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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Pandaléon, le retour aux sources

Pandaléon fait son retour sur les bancs d’école! La formation musicale franco-ontarienne, qui a la réputation de faire les choses différemment, s’est replongée dans le passé pour la création de son nouvel album. Pour mousser leur processus créatif, les membres du groupe ont loué leur ancienne école élémentaire dans leur village natal de St-Bernardin, et s’y sont enfermés durant un mois complet pour l’enregistrement de leur opus. Pandaléon a laissé l’équipe de TFO 24.7 entrer dans son univers.
Une réalisation de Samuel Blais-Gauthier.



Réalisateur: Samuel Blais-Gauthier
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

Dans une école désaffectée, l'école primaire St-Bernardin, un projet de studio de musique est né avec le groupe Pandoléon. FRED LEVAC, JEAN-PHILIPPE LEVAL nous parlent de leur projet et de pourquoi ce projet leur tient à cœur.


Au cour du témoignage, on fait le tour de l'école qui à certains endroits est en état de décrépitude.


FRED LEVAC (Narrateur)

Le projet qu'on est

présentement dedans, c'est

l'enregistrement d'un album pour

Pandaléon, notre groupe. Puis on

avait envie de faire quelque

chose de complètement différent.

Donc, on a décidé de faire

ça dans notre ancienne école

primaire, à Saint-Bernardin,

une école qui a fermé à l'époque

où on allait à l'école. Puis,

donc, c'est ça, on a passé un

mois, tout le mois d'août,

pour faire l'enregistrement

de l'album.

L'école est un

instrument parce qu'il y a

beaucoup de moments

dans les chansons,

puis entre les chansons

où on entend l'école. On entend

l'école respirer, on entend le

plancher craquer, on entend

plein de trucs. Tu sais, juste

des humains dans une école, dans

une bâtisse comme ça, ça génère

des bruits. Donc, il y a

beaucoup de prises de sons

électroacoustiques qui ont été

faits par rapport à l'école en

tant que telle, le bâtiment.

On aurait pu le faire dans un

studio stable, full équipé,

puis où tout roule super bien.

Mais en ville, généralement,

c'est là que ces studios-là se

retrouvent. Mais de un, on est

pas des gars de ville, puis on

aime faire de la musique en

campagne et le fait de trouver

un endroit comme ici, bien,

c'était comme... go!

C'est une lumière verte,

tout adonnait, là.


JEAN-PHILIPPE LEVAC

Il y a de quoi de nous autres

là-dedans. Tu sais, on est quand

même venus à l'école ici. À

l'école, il y a comme des

règlements, tu sais, quand t'es

jeune, puis tu penses vraiment

que ces règlements-là, faut,

tu sais, comme... C'est un peu

intense les règlements à

l'école. Tu sais, c'est comme...

c'est les profs qui décident,

puis il y a des règlements. Puis

là, on rentre ici, on a eu les

clés, on est rentrés et on était

comme seuls, les trois boys

ici, puis on a fait comme:

"OK, là, c'est à nous autres."

Là, c'est nous autres qui...

c'est nous autres qui font

les règlements. C'est

nous autres la loi.


Dans la salle commune de l'école St-Bernardin, la scène a perdu son lustre d'antan mais FRED LEVAC évoque des souvenirs de moments plus flamboyants.


FRED LEVAC

Mon premier spectacle à vie

finalement, c'était ici. C'est

sur cette belle estrade-là, puis

c'était un show de... un

concours de lip-sync. Puis...

je pense pas qu'on avait gagné

le concours, mais moi, je jouais

des drums. Bien, je faisais à

semblant de jouer des drums

parce que c'était du lip-sync,

mais c'était tout. C'était tout

faux finalement. On avait une

petite radio avec un CD, puis

on faisait une toune des

Respectables, Sophie qu'elle

s'appelait, je m'en souviens.

J'ai comme l'impression

que c'était pas top comme

performance, mais...

on s'était bien amusés. Puis

le chanteur connaissait même pas

les paroles de la toune, et

c'est un peu drôle parce qu'en

fait, le but du lip-sync,

c'est ça, tu sais.

(JEAN-PHILIPPE LEVAC, évoque des souvenirs qui avaient lieu à la salle de toilettes de l'école, qui a maintenant des airs de débarras.)


JEAN-PHILIPPE LEVAC

Après la récréation, notre

gang de gars, on rentrait à

la toilette jaser, juste pour

perdre du temps pour pas rentrer

en classe vite, genre. Tu

sais, on voulait juste perdre du

temps, puis niaiser. Fait que

là, on venait ici, on faisait

semblant de venir à la salle de

bain, on se lavait les mains

quatre fois genre. Puis là, un

moment donné, j'avais un de mes

amis qui écoutait beaucoup de

lutte quand il était jeune, puis

il aimait comme faire desmoves

de lutte, genre vraiment...

juste pas rapport. Et un moment

donné, il a donné un coup de

pied dans le mur ici, puis il a

défoncé le mur. Là, je checke ça

15 ans après, puis c'est encore

là, ce plywood-là et il y a

un trou de pied d'enfant de

cinquième année environ, l'autre

bord de ça. C'est un souvenir

qui me fait bien rire. Ha! Ha!


De retour dans le studio, salle de classe, les membres du groupes écoutent le produit de leurs enregistrements.]


FRED LEVAC

Le fait de l'enregistrer ici,

c'est certain que ça joue

beaucoup sur le son, sur la

vibe de l'album. Ça a donné

une twist aux chansons d'une

certaine manière. Donc,

l'endroit où on enregistre,

puis on compose, c'est super

important, c'est tellement

important. Si on avait fait les

mêmes chansons dans un studio

plus conventionnel, l'album

serait complètement différent.

Les sonorités seraient

complètement différentes.

Fait que la première semaine

qu'on est rentrés, on a comme

fait la paix avec plein de

souvenirs, puis plein de trucs

qui étaient comme... qui... qui

étaient encore dans notre tête

depuis longtemps. Mais tu sais,

on a comme fait la paix avec ces

trucs-là. On a pas trouvé de

fantômes, là. C'était juste

comme: OK, en haut, j'ai trouvé

une boîte avec plein de photos,

je les ai regardées. Il y

en avait qui étaient épeurantes,

puis c'est correct. Je suis

en paix avec ça. Là, on va aller

découvrir autre chose. Fait

qu'on a vraiment découvert

l'école, tous les racoins,

là. Ça, c'était le fun.


On termine avec une prestation du groupe PANDALÉON dans leur école primaire St-Bernardin.

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