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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Jean Marc Dalpé : L'ouvrier des mots

Voici un entretien passionné sur le travail d’écriture avec le comédien, l’auteur et traducteur Jean Marc Dalpé.

Né à Ottawa, Jean Marc Dalpé est diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec et cofondateur du Théâtre de la Vieille 17 (Ottawa). Récipiendaire du Prix du Gouverneur général du Canada en 1988 pour sa pièce “ Le chien “; du Prix du Nouvel-Ontario en 1989 et du Prix Le Droit en 1997 pour sa pièce “ Eddy “, il a aussi reçu, en 1997, l’Ordre des Francophones d’Amérique. Il a également signé trois recueils de poèmes ainsi que des traductions. Il a remporté le Prix du Gouverneur général du Canada pour son premier roman “ Un vent se lève qui éparpille “ ainsi que pour son recueil de pièces “ Il n’y a que l’amour “. Depuis 1995, Jean Marc Dalpé enseigne l’écriture dramatique à l’École nationale de théâtre du Canada. En 2008, a paru dans la collection Agora chez Prise de parole, une monographie sur l’auteur, intitulée “ Jean Marc Dalpé : ouvrier d’un dire “, signée par Stéphanie Nutting et François Paré.

Une réalisation d’Éric Bachand.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

JEAN-MARC DALPÉ, auteur, traducteur et comédien parle de son processus créatif pour amener une dramaturgie francophone en Ontario. Son entrevue est entrecoupée d'extrait où on le voit au travail.


JEAN-MARC DALPÉ

Je reviens souvent parce que

c'est une place qui me tient

à coeur pour toutes sortes de

raisons. C'est le début d'un

certain chemin dans le monde de

l'écriture. Ici, à Sudbury, ça

a été là où ça s'est confirmé.

Avec des gens comme Brigitte

Haentjens, Patrice Desbiens.

Évidemment Robert Dickson.

Denise, Gaston... C'était

ça, les amitiés. Moi, j'arrive à

l'écriture et à la création

via le jeu pis via la création

collective. Les acteurs

reprennent la scène. On a pas

les auteurs qui écrivent ce

qu'on veut dire et donc, on crée

ça. Nous autres, c'est la

même chose. On est arrivés

en Ontario, la dramaturgie

franco-ontarienne existait à

peine. Il y avait quelques

auteurs, mais. Ça fait que nous

autres, les acteurs, on voulait,

Il fallait parler de chez nous

et donc, on le fait en gang.

Ça nous a demandé

deux oreilles, de la technique,

de la patience...

De l'imagination.

Tout le reste, des bébelles

qu'on peut se procurer. La

création, pour moi, c'est un

lieu de jeux. C'est le

plaisir, c'est du travail, mais,

fondamentalement, c'est cette

espèce d'ouverture au monde.

Des fois, les gens, ils ont

cette espèce d'idée que

l'artiste s'assoit, visualise un

truc et le réalise. Mais c'est

pas du tout comme ça. à travers

l'espèce de brouillard, il y a

cet élément-là et cet élément-là

et là, on explore, on explore.

On cherche et selon ce qui

arrive, ça change, c'est vivant.

Le moment où on frappe un mur,

c'est un bon signe. C'est

parce qu'il y a quelque chose en

dedans de nous qui est en train

de résister, hein. Et, souvent,

si la chose en dedans de nous

résiste, c'est parce qu'on est

en train de toucher à quelque

chose de vrai, quelque chose

de difficile, de conflictuel,

de laid. Mais...

Mais souvent, ça va être quelque

chose d'intéressant. Ça va être

le moment où, si on réussit à,

en fait, non pas à forcer le

mur, mais à se détendre, pis que

le mur saute et là, on a accès

à quelque chose qui est beau.

La difficulté, au moment où on

bloque, ça indique qu'on est

à la veille de faire un saut.


Bouche... Lèvre, lèvre, bouche.

La traduction, c'est un art

d'interprétation. C'est-à-dire

que l'oeuvre originale va

toujours exister, mais il peut y

avoir de multiples traductions

de cette oeuvre-là. à la fois,

on a beaucoup de responsabilités

envers l'oeuvre originale, mais

en même temps, on a une certaine

liberté. La traduction, ça

commence par la lecture, la

lecture de l'oeuvre originale.

La relecture, l'analyse. Ça se

passe avant même de commencer

à penser quel mot en français

est-ce que je peux utiliser pour

tel mot en anglais. Avant, je

plonge entièrement dans ce

qu'est l'oeuvre originale.

Qu'est-ce que cet auteur-là

voulait qui se passe?

Quand ce qu'il écrit rencontre

un public. Une fois que je

comprends ça, je dis: "OK,

ça sera jamais pareil."

Ça peut pas être pareil. Pas

seulement parce que les deux

langues sont très différentes,

mais les deux époques sont très

différentes. Le public

est pas le même.

La tradition théâtrale est

pas la même. Il y a tellement de

choses qui changent. Mais je

veux quand même qu'il y ait

quelque chose de l'intention.

Pour ça, il va falloir

que je m'éloigne, parfois,

de la lettre, du texte.



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