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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Culture anishnabé : Canot traditionnel

Le voyageur franco-ontarien et métis Christian Pilon fait découvrir et transmet aux élèves la culture anishnabé à travers la construction d’un canot traditionnel.

Ce projet, que Christian Pilon appelle également “ Bâtir un pont franco- anishnabé, rappelle qu’autrefois, les Canadiens français et les Anishnabé vivaient ensemble et bâtissaient ensemble. C’est plus tard que leurs chemins se sont séparés. Comme métis, Christian Pilon a le pied dans les deux mondes, il est Canadien français et anishnabé à la fois.

Le canot, ce n’est pas juste un objet pour se déplacer, il a un contenu éducatif, culturel et même spirituel.



Réalisateur: Benjamin Vachet
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Il s’agit d’un reportage sur un atelier de fabrication de canot, selon les méthodes ancestrales des Anishinaabe. Une entrevue est réalisée avec CHRISTIAN PILON, voyageur authentique, et elle est entrecoupée d’images montrant des jeunes qui fabriquent un canot.


CHRISTIAN PILON

C’est un projet que je n’ai

pas développé moi-même,

mais avec mon mentor.

J’appelle ça bâtir un pont

franco-anishinaabe. Qui veut

dire que, longtemps passé,

on travaillait ensemble, les

Européens, les premiers Français

et les Anishinaabe, on voyageait

ensemble dans les mêmes canots.

Et le long du chemin, on s’est

séparés. Et j’aimerais ça les

réunir encore, parce qu’on

travaillait très bien ensemble.

Et comme Métis, j’ai un pied

dans les deux mondes. De nature,

je suis ambassadeur sur les deux

bords et j’essaie de rassembler

les deux peuples ensemble.


ROXANNE DUPONT, Agente aux relations communautaires auprès des Premières Nations, Métis et Inuit, explique davantage le projet.


ROXANNE DUPONT

L’atelier que Christian fait,

c’est extrêmement important,

parce qu’en lien avec le

ministère de l’Éducation de

l’Ontario, on tente d’intégrer

davantage les cultures

autochtones dans les écoles,

qu’elles aient plus de

visibilité, donc Christian joue

un rôle de mentor. Et j’ai déjà

remarqué, en revenant ce matin,

c’est qu’ils ont déjà commencé

à assimiler plusieurs

enseignements que

Christian leur a partagés.


CHRISTIAN PILON

(S’adressant au groupe de jeunes)

Prenez les couteaux, la

première chose qu’on va faire,

on va travailler

sur les racines.


Des jeunes travaillent à construire un canot en suivant les directives de CHRISTIAN PILON.


CHRISTIAN PILON

(Prodiguant des conseils)

OK, là, pousse.

Pousse et pousse.


CHRISTIAN PILON

Le canot comme tel, c’est

quelque chose de tangible,

mais c’est aussi le véhicule que

j’utilise pour faire passer

les différents messages de la

culture, notre perspective,

notre façon de penser. Comme par

exemple, la façon européenne

c’est beaucoup la pyramide.

Tu sais, ça descend la pyramide:

les paysans, bien c’est les

élèves, ici ce serait la

direction, direction adjointe,

toc, toc, toc. Dans notre

culture, c’est le cercle.

C’est notre façon de partager.

Notre façon de faire les choses

est complètement différente.

Il y a le côté éducatif,

curriculum, qu’on va toucher; il

y a le côté réalité dans les

enseignements; il y a le côté

culturel; il y a le côté

spirituel aussi qu’on touche

là-dedans; il y a la nourriture;

il y a l’animation; il y a les

invités qui viennent... Je veux

dire, c’est vraiment un gros

panier bien plein de toutes

sortes de différentes choses.

Plusieurs profs et des adultes

se plaignent quand ils jouent

toujours avec leurs téléphones,

hein? Moi, j’explique aux

adultes, je dis: "Ça n’a pas

changé." On est comme des petits

ratons-laveurs, tous les

humains. On a besoin de

s’occuper avec nos doigts.


DANIELLE PABSTEL, une des jeunes qui aide à la fabrication du canot, donne ses impressions sur l’atelier.


DANIELLE PABSTEL

Je suis en train de

nettoyer une racine.

On nettoie la racine pour

enlever toute l’écorce

pour qu’elle soit lisse,

pour qu’on puisse attacher le

canot d’une meilleure façon.


CHRISTIAN PILON

Quand j’enlève le téléphone

et je leur

donne une racine à travailler,

quand je leur fais splitter

du bois, quand ils attachent,

quand... Ça les garde occupés

avec leurs mains et souvent, ils

partent. Ils n’entendent pas les

cloches. Ça arrive ça, souvent.


CAMILINA DAOUD, une des jeunes qui aide à la fabrication du canot, donne ses impressions sur l’atelier.


CAMILINA DAOUD

Ça me donne une chance

d’apprendre plus à propos

d’autres croyances

et d’autres légendes

que je connaîtrais vraiment pas

si je n’étais pas ici et c’est

vraiment une

expérience que j’aime.


JULIO MELARA-LACROIX, un des jeunes qui aide à la fabrication du canot, donne ses impressions sur l’atelier.


JULIO MELARA-LACROIX

J’ai appris beaucoup de

la culture, comment c’était

vraiment difficile

pour les Anishinaabe,

comment tu te fais pousser hors

du chemin pour que les

autres qui sont venus ici...


CHRISTIAN PILON

Je veux qu’ils soient

capables, eux autres, parce que

c’est eux autres qui vont être

en charge plus tard, de passer

ça aux plus jeunes aussi et

d’enseigner que t’as besoin

d’avoir peur des Indiens.

Et c’est pas vrai que c’est tous

des saoulons et c’est pas vrai

que... Tu sais, enlever tous les

stéréotypes; arrêtez

de faire ça.

On veut pas se faire assimiler,

mais on veut s’enrichir avec nos

différentes cultures, et on est

tous connectés, on est tous

indigènes de quelque part.

Les ambassadeurs et l’école sont

responsables du canot, d’en

prendre soin, de propager son

histoire, tous les enseignements

qu’il y a avec le canot.

Et je leur souhaite une fois par

année, au moins, de faire une

mise à l’eau avec leur canot.

C’est rassembleur ce projet-là.

Et c’est en plein ça que je veux

faire: rassembler les gens.


Le reportage se termine par la mise à l’eau d’un canot.

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