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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Les Séguin : Quincaillerie Alban

En 1977, Lucien Séguin, travailleur des mines, a réalisé son rêve en ouvrant une quincaillerie chez lui, à Alban en Ontario. Après 37 ans, la seule quincaillerie du village existe toujours grâce à son fils Luc qui a pris la relève.

Fier de son commerce, Luc Séguin s’occupe de lui comme l’on prend soin d’un héritage. Il travaille à tous les jours avec son épouse et espère qu’un de ses quatre enfants prendra la relève un jour. La quincaillerie des Séguin est bien connue à Alban et cette notoriété est le fruit de leur travail acharné. Voici un portrait d’une entreprise familiale qui a bien du succès!

Un reportage d’Éric Bachand.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

LUC SÉGUIN, actuel propriétaire de la Quincaillerie Séguin d'Alban, en Ontario, accorde une entrevue dans sa quincaillerie en compagnie de son père, LUCIEN SÉGUIN, le fondateur de l'établissement. L'entrevue est ponctuée d'images de la quincaillerie et de photographies prises au fil de son histoire.

Conversations inaudibles

Téléphone


[FEMME:] Séguin Hardware and

Building Supplies, bonjour!


[LUC SÉGUIN:] Au commencement,

je voulais toujours devenir

un policier, un RCMP.

Et puis, tout le temps,

au high school, c'est ça que

je pensais: devenir un policier.

[Début information à l'écran]

LUC SÉGUIN Propriétaire, Quincaillerie Séguin

[Fin information à l'écran]


[LUC SÉGUIN:] Mais j'ai toujours

travaillé

pour mon père. Tu sais,

on débarquait de l'autobus

et on se changeait,

puis on courait dans la cour.


[LUCIEN SÉGUIN:] Ça a commencé

avec un rêve que j'avais. Je

travaillais dans les mines,

pour Enco. Et puis je rêvais de

partir my own quincaillerie

et cour à bois.

[Début information à l'écran]

LUCIEN SÉGUIN Fondateur, Quincaillerie Séguin

[Fin information à l'écran]


[LUCIEN SÉGUIN:] Et en 1977, on

a décidé, moi

et ma femme, de: "OK, c'est

le temps d'embarquer."

Tu sais, on a travaillé dur

les premières années, mais on a

commencé plus petit. J'avais pas

d'expérience. Ça, c'était

plus dur pour moi. On était

la famille complète et mes trois

enfants on travaillé avec moi

continuellement. Et c'est comme

ça qu'on a réussi à construire

notre commerce ici.

Sinon c'était impossible.

(LUC SÉGUIN et LUCIEN SÉGUIN marchent dans la cour à bois de la quincaillerie.)


[LUC SÉGUIN:] Il a envoyé ça,

des moitiés

de lifts à la fois, astheure.

(Retour à l'entrevue avec LUC SÉGUIN.)


[LUC SÉGUIN:] Il y a une raison

pour quoi j'ai

décidé de prendre le commerce:

parce que j'ai été élevé à

Alban. J'ai toujours aimé Alban.

J'aime la pêche, la chasse.

Présentement, il y a...

Dans notre entreprise, il y a

seulement moi et mon épouse.

Mon père va venir me donner un

coup de main si j'ai des plans

pendant la semaine et il va

venir fermer ma journée.

À part de la famille, j'ai des

bons amis qui travaillent pour

nous autres. Ma femme, elle,

me demande son opinion.

Moi, je lui demande son opinion.

Toute la journée, on est assis

dans la même chambre.

On se regarde la moitié

du temps, on a le dos tourné la

moitié du temps. Ça marche bien.

On arrive chez nous le soir,

c'est très rare qu'on parle

de ce qui est arrivé pendant

l'ouvrage, pendant la journée.

So, non, ça marche très bien.

On s'est jamais trop, trop

chicanés dans le magasin.

Les parents, quand ils viennent

acheter leur bois puis tout, ils

emmènent leurs enfants avec eux

autres et puis là, on leur donne

des bonbons, aux enfants.

On sort de l'office

et on va leur parler.

(LUC SÉGUIN verse des bonbons dans le sac d'une jeune fille.)


[LUC SÉGUIN:] Les jeunes nous

connaissent et

souvent, des enfants qu'on a vus

quand ils étaient jeunes, c'est

eux autres, aujourd'hui, qui

bâtissent des maisons, puis qui

viennent me voir aujourd'hui.

Ça, c'est drôle à voir, ça.

Comment ça a passé vite.

Si j'avais un conseil à donner

à quelqu'un qui voudrait

commencer une compagnie

familiale, faire comme moi et

moi père on a fait, il faut que

le jeune et la personne qui va

prendre l'entreprise soit prête

à mettre beaucoup d'heures

et non pas penser que ça

va être une 8 à 5.

Ma plus vieille, elle a 18 ans.

Elle s'en va à l'université

pour nursing.

Mon plus jeune a 5 ans.

So, trois filles, un garçon.

J'espère qu'un des quatre

va prendre ma relève un jour.

J'aimerais beaucoup,

beaucoup ça.

(L'entrevue se conclut sur des images d'une réunion familiale dans la cour de LUC SÉGUIN. De jeunes enfants tentent de s'accrocher à un trapèze fixe arrimé à une branche d'arbre.)


[FILLETTE:] Un... OK. Moi,

je vais plus loin.


[LUCIEN SÉGUIN:] Prêt? Vas-y.

(Le jeune garçon de LUC SÉGUIN rate son coup et tombe au sol.)


[ÉPOUSE DE LUC:] Regardes-y la

face.

(Fin émission)

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