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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Gaëtane Verna : L'art contemporain

Bien qu’il soit beau à regarder, l’art contemporain a une raison d’être bien définie. Dans certains cas, l’oeuvre en question reflète une émotion, un événement, une tranche de vie. Dans d’autres cas, une oeuvre peut provoquer une immersion totale dans un univers abstrait qui, souvent, est beaucoup plus profond que ce qu’on s’imaginerait à première vue.

Fabienne L’Abbé vous propose de passer un moment dans les souliers de Gaëtane Verna, directrice de la galerie d’art contemporain Power Plant à Toronto. Gaëtane a comme responsabilité, entre autres, d’habiller les murs de sa galerie d’oeuvres qui provoqueront, justement, ce genre de dialogue.



Réalisateur: Fabienne L'Abbé
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

L'animatrice FABIENNE L'ABBÉ se trouve à l'extérieur devant une galerie d'art. Elle s'adresse directement au public de l'émission.


FABIENNE L'ABBÉ

Le Power Plant, c'est

une galerie d'art contemporain

publique à Toronto. Ici,

on ne vend rien, on n'achète

rien, on expose.

Et c'est à Gaëtane Verna,

la directrice du Power Plant,

qu'on a donné carte blanche pour

remplir les grands espaces de la

galerie. En fait, c'est plutôt

des murs blancs qu'on lui a

donnés, pas une carte blanche.


FABIENNE L'ABBÉ se trouve maintenant à l'intérieur de la galerie d'art. Tout au long de l'entrevue, des images de l'extérieur de la galerie, des bureaux à l'intérieur ce celle-ci et de l'exposition défilent.


FABIENNE L'ABBÉ

Gaëtane Verna, bonjour!

Merci de nous accueillir dans

ce magnifique espace. D'abord

et avant tout, explique-moi

où est-ce qu'on se

trouve en ce moment.


GAËTANE VERNA

Donc, on est au Power Plant,

à Harbourfront Centre, et

l'espace, la galerie d'art,

avant, était une ancienne

centrale électrique au

charbon. Et en 1987,

cette centrale électrique a été

transformée en galerie d'art.

Une galerie d'art qui n'a pas

de collection et qui ne présente

que des expos temporaires

d'artistes canadiens

et internationaux vivants.


FABIENNE L'ABBÉ

Être la directrice du Power Plant,

c'est pas comme être la

directrice d'autres galeries.

C'est différent comment?


GAËTANE VERNA

Je dirais qu'une chose

qu'il faut toujours qu'on pense,

c'est que chaque institution a

un mandat, chaque institution

fonctionne dans une localité,

dans une région.

Et donc, pour moi, d'être au

Power Plant, c'est de pouvoir,

justement, avoir cette capacité,

par la taille de l'institution,

par la forme physique...

au Power Plant, à part

certains murs, tout peut être

transformé pour venir s'arrimer

aux besoins de l'artiste. Et ça,

c'est une liberté incroyable. Et

j'ose espérer que chaque fois

que les gens viennent au Power

Plant, ils... que ce soit pas

simplement pour visiter,

mais que ce soit un lieu

qu'on fréquente.


Les murs de la galerie sont une œuvre en eux-mêmes et sont recouverts de papillons noirs.


FABIENNE L'ABBÉ

Alors, là, on est entourées

de papillons de nuit.

Peut-être que tu peux nous

expliquer un peu le contexte de

cette magnifique oeuvre d'art.


GAËTANE VERNA

Tout à fait, donc, cette

oeuvre-là, c'est un artiste

mexicain qui s'appelle Carlos

Amorales. Et il a commencé

à réfléchir à l'idée du

papillon. Durant la révolution

industrielle, l'augmentation de

l'utilisation du charbon comme

source d'énergie en Angleterre,

on a remarqué que les papillons

de nuit, qui sont d'habitude

d'une couleur beige pâle...

Et cette couleur-là les protège.

Ils peuvent se fondre dans la

masse. On a remarqué qu'au fil

du temps, avec l'augmentation

de l'utilisation du charbon,

que les papillons ont changé

de couleur et ont pris

cette couleur noire,

qui est synonyme--


FABIENNE L'ABBÉ

Ils se sont adaptés?


GAËTANE VERNA

Ils se sont tout

à fait adaptés.

Et je trouvais que c'était

vraiment l'idée parfaite, parce

que non seulement ça parle d'un

état de lieu, ou quelque

chose qui parle de l'histoire

industrielle, et ça parle aussi

de l'histoire industrielle de

cette région-là, de Toronto,

qui était le port, qui était

une partie industrielle,

et comment tout ça est

transformé, comment il nous

reste très peu d'architecture

qui fait appel à ce passé

industriel, et comment

on a une galerie d'art,

on a Harbourfront Centre,

où la culture devient le...

le moteur du redéveloppement

urbain. Avec tous les gens qui

habitent ici et qui fréquentent

ces lieux, maintenant, pour voir

de l'art contemporain,

de l'art vivant.


FABIENNE L'ABBÉ

C'est vraiment l'oeuvre

parfaite pour ce lieu-ci.

Puis, je trouve qu'on a vraiment

l'expérience de vivre

une expérience artistique.

Est-ce que c'est voulu

qu'on ait cette espèce de...

ce contact-là avec l'art?


GAËTANE VERNA

Je pense que trop souvent, les

gens pensent qu'il y a une seule

réponse à une oeuvre d'art,

qu'il y a une seule lecture

à une oeuvre d'art, et je pense

que les artistes contemporains

veulent qu'on sorte ou, quand

on côtoie leurs oeuvres,

qu'on se pose des questions.


FABIENNE L'ABBÉ

Là, je vais me gâter un peu,

je profite du fait que je suis

avec la directrice du Power

Plant. Quand on regarde une

oeuvre comme celle-ci avec

les yeux de Gaëtane Verna,

qu'est-ce qu'on voit?



GAËTANE VERNA

Oh... Je dirais que...

Moi, ce que je vois, c'est

l'ingéniosité d'un artiste.

Parce que moi, particulièrement,

j'aime les oeuvres qui vont

transcender les matériaux

que les artistes utilisent,

mais toujours avoir ce côté

où on peut choisir de simplement

regarder cette oeuvre

de Carlos Amorales,

et de simplement s'intéresser à

comment on a fait les papillons,

comment ils ont été posés.

Mais on peut aussi faire

le choix de se dire: Qu'est-ce

que ça dit de notre société,

de la transformation du lieu,

de l'impact de l'humain

sur son lieu physique?

Donc, je pense que cette

transformation constante de

la vie de notre société, c'est

quelque chose qu'on peut voir

à travers cette oeuvre-là.

Et je trouve que les artistes

trouvent toujours des moyens de

nous faire penser à

maintenant, à aujourd'hui.


FABIENNE L'ABBÉ

Merci beaucoup d'avoir pris le

temps de nous rencontrer.


GAËTANE VERNA

Merci, ça m'a fait plaisir.


FABIENNE L'ABBÉ

Moi aussi! Belle découverte.



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