'est terrible.


Fin épisode


SIERRA, MAUDE et MÉLANIE s'adressent au public de l'émission.


SIERRA

On a un super blogue

pour toi.


MAUDE

Viens donner ton opinion

ou laisser tes commentaires.


MÉLANIE

On a hâte de te lire!


L'adresse du site web suivant: «tfo.org/subitotexto» apparaît.


Générique de fermeture



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