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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent et Sami, vivent leurs premiers moments au secondaire. Ensemble, ils tentent d'apprivoiser cet univers inconnu, mais débordant de promesses... et d'inquiétudes!

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Au bout du rouleau

Maude est accusée à tort d´avoir mis de l´argent du Guatemala dans ses poches. Avec l’aide de Marc-O, elle tente de se sortir de ce scandale financier. Mona lui donne la journée pour y arriver, sous peine de se faire enlever la direction de la campagne humanitaire pour le Guatemala.



Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Début générique d’ouverture


Titre :
Subito texto


Fin générique d’ouverture


JULIE-PIER s’arrête devant le casier de MAUDE qui est demeuré ouvert. MAUDE, qui n’est pas très loin, jette des papiers dans le bac à récupération. Elle regarde attentivement ce que fait JULIE-PIER, qui commence à fouiller dans son casier.


JULIE-PIER

Voyons!

Il est où?


MAUDE

Julie-Pier! Je pense

que tu t’es trompée de casier.


JULIE-PIER

Non, je cherche

le petit miroir de Mélanie.

D’habitude, il est

dans votre porte de casier.


MAUDE

T’aurais quand même pu

demander la permission.


JULIE-PIER

Ton casier était ouvert,

puis c’est comme urgent.


MAUDE

T’es donc bien pas gênée!


JULIE-PIER

Quoi! T’es à côté de moi!

Il est où, le problème?

Si le petit miroir

avait été là, ce serait réglé

puis on n’en parlerait plus!


MAUDE

OK! Je m’excuse si madame n’a

pas ce qu’elle veut ce matin.

Tsé quoi? Oublie le miroir

de Mélanie.

Il est trop petit

pour ta grosse tête enflée.


JULIE-PIER

(Outrée)

J’aime mieux avoir

une grosse tête enflée

que d’être habillée

comme une

looser.


JULIE-PIER trouve dans le casier de MAUDE un rouleau de sous.


JULIE-PIER

Oh! C’est sûr que s’il faut

que tu roules tes cennes

pour t’acheter du linge,

ça explique bien des affaires.


MAUDE prend le rouleau d’un geste vif.


JULIE-PIER

Oh! J’ai touché

une corde sensible?

Tu roules vraiment tes cennes?


MAUDE

Ça te tente pas d’aller

gosser quelqu’un d’autre?


JULIE-PIER

C’est pour ça que tu voulais

pas que je fouille!


MAUDE

OK, t’es vraiment fatigante.

Je roule pas mes cennes,

c’est de l’argent

pour le Guatemala

que j’ai gardé pour moi.

T’es contente?

Maintenant, bye-bye!


JULIE-PIER

C’est de l’argent

pour le Guatemala,

puis tu l’as gardé pour toi?


Pendant ce temps, HUGO parle au téléphone et arrive dans le local du journal étudiant où se trouve déjà MARC-O.


HUGO

Deux secondes!

Je vais juste me prendre

quelque chose pour noter.


HUGO demande à MARC-O un crayon, puis il poursuit la conversation téléphonique avec son agent.


HUGO

(S’adressant à MARC-O)

Tu as un crayon?


HUGO

OK! Je suis prêt.


HUGO note sur le premier bout de papier qu’il trouve les informations que lui dit son agent au bout du fil.


HUGO

555-9198.

OK! Parfait.

Bon, je me pratique un peu,

puis j’appelle le photographe.

OK, merci! Bye!

(Raccrochant)

Yes!


MARC-O

Bonne nouvelle?


HUGO

Mets-en! Mon agent veut me

proposer un rôle de bad boy.


MARC-O

Ah ouin, dans un film?


HUGO

Non, une annonce de pogo.


MARC-O

De pogo?


HUGO

C’est cool, hein? Je jouerais

le rôle d’un pogo méchant.


MARC-O

Ça peut être méchant, un pogo?


HUGO

Mets-en! Le pogo,

quand ç’a pas ce que ça veut,

ça peut te péter

une méchante coche.


MARC-O

Ah? Oui, c’est vrai que

les pogos sont reconnus pour ça.


HUGO

Mais il va me falloir

des nouvelles photos,

ils veulent voir mon côté brute.


MARC-O

T’as ça, toi, un côté brute?


HUGO

Checke ça!


HUGO croise les bras et se gonfle la poitrine pour faire ressortir ses muscles.


MARC-O

Mais les muscles, c’est pas

tout. Il y a l’attitude aussi.


HUGO

Qu’est-ce que tu connais

aux brutes, toi?


MARC-O

Je suis pas un spécialiste,

mais je sais qu’une brute,

c’est censé faire peur.

Toi, tu fais plutôt gentil,

comme brute.


HUGO

OK. Observe le pro.


De leur côté, MAUDE et JULIE-PIER poursuivent leur conversation.


MAUDE

Ce matin, j’ai roulé

plein de monnaie

qu’on a reçue pour le Guatemala,

puis je vais demander à ma mère

d’aller tout déposer

à la banque.


JULIE-PIER

Hum-hum... Pas tout:

t’en as caché dans ton casier.


MAUDE

C’est pas caché! Cet argent-

là, c’est pour me rembourser

des dépenses payées de ma poche:

exactement 15 dollars.


JULIE-PIER

T’as des dépenses, toi, Maude?


MAUDE

Un livret de reçu,

un petit cahier de comptabilité

puis des rouleaux

pour la monnaie.

