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TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Christine Henry : Skieuse paranordique

Christine Henry, une jeune athlète atteinte de déficience visuelle, pratique le ski paranordique depuis 5 ans et fait partie du Club de ski nordique Laurentien, en Ontario.

Le ski paranordique est une discipline sportive qui comprend le ski de fond et le biathlon, et qui est conçue spécifiquement pour les athlètes ayant une déficience physique. Ouvert à tous les niveaux de compétence, le ski paranordique a fait son entrée en 1976 lors des Jeux paralympiques d’hiver à Örnsköldsvik, en Suède. Aujourd’hui, le ski paranordique est pratiqué par des athlètes élites dans plus de 20 pays.

Grande sportive, Christine prend part à des compétitions de ski de fond pour les personnes handicapées et participe à des compétitions provinciales et nationales de ski fond paranordique. Elle représentera l’Ontario aux Jeux du Canada, à Prince George et dans le Nord de la Colombie-Britannique.

Un reportage d’Éric Bachand.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

CHRISTINE HENRY, athlète de ski de fond paranordique, parle de son expérience. Défilent des images illustrant ses propos.



CHRISTINE HENRY

Je fais du ski de fond pendant

cinq ans. Je compétitionne au

niveau provincial, puis au

niveau national. Puis à la fin

du mois, on se prépare pour

aller aux Jeux du Canada.

Les Jeux, c'est comme une

version plus petite des

Jeux olympiques. Ça donne

l'expérience, ça te prépare

pour les compétitions

internationales.

Je suis née avec ce qu'ils

appellent

cortical visual

impairment. Ça, ça veut dire

que j'ai eu du dommage au

cerveau qui a affecté la vision.

So, je suis née à basse

vision. Ceci veut dire que

je peux pas voir de loin les

détails, la perception est pas

là.


On montre une séquence où pendant qu'elle skie, un guide accompagne CHRISTINE HENRY.


CHRISTINE HENRY

So, moi, je skie avec un

guide. Eux, ils vont me dire où

je m'en vais, qu'est-ce qui s'en

vient, quoi me préparer pour,

pour que je puisse skier

à mon plein potentiel.

J'aime faire le sport parce que

je m'ai fait élever là-dedans.

Ma mère avait un règlement qu'il

fallait qu'on choisisse un sport

dans le Guide de loisir, qu'il

fallait qu'on sorte de la maison

au moins une fois par semaine.

Quand j'ai fait le soccer pour

une couple d'années, je dis pas

que je m'ai jamais fait frapper

par la balle ou bousculer, j'en

ai fait. Ma dernière année, je

suis devenue tannée de me

faire bousculer de même.

So, j'ai lâché ça.

Si je suis sur un terrain que je

suis pas à l'aise, mes jambes

vont devenir plus raides parce

que je sais pas qu'est-ce qui

est en dessous de moi.

So, là,

je vais bouger un peu plus

tranquillement. Mon entraîneur

m'a fait réaliser que si je

resterais plus relax, je serais

plus en sécurité parce que là,

ça me permettrait de bouger

si j'ai de besoin. Ça me

permettrait de faire plus

d'affaires. Alors aujourd'hui,

on a pu travailler à travers de

ça. Et puis aujourd'hui, je suis

capable être plus relax quand

je marche dans le bois

ou n'importe où à cette

heure. Il y avait un

temps, quand j'étais plus jeune,

j'étais toujours collée contre

mes parents, je voulais pas

sortir de mes murs, on va dire.

Puis, c'est... Merci surtout au

ski de fond que j'ai sorti de ma

coquille. Ça m'a forcée d'être

plus indépendante, à parler

"à le" monde.

So, là, j'ai

développé plus de confiance, on

va dire. Ç'a vraiment aidé à me

bâtir mon caractère. Moi, comme

personne, j'ai grandi à travers

le ski, j'ai maturé à travers de

ça. C'est vraiment, vraiment,

vraiment bon. Parce que les Jeux

du Canada approchent, on fait

beaucoup de ce qu'on appelle

du

tweaking. Mon entraîneur,

elle va regarder ma technique,

elle va regarder où que j'ai

besoin juste améliorer, puis

on travaille beaucoup mon

endurance, comme c'est là,

pour être capable de trouver les

secondes pour diminuer le temps

quand je suis prête

à faire mes courses.

La règle générale, avec les

guides, c'est qu'il faut qu'ils

soient 10% plus vite que

l'athlète, idéalement, qu'ils

ont l'expérience de courser

eux-mêmes. Des fois, c'est

difficile à trouver des guides.

J'ai une réputation d'aller vite

en bas des côtes qui fait peur

au monde. Ha, ha!

So, ça, ça

joue un rôle de pourquoi j'ai de

la misère des fois. J'ai espoir

d'être sur le podium cette

année. J'étais proche la

dernière fois. Alors, je sais

qu'une médaille bronze, c'est un

but raisonnable d'avoir,

réaliste. Si je suis capable

d'avoir une médaille d'argent,

c'est encore mieux. Moi, je veux

juste voir comment proche

que je peux être de tout

le monde d'autre.



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