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Chronique Top 5 : Aimer la poésie

Invité d’honneur du Salon du livre de l’Outaouais 2015, le poète Éric Charlebois a publié plusieurs recueils de poésie et participé à de nombreuses activités littéraires et artistiques un peu partout au Canada ces dernières années.

Certains de ses textes ont même fait l’objet d’une série Web et, en 2014, il a publié ses poèmes dans un recueil collectif intitulé “ De l’enfermement à l’envol : rencontres littéraires “.

Lauréat de plusieurs prix, dont le Prix Trillium, Éric Charlebois anime également des ateliers d’écriture poétique et narrative, de création spontanée, d’analyse littéraire, de discours argumentatif, d’éthique du rapport à l’autre et de situation de communication.

Alors que la poésie reste un genre littéraire moins populaire, il nous partage sa passion en évoquant cinq raisons d’aimer la poésie.



Réalisateur: Raphaëlle Mercier
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

ÉRIC CHARLEBOIS, poète, présente «5 raisons d'aimer la poésie».


Intertitre :
5. La musicalité


ÉRIC CHARLEBOIS

La composante de la musicalité

en poésie a fait beaucoup

d'adeptes. C'est comme si

c'était un refuge pour

les néophytes en poésie,

c'est-à-dire ceux qui s'y

connaissent un peu moins ou qui

se croient moins en connaître.

Donc, on s'accroche à ces

syllabes-là, on s'accroche à de

la mesure et en même temps, on

se dit: Bon, l'incompréhension

devant les mots, devant

ce lexique-là, bien

je peux me la pardonner parce

que je me laisse bercer,

puis même que je me prends

à fredonner des airs

de cette chanson-là ou

même de cette versification-là.

Il y a cette musique-là derrière

la poésie quand on la lit à

haute voix. Et j'y crois

fermement. J'y tiens mordicus.

La poésie elle est faite

pour lire à haute voix,

quoi qu'on en dise.


Intertitre :
4. La brièveté


ÉRIC CHARLEBOIS

Les années 2000: on est pressés.

Tout est urgent. On n'a pas de

temps à perdre. Pourquoi prendre

un roman alors qu'on pourrait

simplement prendre un beau

recueil de poésie, n'en lire

qu'un vers, n'en lire que trois

mots, les poser là, se dire:

Bien, je vais y réfléchir,

je vais creuser, je vais forer.

Donc, il y a ce caractère de

brièveté, d'instantanéité-là,

à lire la poésie.

Inversement à l'écrire.

Et puisque tout est instantané,

tout devient intemporel.


Intertitre :
3. Les possibilités rhétoriques

ÉRIC CHARLEBOIS

La rhétorique, c'est

cette possibilité

d'accoler plusieurs sens à une

tout autre réalité. Il faut

simplement être conscient

du fait que lorsque je vois,

par exemple, dans le poème, une

synesthésie, c'est-à-dire les

cinq sens en une seule image,

bien, c'est pas dans le roman

que je le vois. C'est simplement

dans le personnage, dans

le «je» qui est là, qui, lui,

peut se permettre de concevoir

ainsi ce qui l'entoure.


Intertitre :
2. Les tiraillements


ÉRIC CHARLEBOIS

Les paradoxes, hein, c'est

un petit peu la façon dont cette

vie est conçue. Une seconde,

tout est bien... Oups! Pour

s'écrouler. C'est d'être

tiraillé, taraudé par des

éléments contrastants, par des

éléments qui veulent fusionner,

mais qui résistent. Donc,

il y a comme champ magnétique

antéposé, postposé, contre-posé.

Quelle est donc cette poésie?

C'est les tiraillements, les

champs de tiraillements dans les

sens auxquels on est confronté,

seconde après seconde,

minute après minute.


Intertitre :
1. L'identification


ÉRIC CHARLEBOIS

Le lecteur prend un malin

plaisir, un plaisir de voyeur, à

se reconnaître, à s'identifier,

afin de croire qu'il n'est pas

le seul à vivre soit le malheur

qu'il est en train de vivre,

soit le bonheur, bien qu'on

écrive très peu quand on est

heureux. On fait autre chose.

Quoi qu'il en soit, ce que

le lecteur cherche, c'est une

issue à la situation qu'il est

en train de traverser.

Donc, souvent, en écoutant

chanson, en lisant poème,

on se dit: Eh bien,

il y a calque. Je me reconnais

dans la façon dont le sujet

énonciateur dans ce poème précis

compose avec les événements,

événements qui ressemblent

drôlement à des événements

que j'ai déjà vécus.

L'important, c'est peut-être

de ne pas nommer ou de nommer

le moins possible pour laisser

place à l'impression, à

l'esprit du lecteur.


Une image de livre apparaît. Les informations suivantes sont indiquées dessus : «Sous la direction de Sylvie Frigon De l’enfermement à l’envol Rencontres littéraires les Éditions du remue-ménage et Éditions Prise de parole».

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