D’autres questions, inspecteur?


JULIE-PIER

Organisée comme t’es,

tu dois avoir gardé la facture

qui prouve tes dépenses!


MAUDE

OK. T’as vraiment décidé

de m’énerver ce matin, toi.


JULIE-PIER

Oui! La facture,

s’il te plaît.


MAUDE

C’est ridicule.


MAUDE ouvre son casier.


HUGO, de son côté, continue de prendre des poses pour montrer à MARC-O à quel point il peut jouer le rôle d’une brute.


HUGO

Ça, c’est ma brute baveuse.


MARC-O

Ah ouais?


HUGO

Lui, tu l’écœures pas,

mettons.


MARC-O

Non, c’est sûr.

Mais tu veux pas en faire une

où t’as l’air vraiment méchant?


HUGO

Vraiment méchant?


MARC-O

Ouais, genre face de tueur.

Ça se peut?


HUGO

Comme tu veux, mais

viens pas te plaindre après

si tu fais

des cauchemars.


MARC-O

Promis!


HUGO

Sérieux, Marc-O?


MARC-O

Inquiète-toi pas.


HUGO

Je veux pas te traumatiser,

quand même.


MARC-O

Si c’est trop,

je te fais signe.


HUGO s’approche du visage de MARC-O et en montrant ses muscles et en grimaçant, il essaie de lui faire peur.


HUGO

Veux-tu que j’arrête?


MARC-O

Non, continue, continue.


HUGO

(Grimaçant davantage)

Puis là, hein?


MARC-O

Lâche pas, lâche pas.


HUGO

T’as zéro peur?

Même pas un petit frisson?


HUGO arrête d’essayer d’imiter une brute.


HUGO

Ouais, ça va pas bien,

mes affaires.

Parti comme c’est là, je ferais

même pas peur à une mouche.


MARC-O

Tu ferais probablement

peur à une mouche,

même une grosse mouche.


HUGO

Ça m’encourage

tellement pas ça.


JULIE-PIER, qui attend toujours la facture de MAUDE, bâille d’impatience. MAUDE retrouve finalement la facture et la remet à JULIE-PIER.


MAUDE

Ouf, je l’ai! Je pensais

que je l’avais perdue.

Facture de l’Empire

intergalactique du dollar.


JULIE-PIER

Bon! "Cartouches d’encre,"

(Lisant la facture)

"enveloppes Kraft 9 pouces

par 12". C’est quoi, ça?


MAUDE

Oups! Mauvaise facture.

Ça, c’est pour mon roman.


JULIE-PIER

Tu prends l’argent

du Guatemala

pour payer les dépenses

de ton roman?


MAUDE

Non, Ç’a pas rapport,

je t’ai juste pas donné

la bonne facture.


JULIE-PIER

Maude, je te demandais juste

la facture pour te faire suer,

mais finalement, j’ai bien fait.

(Haussant le ton)

Je t’ai tellement pognée!


Les étudiants autour observent MAUDE et JULIE-PIER, intéressés.


MAUDE

Baisse le ton!

Tout le monde te regarde.


JULIE-PIER

On l’a toujours su

que ton roman passait

avant tout le reste, hein?


MAUDE

Non, c’est pas vrai!

Tu dis n’importe quoi!


MONA arrive à ce moment.


MONA

Bon! Bon! Qu’est-ce

qui se passe, ici?


JULIE-PIER

Ça, il faut le demander

à Maude, Mona,

parce que c’est elle qui vole

l’argent du Guatemala.


MAUDE

J’ai rien volé.


JULIE-PIER s’en va.


MONA

Oh! Ça va me prendre

des explications.


MAUDE, mal à l’aise, regarde les curieux autour d’elle.


Quelques instants plus tard, JULIE-PIER rencontre AUDREY au salon étudiant.


JULIE-PIER

Ah! Audrey! Est-ce que tu sais

il est où, ton chum?

Il faudrait que je lui parle.

Je veux qu’il m’aide à rentrer

dans son agence de mannequins.


AUDREY

Je pense qu’il est au local

du journal avec Maude.


JULIE-PIER

Ah? OK. Je suis pas sûre

que Maude a envie

de me voir en ce moment.


AUDREY

Pourquoi tu dis ça?


JULIE-PIER

Mettons que ta sœur

est un petit peu

dans le trouble à cause de moi.


AUDREY

Hein?


JULIE-PIER

Elle a juste

ce qu’elle méritait.


AUDREY

Comment ça?

Qu’est-ce que t’as fait?


JULIE-PIER

Eh, c’est pas moi,

la méchante dans l’histoire.

C’est elle qui vole

l’argent du Guatemala.


AUDREY

Quoi, ma sœur a fait ça?


JULIE-PIER

Oui! Elle a gardé

l’argent pour elle-même.

Bon, elle dit que c’était pour

rembourser ses dépenses, mais...


AUDREY

Mais non, ça se peut pas!

As-tu des preuves?


JULIE-PIER

Oui: étrangement, elle ne

trouvait plus sa facture.

Il me semble que c’est clair.


AUDREY

C’est pas une preuve, ça!

Voyons! Ma sœur

aurait jamais fait ça!

Je suis certaine qu’elle va

retrouver sa facture.


JULIE-PIER

Non, elle a cherché partout.

Tout ce qu’elle a trouvé,

c’est une facture de cossins

achetés pour son roman.

