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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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La pisciculture communautaire

Depuis une quarantaine d’années, Roland Frappier développe son expertise et partage son expérience dans la pisciculture communautaire de dorés entre autres, avec les clubs de chasse et pêche du Grand Sudbury. C’est à partir du printemps que les opérations de captures des poissons adultes débutent, pour ensuite procéder à la fécondation artificielle dont les taux de réussite sont de 90 %, ce qui dépasse largement ceux réalisés en nature qui eux s’élèvent à peine à 10 % de réussite.
Grâce aux efforts de nombreux bénévoles, le club de chasse et pêche Trailsmen de Val-Caron aura remis cette année près de 20 000 petits dorés dans les lacs de la région.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Petit documentaire sur la pisciculture, comportant des entrevues avec trois personnes.

Près d'un étang, des hommes s'activent à mesurer des poissons.


[HOMME 1:] On devrait

prendre la grosse, là.

La grosse?


HOMME 2

Oui.

Elle est prête, celle-là.

On la met dans le sac.

(Au United Walleye Clubs, un homme montre à un enfant les installations de culture des œufs de dorés.)


HOMME 3

Tous les oeufs ici, ça va tout

devenir des petits poissons. Des

ti ti poissons. Après, ils vont

devenir des gros poissons qui

sont peut-être entre en

train de travailler avec.


ROLAND FRAPPIER

La culture de dorés, on a

commencé ça, moi puis un ami,

à Gogama, 42 ans passés.

[Début information à l'écran]

ROLAND FRAPPIER Président United Walleye Clubs

[Fin information à l'écran]

ROLAND FRAPPIER en entrevue sur plusieurs images des installation du Club et des gens qui y travaillent.


ROLAND FRAPPIER

C'est pas interdit de pogner

du poisson, là. C'est le fait

qu'à Sudbury, il y a bien

des lacs qui étaient morts.

Là, ils ont été ramenés par

différentes manières. Puis, il

y a pas de poissons, dans ces

lacs-là. So, nous autres, on

aide à semer du poisson pour

être capable d'avoir plus de

pêche. Mais en même temps,

ça encourage les enfants

d'apprendre pourquoi il y avait

pas de poissons dans le lac,

qu'est-ce qui a causé ça.

Parce que c'est bien du

gros qu'on pense.

(À l'extérieur un homme travaille sur des équipements installés sur une chaloupe à moteur.)


ROLAND FRAPPIER

Quand la neige commence à

fondre, puis les lacs commencent

à changer, quand la température

se rend à 5 degrés, là j'appelle

le bateau pour faire de

l'électricité, puis c'est là

qu'on commence à faire la

récolte des poissons elle-même.

Le premier soir qu'on a été

cette année, on a commencé

il était 6h le soir.

J'ai pas arrivé chez nous

avant 4h30 du matin.

[Début information à l'écran]

ROC LARIVIÈRE Enseignant ichtyologiste

[Fin information à l'écran]

Sur des images de la pêche électrique, ROC LARIVIÈRE nous explique le procédé.


ROC LARIVIÈRE

La récolte par pêche

électrique, il y a aucun danger

à l'adulte doré ou à n'importe

quel autre poisson dans les

alentours du choc électrique.

C'est des pulsations, justement,

de chocs électriques dans l'eau,

et ça fait contracter les

muscles du poisson. Et on

penserait que ça ferait

"répulser" le poisson, mais les

contractions musculaires dues à

l'électricité font avancer le

poisson vers le bateau.

Et là, on peut le récolter

avec une puise ou un filet.

Puis là, ça nous permet d'amener

le poisson à un site central,

de pouvoir récolter le lait

ou l'oeuf du spécimen.

(Plusieurs personnes s'activent à la récolte des œufs et à leur fertilisation.)


ROLAND FRAPPIER

Après qu'on ait pêché le poisson,

puis si on trouve que la femelle

est prête à donner ses oeufs, là, bien

gentiment, il y a un gars qui va

la prendre dans ses bras

par-dessus un bol, puis il va

commencer à pousser sur la

bedaine pour faire sortir les

oeufs. Il y a un autre qui prend

un mâle, puis il fait ressortir

le sperme. L'oeuf est réceptif

pour le sperme pour

environ deux minutes.

Après ça, bien, ça prend,

dépendant de la température de

l'eau, ça peut prendre

entre 14 à 25 jours

avant qu'il éclose.

Après qu'ils ont éclos, la

majorité que ce qu'on a, notre

excès, retourne dans les lacs.


ROC LARIVIÈRE

Cette "cultivation" ici qu'on fait

des oeufs, ça assure un taux de

survie de l'oeuf de près de 90%.

Tandis que dans la nature, c'est

plus près du 10%. Les taux

de survie dans la nature sont un

peu plus bas parce qu'il

y a prédation, il y a des

températures d'eau non

contrôlées, il y a des courants

d'eau qui peuvent déplacer

les oeufs dans des situations

peut-être moins idéales.

Donc, c'est tous des facteurs

qui attribuent un à l'autre.

[Début information à l'écran]

Sylvie Trépanier Secrétaire Club Rod & Gun Trailsmen

[Fin information à l'écran]

SYLVIE TRÉPANIER est dehors près des étangs où plusieurs personnes s'affairent à récolter les poissons.


SYLVIE TRÉPANIER

Aujourd'hui, on ramasse les

poissons qu'on avait mis dans

les étangs environ cinq à six

semaines passées. En vidant les

étangs, on ramasse tous les

poissons, on les met dans

les différents lacs qui sont

approuvés par le ministère

des Ressources naturelles.

Cette année, on croit remettre

dans la région entre 15 000 à

20 000 petits bébés dorés.

Il y a plusieurs personnes qui

pensent qu'on met les poissons

pour être capable de faire plus

de pêche, puis sortir plus de

poissons. C'est pas nos raisons.

Nos raisons, c'est pour redonner

à la nature, puis redonner

du temps en famille.


ROLAND FRAPPIER

Quand tu travailles avec

la nature, ça t'a changé tes

manières de pensée, puis tu

trouves qu'il y a bien plus

que juste faire de la pêche.

Améliorer la population des

poissons, peut-être empêcher

quelqu'un de mettre de l'engrais

chimique sur leur parterre.

Parce que ça, c'est

pas bon non plus.


ROC LARIVIÈRE

Tout le monde bénéficie de nos

efforts ici. La communauté

entière, les communautés de

poisson en bénéficient. Je pense

que c'est un bénéfice pour

absolument tout le monde, et

pour l'écosystème en même temps.

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