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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Lynn Macnab : Bottes de cowboy

Qu’est-ce que ça prend pour devenir bottière? Lynn Macnab est dans l’univers des bottes depuis près de 30 ans. Sa passion? Les bottes de cowboys.

Après avoir pris des cours pour devenir bottière à Calgary, en Alberta, Lynn Macnab démarre son entreprise, Oshonto Custom boots. Du tannage de la peau à la confection de la botte, Lynn Macnab réalise tout par elle-même. Elle nous explique toutes les étapes de la création d’une botte.

Renommée internationalement sans même avoir de site Web, elle se fie au bouche à oreille de ses clients pour assurer sa prospérité. Portrait d’une dame unique en son genre !

Une réalisation de Chantal Villemaire.



Réalisateur: Chantal Villemaire
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Il s’agit d’une entrevue réalisée avec LYNN MACNAB, propriétaire d'Oshonto Custom Boot. L’entrevue est entrecoupée d’images montrant les différentes étapes de la fabrication de bottes de cuir et d’images de son atelier.


LYNN MACNAB

C’est un métier rare parce

qu’on a les usines et les gens

aujourd’hui, ils veulent avoir

quelque chose chaque

année ou le style change.

Je suis bottière pour les

clients pour qui c’est difficile

de trouver quelque chose

dans les magasins ou ils veulent

quelque chose d’un

peu crazy, exotique.

Je fais d’autres choses aussi.

Je fais des ceintures, puis des

sacs et des chaps, des choses

pour le rodéo, mais vraiment,

ma passion, c’est les bottes de

cowboy. Selon les mesures, je

fais une forme en bois pour

leurs pieds, puis je fais

généralement une botte à

scraps, puis après ça, je

fais la botte. Alors, 20 heures

minimum, c’est à peu près ça.

Aujourd’hui, la plupart

des peaux sont tannées avec du

sodium sulfide, c’est un

produit chimique, c’est pas bon

pour l’environnement. Ici,

au Canada maintenant, on a

seulement deux tanneries qui

restent. Ça prend beaucoup de

temps pour faire le tannage. Ça

peut prendre une journée,

ça peut prendre deux,

trois semaines.

Je prends la peau, j’enlève tout

le gras, puis la viande, puis

j’enlève les cerveaux des

animaux et je mets dans un

blender. Ça a l’air d’un

strawberry smoothie quand

c’est fini. Je mets le cerveau

sur la peau. Après ça, quand

c’est tout rentré dans les

pores, je casse les fibres de

la peau, alors c’est ça qui rend

très doux, donc ça

devient le cuir.

Chaque partie de l’animal, on

doit l’utiliser parce que si

l’animal doit perdre sa vie, je

pense que c’est une bonne

idée d’utiliser tout.

Travailler avec le cuir, c’est

pas si facile parce que c’était

quelque chose qui était vivant,

alors il y a beaucoup de

stretch, il y a des marques.

Parfois, les fermiers mettent

des brands, alors il y a

beaucoup de parties de l’animal

qu’on peut pas utiliser.

Avec n’importe quel animal, on

peut faire du cuir, même les

poissons. Le meilleur pour faire

les bottes, c’est l’éléphant.

C’est le meilleur, meilleur,

meilleur parce que c’est

vraiment dur. Le chevreuil n’est

pas très bon, la chèvre n’est

pas trop bonne, mouton, non. Le

cochon, je l’utilise pour faire

le lining, parce que c’est

un cuir très mince, mais ça

absorbe la transpiration.

C’est vraiment intéressant ce

métier. J’ai des clients qui

dansent, comme des femmes qui

dansent, alors elles veulent des

bottes qui vont ici, puis elles

veulent avoir un costume qui

va avec ça. Alors, quand je fais

une paire ou une chose, après

ça, j’ai des clients pour

la vie. Je suis dans une société

pour les bottiers et la plupart

sont des hommes. Quand j’étais

dans l’Ouest, il y avait pas

beaucoup de gens qui aimaient

ça. Ils rentraient dans mon

shop, ils disaient: "Je veux

parler à l’homme ici." "Je veux

parler au cordonnier ou au

bottier." "C’est moi."

"Non, non, amène l’homme."

C’est pour ça que sur ma carte,

c’est elle maintenant, parce

qu’il y avait beaucoup de gens

qui aimaient pas

qu’une femme fasse ça.



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