Je pouvais pas

laisser passer ça:

c’était mon devoir

de la dénoncer.


AUDREY

Ton devoir?

La sœur de ta meilleure amie

est accusée de vol par ta faute!

Il y a pas de quoi être fière!


JULIE-PIER

Notre amitié n’a

rien à voir là-dedans.


AUDREY

Au contraire!

(S’impatientant)

Si tu tiens à notre amitié,

tu vas aller t’excuser à Maude

de l’avoir accusée sans preuve.


JULIE-PIER

Tu capotes donc bien!

On brisera pas

notre amitié pour ça!


AUDREY

Tu devrais l’aider au lieu de

te vanter de l’avoir dénoncée.


JULIE-PIER

OK, OK... Si c’est

pour te redonner le sourire,

je m’en occupe.

Il y en a pas,

de problème, Audrey.


MAUDE et MONA poursuivent leur conversation, tandis que les curieux continuent de vaquer à leurs différentes occupations.


MONA

C’est dommage,

parce qu’avec ta facture,

l’affaire aurait été

réglée assez vite.


MAUDE

Je vous le jure, Mona,

je suis complètement innocente.


MONA

Je veux bien te croire, mais

depuis l’histoire de mon chou

que t’as volé dans mon potager,

j’avoue que je suis

échaudée, un peu.


MAUDE

Mais là, c’est vrai:

j’ai rien volé.


MONA

Regarde: je vais

te laisser la journée.

Mais si j’ai pas ta facture

d’ici 4 h 30,

je vais devoir faire

un rapport à la direction.


MAUDE

Non! Si vous faites ça,

je perds l’organisation de

la campagne pour le Guatemala!


MONA

Trouve ta facture,

ça arrivera pas.


JULIE-PIER se rend au local du journal étudiant pour retrouver MAUDE. C’est plutôt HUGO qui est là, seul.


JULIE-PIER

Maude! Il faut

que je te parle!


HUGO

(Grommelant et grimaçant)

Maude n’est pas là.


JULIE-PIER

Eh boy! C’est quoi

que t’as aux yeux?


HUGO

Rien, pourquoi?


JULIE-PIER

Je sais pas,

tu les plissais beaucoup.


HUGO

J’essaye d’avoir

l’air d’une brute.

Encore une fois,

c’est un échec.


JULIE-PIER

J’avoue, t’as plus l’air

d’un gars qui a

une poussière dans l’œil.

Pourquoi tu veux

avoir l’air d’une brute?


HUGO

C’est pour une séance photo.

Mon agent veut me proposer

pour un rôle de bad boy.


JULIE-PIER

Ah ouais?

Je peux t’aider, moi.


HUGO

Tu voulais pas voir Maude?


JULIE-PIER

Ça peut attendre. OK, je vais

t’aider, mais à une condition.

En échange, je veux que

tu me recommandes à ton agent.


HUGO

Ça sera pas facile:

ils prennent pas n’importe qui.


JULIE-PIER

Inquiète-toi pas,

ils seront pas déçus.


HUGO

OK. On commence par quoi?


JULIE-PIER

Par pratiquer nos poses!


HUGO

Nos poses?


JULIE-PIER prend HUGO par le bras.


JULIE-PIER

Une belle fille

à côté d’un beau gars,

ça va vraiment

faire de l’effet.

Ton agent va m’adorer!

Je veux dire, tu vas

vraiment être mis en valeur.


HUGO

C’est vrai

que ça peut pas nuire.


JULIE-PIER

OK. Vas-y

comme tu le sens!


HUGO prend JULIE-PIER par la taille. JULIE-PIER fait une moue et prend une première photo.


JULIE-PIER

Clic!


HUGO serre dans ses bars JULIE-PIER, qui prend une seconde photo.


HUGO

Clic!


HUGO fait légèrement basculer JULIE-PIER vers l’arrière et JULIE-PIER prend une dernière photo.


JULIE-PIER

Clic! Wow, wow! OK, Hugo!


JULIE-PIER regarde ensuite les photos sur son téléphone.


JULIE-PIER

Eh, boy. T’as pas vraiment

l’air d’une brute,

t’as plus l’air d’un chevreuil

apeuré par les phares

d’un 18-roues.


HUGO

T’abandonnes, c’est ça?


JULIE-PIER

Non, non. Je sais

comment je vais régler

le problème des yeux apeurés.


JULIE-PIER donne à HUGO une paire de lunettes de soleil qui traîne sur le bureau.


JULIE-PIER

Enweye, astheure.


JULIE-PIER se prépare à prendre la photo, tandis que HUGO l’enlace.


JULIE-PIER

Attention...


AUDREY arrive à ce moment.


AUDREY

C’est une joke, là?


AUDREY affiche un air fâché.


JULIE-PIER

Oh, non. Oh, non!

Je connais ça, cette face-là.

Arrête ça tout de suite, c’est

vraiment pas ce que tu penses.


HUGO

De quoi?


AUDREY

(S’adressant à HUGO)

Toi, évidemment, tu vois rien.

T’es tellement naïf.

Peux-tu nous laisser 2 minutes?

Il faut que je parle à mon amie.

Dans le blanc des yeux.


Chez les Allard-Fraser, MAUDE est dans sa chambre avec MARC-O. Elle demande l’aide de MARC-O.


MAUDE

Bon! Aide-moi!

On va soulever le matelas.


