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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Chronique Top 5 : Tabous

Diane Pacom, professeure à l’École d’études sociologiques et anthropologiques et spécialiste de la pensée sociale et politique contemporaine, nous révèle cinq sujets tabous au Canada.

Chaque société possède ses sujets interdits, ses tabous ou ses thèmes gênants, qu’il vaut mieux éviter d’aborder pour ne pas jeter un froid lors d’un dîner ou autour d’un café avec ses nouveaux collègues.

Ces sujets à ne pas aborder évoluent avec les époques et ne sont pas les mêmes aujourd’hui qu’ils pouvaient l’être quelques décennies auparavant.

La place de la religion dans la société, l’égalité hommes/femmes, l’avortement… Ces thèmes autrefois proscrits sont aujourd’hui des sujets de conversation beaucoup plus acceptables.

Quels sont les sujets à éviter aujourd’hui dans la société canadienne?



Réalisateur: Carine Ouellet
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

DIANE PACOM, professeure, école d'études sociologiques et anthropologiques à l'Université d'Ottawa, présente «5 sujets à ne pas aborder dans la société canadienne».


Intertitre :
5. Les droits de la personne


DIANE PACOM

Les Canadiens sont très

sensibles à ce rôle qu'ils se

sont donné depuis très longtemps

d'être un peu les garants des

droits de la personne un peu à

l'échelle internationale. Alors,

quand on nous critique à ce

niveau-là, quand on dit: «Oh, le

Canada est un pays xénophobe.

C'est un pays qui ne s'occupe

pas nécessairement des personnes

qui ont besoin d'aide, etc.» On a

toujours une attitude

un peu défensive.


Intertitre :
4. L'histoire coloniale


DIANE PACOM

Jusqu'aujourd'hui, la

société canadienne n'a pas

nécessairement géré cette

question du passé. Pas seulement

la société canadienne, mais aux

États-Unis, un peu partout aussi

en Europe, on vit dans

une période qu'on appelle

postcoloniale. Donc on est

encore avec cette blessure

profonde qui relève des erreurs

qui ont été commises par nos

ancêtres. Donc effectivement, on

n'a pas toujours envie de

parler de ce sujet.


Intertitre :
3. Les Premières Nations


DIANE PACOM

Dans l'imaginaire social

canadien, il y a cette

culpabilité profonde par rapport

à ce qui a été commis encore une

fois par nos ancêtres au niveau

de la destruction, si vous

voulez, de la réalité des

Premières Nations qui

étaient là avant nous. Et

jusqu'aujourd'hui, ça reste

un problème épineux parce que la

question n'a pas été gérée, n'a

pas été réglée. Donc on le voit,

à chaque année, il y a un sujet

qui nous ramène à ça, que

ça soit le problème des

dépendances, que ça soit les

problèmes de suicide, les

problèmes de crime. Il y a

toujours quelque chose qui nous

ramène au fait qu'on est venu

dans ce pays, on s'est installé,

et on a tassé les gens qui

étaient avant nous et qu'on

n'arrive pas encore à leur faire

justice et à leur donner,

si vous voulez, ce

qui leur revient.


Intertitre :
2. Les États-Unis


DIANE PACOM

Le Canada est toujours comparé

aux États-Unis. Le regard sur

les États-Unis et le Canada est

un regard qui est un peu confus.

Quand les gens viennent ici, et

même nous autres, les citoyens

du Canada, on a tendance à se

dire: «Mais on n'est pas comme

les Américains ». Ça, c'est la

première chose qu'on dit aux

autres. Les gens nous disent:

«Mais oui, mais vous faites

partie de l'Amérique du Nord»,

etc. Donc on passe beaucoup

de temps et beaucoup d'énergie à

porter un regard critique par

rapport aux États-Unis et à nous

ramener à notre identité

canadienne, qu'on le veuille

ou qu'on ne le veuille pas,

a un côté américain. Donc

l'américanité fait partie de

notre identité, mais on n'aime

pas quand on se fait assimiler,

si vous voulez, à la mouvance

politique, culturelle ou

économique américaine.



Intertitre :
1. La vie privée



DIANE PACOM

On n'aime pas étaler notre vie

privée en public. On est très

protecteurs de notre vie privée.

Encore une fois, contrairement

aux États-Unis ou même à

certains pays d'Europe, la

France particulièrement, ou les

gens sont plus portés à

parler d'eux-mêmes, de leurs

sentiments, de leurs relations,

de leur vie sexuelle, de

leur richesse. Si on regarde aux

États-Unis, l'étalage de la

richesse est un peu partout,

alors qu'ici, on est un peu plus

austère dans notre comportement.

Et on n'aime pas nécessairement

parler de nous, de nos enfants,

de notre mari et de notre job

à des gens qu'on ne connaît pas.

Alors ça, je pense que c'est

quelque chose qui choque quand

on nous pose des questions qui

relèvent justement de cette

vie privée qu'on chérit et qu'on

essaye d'abriter de tout le

public et de tout ce qui

se passe au niveau public.



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