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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Attachez votre tuque ... de broue !

Faire partir une microbrasserie, difficile? Parlez-en avec Nicolas Malboeuf, propriétaire de la brasserie Tuque de Broue. En plein aménagement de sa toute nouvelle microbrasserie, Nicolas nous a permis de visiter les lieux, alors que l’édifice abrite présentement une imprimerie. Vous pourrez avoir un avant-goût des lieux. Découvrez les défis auxquels est confronté Nicolas Malboeuf et comment il entrevoit la suite des choses. Nous vous donnons aussi rendez-vous au mois de janvier 2016, pour une suite de ce reportage. Nous rencontrerons de nouveau Nicolas alors qu’il aura reçu certaines pièces essentielles à la fabrication de sa bière dans son édifice.
Une réalisation de Chantal Villemaire



Réalisateur: Chantal Villemaire
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

NICOLAS MALBOEUF, propriétaire de Tuque de broue, parle de son expérience dans le démarrage de son entreprise.


NICOLAS MALBOEUF

Il y a beaucoup de gens

qui m'approchent et qui disent:

"Ah, c'est le fun, une autre

microbrasserie", avec un ton

un petit peu "il y en a en masse

déjà". Les gens qui me disent

"il y en a assez", "c'est

saturé", bien c'est la même

chose, je pense avec les

restaurants, avec les centres

d'achat, les centres de

grocerypour la nourriture.

Tant qu'il y a une variété

d'un produit à l'autre, je pense

qu'il va y avoir une demande.

On est loin d'être saturés.

Je pense qu'on pourrait

doubler, tripler, en frais

de microbrasseries avant

qu'on soit même proches

du niveau de saturation.

La bière, c'est le fun, c'est la

joie de vivre. Faut revenir à

ça, faut revenir aux sources de

l'euphorie, le plaisir de boire

une bière avec des chums, la

famille. Donc Tuque de Broue,

il y a vraiment pas

plus léger que ça.

J'ai eu l'idée d'ouvrir la

microbrasserie après sept ans

que j'étais représentant de vin.

À travers les dernières et

quelques années, j'ai remarqué

que l'intérêt des clients

et des restaurateurs,

c'était vraiment sur la bière

locale. Fait que je me suis dit:

Comment je peux m'impliquer?

Comment je peux activer un

projet, un produit? Tout le

projet a commencé avec une

discussion avec quelques

investisseurs. "Nicolas, on

aimerait faire tel projet à

Embrun." Moi, j'ai donné mes

opinions, et je pensais qu'à

Embrun, ça avait besoin d'une

brasserie. J'ai réussi à leur

présenter un plan d'affaires et

en même temps, je l'ai présenté

à la banque à la Caisse pop.

J'ai été capable d'avoir du

financement. On parle d'un

demi-million de dollars pour

le lancement de la compagnie.

Les investisseurs, finalement,

j'en ai pas. C'est moi

et la Caisse pop.

Et je suis bien content.

Aujourd'hui, ma bière est

brassée à Big Rig, à Kanata.

Mon modèle d'affaires, c'était

vraiment de commencer avec

du contract brewing, qu'on

appelle, brassage sous contrat,

de faire ma bière chez quelqu'un

d'autre. Comme ça, je minimise

le risque de l'achat

d'équipement et ça me permet de

créer un brand. Ça me permet

d'avoir mes 40 et quelques

clients, de créer un genre

de réseau social, créer une

énergie, un engouement sur

la bière, sur ma compagnie avant

même d'avoir investi pour le

building pour les équipements.

Il y a plusieurs défis.

Peut-être qu'il y a des gens qui

pensent que c'est plutôt facile,

mais juste au niveau des permis,

le premier permis m'a pris

quatre mois à l'avoir. Il a

fallu avoir des plans d'affaires

extraordinaires, des révisions

intéressantes. Il y a tellement

d'éléments qui sont pas

présentés dans la brochure de

Comment ouvrir sa brasserie?

Les choses sont de plus en plus

concrètes, surtout avec la

bâtisse que j'ai trouvée à Embrun.

Ça s'appelle Impressions

maintenant. Ça va être pas mal

différent dans ce coin-ci. On va

mettre nos deux gros éléments:

la bouilloire, où on fait

bouillir le grain, on rajoute le

houblon. C'est ici que ça va se

passer. C'est la maison mère

qui va être installée. C'est

dur à voir aujourd'hui.

C'est cool. Fait qu'ici,

bien, en ce moment, ça, c'est la

grosse impression. Moi, je vais

avoir... On va mettre le CO2

dans une grosse tank ici, qui

s'appelle un bright tank.

C'est ici que la bière va passer

24 heures ici pour avoir les

petites bubulles. De là, j'ai le

keg washer, pour nettoyer les

kegs. Et on va avoir notre

machine pour encanner, notre

canning line. Alors, après

le cannage et les kegs, on va

apporter la bière ici dans

le frigidaire. Le frigidaire,

il va être vraiment la moitié

de l'espace ici. De l'autre côté

du frigidaire, c'est là que les

clients ont accès. Il y a quatre

portes, tu peux choisir

ta bière toi-même.

En janvier, on va s'établir

dans la bâtisse. En février,

les équipements vont arriver de

Charlottetown et on va installer

la brasserie. Mars, on commence

à faire la bière,

on a tous nos permis.

Et on va ouvrir les portes

de la brasserie avril, mai.

La prochaine fois qu'on va se

voir, il devrait y avoir deux,

trois gros camions avec huit

grosses tanks, et on va les

débarquer du camion et les

rentrer dans le

beer bin à Embrun.


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