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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Danseuses de ballet : Sur la pointe

Pour les danseuses de ballet, le petit chausson de satin est perçu comme une extension de leur corps.
Alejandra Perez-Gomez et Lise-Marie Jourdain, deux danseuses du Ballet national du Canada ainsi que Lorna Geddes, la “ pointe shoe manager “ et ancienne danseuse étoile, racontent leur relation avec les pointes, ce magnifique chausson de satin rose. Le ballet et ses ballerines forment un univers beau et fascinant. Les danseuses deviennent des créatures presque déifiées dès lors qu’elles revêtent leurs pointes. Ces pointes les accompagnent six à sept heures par jour chaque jour, et sont leur principal outil de travail. Le chausson tellement convoité à l’heure des rêves de petite fille souhaitant devenir danseuse étoile reste un objet d’amour, mais devient également un objet de haine, maintenant qu’il occupe tellement leur quotidien. Il est ainsi associé à la magie de la performance mais aussi à la douleur. Un reportage de Chrystelle Maechler et Kalinka St-Pierre.



Réalisateur: Chrystelle Maechler
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Il s’agit d’un reportage sur les pointes, les chaussons que portent les ballerines. Des entrevues sont réalisées avec deux danseuses du Ballet national du Canada, LISE-MARIE JOURDAIN et ALEJANDRA PEREZ-GOMEZ. Les entrevues sont entrecoupées d’images de ballerines et des deux danseuses et de leurs pointes et des soins qu’elles leurs apportent. Elles nous parlent de la relation particulière qu’elles entretiennent avec leurs chaussons.


LISE-MARIE JOURDAIN

C’est un luxe,

c’est un objet magnifique.

Il est dans un très beau sachet,

c’est du satin, ça sent bon.


Une entrevue est réalisée avec LORNA GEDDES, gestionnaire des stocks de pointes du Ballet national du Canada.


LORNA GEDDES

(Propos traduits de l’anglais)

Ce sont les chaussons que les

danseuses vont porter, détruire,

frapper au marteau et avec lesquels

elles danseront jusqu’à ce qu’ils

soient trop sales. Ce processus ne

prend que six à huit heures dans

la plupart des cas.


ALEJANDRA PEREZ-GOMEZ

C’est drôle que les pointes,

c’est vraiment un symbole

de légèreté,

elles sont roses, en satin,

toutes délicates, mais quand tu

regardes une danseuse briser ses

pointes, c’est assez violent.

On amène des marteaux, on les

met dans la porte, on les

écrase, on fait toutes sortes de

choses pour se sentir bien dans

les pointes parce que c’est

pas un état naturel du pied.


LISE-MARIE JOURDAIN

Pour nous, c’est

l’extension de notre corps.


ALEJANDRA PEREZ-GOMEZ

C’est vraiment le

symbole de la ballerine, alors

quand il était temps d’avoir des

pointes à moi, c’était...

C’était assez magique.

J’arrivais à la maison et je

mettais mes pointes quasiment...

pour dormir parce que j’avais

tellement anticipé ce moment où

je pouvais devenir

une vraie ballerine.


LISE-MARIE JOURDAIN

J’ai eu ma

première paire de pointes pour

Noël. Donc maintenant, en

regardant mes casiers

remplis de pointes,

c’est un peu Noël

tous les jours.


LORNA GEDDES

(Propos traduits de l’anglais)

Les danseuses aiment que leurs

chaussons soient faits sur mesure.

Mais il faut se rendre compte

qu’elles dansent tout le temps.

Elles font de pirouettes difficiles

et la surface est aussi large qu’une

pièce de deux dollars. Les pointes

doivent bien s’adapter aux talons

pour ne pas qu’elles glissent.

Les pointes doivent être confortables

à plat et sur les pointes. Elles doivent

être flexibles tout en assurant un

bon soutien.


LISE-MARIE JOURDAIN

Je vais prendre un

très grand soin de mes pointes,

puisqu’elles vont être cruciales

dans ma performance. Si j’ai

besoin d’avoir des pointes qui

vont faire beaucoup de sauts, je

vais les rendre plus molles.

Si j’ai besoin de pointes qui

vont faire beaucoup de pointes,

beaucoup de bourrées sur

pointes, beaucoup de choses

vraiment, vraiment sur les

pointes, alors je vais les

garder un petit peu plus dures

pour qu’elles puissent résister.


ALEJANDRA PEREZ-GOMEZ

Moi, je brise la

semelle, j’enlève les clous

parce qu’un clou dans le pied,

c’est pas super.

Je mets de l’alcool à friction

sur les côtés de la chaussure

pour qu’ils s’élargissent un

peu. Puis j’enlève le satin du

bout pour que ça glisse

un peu moins.


LISE-MARIE JOURDAIN

Une fois

qu’elles sont parfaites, on y

touche plus. On les met de côté,

on inscrit des choses derrière,

on écrit ce qu’il faut et

elles sont prêtes pour

leur rôle spécifique.

Il y a, un peu, une relation

amour-haine avec cet objet.

C’est à la fois quelque chose de

très beau et ça nous donne

accès à un équilibre.

Être sur la pointe des pieds,

c’est quelque chose de

magnifique. Et parfois,

c’est aussi la douleur.


ALEJANDRA PEREZ-GOMEZ

Des fois, je peux

toujours apprécier le côté

magique, mais quand tu es

dedans, pendant six heures,

des fois, tu as juste envie

de les arracher de tes pieds.

Originalement, les pointes,

elles ont été inventées pour

donner l’impression de flotter,

alors j’aime ça participer

à l’art de la danse et de donner

cette illusion à l’audience.

De notre point de vue, ça prend

de la concentration, beaucoup

d’Advil après un long spectacle.

C’est très commun, pour les

danseuses, de mettre les

deux pieds dans un seau

plein de glace.


LISE-MARIE JOURDAIN

Je protège

beaucoup mes pieds. Avec

l’expérience, j’ai compris

que si j’oubliais... plus d’un

orteil, c’était sûr qu’il y

avait une blessure dessus.

Comme chaque artiste,

on devient un peu superstitieux.

Et c’est vrai que les pointes,

si ça marche pas bien en cours,

si elles tournent pas bien, si

elles font pas certaines choses,

elles iront pas en scène. Mais

il m’était arrivé aussi d’aller

en scène pour des choses qui

étaient assez difficiles et de

me dire: Cette paire de pointes,

je vais la combattre. Elle va y

aller et elle va faire ce

que je lui demande.


ALEJANDRA PEREZ-GOMEZ

On est

particulières avec nos pointes.


LORNA GEDDES

(Propos traduits de l’anglais)

C’est vraiment fascinant toutes ces histoires

de pointes...



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