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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Chronique Top 5 : Parler en français

Entre le Canada et la France, qui parle le meilleur français? Aucun des deux. En cinq arguments, France Martineau, professeure au département de français de l’Université d’Ottawa, démonte le mythe d’un français de France supérieur à celui du Canada.

Titulaire de la chaire Langue, identité et migration en Amérique française, France Martineau nous explique l’évolution de la langue française et se fait rassurante sur l’avenir de la langue de Molière, de Champlain et des autres… Elle livre cinq faits qui démontrent que le français du Canada n’est pas moins bon.

D’un pays francophone à l’autre, le débat fait rage pour savoir qui parle le meilleur français. Anglicismes et néologismes seraient à la base d’un affaiblissement de la langue française selon certains.



Réalisateur: Carine Ouellet
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

FRANCE MARTINEAU, professeure au département de français de l'Université d'Ottawa, présente «5 faits qui démontrent que le français du Canada n'est pas moins bon».


Intertitre :
5. Les archaïsmes


FRANCE MARTINEAU

Le Français qui arrive au

Canada trouve qu'on parle de

façon différente, qu'on a de

vieilles expressions. Comme

«barrer la porte», «couverte»,

«écornifler», «déjeuner» à la

place de «petit-déjeuner».

Mais ce qu'il faut voir, c'est

que l'archaïsme, c'est toute une

question de perspective. Pour

nous, ces mots-là, ce sont des

mots bien vivants, bien actuels.

Et le mot «déjeuner» est

tout aussi légitime

que «petit-déjeuner».


Intertitre :
4. Les anglicismes


FRANCE MARTINEAU

Les anglicismes ne sont pas

une menace pour le français

du Canada. Toute langue a besoin,

évidemment dans une certaine

mesure, d'emprunter à d'autres

langues pour enrichir son

vocabulaire. Et le français

a emprunté de tout temps à

d'autres langues et ça, bien

avant que le français soit

importé au Canada. Par exemple,

au XVIe siècle, on a beaucoup

emprunté à l'italien. Le mot

«balcon» vient de l'italien et

aujourd'hui, il est complètement

intégré au français.

Le français du Canada a emprunté

aux Premières nations des mots

comme «achigan», «atoca»,

«ouaouaron». Donc, ce qui est

important, lorsqu'on emprunte,

c'est de bien intégrer

ces mots à la langue.


Intertitre :
3. Les néologismes


FRANCE MARTINEAU

La création de mots nouveaux, ce

n'est pas une faiblesse de

la langue. C'est plutôt un

indicateur que la langue,

elle est bien vivante, bien

dynamique. Et au Canada

français, nous, on est très

innovateurs du point de vue

des néologismes. Donc, de

la création de mots nouveaux.

Comme «professeure», «docteure».

On a créé aussi beaucoup de mots

nouveaux pour désigner des

réalités nouvelles. On pense à

«courriel», à «babillard», à

«dépanneur». Souvent, ces

mots-là vont même être

repris par l'ensemble de la

francophonie. Le mot «courriel»,

par exemple. Donc, le Canada

français est très ouvert à la

modernité. D'ailleurs, c'est

l'un des pays francophones qui a

accepté le plus rapidement

la nouvelle réforme de

l'orthographe et ce,

bien avant la France.


Intertitre :
2. Les différents registres


FRANCE MARTINEAU

Les jeunes Canadiens français ne

parlent pas moins bien, ils

n'écrivent pas moins bien que

les jeunes Français de France.

En fait, les jeunes ont accès à

plusieurs registres de

langues, à plusieurs variétés de

français. Et puis, les jeunes

aiment jouer avec la langue.

Ce n'est pas parce qu'ils vont

créer des mots nouveaux, qu'ils

vont raccourcir les mots, comme

dans le clavardage, qu'ils sont

pas capables ensuite d'utiliser

un autre type de français dans

des situations plus formelles.

Ce qui est important, c'est

d'avoir accès à un français qui

est utilisé dans toutes les

sphères de la vie. C'est aussi

d'être tout à fait confortable

d'utiliser ce français-là. C'est

ce qu'on appelle la sécurité

linguistique et d'en être fier.


Intertitre :
1. La vitalité


FRANCE MARTINEAU

Est-ce que la langue est en

train de se perdre en Amérique

du Nord? Non, elle est

bien vivante. On a qu'à penser à tous

les endroits, toutes les communautés

où le français est encore

majoritaire d'est en ouest

du pays. On pense au nord-est du

Nouveau-Brunswick, la région de

Caraquet, au Québec, à l'Est

ontarien, Hawkesbury, Casselman.

au nord de l'Ontario, Hearst. Au

nord de la Saskatchewan, Zenon

Park. Ce qu'il faut se dire,

ce qui est important, au-delà de

est-ce qu'on est en contexte

minoritaire, majoritaire,

multiculturel? C'est vraiment

que les gens se sentent vraiment

appartenir à une francophonie

mondiale, à une francophonie

canadienne.


L'adresse internet suivante apparaît : polyphonie.uottawa.ca

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