MARC-O

Je vois pas comment ta facture

se serait retrouvée

en dessous de ton matelas.


MAUDE

Il y a beaucoup de courants

d’air, dans ma chambre.


MARC-O

T’as raison: un coup de vent

a sûrement soulevé ton matelas.


MAUDE

C’est sûr.


MARC-O

Pendant que

ton matelas flottait,

ta facture s’est glissée

en dessous par elle-même.


MAUDE

J’avoue qu’il y a

pas beaucoup de chances.


MARC-O

Maude, on a déjà fait le tour

de ta chambre au moins 20 fois.

On a même fouillé

ton tiroir de bobettes.

Je pense qu’elle est pas

ici, ta facture.


MAUDE

Mais c’est sûr

qu’elle est ici!

Elle a pas le choix

d’être dans ma maison.

OK! Moi, je vais fouiller

dans la chambre de ma mère.

Toi, dans la salle de bains.


MARC-O

La salle de bains?


STÉPHANIE arrive à ce moment dans la chambre de sa fille.


STÉPHANIE

Coudonc! Est-ce qu’un ouragan

est passé ici?


MARC-O

Ouais! L’ouragan Maude!


STÉPHANIE

Tu cherches ta facture, toi?


MAUDE

T’es au courant?


STÉPHANIE

Mona m’a tout raconté.


MAUDE

Maman, il faut

que tu me fasses confiance!


STÉPHANIE

Je te fais confiance, Maude,

mais je suis un peu d’accord

avec Mona. Il me semble-


MAUDE

J’ai rien fait de mal!


STÉPHANIE

Peut-être bien,

mais je dois te dire

que je me pose des questions

depuis le vol du chou.


MAUDE

Arrêtez avec votre chou,

c’est de l’histoire ancienne!


MARC-O

Pas si ancienne que ça,

ça fait juste deux semaines.

Mais ça peut être

très long, deux semaines.


STÉPHANIE

N’empêche que--


MAUDE

Maman!

Là, je te promets que tout va

rentrer dans l’ordre,

J’ai juste besoin

de temps pour réfléchir.


STÉPHANIE

OK, OK, OK.

Dans ce cas-là,

tu devrais retourner au magasin

et refaire le même trajet

que t’as fait après avoir

acheté tes affaires.


MAUDE

Oui! Comme ça, je vais peut-être

me souvenir de l’endroit

où j’ai mis ma facture

en revenant de là!

OK, merci, maman!

Viens-t’en, Marc-O!


MARC-O

Oui, capitaine!


MAUDE et MARC-O s’en vont.


Peu de temps après l’incident, JULIE-PIER vient retrouver HUGO dans la salle des pas perdus.


JULIE-PIER

Hugo! Faut que t’ailles

parler à ta blonde.


HUGO

Je peux pas. Elle m’a demandé

de la laisser seule avec toi.


JULIE-PIER

D’après toi, ai-je l’air

d’être avec elle en ce moment?


HUGO

Je pense pas, non.


JULIE-PIER

Bon! Grouille!

Puis dis-lui ce qu’on faisait

quand elle est arrivée.


HUGO

Pourquoi?


JULIE-PIER

Parce que ta blonde

pense que je te cruisais.

C’est pas compliqué:

tu vas la voir,

puis tu lui dis

qu’il y a rien entre nous.


HUGO

Je finis mon lunch--


JULIE-PIER

(L’interrompant)

Tout de suite!


HUGO va ensuite rejoindre AUDREY dans le salon étudiant.


HUGO

C’est ici que tu te caches,

Bébéchat?


AUDREY

J’essaye de me dépomper.


HUGO

C’est justement

pour ça que je suis là.

T’as vraiment pensé

qu’il se passait

quelque chose entre moi

puis Julie-Pier?


AUDREY

Mets-toi à ma place! J’entre,

je la vois pendue à ton cou

en train de te faire

des beaux yeux!


HUGO

Tu le sais

que je dirais jamais oui

aux avances de Julie-Pier.


AUDREY

OK? Ça fait

que c’est vraiment ça?

Elle te faisait des avances?


HUGO

Je m’en fous,

des filles qui me cruisent.

Que ce soit Julie-Pier

ou madame Préfontaine!

C’est toi que j’aime.


AUDREY

Elle, là...


HUGO

Laisse faire Julie-Pier!

C’est avec toi que je sors!


AUDREY

Non, elle s’en sortira pas

comme ça!


AUDREY prend ses affaires. Fâchée, elle s’en va du salon étudiant.


HUGO

Qu’est-ce que tu fais?

T’as bien compris qu’il s’était

rien passé, hein?


De leur côté, MAUDE et MARC-O poursuivent leur recherche pour retrouver la facture perdue. Ils sont dans le local du journal étudiant et examinent le contenu de la poubelle sous le bureau.


MARC-O

T’es sûre que t’es venue

ici tout de suite après?


MAUDE

Certaine. Donc,

la facture est ici.


MARC-O

Tantôt aussi t’étais certaine

qu’elle était chez toi.


MAUDE

Mais là, je suis pas

juste certaine,

je suis certaine-certaine.


JULIE-PIER arrive à ce moment.


JULIE-PIER

Ah! T’es là!

Je suis venue t’aider.


MAUDE

M’aider?


JULIE-PIER

Mona s’en vient, je lui ai dit

que t’avais trouvé ta facture.


