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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Claude Bouchard et les seaux GADI

Amoureux du bois depuis ses premières années en tant que bûcheron, Claude Bouchard a transformé cette passion en travaillant le bois et en confectionnant des seaux. Chaque seau est une oeuvre d’art en soi, et Claude Bouchard tient à utiliser du bois local. Tout un travail de précision que ça lui prend fabriquer un seau rond où tous ses angles se toucheront. Voyez comment il vit sa passion, comment toute cette histoire a commencé et surtout comment il entrevoit le futur des forêts, sa source de matières premières!
Un reportage de Chantal Villemaire.



Réalisateur: Chantal Villemaire
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Sur le bord d'une route de campagne, un piquet avec un seau en bois accroché à l'horizontale, sert de boîte aux lettres. Au-dessus du seau, sur un panneau sont gravés les mots : Les seaux Gadi, Claude Bouchard.


CLAUDE BOUCHARD, Les seaux Gadi, transporte des planches et parle en entrevue dans son atelier. Au cours de l'entrevue, des images de son travail et de son environnement sont présentées.


CLAUDE BOUCHARD

On est beaucoup plus sensible

qu'on l'était, maintenant, à la

survie des forêts. On plante

beaucoup, beaucoup de

ces arbres-là qui vont

éventuellement mûrir, et quand

un arbre est mûr, il est mûr.

Son cycle est terminé, là. Donc,

il y a un temps de récolte

du bois aussi. Sinon, il va

pourrir et on va le perdre.

(grincement d'une scie)

J'ai aucune retenue pour mettre

des noeuds, pour mettre un petit

peu des imperfections qui font

partie d'un bois. Trop longtemps

on a été endormi par le chêne,

on a toujours pris le

« wood select », la partie parfaite

du chêne, qui va faire en

sorte qu'à quelque part,

le bois tombe endormi.

Tandis que moi, je lui donne

vraiment un cachet vivant.

Très interactif.


CLAUDE BOUCHARD vend ses seaux dans un marché.


CLAUDE BOUCHARD

Certaines personnes ont dit que

l'émotion que je mettais dans

la fabrication de mes produits,

elle est perceptible.

On peut la palper.

Chacun de mes produits sont

une oeuvre d'art, est une oeuvre

d'art en soi par rapport au

moment stratégique où est-ce que

je le crée, je le mets au monde.


CLAUDE BOUCHARD travaille dans son atelier-garage.


CLAUDE BOUCHARD

L'inspiration, elle est dans la

création de chacune des pièces.

Rien devient redondant. Un

moment donné, je prends le temps

de tout placer les pièces

pour faire en sorte que ça va

devenir un objet unique.

L'inspiration, la motivation,

c'est toujours le plaisir

de créer notre pièce.

La fabriquer de A à Z. Et même,

je parle beaucoup d'aller

chercher le bois en forêt

et de l'amener jusqu'à

cette production-là, jusqu'au

moment formidable où est-ce

qu'on procède à la vente.

La vente, c'est émotif.

La fabrication d'un seau peut

me prendre entre trois et huit

heures. Euh, si on parle d'un

bois très dur comme le pommier,

ça va me prendre jusqu'à huit

heures pour faire un seau, même

jusqu'à neuf heures, dix heures.

Mais le seau en cèdre,

le seau utilitaire en cèdre,

va me prendre à peu près

trois heures à faire.



CLAUDE BOUCHARD transporte ses seaux dans une camionnettes.


CLAUDE BOUCHARD

J'ai fabriqué un produit qui est

trop... pour son utilisation,

qui est trop beau. J'ai fabriqué

une poubelle en bois qui est

fort jolie. Mais la réaction des

gens, à 99%, c'est: "Bien non,

c'est bien trop beau." Bien là,

j'ai un petit peu un paradoxe.


De retour dans l'atelier, CLAUDE BOUCHARD poursuit son entrevue.


CLAUDE BOUCHARD

J'ai l'impression que cette

passion-là pour le bois vient

du fait que dans mon premier

métier, quand j'avais 17 ans,

dans le nord de l'Ontario, je

suis allé bûcher, oui. J'ai été

bûcheron pendant 12 ans. J'avais

ce sentiment-là de proximité

avec le bois, de précision

aussi. Quand on voit mes seaux

qu'on voit l'accumulation

de mes angles, si tu veux,

pour que la dernière des

22 pièces finisse et se ferme

comme il faut, il y a

une précision incroyable.

C'est comme ça que ça a

commencé, c'est un défi que

ma fille de 12 ans a lancé à son

papa: "Es-tu capable de faire

un seau genre vieux style?"

Alors, c'était le début. Alors,

ça a commencé à mijoter, à

savoir comment est-ce qu'on

pourrait faire un seau? Je suis

pas le genre "Google", moi. Moi,

je suis le genre à réfléchir

comment moi, je ferais un seau.

L'appellation "le seau Gadi",

le "G", bien sûr, c'est

pour "Geneviève", ça fait...

"Gadi", mais à l'envers, si

on l'épelle à l'envers, ça fait

"Idée à Geneviève". Alors,

Gadi à l'envers veut dire

que c'est l'idée à Geneviève.

Donc, à toutes les fois que

je mentionne les seaux, j'ai une

petite pensée pour ma charmante

fille adorée, Geneviève.


Des gens circulent devant le kiosque des Seaux Gadi, au marché public.


CLAUDE BOUCHARD

Les "wow" sont là, si tu veux.

Pour me démontrer que je vais

dans la bonne direction, le

monde dit: "Écoute, ce qui

fait la différence entre moi et

une autre personne, c'est que je

persiste, j'y crois." Et je suis

convaincu de la valeur de mes

produits. Donc, quand on vend

ses produits et qu'on est

convaincu, on est convaincant.



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