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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Souvenirs de journaliste parlementaire

Le journaliste Joël-Denis Bellavance couvre la colline parlementaire depuis plus de deux décennies.
Diplômé de journalisme à l’Université de Carleton, il a travaillé pour le quotidien de la rue Clarence, Le Droit, à Ottawa, et a collaboré avec la Presse canadienne, les journaux Le Soleil et le National Post.

En septembre 2003, il a commencé à écrire pour le quotidien vedette du groupe Gesca, La Presse, à Montréal.

Spécialiste de la politique fédérale, il a suivi de nombreuses sessions parlementaires, des débats parfois houleux et des votes controversés. Il a connu les coulisses de la politique et nous en livre 5 anecdotes.



Réalisateur: Raphaëlle Mercier
Année de production: 2014

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Dans ce Top-5, JOEL-DENIS BELLAVANCE, journaliste parlementaire, propose : 5 moments forts de ma couverture parlementaire. En commençant par le numéro 5 : La vague orange de 2015


JOEL-DENIS BELLAVANCE

La vague orange, je pense que

c'est un événement qu'il faut

rappeler. Pourquoi? Parce que la

vague orange de 2011 a entraîné

la disparition d'un parti politique,

celui du Bloc Québécois,

qui régnait en maître

pendant près de 20 ans au

Québec. Et pour la première

fois en 20 ans, un parti

fédéraliste a réussi à prendre

la majorité des sièges au

Québec, le NPD, qui, il faut

le souligner, n'avait pas de

racines auparavant, donc ce

fut toute une victoire éclatante

pour le NPD, et grâce à cette

victoire, maintenant, le NPD

peut aspirer, aux prochaines

élections, à peut-être former

le premier gouvernement

néo-démocrate de

l'histoire du pays.


[Début information à l'écran]

4 3 Gouvernements minoritaires successifs

[Fin information à l'écran]


JOEL-DENIS BELLAVANCE

Ça a commencé par l'élection

du gouvernement minoritaire

libéral de Paul Martin,

et c'était une nouveauté depuis

1979, donc le premier en 25

ans. Et ça a amené son lot

d'instabilité. On ne savait pas

si le gouvernement allait être

défait à la première occasion,

parce que les partis politiques

de l'opposition voulaient des

demandes, soumettaient des

demandes au gouvernement, qui

étaient souvent rejetées, mais à

la dernière minute, il y avait

un accord qui était conclu

entre les différents partis

politiques. Donc, ça s'est

répété après 2004, en 2006 et

en 2008. Pendant ces trois

gouvernements minoritaires

successifs, on a vu la dynamique

changer au parlement. Beaucoup

de partisanerie, beaucoup de

coups bas. Et je pense que ça a

influencé le discours politique

à la Chambre des communes

depuis lors. On sent que la

partisanerie est vraiment ancrée

maintenant. Et je crois que

c'est le résultat de trois

gouvernements

minoritaires successifs.


[Début information à l'écran]

3 La démission de Jean Chrétien

[Fin information à l'écran]


JOEL-DENIS BELLAVANCE

M. Chrétien a été un homme

politique qui a oeuvré sur la

scène fédérale pendant près de

40 ans. C'est un homme qui a

donné vraiment toute sa vie à la

politique canadienne. Il a aussi

été premier ministre du Canada

pendant neuf ans, et a réussi

l'exploit à remporter trois

majorités de suite, ce qui ne

s'était pas fait depuis Wilfrid

Laurier, donc, à mon sens,

Jean Chrétien aura sa place

dans l'histoire. Mais une autre

raison me pousse à mentionner

cette démission de Jean

Chrétien, c'est que M. Chrétien

était un homme qui était attaché

à la francophonie canadienne,

comme aucun autre premier

ministre depuis. Et donc,

on le voyait dans ses discours,

de M. Chrétien, il prenait

le temps d'aller visiter,

par exemple, les Acadiens du

Nouveau-Brunswick et les gestes

qu'a posés son gouvernement

libéral dans son ensemble,

ont été favorables à la

francophonie canadienne.

Son départ a laissé un vide,

je vous dirais. Parce que depuis

que M. Chrétien est parti,

les premiers ministres qui

l'ont suivi, soit Paul Martin

et Stephen Harper, ont eu moins

le réflexe de la francophonie

canadienne. Il faut souvent leur

rappeler que la francophonie

canadienne existe.


[Début information à l'écran]

2 L'élimination du déficit

[Fin information à l'écran]


JOEL-DENIS BELLAVANCE

Les libéraux de Jean Chrétien

ont réussi à éliminer le déficit

en 1997, et ça faisait près

de 40 ans que les gouvernement

fédéraux enregistraient des

déficits successifs.

Et auparavant, avant que les

libéraux de Jean Chrétien

réussissent l'exploit, il y

avait eu un éditorial assez

marquant et dévastateur dans

le Wall Street Journal,

qui est la référence

financière aux États-Unis,

qui traitait le Canada de

tiers-monde du Nord. Cette

remarque avait blessé énormément

les politiciens à Ottawa, et

même les fonctionnaires. Mais

le résultat de ça, c'est que

les libéraux, avec Paul Martin,

évidemment, comme ministre des

Finances, ont réussi l'exploit

d'éliminer le déficit. Et ça a

changé tout à fait la dynamique

politique à Ottawa. Pour une

première fois, on cessait de

s'endetter, et on pouvait parler

d'investissement stratégique

pour l'avenir dans la santé, la

recherche au niveau de la

science, donc, de nouvelles

portes s'ouvraient aux Canadiens

et on pouvait même parler

d'allégement fiscal et depuis ce

temps-là, c'est devenu presque

un dogme à Ottawa, d'avoir

des budgets équilibrés.


[Début information à l'écran]

1 Le référendum sur la souveraineté du Québec en 1995

[Fin information à l'écran]


JOEL-DENIS BELLAVANCE

Le 30 octobre 1995, le Canada

était en jeu et on est venu à

50 000 voix de voir une rupture

ou de voir le camp du Oui

remporter la victoire lors du

référendum sur la souveraineté

du Québec et une victoire

du Oui aurait signifié de

lourdes conséquences. Le Canada

ne serait pas ce qu'il est

aujourd'hui si le Oui l'avait

emporté en 1995 et Jean Chrétien

n'aurait finalement pas pu

continuer comme premier

ministre. Il y a des gens

qui étaient prêts à réclamer son

départ. Finalement, le Non l'a

emporté par la peau des fesses

si vous me passez l'expression

et on a vu quand même le ton

changer à Ottawa concernant la

tenue d'un futur référendum. Il

y a l'adoption de la Loi sur

la clarté qui l'encadre très

sérieusement la tenue d'un

prochain référendum. Évidemment,

il y a eu également, à Ottawa,

l'arrivée de Stéphane Dion,

l'illustre professeur de Montréal,

qui est devenu, si vous voulez, l

e gardien de l'unité nationale à Ottawa

au sein du gouvernement de

Jean Chrétien. C'est lui qui a

parrainé la Loi sur la clarté

et qui a vraiment changé

la dynamique des relations

fédérales-provinciales.



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