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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Gilbert Roy : Vendeur d'eau

L’eau c’est la vie. C’est pourquoi Gilbert Roy de Noëlville a lancé sa propre entreprise d’eau de source en bouteille.

Lorsqu’il était jeune, Gilbert Roy voyait les gens du coin venir s’approvisionner en eau de source sur la propriété de ses parents. Plus tard, lorsqu’il a perdu son emploi dans son village, M. Roy a pris sept mois pour se décider de débuter la commercialisation de l’eau de source sur le terrain familial et pour se lancer en affaires.

Depuis, l’eau de source en bouteille de French River Springs côtoie celle des multinationales dans les épiceries et dépanneurs du coin; on la retrouve même dans certains endroits à Sudbury, et les gens l’apprécient beaucoup. L’eau en bouteille a commencé à faire son apparition en Amérique du Nord dans les années 1980.

Un reportage d’Éric Bachand.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

GILBERT ROY, propriétaire de French River Springs, est dans son entrepôt et parle de son entreprise et de l'embouteillage. Tout au long du topo, des images de bouteilles d'eau et de GILBERT ROY dans son environnement de travail sont présentées.


[GILBERT ROY:] Aujourd'hui, je

suis en train

d'embouteiller. J'embouteille

seulement une journée

par semaine, l'hiver.

Et puis l'été, j'embouteille

deux journées par semaine.

Ça fait que d'habitude,

j'embouteille entre

300 à 450 bouteilles

dans une journée.

L'eau que je vends le plus,

c'est mon eau de source.

Et puis, l'eau Reverse Osmosis,

c'est à peu près 30% de mes

ventes. C'est mon eau de source

et puis, j'enlève tous les

minéraux dedans. Ça fait que

c'est pareil comme de l'eau

distillée. Il y a des gens qui

aiment ça pour faire leur café.

C'est bon pour mettre dans des

fers à repasser, des affaires

de même. La différence

entre mon eau,

Reverse Osmosis, ou bien de

l'eau que quelqu'un prend de

l'eau de la ville et puis,

il la passe à travers une

Reverse Osmosis,

c'est que Reverse Osmosis,

c'est très, très efficace

pour enlever les minéraux,

ou beaucoup, beaucoup de choses,

mais c'est pas efficace pour

enlever les médicaments qu'il y

a dans l'eau, comme le Prozac

ou les birth control.

C'est très, très difficile

à enlever. Ça fait que oui,

de l'eau Reverse Osmosis, c'est

de l'eau très, très pure, c'est

comme l'eau distillée, mais il

peut y avoir des traces

de médicaments dedans.

Quand mes parents restaient ici,

il y avait beaucoup de leurs

amis qui venaient ramasser

l'eau. Ils amenaient des grosses

cruches bleues de camping,

puis ils remplissaient ça.

Comme de raison, c'était des

amis de mes parents, donc ils

les chargeaient pas. Mais moi,

je voyais ça puis je disais:

"Hé, il y a de l'argent

à faire là-dedans."

Ça fait que quelques années

plus tard, ça devenait plus

populaire, l'eau embouteillée.

Alors ça m'est passé par la tête

de débuter cette entreprise-ci,

de vendre de l'eau.

En 2002, quand j'ai perdu

mon emploi, j'ai pris à peu

près deux mois de congé.

J'ai pensé à ce que je

voulais faire. Ça fait

que j'ai décidé de commencer

à vendre l'eau.

J'opère presque tout seul.

J'ai de l'aide un peu

de la famille.

Mais je veux pas grossir plus

gros. J'ai même refusé des

clients, dernièrement, parce que

je veux pas acheter un autre

camion et puis embaucher. Je

pense pas que ce serait payant.

Les places que je livre, c'est

à Noëlville, Lavigne, Verner,

Saint-Charles, Alban. Puis,

je livre jusqu'à Sudbury aussi.

Puis, la raison que je vais pas

plus loin que ça, c'est parce

que l'eau, c'est très pesant.

Et je peux seulement mettre 400

à 500$ d'eau dans mon camion.

Donc, admettons que j'irais à

Toronto, délivrer de l'eau, et

que je dépenserais 300$ en

diesel, si je ramasse 500$ de

profit, puis c'est une journée

de 13 heures, c'est pas payant.

Donc, à cause que l'eau, c'est

tellement pesant, il faut

que je sois proche.

Si je vais trop loin,

ça paye plus.

À cette heure, je vends juste

les grosses bouteilles de

5 gallons. Au début, je vendais

les petites bouteilles de

500 ml. J'ai lâché parce qu'il

y avait pas de profit à faire

dessus. Mais une autre raison,

j'ai commencé à voir mes

propres bouteilles dans le fossé

à Noëlville. Ça fait que ça

m'achalait. J'ai dit: "Le monde,

il jette ça dans les fossés.

Ça fait de la pollution." Mais

les bouteilles de 5 gallons,

elles peuvent être remplies

peut-être 75 fois.

Comme c'est là, je vois

l'avenir, je suis de

plus en plus occupé.

Mon entreprise grossit toujours

autour d'ici. Tranquillement,

pas vite, mais ça grossit

chaque année.

Souvent, je ramène l'eau dans

mes magasins, puis je vois des

gens sortir avec mes bouteilles

d'eau. Puis là, je les regarde,

c'est: "Hé, cool,

c'est mon eau, ça!"

(Fin émission)

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