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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Le français a-t-il encore sa place au Canada ?

Le président d’Impératif français, un organisme qui promeut la langue française et la francophonie au Canada, Jean-Paul Perreault, tire la sonnette d’alarme. Si le français a encore sa place au Canada, il doit se défendre et surtout se faire connaître, tant au Canada qu’à l’extérieur via ses productions culturelles, ses entreprises à succès…

Il est possible de vivre en français au Canada, mais il faut que cela soit connu. Pour y parvenir, la responsabilité incombe aux citoyens francophones, mais aussi et surtout aux gouvernements provinciaux et au gouvernement du Canada qui doit appuyer la création en français et projeter l’image d’un pays bilingue en toute occasion.

Malgré la loi sur les langues officielles de 1969, il reste encore beaucoup à faire pour faire connaître l’identité multiple du Canada aux Canadiens comme au reste du monde.

Pour en savoir plus : http://www.imperatif-francais.org/



Réalisateur: Raphaëlle Mercier
Année de production: 2015

Accessibilité
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VIDÉO TRANSCRIPTION

JEAN-PAUL PERREAULT, président de Impératif Français, nous parle de la francophonie au Canada.


JEAN-PAUL PERREAULT

La démocratie, c'est le choix.

Puis pour que la démocratie

culturelle existe, il faut que

la francophonie soit forte.

Une francophonie forte, c'est

pas une francophonie qui se

replie sur elle-même, c'est

une francophonie qui crée,

qui diffuse et qui rayonne à

l'intérieur des frontières

canadiennes, mais encore plus

à l'international. Mais pour

produire davantage, bien sûr,

il faut que les gouvernements

adoptent des pratiques et des

politiques qui encouragent la

création et la diffusion. Bien,

là-dessus, il y a un travail

considérable qui doit être

fait parce que, trop souvent,

au Canada, on a adopté des

pratiques et des politiques

de répression culturelle à

l'endroit de la francophonie,

de répression linguistique à

l'endroit de la francophonie;

ce qui fait qu'on l'a étouffée.

Mais il y a eu une nouvelle

vision qui s'est installée,

surtout avec la pression en

provenance du Québec. Une vision

de définir le Canada comme un

pays membre de la francophonie.

Sauf qu'il va falloir

qu'il habite beaucoup mieux

cette nouvelle personnalité

d'appartenance à la francophonie

en créant davantage

d'établissements pour les

francophones et en mettant sur

pied des programmes de création

et de rayonnement international,

ou d'un océan à l'autre,

pour la francophonie.

Il faut combler les dégâts

historiques que le Canada a

créés à sa francophonie.

Admettons-le, là, si on retourne

dans l'histoire, le Canada est

un pays entièrement de langue

française. Si aujourd'hui la

francophonie se retrouve à

25%, c'est qu'il y a eu des

politiques d'immigration, il y a

eu des politiques d'assimilation

qui ont joué en faveur du

développement anglophone du

Canada au détriment de la

francophonie canadienne.

L'Ontario, malgré les quelques

miettes qui se sont ajoutées

pour les francophones au cours

des dernières années, a beaucoup

à faire. Il y a même pas

d'universités entièrement de la

langue française en Ontario. Et

vous savez, ça, c'est vraiment

priver la francophonie

ontarienne à une ouverture à

l'international. Regardez ce que

la Cité collégiale a donné. Ça a

donné, aux jeunes Ontariens,

un milieu de vie ouvert à la

francophonie internationale.

Bien, on l'a pas dans le milieu

universitaire, ici, en Ontario.

Ça n'existe pas. Et pourtant,

il pourrait y avoir... Je suis

certain qu'une université de

langue française en Ontario,

ce serait une des grandes

universités dans le monde.

Ce serait une université de

francophonie internationale,

de propriété franco-ontarienne,

mais de vision internationale.

Il y a pas ça. La capitale

Ottawa, qui est une ville

ontarienne, bien, cette ville-là

ne reconnaît même pas un statut

officiel de la langue française.

C'est quand même une

gifle incroyable, ça!

Ottawa, c'est la capitale

de la fédération canadienne.

Elle a la responsabilité

de s'assurer que tout son

personnel, sans exception,

peu importe l'origine, parle

français. Pas juste quelques

postes pour offrir des services.

C'est comme une exigence mur à

mur qu'il doit y avoir, et c'est

parce qu'ils savent qu'ils

doivent faire qu'ils vont tout

faire pour manipuler l'opinion

publique pour ne pas avoir

à prendre leurs responsabilités.

Et ça donne les dégâts que l'on

connaît, les taux... Une fatigue

de la francophonie, une érosion

de la francophonie, une

survalorisation de la langue

anglaise. Un exemple qui

est repris par plusieurs

établissements commerciaux et

professionnels sur le terrain,

c'est ce que la capitale

du Canada dit; elle le dit

à ses touristes qui viennent

internationalement; elle le dit

aux visiteurs nord-américains et

elle dit et le redit même

à l'ensemble de ses francophones

au Canada; et elle le dit même

au Québec, qui est juste à côté:

"Ici, on reconnaît l'existence

des deux langues, mais il y en a

une à laquelle on reconnaît

pas un statut officiel et pour

laquelle on est prêts à offrir

des services. Mais s'il vous

plaît, il vous faudra les demander."


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