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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Colin Boyd Shafer : Cosmopolis Toronto

Photographier une personne de chaque pays du monde à Toronto : voilà le projet ambitieux, baptisé « Cosmopolis Toronto », auquel s’est attelé le photographe Colin Boyd Shafer.



Réalisateur: Paul Ruban
Année de production: 2014

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

Cette capsule présente le projet Cosmopolis Toronto. Différents acteurs du projet nous présentent leur expérience. Des portraits issus du projet sont défilent pendant l'entrevue.


COLIN BOYD SHAFER

Je veux faire des

photographies de quelqu'un

de chaque pays en 30 ans.


STÉPHANIE DOMURAT

Colin voulait regrouper un

représentant de tous les pays du

monde dans la ville de Toronto.

C'était son défi. Je me suis

dit: Tiens, est-ce qu'il

voudrait un participant de

Madagascar? Et puis c'est parti

de là.


VANESSA TAMBURRO

La nation, c'est un concept

fluide pour Cosmopolis Toronto.

Colin a photographié des

territoires contestés comme

le Tibet, par exemple. Il a

photographié des membres

des Premières Nations.


COLIN BOYD SHAFER

Le plus difficile était

trouver les personnes des petits

pays comme le Liechtenstein.

Pour moi, les portraits sont

importants, parce que nous

pouvons faire une connexion

avec un autre humain.


ANDREA PORTELLA

Vous recevez toujours des

messages bizarres sur

Facebook. J'étais dans ma maison

et je regarde Facebook et je

reçois un message de Colin.

Je dis: Mais... c'est qui?

Dans le message, il m'a donc

détaillé qu'il faisait ce

projet. Et donc, il y avait un

formulaire à remplir. Dans le

formulaire, donc, il y avait me

présenter, présenter un lieu

là où je voudrais bien être

photographié et d'expliquer

pourquoi, en fait, ce lieu est

vraiment important pour moi.


STÉPHANIE DOMURAT

J'ai choisi le balcon, parce

que c'est un endroit où j'aime

passer du temps. Je vois les

avions passer, je peux entendre

les vagues. Au mois de décembre,

on peut apercevoir les

guirlandes lumineuses de Noël,

les voisins. Le fait de

m'asseoir au balcon, ça me

permet de réaliser que voilà,

c'est mon nouveau chez-moi ici

à Toronto. Mais en même temps,

je réalise qu'il y a toujours

quelque chose qui m'attache à

mon pays natal, Madagascar.


ANDREA PORTELLA

Je suis arrivé à Toronto en

mars 2012. Une semaine après,

j'ai trouvé un travail et ici,

on m'a interviewé. Et

directement, on m'a pris.

C'est une des raisons, aussi,

pourquoi j'ai voulu choisir ce

lieu, parce que ce lieu est

important pour moi. Donc, depuis

deux ans que je travaille.


STÉPHANIE DOMURAT

Et une deuxième photo,

c'est une photo dans laquelle

figurerait un objet qui me

rappellerait mon pays natal.

Alors, j'ai choisi les clous de

girofle que ma mère m'a donnés

avant de quitter Madagascar.

Et ce sont des clous de girofle

qu'elle avait dans sa cuisine

depuis à peu près 30, 35 ans.

Et voilà, j'ai décidé de prendre

la photo avec mon fils pour

symboliser le fait que c'est

quelque chose qui a été transmis

d'une génération à l'autre. Et

j'espère un jour que je pourrai

partager cette histoire-là à mon

fils. Voilà. Et le fait de

sentir, justement, ces clous

de girofle, ça me ramène

instantanément dans la cuisine

de la maison de ma mère.


VANESSA TAMBURRO

C'est un projet de l'histoire

individuelle, mais avec

le temps, on a vu se former

une mosaïque, un tissu social.

Il y avait un lien entre tout

le monde dans le projet.

Il y avait un coeur.


STÉPHANIE DOMURAT

Les immigrants ont quelque

chose en commun. On a tous

quelque chose en commun. C'est

pas la langue anglaise, c'est

vraiment... tout ce qui nous

ramène dans notre pays natal

à Toronto.


ANDREA PORTELLA

À vrai dire, j'étais un peu

perdu dans mes dernières années

à Toronto. Bon... vous voyez.

Vous quittez là où vous avez

quand même grandi à cause d'une

guerre et vous vous dites: OK,

bon, je quitte le pays, je m'en

vais dans différents pays. Et à

la fin, vous vous dites: Mais

attendez, mais... d'où est-ce

que je viens?



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