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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Hommage à Champlain : Statue à Ottawa

Pour rendre hommage au grand explorateur français Samuel de Champlain, plusieurs statues ont été érigées dans l’Est du Canada, notamment à Québec. La capitale nationale dispose elle aussi d’une statue de Champlain, sur la Pointe Nepean. À Ottawa, la Pointe Nepean offre une vue imprenable sur la rivière des Outaouais, sur le Parlement du Canada et sur le parc de la Gatineau, au loin.

Un endroit idéal pour installer la statue de Samuel de Champlain portant son célèbre astrolabe et regardant au loin la région qu’il est venu explorer, il y a plus de 400 ans. L’année 2015 marque d’ailleurs le 400e anniversaire de la présence francophone en Ontario.

Cette statue possède son histoire et ses secrets que nous livre le conservateur du Musée canadien de l’histoire, Jean-François Lozier.

Un reportage de Benjamin Vachet.



Réalisateur: Benjamin Vachet
Année de production: 2014

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

JEAN-FRANÇOIS LOZIER, conservateur en Amérique française au Musée canadien de l'histoire, est en entrevue devant la statue de Samuel de Champlain à Ottawa.

JEAN-FRANÇOIS LOZIER

Ce qui distingue cette

statue des autres statues

de Champlain, c'est peut-être

la pose qui l'inscrit dans le

paysage. C'est un Champlain

homme d'action, explorateur,

un Champlain revendicateur

de territoire. C'est le fruit

de l'enthousiasme de la

passion historique d'un groupe

d'amateurs ottaviens, dont Sir

Sandford Fleming, l'inventeur

du système de fuseaux horaires.

Aussi, Benjamin Sulte qui est

un fonctionnaire, mais aussi

historien très prolifique.

C'est eux qui ont l'idée

d'ériger un monument à Champlain

à Ottawa. Il y en avait un

à Québec, il y en avait

un à Saint-Jean

au Nouveau-Brunswick, depuis

quelques années. Et donc,

on voulait un monument, ici.

Sauf que, pour lever les fonds,

ça a pris un certain temps.

On voulait l'inaugurer, d'abord,

en 1913, pour célébrer le 400e

du premier voyage de Champlain.

Mais finalement, c'est seulement

en 1915, au mois de mai,

qu'on l'inaugure en la présence

du premier ministre Borden,

du gouverneur général.

On se trouve actuellement sur la

pointe Nepean à Ottawa. C'est un

endroit duquel on peut voir la

rivière sur laquelle Champlain

aurait canoté. Au moment

où on voulait trouver un lieu

pour y placer le monument, on a

également posé comme hypothèse

que Champlain serait peut-être

monté ici pour prendre

ses observations

avec son astrolabe.

Il y a quelques petits détails

que le grand public ne voit pas

forcément, et que l'historien

ou l'historienne voit plus

facilement. D'abord, celui de

l'astrolabe. Le Champlain de la

statue, le Champlain de la

pointe Nepean tient son

astrolabe à l'envers.

C'est-à-dire qu'un astrolabe,

il faut le pendre plutôt que

le tenir à bout de bras.

D'autre part, cet astrolabe si

caractéristique du personnage

de Champlain dans le mythos

ontarien, bien, il est vrai

qu'il se trouve un astrolabe dit

de Samuel de Champlain, qui lui

a longtemps été attribué

dans nos collections au Musée

canadien de l'histoire, mais

cette attribution fait doute

depuis quelques décennies.

D'autre part, la figure de

Champlain. Champlain, on ne

connaît pas son apparence

physique. Il y a, naturellement,

une image qui fait partie de

l'imaginaire collectif avec la

petite barbichette.

(Nous voyons la gravure de Balthazar Moncornet, faux portrait de Samuel de Champlain.)

[JEAN-FRANÇOIS LOZIER:] Bien, ce

que la plupart d'entre nous ne

savons pas, c'est que Hamilton

MacCarthy, le sculpteur, se sert

de Benjamin Sulte, un des

promoteurs du projet de statue,

pour définir les traits de

Champlain. Sulte, comme par

hasard, avait une barbiche qui

faisait très... Il y a des

moustaches qui faisaient très

XVIIe siècle. C'était pratique.

Ensuite, ce que certains

se rappelleront peut-être,

c'est qu'il y a longtemps eu une

statue d'un autochtone, un guide

Anishinabe ou Algonquin, au pied

de la statue. Elle a été

déplacée, il y a à peu près

une quinzaine d'années, suite

à des manifestations, suite

aux protestations de l'Assemblée

des Premières Nations et de

différents groupes qui voyaient

une représentation autochtone

stéréotypée, qui plaçait la

figure de l'Autochtone avec un

"A" majuscule dans une position

de subjugation. Eh bien, cette

statue, elle a été déplacée.

On peut la voir dans le parc

Major, de l'autre

côté de la rue.

(Nous voyons la statue du guide Anishinabe dans le parc Major.)

JEAN-FRANÇOIS LOZIER

Cette statue, elle représente

Champlain d'abord, mais elle

représente aussi un partenariat

biculturel, parce que parmi les

promoteurs de la statue, il y a

des Canadiens français, comme

Sulte, mais il y a des Canadiens

anglais. Il y a une volonté chez

ces promoteurs de créer une

occasion qui soulignerait

l'union des "races", comme

on disait à l'époque.

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