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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Le pow-wow

Réprimés entre le milieu du XIXe siècle et 1920, les pow-wow d’aujourd’hui sont des fêtes identitaires autochtones par excellence que l’on retrouve partout en Amérique du Nord. Souvent célébrés les weekends de l’été dans les réserves autochtones, les pow-wow sont essentiellement des moments de rencontre et de partage entre nations. Manifestation haute en couleur et multi générationnelle, c’est à travers la danse et la musique traditionnelles que s’expriment la fierté et la reconnaissance aux ainées ainsi qu’au Créateur.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

STEPHANE MAPACHEE dépose ses couvre-chefs à plumes sur un tronc d'arbre.


STEPHANE MAPACHEE (Narrateur)

Moi, j'ai mon petit

rituel le matin d'un pow-wow.

Je vais laisser le soleil

purifier mon regalia, apporter

de la bonne énergie pour pouvoir

passer à travers ma journée.

Je viens de la communauté

de Pikogan au Québec. Je suis

de nation algonquine et j'ai

36 ans. Je suis le premier fancy

dancer dans ma communauté.


Plusieurs roulottes sont installées dans un boisé. Des gens font du camping et discutent au bord d'un feu.


STEPHANE MAPACHEE (Narrateur)

Je me promène un peu partout au

Québec et en Ontario, justement

à chaque fin de semaine, pour

faire des pow-wow. Cette année,

j'en fais une dizaine, à peu près.


Des danseurs de plusieurs nations et des porteurs de drapeau représentent leur communauté.


GORDIE ODJIQ (Narrateur)

(Propos traduits de l'anglais)

Nos pow-wow sont des rassemblements

des tribus de toutes les nations;

celles du Canada, les Cris et

celles des États-Unis.

On appelle ça un événement intertribal.


Texte informatif :
GORDIE ODJIQ, ancien danseur


GORDIE ODJIQ

Les différentes tribus partagent leurs

chansons, leurs danses, leurs couleurs.


Un groupe de personne est rassemblé auprès d'un conteur.


GORDIE ODJIQ (Narrateur)

On se raconte des histoires de

nos tribus. On se fait des amis et on

apprend des autres. Ç'a toujours

été comme ça dans les pow-wow.

C'est pour ces raisons que l'on veut

partager ça avec tout le monde.

Les touristes viennent et voient

qui nous sommes.


Un groupe de personne frappe sur un gros tambour en chantant. Ensuite on se promène sur le site pour voir les différentes activités.


FRANÇOIS BOUDREAU (Narrateur)

Toujours et partout, le pow-wow

demeure une forme de célébration

de la culture, une forme

de réseautage, d'affirmation

de soi.


Texte informatif :
FRANÇOIS BOUDREAU Sociologue Université Laurentienne


FRANÇOIS BOUDREAU

Il y a même un élément

guérisseur qui découle du fait

qu'il y a des liens qui sont

tissés avec la communauté

plus large, donc il y a une

reconnaissance de la légitimité

de ces activités-là. Si on

assiste à un pow-wow, on voit

toutes les couleurs, toute la

beauté des costumes, les danses,

les tambours, les réjouissances.


On nous présente une diversité de regalia, de couleurs et de formes variées.


STEPHANE MAPACHEE (Narrateur)

Les danseurs portent pas des

costumes. Les costumes, on porte

ça à l'Halloween. Ha, ha! Alors,

pour nous autres, on appelle ça

des regalia. Les fancy dancers

vont porter des bustles, qu'on

appelle. C'est sensiblement

des couronnes de plumes. C'est

le seul style de danse où on va

en porter, deux dans le dos.

Qu'est-ce qui m'a attiré

vers le fancy dancing, ce sont

les couleurs flamboyantes,

le mouvement des danseurs,

la dynamique que les danseurs

apportent.