MAUDE

Mais j’ai pas ma facture!


MARC-O

Méchante aide!


JULIE-PIER

La voilà, ta facture.


JULIE-PIER tend la facture à MAUDE.


MAUDE

(Lisant la facture)

"Livret, cahier, rouleau."

Tu l’as trouvée où?


JULIE-PIER

Ah? Je suis tombée

dessus par hasard.


MAUDE

Eh bien, j’imagine qu’il faut

que je te dise merci.


JULIE-PIER

Je fais vraiment

pas ça pour toi.

Je fais ça pour pas perdre

ta sœur comme amie.


JULIE-PIER s’en va aussitôt.


MARC-O

C’est ça qui arrive

avec Julie-Pier:

même gentille,

elle a l’air bête.


MAUDE

Oui, mais là, au moins,

j’ai ma facture!


MONA entre dans le local à ce moment.


MONA

Julie-Pier m’a dit que t’avais

quelque chose à me montrer.


MAUDE

La preuve

de mon innocence.


MONA

(Prenant la facture)

Oh!

(Consultant la facture)

Hum-hum...

Oh...


MAUDE

Qu’est-ce qui se passe?


MONA

Tu les as faits quand,

ces achats-là, ma belle Maude?


MAUDE

Avant-hier. Pourquoi?


MONA

Intéressant.

Sais-tu ce qu’on retrouve

sur une facture, ma belle Maude?


MAUDE

Ce qu’on a acheté.


MONA

Joue pas à la plus fine

avec moi.


MARC-O

L’heure et la date

de nos achats!


MONA

Exactement!


MARC-O

Quoi? Tout le monde sait ça.


MONA

Pas tout le monde,

ç’a l’air.

Parce que d’après la date et

l’heure inscrites sur la facture

de ton amie Maude, ses achats

d’avant-hier ont été faits

il y a à peine 20 minutes.


MARC-O ET MAUDE

Quoi?


MONA

Tu pensais m’avoir avec ça?

Ça, ça s’appelle une tentative

de camouflage, ma belle Maude.

Fabriquer des preuves,

c’est très grave!


MAUDE

C’est pas ma faute, c’est--


MONA

Ton dossier s’alourdit, Maude!


MARC-O

Pour vrai, Mona, c’est pas

de la faute de Maude, c’est--


MONA

Eh!

C’est triste parce que t’es

une fille brillante.

Mais là... tu es sur une pente

très glissante.


MAUDE

Mais Mona--


MONA

Si ça continue comme ça,

tu vas non seulement

perdre le dossier Guatemala,

mais tu vas être carrément

suspendue de l’école!


MONA sort du local.


MAUDE

Suspendue de l’école?


MARC-O

Elle fera pas ça...

Oui, elle pourrait faire ça,

mais ça se peut pas, voyons!


MAUDE

Elle, là, elle a pas

fini avec moi.


Furieuse, MAUDE sort du local.


MARC-O

De qui tu parles?

Pas de Mona, toujours?


MARC-O va rejoindre MAUDE dans le corridor.


MARC-O

Calme-toi, Maude, il y a

sûrement une explication!

Je peux pas croire

qu’elle a fait exprès!


MAUDE s’arrête à son casier. AUDREY arrive alors.


AUDREY

Avez-vous vu Julie-Pier?


MAUDE

(Fâchée)

Je ne veux plus

entendre ce nom

pour les 1000 prochaines

années, c’est clair?


AUDREY

Qu’est-ce qu’elle a

fait encore?


MAUDE

Ta best m’a fait croire

qu’elle avait retrouvé

ma facture, mais dans le fond,

elle m’en a refilé une fausse.


AUDREY

T’es pas sérieuse?


MAUDE

Ça fait qu’à cause d’elle,

Mona pense que j’ai fait

une tentative de camouflage.


MARC-O

À cause de l’heure

puis la date sur la facture.


MAUDE

C’est bon, Marc-O,

on a compris.

Je sais pas comment tu fais

pour être amie avec une fille

comme Julie-Pier.


AUDREY

Non, moi non plus,

je sais pas comment.


AUDREY s’en va. Elle est en colère.


MAUDE

Je ne suis plus capable!


MARC-O

Aie confiance, Maude!

On va trouver une solution.


MAUDE

Quelle solution? Ça ne

pourrait pas aller plus mal!


MARC-O

Il faut pas que

tu te décourages, je suis là!

Je vais t’aider

je t’abandonnerai pas.


MAUDE

Merci, Marc-O.

Une chance que t’es là.


MAUDE ouvre son casier.


MARC-O

Qu’est-ce que tu fais avec ça?


MARC-O prend une paire de lunettes fumées qui se trouve dans le casier de MAUDE.


MAUDE

Je sais pas ce que ça fait là.

C’est pas à moi.


MARC-O

Je le sais bien, c’est

un don pour le Guatemala.


MAUDE

Comment tu sais ça?


MARC-O

Je l’ai étiqueté moi-même

pour pas qu’on pense

que c’est à quelqu’un. Qu'est-ce

qu'elles font dans ta case?


MAUDE

Elles ont sûrement été

mises là par Mélanie.


MARC-O

Ça me surprendrait.

Mélanie est pas là aujourd’hui.

Donc?


MAUDE

Je sais pas quoi te dire,

Marc-O.

C’est la première fois

que je les vois.

Ah non! Marc-O! Pas toi!


