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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Le Canada est-il vraiment bilingue ?

Érigée en 1969, la Loi sur les langues officielles a façonné le Canada moderne et son identité culturelle.

50 ans plus tard, les universitaires d’Ottawa, Pierre Foucher et Richard Clément en dressent le portait dans un livre intitulé 50 ans de bilinguisme officiel : Défis, analyses et témoignages. Le professeur à la Faculté de droit et le directeur de L’Institut des langues officielles et du bilinguisme à l’Université d’Ottawa reviennent sur l’histoire riche et variée d’une loi qui a transformé le Canada, à la suite de la Commission Laurendeau-Dunton.

L’influence de cette loi a eu des répercussions sur le pays mais aussi sur les provinces qui s’en sont inspirées.

Aujourd’hui, le statu quo semble avoir pris le pas sur les avancées. Mais le bilinguisme du Canada fait partie, pour Pierre Foucher, de l’ADN du Canada.



Réalisateur: Raphaëlle Mercier
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

Sur le Divan, PIERRE FOUCHER, Professeur de droit à l'Université d'Ottawa, nous parle de sa dernière publication : « 50 ans de bilinguisme officiel »


PIERRE FOUCHER

L'idée du livre est venue

d'une série de conférences qui

avait été organisée sous l'égide

du commissaire aux langues

officielles du Canada pour

réfléchir sur ce qu'avait

accompli la commission sur le

bilinguisme et le biculturalisme

au moment où elle avait été

créée pour mesurer le chemin

parcouru, et pour essayer de

penser au défi de l'avenir.

Lors des conférences, nos

conférenciers venaient de

milieux variés. On avait des

universitaires, on avait des

politiciens aussi qui

faisaient des témoignages.

Et pendant les conférences, il y

a eu, ça se voit dans les

textes, d'ailleurs, il y a eu

des débats assez intéressants,

donc un, entre autres, entre

Pierre Curzi, qui était député

du Parti québécois à l'époque et

Stéphane Dion à propos de la

pertinence bilinguisme. Alors

les deux textes sont dans le

livre côte côte, un après l'autre

et c'est vraiment intéressant

de voir la différence d'approche

entre les deux.

Alors, après 50 ans de

bilinguisme officiel, parce

qu'il faut bien dire que ça vise

la fonction publique fédérale,

il y a des succès. Au niveau

de la langue des services, par

exemple, les services au public,

aujourd'hui, sont beaucoup plus

faciles à obtenir qu'à l'époque

des travaux de la Commission.

La Commission avait décelé aussi

des différences salariales

importantes entre les

francophones et les anglophones

un peu partout au Canada,

les études qu'on publie dans le

livre nous ont démontré que ces

écarts-là ont été comblés. Un

autre succès, je dirais, c'est

la création même d'un poste

de commissaire aux langues

officielles. C'était nouveau

à l'époque. On l'oublie, comment

c'était nouveau. Et c'était

tellement novateur et original

que ça a été imité dans

beaucoup d'autres pays, de

sorte qu'aujourd'hui, il y a

une Association internationale

des commissaires linguistiques,

qui a d'ailleurs tenu sa réunion

bisannuelle à Ottawa en 2015.

Je suis optimiste dans le sens

d'un multilinguisme. Je pense

que la politique linguistique

a permis aux Canadiennes et

aux Canadiens de s'apercevoir

que ça n'est pas une catastrophe

d'avoir des services dans deux

langues. Ça n'est pas non plus

aussi divisif qu'on le disait,

que les opposants disaient dans

les années 60, au contraire.

Ça peut être un facteur d'unité.

Et c'est un facteur d'ouverture et

de tolérance qui fait en sorte

qu'on est peut-être mieux

disposés, aujourd'hui, à l'égard

d'autres langues que

le français et l'anglais.

Le livre est très intéressant à

lire, il est divisé en trois parties,

il y a une partie qui analyse certains

des chapitres ou des livres

que la commission avait publiés.

Par exemple, on a un chapitre

sur le bilinguisme de la ville d'Ottawa,

qui est d'actualité, qui est un sujet

d'actualité aujourd'hui. Le

débat entre Stéphane Dion et

Pierre Curzi sur la pertinence

du bilinguisme, et à la fin,

nous avons deux témoignages

qui sont absolument fascinants

à lire, l'un de Keith Spicer,

qui était le premier commissaire

aux langues officielles, et

qui raconte à Graham Fraser,

le commissaire aux langues

officielles au moment

des conférences et de la

publication, comment il a dû

manoeuvrer pour imposer la

crédibilité du commissariat et

on a aussi un témoignage de

M. Anstett, qui était ministre dans

le gouvernement manitobain au

moment de la crise linguistique

qui a secoué le Manitoba,

au début des années 1980.

J'étais là quand M. Anstett a

fait sa conférence, et il a reçu

une ovation debout. C'est un

témoignage extrêmement touchant,

sympathique et ça fait chaud au

coeur de voir que des

politiciens anglophones,

francophiles ont osé mettre

leur carrière politique en

jeu pour défendre le

principe du bilinguisme.



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