Le noir, le rouge, le jaune et

le blanc, ce sont des couleurs

qui sont très présentes dans la

spiritualité autochtone. Alors,

pour moi, c'est important de

porter toutes ces couleurs-là.

Ça représente ce qu'on est.

Ma couleur dominante, c'est

le rouge. Pour les Algonquins,

c'est la couleur qui nous

représente le plus.

En venant au Wikwemikong,

c'est quand même un gros

pow-wow. J'ai beaucoup d'amis

que j'ai hâte de revoir. C'est

aussi un pow-wow de compétition,

il y a un petit peu un esprit

de compétition.


Texte informatif :
Compétition de dance Fancy Feather Pow-wow de Wikwemikong


STEPHANE MAPACHEE (Narrateur)

Les drummers, bien souvent,

ils vont chercher à tromper les

fancy dancers justement à cause

qu'ils font des mouvements

rapides. Bien souvent, ils vont

arrêter la chanson en plein

milieu, alors faut que t'arrêtes

en même temps. Donc, les juges

vont observer pour voir si tu as

arrêté en même temps tes pas.

C'est un combat entre les

danseurs et les drummers.


JARED BIG CANOE

(Propos traduits de l'anglais)

j'ai été élevé dans les pow-wow,

mes parents m'amenaient toujours.

J'ai été un danseur, et j'étais

toujours près des tambours.


Texte informatif :
Jared Big Canoe Chant et Tambour Charging Horse


Entrevue avec JARED BIG CANOE sur le site du pow-wow.


JARED BIG CANOE

(Propos traduits de l'anglais)

C'est pourquoi chanter est naturel

pour moi. J'aime ça parce que

ça me permet de voyager,

de rencontrer des gens et

de découvrir de nouveaux endroits.

Quand je chante, c'est comme une

prière.


Un groupe de jeunes est rassemblé autour d'un tambour. Les jeunes jouent et chantent en même temps.


JARED BIG CANOE

(Propos traduits de l'anglais)

J'ai des pensées positives pour

transmettre des bonnes énergies

autour de moi.

C'est un moment où on laisse

les sentiments négatifs à la maison.

Dans le cercle, on se sent bien.


Des dizaines de personnes vêtues de leurs costumes traditionnels déambulent et dansent sur le site.


GORDIE ODJIQ (Narrateur)

(Propos traduits de l'anglais)

On danse et chante pour Dame Nature.

On exprime notre gratitude envers

le créateur pour toutes ces choses que

l'on porte; les coiffes de piquants de

porc-épic, les plumes d'aigle, nos

couronnes fixées au dos...

Les couleurs de Dame Nature.

On montre ça à tout le monde.

C'est notre façon de manifester notre

gratitude.


FRANÇOIS BOUDREAU (Narrateur)

Il peut y avoir des danses

qui représentent une chasse

ou une guerre, ou une bataille.

Alors, c'est tout hautement symbolique.


FRANÇOIS BOUDREAU, sociologue continue d'expliquer le pow-wow, debout près d'un tipi.


FRANÇOIS BOUDREAU

C'est transformé au fil

du temps, bien sûr, hein.

Ça se perd un peu dans

le souvenir, et puis par

la créativité, on introduit

des pas, on introduit des couleurs,

on introduit des mouvements.

(Des femmes et des enfants dansent sur le site.)


FRANÇOIS BOUDREAU (Narrateur)

L'importance du pow-wow, c'est

précisément de lier les jeunes

à leur ancestralité, à la

profondeur de leur culture.

C'est de légitimer aussi cette

culture-là aux yeux des jeunes

générations, et c'est de

légitimer cette culture aux yeux

de la culture dominante aussi.

Vous savez, tous les problèmes

sociaux qu'ont vécus les

Amérindiens qui vivent encore

découlent souvent largement

du fait qu'ils n'ont plus

d'attaches culturelles.

L'importance du pow-wow se

manifeste précisément là.


On termine sur des chants autour d'un tambour. STEPHANE MAPACHEE termine sa danse.


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