MARC-O met les lunettes dans son casier et s’en va, soupçonnant MAUDE d’avoir voulu voler les lunettes.


Plus tard, MAUDE fouille dans le bac de récupération de l’école. MAUDE est littéralement à l’intérieur, à la recherche de sa facture.


STÉPHANIE arrive à ce moment et ne voit pas MAUDE dont seuls les bras dépassent du couvercle du bac à récupération.


STÉPHANIE

Maude?


MAUDE soulève le couvercle.


STÉPHANIE

Veux-tu bien me dire

ce que tu fais là-dedans?


MAUDE

Je suis sur une piste!

Je viens de me rappeler

qu’il y a une bande

rouge sur ma facture.

Tsé, le genre

de bande de couleur

qui annonce la fin

d’un rouleau de papier.


STÉPHANIE

OK... Puis à cause de ça,

t’es prête à plonger dans le

fond d’un bac de récupération?


MAUDE

Oui. Si je trouve pas

ma facture ici,

je vais aller dans l’autre bac

proche des casiers.


STÉPHANIE

Marc-O m’a dit

pour la paire de lunettes.


MAUDE

J’imagine que même

si je te dis

que j’ai rien à voir là-dedans,

c’est lui que tu vas croire?


STÉPHANIE

Je ne sais plus

quoi penser, moi!

On dirait que je ne te reconnais

plus! Qu’est-ce qui se passe?

Est-ce que c’est encore

pour t’aider à écrire ton roman

que tu fais tout ça?

Explique-moi, Maude!


MAUDE

Il y a rien à expliquer,

parce que j’ai rien fait.


STÉPHANIE

Peut-être que t’aimerais mieux

en parler à quelqu’un d’autre?

Je connais une excellente

psychologue pour adolescents,

elle pourrait sûrement t’aider.


MAUDE

Bon, OK. Je pense

que je n’ai plus le choix.

Je vais aller redonner

les rouleaux de monnaie à Mona.


STÉPHANIE

Tu penses pas que c’est

la meilleure chose à faire?


MAUDE

Non, parce qu’en faisant ça,

c’est comme si j’avouais

que j’étais coupable,

mais j’ai rien fait, maman!

J’ai besoin d’aide.


STÉPHANIE

Parle-moi, ma belle fille.

Je suis là.


MAUDE

J’ai pas besoin de parler, il

faut juste que je sorte d’ici.


STÉPHANIE

Ah!


De leur côté, MARC-O et HUGO sont au salon étudiant. HUGO joue à un jeu vidéo de lutte sur son téléphone.


MARC-O

As-tu remarqué

quelque chose de bizarre

dans le comportement

de Maude, récemment?


HUGO

Je sais pas.

Pas plus que d’habitude, non.


MARC-O

J’ai de la misère à comprendre

ce qui la fait agir de même.


HUGO

Ça, tu sais que des fois,

les filles sont

dures à comprendre.

(Grognant comme le lutteur dans son jeu)

Grrr...


MARC-O

C’est quoi, le plus dur?

Comprendre les filles ou essayer

d’avoir l’air d’une brute?


HUGO

Je serai jamais

capable tout seul!

Si je me trouve pas un bon coach

avant ma séance photo,

je peux dire adieu

au rôle de bad boy.


MARC-O

Il faudrait que tu demandes

à une vraie brute.

Une personne qui fait peur

juste quand on la regarde.


À ce moment, MONA interpelle une personne dans le corridor tout près.


MONA

(Sur un ton autoritaire)

Qu’est-ce que j’ai

dit pour le poussage?

Eille, attendez voir

que je m’en mêle,

parce que vous allez

trouver le temps long!


Quand MONA entre dans le salon étudiant, HUGO et MARC-O la regardent en souriant bêtement.


MONA

Eh bien, quoi?


HUGO

Mona! Il me reste moins

d’une heure pour avoir l’air

d’une brute pour une audition.

Vous seriez ma coach parfaite.


MONA

Écoute, Hugo--


HUGO

(La suppliant, à genoux)

Enweye donc, Mona!

En termes de brute,

vous êtes une coche

au-dessus de tout le monde.


MONA

Merci...

Première leçon: si tu veux

avoir l’air d’une brute,

tu te lèves sur tes deux pattes

puis t’enlèves ta face

de chien battu.


HUGO

Je m’excuse.


MONA

Mais non!

Excuse-toi pas, en plus!

Qu’as-tu fait avec

ta colonne vertébrale, toi?

(Regardant MARC-O)

Eille! Je vais avoir

de la job, hein!

Ça sera pas facile

de transformer

ce petit caniche

en gros bouledogue!


MARC-O

Je suis sûr vous allez

être capable!


MONA ne semble pas convaincue.


JULIE-PIER, de son côté, marche dans les corridors et tombe face à face avec AUDREY.


JULIE-PIER

Audrey! Je t’ai pas vue

de l’après-midi,

tu te cachais de moi ou quoi?


AUDREY

Non, j’avais

des trucs à faire.


JULIE-PIER

Puis? As-tu parlé à ta sœur?


AUDREY

Pourquoi?


JULIE-PIER

Parce que grâce

à mon idée géniale,

Maude est tirée d’affaire.


AUDREY

Ton idée géniale?


JULIE-PIER

Oui!

Je me suis arrangée pour

que ta sœur remette à Mona

une facture pareille

à celle qu’elle avait perdue.

