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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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La BD pour adultes canadienne en plein essor

Depuis une dizaine d’années, la bande dessinée francophone canadienne, et particulièrement celle issue du Québec, connait une effervescence tant au niveau de son lectorat que de ces créateurs. Souvent appelé roman graphique, la nouvelle BD se démarque par ses récits qui s’adressent à un public adulte et dont les genres sont très diversifiés; on y retrouve entre autres beaucoup d’humour, mais aussi du drame et de l’auto fiction. Pour en savoir plus sur cette vague de créativité dans la bande dessinée, nous avons rencontré la bédéiste Zviane, Samuel Cantin et l’auteur éditeur de Pow Pow Luc Bossé.



Réalisateur: Eric Bachand
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

On montre différentes pages couvertures de bandes dessinées tandis que LUC BOSSÉ, un bédéiste et éditeur chez Pow Pow et ZVIANE, une bédéiste, témoignent.


LUC BOSSÉ

La BD traîne depuis plusieurs

décennies une espèce de

réputation que c'est fait

pour les enfants, mais depuis

quelques années, il y a des

auteurs qui ont vraiment tracé

le chemin pour la BD, je pense à

Michel Rabagliati avec la série

Paul qui a ouvert les yeux à

bien des adultes. Et c'est

plus dans la dynamique

roman graphique, la nouvelle

bande dessinée et le noir

et blanc, des livres de 100,

150, 200 pages.

Pour ce qui est des genres,

ça varie. Il y a de la grosse

comédie absurde, du dramatique

super intense aussi.


ZVIANE

De plus en plus, il y a un

public de la littérature qui

vient vers la bande dessinée,

parce que c'est vraiment deux

domaines qui sont connexes de

plus en plus. C'est plus de la

BD juste avec, mettons, des gags

dedans, on va toucher à d'autres

sujets.


On montre ZVIANE et puis LUC BOSSÉ au travail, illustrant leurs bandes dessinées.


ZVIANE

Je pense que la bande

dessinée qu'on fait, c'est de

la bande dessinée qui se fait

relativement rapidement. Si on

regarde ce qu'on appelle le

48 CC, des bandes dessinées

en couleur avec plein de

détails, dessin réaliste,

truc machin. C'est qu'un album

de "46" pages, on peut passer

des années là-dessus, tandis que

nous autres, étant donné qu'on

doit travailler seuls et on

cherche des techniques de

dessin qui sont vraiment plus

rapides, plus schématisées.

Et on a pas vraiment besoin

non plus d'aller dans

les gros détails.


LUC BOSSÉ

J'étais un peu tanné de ce que

je faisais comme graphiste. Je

travaillais comme directeur

artistique dans une boîte.

J'avais lancé mon blogue de

bande dessinée et je me suis mis

à publier presque au quotidien

des petites strips, des petites

histoires, j'essaie des trucs,

je faisais des dessins.

Et de fil en aiguille, le

graphiste en moi a voulu faire

un livre avec ça. Et là,

je cherchais des moyens de

pouvoir, moi, en tant d'auteur,

travailler plus sur mes projets

et à un moment donné,

tu rencontres du monde de la

bande dessinée et j'ai rencontré

Zviane, Michel Hellman et tout

ça. Et là, ils ont commencé à

me proposer des projets. J'avais

deux livres au début, c'était

Zviane et Le roi de la cruise

et j'avais une maison d'édition

et un peu naïvement, je

me suis lancé là-dedans.

Cinq ans après, on est rendus

à 32 livres, dont 4 en anglais.


SAMUEL CANTIN, un autre bédéiste, témoigne à son tour.


SAMUEL CANTIN

Ce que j'aime le plus de

la bande dessinée, du roman

graphique, peu importe comment

on veut l'appeler, pour moi,

c'est vraiment la liberté. Dans

le sens, quand je lis des BD,

j'écoute un film, j'ai la même

satisfaction, pour moi, ça part

tout un peu de la même

chose, raconter une histoire

visuellement. J'ai un éditeur,

mais pendant l'année et demie

que je travaille sur un livre,

il y a juste moi. C'est sûr

que c'est bien d'avoir l'avis de

gens, mais t'as pas à convaincre

un producteur, à gérer une

équipe. Je trouve ça beaucoup

plus simple et ça me

laisse libre créativement.

Si je tombe sur quelqu'un

d'un peu phony dans un party,

je risque de le noter et je peux

utiliser cette phrase-là.

J'ai tout le temps des

personnages dans mes BD

qui se prennent pas pour

de la marde, mettons.

Ça, je trouve ça drôle,

ce que ça crée dans des

situations sociales.


LUC BOSSÉ

La BD francophone

au Canada et au Québec, ce qui

est intéressant, c'est que tu as

une influence de l'Europe et une

influence de l'Amérique,

des États-Unis.

Et je pense qu'il y a quelque

chose de vraiment particulier

dans le contenu à cause de ça.


ZVIANE

D'un livre à

l'autre, je vais jamais dans

les mêmes directions, j'essaie

des affaires différentes.

C'est sûr qu'il y a des choses

qui reviennent parce que je suis

moi. Sauf que j'essaie, des

fois, de faire de l'humour, des

fois, de faire des trucs plus

sérieux. L'année passée, j'ai

fait un essai, je vais faire

une bande dessinée d'action.

J'essaie comme de tâter

plusieurs

terrains.


LUC BOSSÉ

La bande dessinée

pour adultes connaît vraiment

une espèce... Une belle période,

en fait. Il y a de plus en plus

d'auteurs et les jeunes poussent

vraiment, tu sens... Il y a même

un programme à l'Université de

l'Outaouais qui est en bande

dessinée et il y a des

finissants là. Internet aide

beaucoup à la démocratisation

de ça. Tout le monde peut

partir son blogue,

tout le monde peut se diffuser

vraiment facilement, à peu de

coûts. C'est un peu ça qui est

arrivé avec Pow Pow aussi.

Quand je lis un manuscrit ou

un projet qu'on me propose,

il faut que j'embarque dans

les premières pages rapidement.

Tu le "feeles" ou tu le "feeles"

pas sur le projet. Des fois,

c'est inexplicable et c'est

pour ça que de mettre des mots

sur la ligne éditoriale,

c'est vraiment difficile.

Quand t'as déjà travaillé avec

certains auteurs, avec Samuel

Cantin, ou Zviane, ils nous

proposent un projet, c'est

pratiquement carte blanche,

parce que je sais que cet

auteur-là, j'aime ce qu'il fait

et je voudrais en lire plus, en

fait. C'est: Dépêche-toi, j'ai

hâte de le lire. C'est plus ça!


On montre des images des trois bédéistes qui discutent autour d'un comptoir où sont vendues leurs bandes dessinées.


Générique de fermeture




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