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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Ville de Sudbury : Ville verte?

Ville minière par excellence, reconnue pour son paysage stérile, Sudbury fait, depuis 1978, des efforts pour devenir de plus en plus verte.

Aujourd’hui, il est possible de dire que Sudbury aligne ses forêts avec ses différentes espèces de pins et ses épinettes. Bien que sa faune et sa flore de plus en plus abondantes font le bonheur des botanistes, biologistes, conservateurs de la nature et autres contemplateurs, il y a encore beaucoup de travail à faire. Effectivement, une abondance végétale ne signifie pas que l’écosystème est en santé. L’objectif aujourd’hui? Remettre un écosystème forestier en place, avec toutes les composantes nécessaires.

Une réalisation d’Éric Bachand.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2014

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION


STEPHEN MONET est gestionnaire des initiatives environnementales de la Ville du Grand Sudbury. Il accorde cette entrevue debout dans une forêt. Au fil de ses propos, des images des espaces verts et d'employés travaillant à reverdir les environs défilent.


STEPHEN MONET

Sudbury, au début

des années 70, c'était une

terre dévastée par l'industrie.

De la roche noire, des terres

dénudées. On voit aussi une

espèce de mousse qui était

très tolérante, à avoir une

concentration de métaux qui

sont élevés dans le sol.

Le reverdissement,

ça a commencé vers 1973.

C'était des parcelles

expérimentales qui ont été mises

sur place par un professeur de

l'Université Laurentienne pour

voir comment on pouvait

repousser la végétation sur ces

sols noirs là de Sudbury qui

étaient dénudés pendant des

décennies par les fumigations de

bioxyde de souffre qui émanent

des fonderies. Donc, en 1978, la

municipalité a mis sur pied un

programme élaboré de

reverdissement pour la

municipalité, donc c'était un

projet d'envergure. On a planté

presque 10 millions d'arbre. Si

on compte les arbres qui ont été

plantés par les compagnies

minières, ça monte le chiffre

presque à 15 millions d'arbres.

On a eu des milliers et des

milliers de volontaires, soit de

la communauté de Sudbury et qui

sont venus, même, d'outremer

pour travailler pendant les

étés, l'automne. Ils ont

commencé au tout début par

reverdir les endroits qui

étaient sur le bord des chemins,

alors ça donne l'impression que

la plupart des endroits de

Sudbury sont maintenant

reverdis, mais c'est quand même

pas le fait, il y a encore du

travail à faire.

Les étapes pour le

reverdissement qui ont été

faites depuis le tout début,

c'est l'épandage de cette roche

calcaire broyée. Ça, c'est un

fait très important, parce que

souvent, c'est les métaux qui

sont dans le sol qui prévient la

végétation de pousser

normalement. Dans les endroits

où c'est plus difficile pour

nous d'aller à pied, la

compagnie minière Varley, depuis

plusieurs années, a un programme

d'épandage de la chaux et de

semi, par voie aérienne. Ils

font environ de 100 à 150

hectares par année, ce qui nous

aide beaucoup.

Les autres étapes sont

l'application du fertilisant et

ensuite, l'application d'une

semence de plantes graminées

et de légumineuses.

Une fois que ça, ça a été

fait, on revient l'année d'après

et on fait la plantation

d'arbres. Après deux ou trois

décennies, on peut revenir

maintenant qu'il y a une

couverture forestière et on

ajoute de la diversité aux

plantes. Une des techniques

qu'on a, c'est la

transplantation de tapis

forestier qu'on coupe dans les

endroits qui vont être détruits

de toute façon et on les remet

dans les endroits où il y a

quand même une couverture

arborescente qui est assez

développée, donc on a retiré

beaucoup de matériaux végétaux

de l'autoroute 69 et aussi, des

compagnies minières qui sont en

voie d'exploration ou de

développement de site miniers.

Ce qu'on misait au tout début,

c'était de remettre de la

végétation. Alors ça, c'était la

question de l'heure. Cette

question-là a été répondue. Oui,

effectivement, on peut remettre

de la végétation. De tous les

arbres qui ont été plantés ici à

Sudbury, on peut dire que 90 à

95%, c'était quatre espèces:

trois espèces de pins et une

épinette. Alors ça, on peut

dire: Bon on a des belles

plantations d'épinette et de

pins ici au Grand Sudbury, mais

c'est pas nécessairement un

écosystème forestier en santé ou

auto soutenable. C'est plutôt

une plantation d'arbres. Ce

qu'on mise maintenant, trois

décennies plus tard, c'est est-

ce qu'on peut remettre un éco

système forestier en place?

Ça serait quelque chose avec

toutes les composantes de cet

écosystème-là. Que ce soit

des champignons, que ce soit une

terre en bonne santé avec tous

les micros-organismes qui sont

dans le sol, ça serait tous

les habitats pour les animaux

qui sont en place, etc.,

mais on est en bonne voie

pour rencontrer ce but-là.



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