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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Karine Ledoyen : un langage chorégraphique qui surprend

Artiste engagée, Karine Ledoyen, la chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Danse K par K, s’est donné comme mission de trouver un sens artistique au mouvement, tout en demeurant dans un engagement physique. Ce qui la différencie des autres, c’est sa méthode de travail, qui met l’interprète au coeur du processus de création et qui lui demande de s’approprier l’oeuvre. Ce qui fait sa force, c’est qu’elle réussit chaque fois à surprendre son public et à lui montrer un côté plus humain de la danse contemporaine, en misant sur la spontanéité et ce qu’elle appelle « la faille ». Bref, Karine Ledoyen, c’est le coup de coeur chorégraphique de Fabienne L’Abbé qui vous présente son univers dans cet entretien pour TFO 24.7.



Réalisateur: Fabienne L'Abbé
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

FABIENNE L'ABBÉ présente sa prochaine entrevue assise dans un escabeau.


FABIENNE L'ABBÉ

Artiste engagée, la chorégraphe

québécoise Karine Ledoyen s'est

bâti une réputation pour toutes

les bonnes raisons:

par amour pour la danse.

Impossible de ne pas être

captivé par son style qui,

même dans l'univers de

la danse contemporaine,

est considéré comme étant

singulier. Dans le fond,

Karine Ledoyen, c'est comme

un électron libre qui suit

son chemin et on ne peut qu'avoir

envie de s'accrocher à elle

et de la suivre.


On présente un extrait de : Danse de garçons, Danse K par K.


FABIENNE L'ABBÉ

Bonjour, Karine.


KARINE LEDOYEN

Allô!


FABIENNE L'ABBÉ et KARINE LEDOYEN, chorégraphe, sont debout sur une scène.


FABIENNE L'ABBÉ

Merci d'être ici. La danse est

arrivée quand même assez tard

dans ta vie. T'avais 18 ans.

C'est pas toujours évident de

faire ses débuts à cet âge-là.

Pourquoi la danse? Puis

raconte-moi un peu

tes premières années.


KARINE LEDOYEN

En fait, je pense que

la danse, c'est venu à moi

instinctivement parce que

je venais d'une petite

région au Québec

et j'avais pas accès

nécessairement à

pouvoir prendre des cours

de danse. Donc, j'étais pas trop

au courant que la danse

pouvait exister et qu'on pouvait

en faireun métier surtout.


On présente un extrait de : Trois paysages, Danse K par K.


KARINE LEDOYEN

Mais la danse pour moi, ça a

rapidement répondu à des besoins

qui étaient vraiment profonds.

C'est-à-dire j'ai toujours

été très sportive, mais l'aspect

compétition m'intéressait moins.

Et quand j'ai découvert la

danse, tout à coup, se mouvoir

dans l'espace avec une intention

artistique... là, j'ai

comme fait: OK, là,

je suis à ma place.


L'extrait se poursuit.


FABIENNE L'ABBÉ (Narratrice)

Quand tu es en train de

développer une chorégraphie,

comment tu t'y prends dans

ta recherche de mouvements?


KARINE LEDOYEN

Je vais vraiment travailler

avec ce qui existe. Donc, les

gens qui sont présents devant

moi, les interprètes qui vont

être devant moi. Par exemple,

avec : Danse de garçons, c'est

un projet où il y a six comédiens

et un danseur. Et là,

je dois m'adresser aux

comédiens d'une autre façon

que je m'adresse habituellement

avec les danseurs. Donc, le

langage va se développer

autrement aussi parce que dans

leur corps il y a pas toute la

finesse de ce que peut apporter

un danseur, mais il y a autre

chose. Fait que j'ai travaillé

avec cette autre chose-là qui

est magnifique et que le danseur

peut pas nécessairement

avoir non plus.


Un extrait de Danse de Garçons est présenté.


KARINE LEDOYEN

J'aime beaucoup la faille,

l'erreur, l'imperfection.

Je trouve que c'est à ce moment-là

qu'on entre dans une bascule

et qu'on entre dans

la profondeur de...


FABIENNE L'ABBÉ

Ça devient plus humain dans

le fond quand c'est imparfait.


KARINE LEDOYEN

Oui. Exactement.

C'est dans la faille qu'on

se reconnaît. C'est dans

la faille qu'on est touché.

J'appelle les gens avec qui

je travaille des interprètes

lucides.


On présente des extraits tournés pendant la préparation du spectacle où on voit KARINE diriger les garçons.


KARINE LEDOYEN (Narratrice)

Tout le long de la création,

je les amène à développer

ce sens de l'écoute

entre eux, mais aussi le sens de

la cohérence dans l'oeuvre dans

laquelle ils sont. Et ça,

c'est tout dans le processus

de création qu'on travaille

ces finesses-là.


On revient à l'entrevue sur la scène.


KARINE LEDOYEN

Et c'est pas toujours

par une répétition

qu'on peut peut-être imaginer

en danse où on fait:

cinq, six, sept.

On n'est pas du tout là-dedans

là. On est vraiment dans une

recherche où on va beaucoup

discuter, où je vais les mettre

en situation. Et principalement

avec le projet : Danses de garçons,

j'ai comme développé

la notion de jeu.


On représente un extrait de : Danses de garçon.


KARINE LEDOYEN (Narratrice)

C'est une façon pour moi que

j'ai comme réalisé, compris que

c'est par le jeu, en initiant

des jeux que je pouvais amener

toutes les formes de corps

dans un lieu commun.

Puis comme chorégraphe,

ça me permettait

aussi d'avoir une distance avec

l'interprète où il se sent pas

chorégraphié. Mais en même

temps, moi, je dirige le jeu et

dans quelle chronologie je vais

amener les jeux, donc je fais

quand même une direction,

mais qui enlève un peu

la hiérarchie qu'on peut

connaître entre "le" créateur,

"les" interprètes.


On revient sur la scène avec FABIENNE et KARINE qui discutent.


KARINE LEDOYEN

Ça devient une oeuvre plutôt circulaire

au lieu d'être linéaire. Donc, je

m'intéresse à ce qui est devant

moi, à l'interprète. Donc, je

vais créer autour de lui,

dans une espèce de spirale et

j'agrandis ma spirale autour

de lui plutôt que d'écrire

une oeuvre linéaire,

donc scène par scène.

C'est une autre façon

de chorégraphier.


Un extrait d'une scène en solo créée par KARINE LEDOYEN est présenté.


FABIENNE L'ABBÉ (Narratrice)

Ce que j'aime beaucoup chez

toi, de ton travail, c'est que

tu oses te mettre en danger,

de prendre des risques, de faire

des choses qui sont complètement

différentes et éclatées. Le

public aime ça. Je pense que la

critique aussi a bien répondu

à ton travail. Selon toi, c'est

quoi le summum de la réussite?


KARINE LEDOYEN

C'est que je sais que j'ai été

au bout de ma recherche, que je

suis satisfaite d'avoir trouvé

ce petit lien-là et que ça

répond à une question que

peut-être j'avais eue il y a

deux ans. Donc, ça, c'est une

satisfaction et effectivement

ça me fait comme un sentiment

de réussite à ce moment-là

quand j'ai réussi mon défi

peut-être personnel là.


Les garçons s'installent sur la scène pendant que l'entrevue se termine.


FABIENNE L'ABBÉ

Karine Ledoyen, merci beaucoup.


FABIENNE L'ABBÉ

Merci à toi, tu es gentille.

Merci.


Générique de fermeture

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