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TFO 24.7

TFO 24.7, le nouveau regard francophone. Un magazine qui divertit, informe et commente les découvertes sociales et culturelles de notre francophonie canadienne. TFO 24.7 met à l'avant-scène les artisans, les artistes, les jeunes, les entrepreneurs, les leaders et toutes celles et ceux qui font vibrer notre francophonie d'un bout à l'autre du pays. Reportages, chroniques, entrevues, humour, opinions, une émission qui pose un regard authentique sur notre identité franco-canadienne.

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Orléans, ça s'écrit avec un accent !

Cofondateur de la Société franco-ontarienne du patrimoine et de l’histoire d’Orléans (SFOPHO), Louis Patry a participé de près à la bataille de la communauté francophone d’Ottawa pour faire respecter la toponymie du quartier d’Orléans.
L’ancienne paroisse, fondée dans les années 1860, fait partie de l’histoire de la communauté francophone de l’Est ontarien, mais, progressivement, son nom a été anglicisé en lui ôtant son accent.
Il aura fallu plusieurs dizaines d’années pour que son nom soit reconnu officiellement par la province de l’Ontario et que l’accent soit désormais officiel tant en français qu’en anglais.
Un accent, seulement un accent? Pas seulement. Orléans, écrit ainsi, assure le respect de l’histoire de ce lieu et de sa fondation, mais, aussi, assure une visibilité aux Franco-Ontariens.



Réalisateur: Chantal Villemaire
Année de production: 2015

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VIDÉO TRANSCRIPTION

LOUIS V. PATRY, Société Franco-Ontarienne du Patrimoine et de l'Histoire d'Orléans est assis sur le Divan et s'adresse à un interlocuteur invisible.


LOUIS V. PATRY

L'accent aigu sur "Orléans"

est très important.

Ça concerne l'héritage

et l'historique d'Orléans.

Le nom "Orléans" vient du nom

de la ville en France et il est

également utilisé au Canada

pour l'île d'Orléans.

Le premier maître de poste

d'Orléans l'a nommée ainsi.

Orléans a été majoritairement

francophone jusqu'à la fin

des années 70, donc son

histoire et son patrimoine

sont très rattachés

à la population francophone.

Moi-même, je suis un francophone

qui est bien intéressé par

la généalogie, par l'histoire.

Donc, je considère ça très

important de refléter ça.

En 1979, le MIFO, qui est

le Mouvement d'implication

francophone d'Orléans, a été

mis sur pied, a été fondé.

Et là, on s'est aperçus

que l'accent n'était pas

tellement présent.

Les conseillers municipaux,

lors d'une réunion municipale,

en 1984, ont soulevé le sujet,

puis ils ont indiqué leurs

préoccupations au fait qu'il y

avait pas d'accent sur "Orléans"

dans la majorité du temps.

Les documents qui venaient de

Toronto n'avaient pas l'accent.

La Commission de toponymie, par

la suite, a dit qu'elle étudiait

la chose et elle a dit que

la majorité était maintenant

rendue anglophone à Orléans,

donc ça devrait rester

comme ça, avec pas d'accent.

Ça, ça a soulevé une

très grande controverse.

Des lettres ont été écrites.

Il y a eu des sondages de faits,

des pétitions qui ont circulé.

Finalement, en tout cas,

après un laps de temps,

les conseillers municipaux

de Gloucester ont opté

pour avoir l'accent aigu

sur "Orléans" officiellement

et également à Cumberland.

Après 15 ans de controverse,

le nom, finalement,

a été accepté comme tel.

En 2011, la société

franco-ontarienne du patrimoine

et de l'histoire d'Orléans,

la SFOPHO, a été fondée.

Un des champs d'action que la

SFOPHO a décidé d'entreprendre,

c'est de faire une étude sur

la présence de l'accent aigu

sur le mot "Orléans".

Et ça a été très révélateur,

parce qu'on a remarqué,

en faisant cette étude-là,

que 79% des publicités

des commerces et organismes

n'avaient pas l'accent aigu.

Là, on a décidé que la première

chose à faire, ce serait

de sensibiliser les journaux

qui ne mettaient pas encore

l'accent aigu sur "Orléans".

Il y en avait quelques-uns,

la majorité le mettait, mais

il y en avait quelques-uns

qui ne le mettaient pas.

Donc, depuis ce temps-là,

tous les journaux d'Orléans,

quand ils ont des articles

au sujet d'Orléans, mettent

l'accent aigu sur "Orléans".

En 2015, on est rendu

au point qu'on peut dire que

47% seulement, maintenant,

ne mettent pas l'accent

sur "Orléans".

Ce qui est une nette

amélioration, comparé à

il y a deux ans auparavant,

quand c'était 79%.

J'ai fondé, à l'intérieur de la

SFOPHO, un comité qui s'appelle

le Comité pour l'amélioration

de la place des

noms francophones à Orléans.

On fait nommer des rues

et des parcs en l'honneur des...

des pionniers francophones

et des personnages

importants francophones.

L'accent, ça fait partie de ça,

de faire connaitre l'histoire

des pionniers d'Orléans.


Sur le téléviseur le mot Orléans apparaît.

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