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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Charles Pachter : Impact d'un artiste

Qu’arrive-t-il lorsque le célèbre artiste canadien Charles Pachter décide de transformer un ancien local de réparation de voitures en un atelier et un lieu de résidence à Orillia, petite ville du Nord de l’Ontario? Cela a forcément un impact sur la scène artistique locale et sur beaucoup d’autres choses. Charles Pachter, dont la carrière a été propulsée par la fameuse toile “ Queen on Moose “, en 1972, est plus qu’un peintre. Il possède une vision “ transformative “ en architecture : l’artiste repère des espaces intéressants dans des quartiers délaissés et s’amuse à les transformer. À Orillia, avec son studio MOFO (Moose Factory of Orillia), il se veut à l’avant-garde afin de montrer aux habitants ce qui est possible, et d’initier l’envie de venir s’installer dans cette ville. La scène artistique, les commerces et la ville accueillent ses projets avec enthousiasme et souhaitent que ce premier pas de l’artiste Charles Pachter ait pour conséquence de convertir Orillia en une destination d’art et de culture, au même titre que Hamilton. Un reportage de Chrystelle Maechler.



Réalisateur: Chrystelle Maechler
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Il s’agit d’un reportage sur la place des arts dans la petite ville d’Orillia, en Ontario. Une entrevue est réalisée avec CHARLES PACHTER, un artiste qui y habite et souhaite y voir l’art prendre plus d’importance.


CHARLES PACHTER

Je ne sais pas pourquoi, mais

ça m’intéresse tellement les

gens dans les petites villes.

C’est le contraire de Toronto.

Mais il y a un charme, une

innocence. J’ai acheté à l’Armée

du salut là-bas une reproduction

de la Vénus de Milo, le torse.

J’ai dit à la bonne femme:

"C’est pas possible! Comment

est-ce que ça peut être que

20 $?" Elle dit: "Mais il manque

les bras." J’ai dit: "Mais il

manque la tête aussi."

"OK, 10 $."

Voilà.


CHARLES PACHTER ajoute des propos en anglais.


CHARLES PACHTER

(Propos traduits de l’anglais)

C’est ce que j’aime de cette ville.


NINETTE GYORODY, directrice générale du musée d’art et d’histoire d’Orillia, nous parle davantage de CHARLES PACHTER.


NINETTE GYORODY

(Propos traduits de l’anglais)

Charles Pachter est un passionné d’Orillia

depuis plus de 30 ans, dès qu’il a eu une

ferme à Oro-Medonte. Maintenant qu’il

a le studio MOFO, un bâtiment industriel

en ville qu’il a rénové, il est devenu un

membre de la scène artistique du district

de Peter Street à Orillia.


CHARLES PACHTER

Orillia, je l’ai trouvée

charmante et je voulais faire

à Orillia ce que je faisais ici,

sur Queen Street, dans les

années 70. J’avais refait une

douzaine de vieux bâtiments à

Queen Street. J’ai trouvé

un ancien dépôt de réparation de

voitures et j’ai un bel espace

là-bas pour vivre et travailler.

Ayant acheté le terrain à côté,

je vais me faire construire une

maison vraiment dans le vent,

écologique, juste pour montrer à

cette ville ce qui est possible.

Mon ancien dépôt de réparation,

je l’ai appelé MOFO, ce qui veut

dire Moose Factory of Orillia.

Vous savez ce que ça veut dire

en plus "MOFO"? Mother...

Je ne savais pas. Mais j’ai

gardé le nom. Alors, les gens

là-bas croient que c’est

absolument à pleurer de rire.


NINETTE GYORODY

(Propos traduits de l’anglais)

Charles s’est intégré tout de suite.

Personne ne l’a jamais considéré

comme un étranger. Il fait partie

de la communauté d’Orillia depuis

si longtemps. Il connaît très bien

les commerces.


CHARLES PACHTER

J’allais tout le temps, tout

le temps à cette belle ville

d’Orillia pour acheter

des butter tarts.

Les butter tarts sont pour le

Canada ce que les croissants

sont pour la France. Une fois,

j’ai monté un de mes tableaux,

un tableau de butter tarts

que j’ai fait et le titre,

c’était State of the Tarts.

Il y a la vieille bonne femme,

Miss Wilkie, qui venait de

la pâtisserie en me disant:


CHARLES PACHTER tient des propos en anglais en imitant Miss Wilkie.


CHARLES PACHTER

(Propos traduits de l’anglais)

Mon amie Marge m’a dit que

je devais venir voir la toile.


CHARLES PACHTER

(Poursuivant l’entrevue en français)

Comme ça, tu comprends? Alors,

elle voit le tableau et c’était

30 000 $. Elle était absolument

choquée et elle m’a dit: "La

pâtisserie ne vaut pas 30 000 $."

J’ai dit: "Alors, pourquoi donc

je ne fabriquerais pas une

estampe pour vous où vous

pourrez mettre la gravure sur le

mur." Elle dit: "Bien, qu’est-ce

que vous voulez en échange pour

cela?" J’ai dit:

"Butter tarts pour la vie."

Elle m’a dit: "On

va commencer avec une douzaine."

C’est ce qu’elle m’a dit.


NINETTE GYORODY

(Propos traduits de l’anglais)

Charles est très connu, c’est donc

merveilleux que cette personnalité

de l’art contemporain vive et

travaille parmi nous. Il essaie de

promouvoir le concept d’atelier-résidence,

un peu comme à Hamilton pour les

artistes. Les jeunes qui n’ont pas

les moyens d’habiter dans les grandes

villes, peuvent venir à Orillia et

rejoindre une communauté artistique

dynamique.


CHARLES PACHTER

C’est un nouveau chapitre

de me faire construire une belle

maison contemporaine en plein

centre-ville, dans un quartier

qui est un tout petit peu dans

le passé. Il y a beaucoup de

petites maisons qui ont besoin

d’être refaites, puis il y a

toute cette histoire de l’asile,

Huronia Regional Center,

construit à la fin du XIXe

siècle. Mais l’histoire est

assez tragique. Il y avait

beaucoup de gens qui étaient

incarcérés là-dedans. Mais

de cette souffrance, on veut

recréer quelque chose de joyeux

et de créatif, qui va être une

destination internationale

pour les arts. Ça peut relever

l’importance du site et ça va

relever la chance des gens pour

un emploi dans cette ville. Et

nous allons le renommer Huronia

Cultural Campus. Il y a des

comités qui travaillent

là-dessus. Le gouvernement

de l’Ontario est prêt à nous

écouter. Mais nous n’avons pas

de doute que ça va

venir. Ça va arriver.


NINETTE GYORODY

(Propos traduits de l’anglais)

Je pense que Charles arrive

au bon moment avec les bonnes

idées et la bonne vision. Nous avons

le bon maire en ce moment pour faire

avancer cette vision. Charles est à

l’avant-garde des changements

dans cette petite ville de l’Ontario.


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