Je suis allée à l’Empire

intergalactique du dollar-


AUDREY

Puis t’as acheté

les mêmes cossins

que sur sa facture originale.


JULIE-PIER

Ouais. T’es donc bien bonne.

Avoue qu’il fallait y penser.


AUDREY

Il fallait surtout

penser aux conséquences!


JULIE-PIER

Quelles conséquences?


AUDREY

Incriminer Maude encore plus!

Mona a vu tout de suite que

c’était pas une vraie facture!


JULIE-PIER

Ah ouin?


AUDREY

Ah ouin? Comment

t’as pu penser

qu’elle allait pas s’en rendre

compte! C’est Mona!


JULIE-PIER

J’avoue... Ta sœur doit

vraiment pas être contente...


AUDREY

Qu’est-ce que t’en penses?


JULIE-PIER

C’est plate,

en plus j’ai fait ça

pour pas te perdre comme amie.

Je pense que j’ai raté mon coup.


AUDREY

Il est pas trop tard

pour te racheter.

T’as juste à aller voir Mona

puis lui dire que la fausse

facture vient de toi.


JULIE-PIER

Wow! Déjà que je viens

de flamber 15 dollars pour rien,

je veux pas avoir

une retenue en plus

parce que j’ai voulu

aider ta sœur!


AUDREY

Après ce qui s’est passé

aujourd’hui avec Hugo,

je pense pas que tu sois

en mesure de négocier.

Surtout si tu tiens

à notre amitié.


JULIE-PIER

Eille! Il s’est rien

passé avec Hugo!

Combien de fois il va falloir

que je te le dise!

J’ai peut-être plein de défauts,

mais je volerais jamais

le chum de ma meilleure amie.


AUDREY

Laisse-moi te dire que

je commence à avoir des doutes.


JULIE-PIER

De toute façon, si jamais

j’avais voulu voler ton chum,

ça fait longtemps

que ce serait fait!


AUDREY

Là, t’es allée trop loin.

C’est fini, Julie-Pier.

T’as réussi!

On n’est plus amies.


JULIE-PIER

Audrey!

C’est toi la pire là-dedans,

parce que tu viens

de perdre la meilleure

best que t’auras jamais.


STÉPHANIE passe par là et aperçoit sa fille.


STÉPHANIE

Ça va, Audrey?


AUDREY

Non, pas tellement.


STÉPHANIE

Coudonc!

C’est pas une bonne journée

pour mes filles, aujourd’hui.


STÉPHANIE fait un câlin à AUDREY.


Dans le salon étudiant, MONA continue de donner des conseils à HUGO.


MONA

Hugo! Pense pas

à tes grimaces en partant.

Si tu veux avoir l’air

d’une vraie bonne brute,

il faut que ça part de là!


MONA donne une tape sur la poitrine d’HUGO, près de son cœur.


HUGO

De mon chest?


MONA

Non! De ton cœur!

OK! On va faire un exercice.

Pense à quelqu’un

que t’aimes plus que tout.


HUGO

Clairement, Bébéchat.


MONA

Astheure, imagine

que quelqu’un

fait du mal à Bébéchat.


HUGO

Pourquoi quelqu’un ferait ça?


MONA

Mais là! Tu veux

que je t’aide, oui ou non?


HUGO

Ouais, mais je vois juste pas

pourquoi quelqu’un ferait

du mal à Bébéchat.


MONA

OK...

On va dire que c’est

un méchant surveillant

qui fait du mal à Bébéchat,

puis pour jouer le rôle

du méchant surveillant...


MONA aperçoit un coussin sur lequel il y a le visage d’un clown.


MONA

Oh! Ça, ça va faire.

Marc-O, viens ici.

Place-toi devant Hugo

puis tiens le méchant

surveillant devant toi.


MONA donne à MARC-O le coussin, qui le tient devant lui.


MARC-O

Pourquoi vous voulez pas

faire le méchant surveillant?


MONA

On continue!

Imagine que le méchant

surveillant donne

une retenue à Bébéchat

pour avoir mâché de la gomme.

Mais elle mâchait pas de gomme!

OK! Puis là, pendant sa retenue,

il la surprend en train de texter.

Le méchant surveillant

confisque son téléphone!


HUGO est de plus en plus fâché. Il attrape les mains de MARC-O, qui tient le coussin, et commence à les lui serrer.


MONA

Bébéchat ose protester.

Le méchant surveillant

a pas le choix:

suspension de trois jours!

Mais là, Bébéchat

proteste encore!

Le surveillant la fait

mettre en dehors de l’école!

Bébéchat s’en va étudier

à Saint-Placide!

Vous ne vous voyez plus

et elle tombe en amour

avec un autre gars!


HUGO

(Menaçant le clown sur le coussin)

Ça, c’est de ta faute!

C’est de ta faute!


MONA

OK, Hugo! C’est bon, Hugo!

Tu peux arrêter!

C’est juste un jeu!


HUGO

Un jeu?


MONA

Mais oui! C’est une blague!

C’est un exercice,

il est pas méchant pour vrai!


MARC-O

Je comprends pourquoi

vous vouliez pas ce rôle!


HUGO

Excuse-moi!


MARC-O

Hugo, c’était ça! Je peux

te dire: j’ai vraiment eu peur.


MONA

T’as juste à te rappeler

cette histoire mentalement

quand tu vas être

à ta séance de photo,

puis ça devrait être correct.


MARC-O

Mais tu t’arrêtes avant

d’étrangler le photographe.


HUGO

Merci, Mona! Vous êtes

la king des brutes!

Je suis prêt pour ma séance.


MONA

Si tu veux avoir l’air

plus crédible encore,

prends des accessoires.

Des lunettes fumées,

un complet cuir...

J’ai des lunettes

fumées pour toi.


MARC-O fouille dans son sac et en sort les lunettes fumées qui se trouvaient dans le casier de MAUDE.


HUGO

Qu’est-ce que tu fais avec ça?

Je les avais rangées

dans le casier de Maude.


MARC-O

C’est toi qui les as mises là?


HUGO

Oui! Je voulais les ranger

dans le local du journal,

mais la porte était barrée.

Vu que c’est des trucs

pour le Guatemala,

je les ai mis

dans le casier de Maude.


MARC-O

Donc, elle disait la vérité?


Plus tard, HUGO s’en va discuter avec MAUDE dans le local du journal étudiant. MARC-O et MONA les accompagnent.


MAUDE

Comment t’as fait

pour ouvrir mon casier?


HUGO

J’ai encore la liste

de combinaison de cadenas

dans le temps où j’offrais mes

services de lavage de casier.

Je m’excuse si ç’a pu

causer un problème.


MAUDE

C’est bon, mais tu vas brûler

cette liste au plus vite!


MONA

C’est bien beau, mais ça règle

pas le problème de la facture.

As-tu quelque chose

à me montrer?


MAUDE

Malheureusement, non.

Tenez. Ça, c’est les rouleaux.

Vous pourrez

faire votre rapport.


HUGO

Avez-vous encore

besoin de moi?

Je dois vraiment

faire un téléphone.


MONA

Non, c’est beau, Hugo.


MAUDE

Attends! Hugo!

Qu’est-ce qu’il est écrit

sur ce papier-là?


HUGO

Le numéro de téléphone de--


MAUDE

Non! De l’autre côté!

(Prenant le papier des mains d’HUGO)

C’est ma facture!

J’ai retrouvé ma facture!


HUGO

Je peux y aller, là?


MAUDE

Tu peux faire ce que tu veux:

cette fois-ci, c’est la bonne.


MONA

(Attrapant la facture)

Wow, minute!

C’est à moi de le dire.

Ouin...


HUGO, qui marche dans le corridor, parle au téléphone à son agent.


HUGO

Ouais! Je suis là

dans 20 minutes. À tantôt.


HUGO s’arrête ensuite au casier de JULIE-PIER. JULIE-PIER lui tourne le dos.


HUGO

Avec ce qui s’est passé

tantôt avec Audrey,

je pense que c’est

peut-être mieux

que tu viennes pas avec moi

chez le photographe.


JULIE-PIER

C’est correct. De toute façon,

je ne peux plus y aller.

Pas aujourd’hui, en tout cas.


JULIE-PIER se retourne et son maquillage a coulé, parce qu’elle a pleuré.


HUGO

T’as quoi dans les yeux?


JULIE-PIER

Mais oui! Je fais comme

une réaction allergique.


HUGO

C’est plate, ça.

Eh! Je me suis

full amélioré comme brute,

je me suis fait

coacher, puis ça fesse!

Je fais presque aussi peur

que toi en ce moment.

Bon, il faut que j’y aille.

Souhaite-moi bonne chance!


JULIE-PIER

Non. Toi, souhaite-moi

bonne chance.


MONA examine attentivement la facture de MAUDE.


MONA

Ouin...

On va dire que c’est beau.

Cette facture justifie

tes dépenses.

Tu peux garder ça,

c’est à toi.


MARC-O

Je peux pas croire

que j’ai pu douter de toi.


STÉPHANIE et AUDREY entrent dans le local du journal étudiant à ce moment.


MAUDE

J’ai retrouvé ma facture!

Je te l’avais bien dit

que j’avais pas volé!


STÉPHANIE

Bon! Excuse-moi,

ma belle fille.

On a peut-être sauté un peu

vite aux conclusions, hein?


MONA

Ah, ouin. Peut-être.

Mais l’erreur est humaine.

Mais attention! Tout portait à

croire que Maude était coupable!

Même toi, tu la croyais pas,

ta propre fille, c’est pour dire!


STÉPHANIE

Mona... Allez!


MONA

Je...

Tout est bien qui finit bien!


MONA se sauve ensuite en courant.


AUDREY

C’était des excuses, ça?


MAUDE

Venant de Mona, oui.


STÉPHANIE

Comme vous avez vécu

beaucoup d’émotions aujourd’hui,

je vous propose d’aller

manger au resto.

Ça va nous changer les idées.

Ça vous tente?


AUDREY

Mets-en!


MAUDE

Oh que oui!


STÉPHANIE

L’invitation vaut pour toi

aussi, Marc-O.


MARC-O

Cool! Merci, madame Allard!


STÉPHANIE

Je sais pas, j’ai le goût de

manger des rouleaux impériaux.


AUDREY

Bonne idée!


MAUDE

Oh... Je pense que j’ai eu

ma dose de rouleaux aujourd’hui.


Fin de l’épisode


BRANDON-LEE

Envie de t’amuser?

Les personnages de

Subito t’attendent sur le site

web de l’émission!


L’adresse internet suivante apparaît: « tfo.org/subitotexto ».


Générique de fermeture



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